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jeudi 6 octobre 2011

Haïti: la confirmation de Gary Conille comme Premier ministre ne fait pas l'unanimité


Après cinq mois de crise politique, Haïti dispose désormais d'un nouveau Premier ministre. La candidature de Gary Conille a été ratifiée mardi 4 octobre 2011 par le Sénat. Mais ce médecin de 45 ans ne fait pas l'unanimité au sein de la société haïtienne. Inconnu du public, on lui reproche de ne pas être impliqué dans la vie politique du pays. Sa proximité avec l'ancien président américain Bill Clinton suscite aussi quelques inquiétudes.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

La ratification de Gary Conille au Sénat le 4 octobre, a fait l'objet d'un long débat quant à la constitutionnalité de sa candidature. Mais la majorité a décidé de lui accorder son vote. Ce que regrette le sénateur Jean Hector Anacasis.
« On n’a rien contre Monsieur Conille, mais il faut respecter la Constitution. Il n’a pas eu sa carte d’identification, il n’a pas été au vote, il n’a pas payé ses taxes, et c’est quelqu’un qui profite du moment, pour pouvoir accéder au poste de Premier ministre, sans penser à remplir les conditions prévues par la Constitution ».
Les activistes de gauche doutent, eux, de l'indépendance de Gary Conille car après le séisme et durant un an et demi, il a été directeur de cabinet pour l'envoyé spécial des Nations unies en Haïti, Bill Clinton. C’est ce qu’exprime Camille Chalmers, économiste altermondialiste.
« Quand on regarde le parcours de M. Conille, on se rend compte qu’il est très proche de M. Bill Clinton. La nomination de Gary Conille correspond finalement à un nouveau poste pour Bill Clinton. Il aura un quatrième poste dans le pays, il en a déjà trois. Nous faisons un nouveau pas vers un renforcement d’une tutelle déguisée, qui ressemble beaucoup à un processus de recolonisation ».
Désormais sur le devant de la scène, Gary Conille aura à prouver ses motivations. Un plaidoyer qu'il devrait réaliser lors de la présentation de sa politique générale auprès des parlementaires dans les jours à venir.

dimanche 2 octobre 2011

Garry Conille : Rapport favorable, vote encore indécis



Un vote favorable à Garry Conille est recommandé par la commission spéciale des sénateurs, chargées d'analyser les pièces du Premier ministre désigné. Le rapport déposé au bureau du Grand Corps attendait, jusqu'à vendredi après-midi, les signatures de trois des huit membres de ladite commission. Reportage.

Haïti: Crédité d'un rapport favorable de la commission spéciale qui a passé au crible ses pièces au Sénat, Garry Conille n'est toujours pas assuré de son ascension à la tête de la Primature, siège du gouvernement. « Dans le document rédigé en 14 pages, la commission a recommandé, sans langue de bois, un vote favorable à Garry Conille », a confié au journal, sous le couvert de l'anonymat, un sénateur qui a dirigé l'une des sous-commissions.

Interrogé sur la conclusion et les recommandations du rapport, le président de ladite commission, Simon Dieuseul Desras, entend garder le secret entier jusqu'à sa présentation en assemblée dans l'après-midi du lundi 3 octobre prochain. Trois tendances se sont dégagées au sein de la commission avant la conclusion du rapport, a indiqué le sénateur de l'Organisation Lavni, interrogé par moult journalistes. « Recommander recommander un vote favorable au Premier ministre désigné ; un vote défavorable à ce dernier ou demander à l'Assemblée de décider souverainement ont été les divers cas de figure envisagés par les membres de la commission », a expliqué le sénateur Desras. Finalement, a-t-il ajouté, la majorité des membres ont convenu de la nécessité de produire un rapport avec une conclusion et des recommandations.

Au lendemain de son dépôt au bureau du Sénat, le rapport attendait encore la signature de trois des huit membres de la commission. « Les sénateurs François Annick Joseph et Moïse Jean-charles n'ont pas encore signé parce qu'ils sont en province ; et Nènèl Cassy est au chevet de sa femme atteinte, jeudi soir, d'une balle », a précisé le président de la commission. La majorité des huit membres, a noté M. Desras, est d'accord sur le principe du rapport.

Le sénateur Steven Benoît, qui a récemment énuméré « les douze dérives » du président Michel Martelly, figure parmi les signataires du rapport. « J'ai signé le rapport en dépit de mes désaccords avec mes collègues sur certains points », a indiqué le parlementaire élu sous la bannière de la plateforme Alternative. Une mention des désaccords dans le rapport n'a pas été prise en compte par ses collègues qui ont préféré parler de controverses. « J'aurai à exprimer publiquement mes désaccords à l'issue de la présentation du rapport à l'Assemblée », a indiqué le sénateur de l'Ouest.


Le sénateur Moïse Jean-Charles, selon une source proche de la commission, ne serait pas enclin à la signature du rapport. Le bruyant sénateur du Nord, qui a été faire des investigations à l'Office national d'identification (ONI) et à la mairie de Pétion-Ville, a revelé des irrégularités dans les pièces de Garry Conille au regard de l'article 157 de la Constitution de 1987. « Garry Conille n'est pas enregistré dans le système de l'Office national d'identification », a insisté le sénateur Jean-Charles, en marge d'une ultime rencontre entre le Premier ministre désigné et le groupe des 16 sénateurs, majoritaire, au Grand Corps.

La question de résidence du Dr Conille n'est toujours pas élucidée, selon le parlementaire. Le sénateur de la plateforme INITE prédit « un vote politique » au Sénat qui ouvrira davantage les portes de le Primature à Garry Conille qui n'a pas voté aux élections organisées dans le pays depuis l'instauration de la Carte d'identification nationale (CIN) sous la présidence provisoire de Bonniface Alexandre (2004-2006).

« Un marché aux puces »

Le vote favorable recommandé par la commission spéciale du Sénat n'a toutefois pas assuré que Garry Conille va sauter le second écueil dans le processus de la ratification de son choix. Le niveau d'adhésion du G16 au candidat à la Primature est évalué à 60% par le sénateur Evallière Beauplan. A l'approche du vote, le président Michel Martelly est d'accord sur le principe des « partages de responsabilités », a fait savoir M. Beauplan, qui s'exprimait à l'issue d'une ultime rencontre entre le Premier ministre désigné et le Groupe des 16.

Au moins un ministère sur une liste de trois ciblés (Agriculture, Santé ou Environnement) pourrait tomber dans l'escarcelle du G16. Le sénateur Joseph Lambert, en fin de mandat à l'instar de Kély C. Bastien et d'Evallière Beauplan, se voit déjà à la tête de l'Environnement si l'Exécutif et ses compagnons de lutte n'y sont pas opposés. « Nous exigeons des ministères selon nos profils », a déclaré Evallière Beauplan, médecin de profession. Identifiant le coordonnateur du G16, Joseph Lambert comme agronome et Kély C. Bastien comme médecin, il n'espère obtenir aucun ministère régalien pour ses collègues qui ont les yeux rivés sur les directions générales et les missions diplomatiques.

Le Parti Ayiti Ann Aksyon (AAA), composante du Groupe des 12, traversé lui aussi par des déchirures, est également intéressé à des postes nominatifs dans le prochain gouvernement. Le sénateur William Jeanty assimile à « un marché aux puces » les négociations de postes ministériels, de directions générales et des missions diplomatiques pour ratifier le choix de Garry Conille.

La plateforme Alternative n'a pas donné encore de consigne à ses neuf membres au Sénat de la République. Le directoire et les élus de la plateforme se réuniront au cours du week-end, a confié le sénateur Steven Benoît. « Nous allons faire de notre mieux pour que tous les sénateurs de la plateforme Alternative votent dans le même sens », a fait savoir le sénateur Benoît.


Claude Gilles

mercredi 21 septembre 2011

Le processus lancé au Sénat



Haïti: Les sénateurs ont formé mardi une commission de neuf membres pour étudier les pièces du Premier ministre désigné, le Dr Garry Conille. Les sénateurs Nenel Cassy, Jean Willy Jean-Baptiste, Fritz Carlos Lebon, Annick François Joseph, Desras Simon Dieusel, John Joël Joseph, Moïse Jean-Charles, Steven Benoît sont les membres de cette commission.

Les sénateurs ont par ailleurs voté trois résolutions lors de la séance de ce mardi. La première résolution, relative à la Minustah, exige le départ progressif et ordonné des soldats onusiens d'ici octobre 2012. Le projet de résolution soumis à l'Assemblée comportait un article portant sur la remobilisation des Forces Armées d'Haïti ou la création d'une nouvelle force de sécurité pour suppléer à la Minustah.

Si un consensus a été trouvé sur le départ de la Minustah, tel n'est pas été le cas en ce qui concerne les Forces Armées d'Haïti. Certains sénateurs estiment que le pays n'a pas les moyens pour tenter une telle aventure. « Comment penser à remettre sur pied les Forces Armées d'Haïti quand on n'a même pas les moyens pour équiper notre force de police », se sont-ils interrogés.

Pour le sénateur Moïse Jean-Charles, il serait mieux de renforcer la Police nationale d'Haïti. Pour d'autres sénateurs, il paraît même plus urgent de travailler à la reconstruction des édifices publics et au relogement des sans-abri que de mettre en place une nouvelle force de sécurité.

Après maintes discussions, la résolution proposée par la commission Sécurité et Justice du Sénat a été votée sans l'article sur l'armée. Les sénateurs espèrent par le biais de l'Exécutif la transmettre au secrétaire général de l'ONU pour les suites nécessaires. Le calendrier de retrait va être discuté ultérieurement entre les autorités onusiennes et haïtiennes.

La deuxième résolution porte sur le viol collectif commis par quatre soldats uruguayens de la Minustah sur le jeune Johnny Jean à Port-Salut et l'introduction du choléra dans le pays par les soldats népalais de la Minustah. « Dédommagement des proches des personnes décédées du choléra et de Johnny Jean », tel est le voeu exprimé par le Sénat dans cette résolution préparée par la commission Justice et Sécurité du Sénat.

Et dans la dernière résolution, les sénateurs apportent leur appui à la création d'un Etat palestinien indépendant et souverain. Le Sénat, dans cette résolution, dit supporter le projet de création d'un Etat palestinien et inviter le gouvernement haïtien, à travers son représentant à l'ONU, à faire de même.
Jean Pharès Jérôme

samedi 17 septembre 2011

Défaite cuisante de Martelly à la chambre des députés : Garry Conille ratifié à l'unanimité





Défaite cuisante de Martelly à la chambre des députés : Garry Conille
ratifié à 100%

*Bataille entre les deux fractions Néo Duvaliéristes : Les Duvalassiens Noiristes
  et les Jean Claudiste Mulâtriste. 


Il suffit de constater le silence évocateur des propagandistes de Michel Martelly dans la presse locale et sur les forums pour comprendre que le Tiyoul blanc vient d’essuyer une défaite cuisante.


Le premier Ministre désigné a reçu un vote unanime et historique 100% de la chambre basse ce qui le met en position de force par rapport au clan Martelly qui avait vu venir cette raclée en voulant imposer a Garry Conille une lettre de démission anticipée que *les gens bien informés confirment qu’elle provenait de Sophia Martelly alias Gros Soso.*


De plus, un deuxième élément de cette défaite se manifeste dans le « Mache prese » de Martelly pour piéger le nouveau gouvernement en nommant des *directeurs généraux de facto* *car ces directeurs généraux doivent être nommés suivant les recommandations du Ministre de Tutelle suivant le vœu de la constitution (article 142)*. *Ce qui fait de ces directeurs généraux de facto, des directeurs démissionnaires car ils font parti d’un gouvernement
démissionnaire.*



Les marges de manœuvres de Martelly et de son clan se réduit de plus en plus car, Garry Conille sera ratifié haut la main par le Senat également.


En plus du support évident des institutions internationales les vrais décideurs en Haïti et Comme ce Premier Ministre est habitué à fonctionner dans un cadre institutionnel, *il sait pertinemment que c’es le parlement qui détient le pouvoir réel dans le cadre de la constitution de 1987*. Il sait aussi que son maintien a ce poste dépend des parlementaires *et son plus grand ennemi s’appelle Michel Joseph Martelly* qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour saper sa légitimité nouvellement acquise.


Et, comme Martelly n’a pas la capacité de comprendre la complexité des grands dossiers et comme *ses conseilleurs sont aussi nuls que lui et ne sont que des membres de sa famille et amis* (*Gros Soso sa femme, Michel-Olivier son Fils, Richard Morse son Cousin, Laurent Lamothe son ancien patron etc.)



Martelly sera remis a sa place et deviendra comme le veut la constitution de 1987 : un Boniface
-- 
Ti Yvon,
Port-au-Prince, Haiti WI

dimanche 11 septembre 2011

Week-end surchauffé entre des proches de Mr. MARTELLY et le Dr. Gary CONILLE.



Le Premier ministre désigné Garry Conille a menacé samedi d'abandonner le processus en cours pour sa ratification raison de désaccord avec des proches du président Martelly qui l'auraient accusé d'être trop proche du parti INITE qui a promis de le ratifier, avons-nous appris de sources concordantes.

Garry Conille qui serait sous fortes pressions de membres de l'entourage du chef de l'Etat avait eu le temps de renvoyer les agents de sécurité qui l'accompagnent depuis sa désignation et rendu son véhicule de service.

"Il a accepté de revenir sur sa décision, il ne va plus démissionner", nous a confié une source parlementaire qui n'a pas souhaité être identifié.

"Le président Martelly lui a demandé de ne pas abandonner", a ajouté la source.

Le processus de ratification du Premier ministre désigné doit commencer la semaine prochaine à la chambre des députés.

mercredi 7 septembre 2011

Gary Cornille: est-ce le choix de l’international?




Après le rejet de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse, deux acteurs locaux; Michel Martelly a jeté son dévolu sur un outsider en la personne de Gary Cornille. Ce dernier travaille pour le compte des Nations-Unies au Niger. De l’avis de plus d’uns la candidature de Gary Cornille est irrecevable. Il butte sur l’alinéa 5 de l’article 157 de la constitution qui stipule pour être nommé premier ministre il faut résider dans le pays depuis cinq années consécutives. Durant ces sept dernières années, Gary Cornille a été en mission dans différents pays de l’Afrique. Comme employé des Nations-Unies, il revendique la notion d’extra nationalité. Malgré ses affectations à l’étranger, Il affirme que sa résidence permanente est toujours en Haïti. Jusqu’à la semaine dernière Gary Cornille était considéré comme un inconnu sur la scène politique haïtienne. Il est très choyé par les organisations non-gouvernementales qui le revendiquent comme un des leurs. Il a l’appui de Bill Clinton qui fonctionne en qualité d’envoyé spécial des Nations-Unies et qui co-préside la CIRH, organisme chargé de la reconstruction d’Haïti.
Les parlementaires se referment dans leur cocon, et interviennent timidement sur la désignation de Gary Cornille comme premier ministre.

Le dicton stipule jamais deux sans trois. On peut bien s’attendre à un rejet de la candidature de l’outsider Gary Cornille sur la base de la technicalité de l’article 157. Mais tout semble prédire que ce dernier aura gain de cause vu ses accointances avec l’ex-président des États-Unis, William Jefferson Clinton. La question que les observateurs se posent en ce présent moment est-ce que Gary Cornille connaît assez le béton haïtien pour s’acquitter de sa tâche avec brio ?

Le novice Michel Martelly semble appuyer ce dernier qui est comme lui un novice sur la scène politique.

Je doute fort que Gary Cornille pourra changer les données vu l’état de pourrissement de l’appareil étatique. Après le 12 Janvier, les phares de la communauté internationale sont rivés sur Haïti. Le nombre des ONG est passé de 3,000 a 10,000 et plus. Ces ONG interviennent sur le terrain à divers niveaux, mais les résultats ne sont pas palpables. La situation se détériore de jour en jour.

Le ministère de la planification qui devrait avoir un plan directeur sur 25 ans, 15 ans et 5 ans et encadrer les ONG paraît inexistant. Il faut bien l’établissement d’un organisme qui pourra coordonner les activités de ces ONG sur le terrain.

L’état haïtien doit avoir une mainmise sur l’intervention de ces ONG dans le pays sinon on risque de continuer à marquer des pas sur place. Le ministère de la planification susmentionné doit donner le ton. On doit stopper la pullulation des ONG sur le terrain et offrir un cadre de travail où ces dernières puissent évoluer avec efficacité. Dans un pays ou l’état est démissionnaire, les ONG empiètent sur son rôle. Il est fortement recommandable que le gouvernement haïtien s’efforce de réhabiliter l’État. Haïti est devenue un laboratoire pour ne pas dire un cobaye ou l’étranger intervient pour tester ses produits et ses théories. On doit se défaire de ces approches développementistes, et favoriser un développement endogène.


On ne peut pas s’attendre à un miracle de la part du gouvernement de Michel Martelly. Si le président n’a pas une vision claire de la réalité, il sera très difficile d’opérer un changement quelconque dans le pays. Souhaitons que Michel Martelly puisse implanter dans son plan d’action le rétablissement de l’autorité de l’État. Les ONG, en aucun cas ne doivent primer l’état. Il doit exercer un pouvoir de contrôle sur les ONG. La route sera ardue et dangereuse, la résistance au changement risque de se durcir. L’État doit fixer les limites de l’activité des ONG à travers le territoire. Espérons que la primature trouvera un premier ministre capable de construire un gouvernement apte à relever les lourds défis de notre temps.

Kerlens Tilus

mardi 6 septembre 2011

Haïti attend depuis quatre mois son gouvernement



Le président Michel Martelly a désigné lundi 5 septembre Garry Conille, médecin et fonctionnaire de l’ONU, comme premier ministre.
Au pouvoir depuis mai, le président haïtien n’a pas réussi à obtenir le feu vert du Parlement pour ses deux premiers choix.
Qui est Garry Conille ?
Au pouvoir depuis le mois de mai, le président haïtien Michel Martelly – ancien chanteur connu sous le nom de scène de « Sweet Micky » – a désigné lundi 5 septembre Garry Conille, fonctionnaire de l’ONU, pour former et diriger son gouvernement. Âgé de 45 ans, ce médecin de formation a été diplômé en Haïti avant de poursuivre ses études aux États-Unis. 
Revenu dans l’île travailler dans le domaine du développement, il s’est ensuite engagé dans une carrière onusienne, jusqu’à devenir, l’an passé, chef de cabinet de l’ancien président Bill Clinton, le représentant spécial en Haïti du secrétaire général des Nations unies. Cet été, il avait été nommé représentant du Programme de l’ONU pour le développement au Niger. 
Garry Conille a donc un parcours de fonctionnaire international, mais ce choix confirme néanmoins la proximité du nouveau président des sphères duvalieriste : le père du premier ministre désigné a été ministre de Jean-Claude Duvalier, alias « Baby Doc », au pouvoir de 1971 à 1986.
Pourquoi le président a-t-il du mal à imposer son choix ?
Si Michel Martelly a été élu haut la main en mars dernier lors du second tour, avec plus de deux tiers des voix face à Mirlande Manigat, il doit faire face à un Parlement hostile, où la famille politique de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide est toujours en position de force. 
Alors que son élection a marqué une rupture après les présidences Aristide et Préval, il n’a pas été en mesure de se doter d’une force politique à l’échelon local. Son parti n’a que deux élus au parlement. Or, selon la constitution haïtienne, le premier ministre est désigné par le président, mais il doit ensuite être confirmé par les élus. Qui ont rejeté les deux premiers choix du chef de l’État – l’homme d’affaires Daniel-Gérard Rouzier et le juriste Bernard Gousse.
Garry Conille peut-il obtenir le feu vert des élus ?
Confronté à une « cohabitation », le président doit négocier avec l’opposition. Mais certains membres ont déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à la nomination de Garry Conille, accusé de ne pas avoir vécu suffisamment en Haïti pour prétendre diriger le gouvernement, une exigence précisée dans la constitution. 
En attendant, le gouvernement de Jean-Max Bellerive gère les affaires courantes. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour un pays toujours confronté au défi de la reconstruction, plus d’un an et demi après le séisme de janvier 2010, au choléra et à une situation tendue après la révélation d’un scandale sexuel mettant en cause des casques bleus de l’ONU. « C’est compliqué d’agir avec cohérence et de préparer l’avenir, car il y a un problème de coordination avec la nouvelle présidence, reconnaît Jean-Max Bellerive. On n’a eu que deux conseils des ministres depuis quatre mois. »
GILLES BIASSETTE

samedi 3 septembre 2011

Garry Conille works for UNDP





The best and brightest Haitian Americans living in the United States do not work for United Nations. Only a loser would work there.

The United Nations is a moral cesspool filled with perverts and fat cats.

In 1993, the UN Economic and Social Council granted consultant status to the International Gay and Lesbian Association which includes the North American Man/Boy Love Association (advocates of child molestation) and the Dutch group Vereniging Martijn (which also promotes use of children as sex objects). In 1988, the top Belgian UN Children's Fund (UNICEF) official was one of a group convicted of running a child sex ring.

Moral bankruptcy is commonplace in UN operations. In Zimbabwe, UNICEF-donated equipment helped terrorists seize power. In Vietnam, the Communists received $13 million from UNICEF while untold thousands of boat people fled for their lives.

Fat cats? UN employees are paid 40% more than comparable U.S. workers, have subsidized rent, take extravagant vacations, are exempt from income taxes, avoid sales taxes in UN stores, eat in discounted UN restaurants, and park in discounted UN garages. An ex-UNICEF official confirmed that "pampered and cosseted staffs" of various aid agencies "absorb 80% of all UN expenditures."

mercredi 31 août 2011

GARRY CONILLE, PREMIER MINISTRE PRESSENTI, EST AU CENTRE DES NÉGOCIATIONS


Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly multiplie les rencontres avec des acteurs politiques dans le cadre des négociations avant la désignation d'un nouveau Premier Ministre. Outre sa rencontre avec les présidents des deux branches du Parlement, M. Martelly s'est entretenu hier également avec d'autres leaders de groupes politiques au Parlement.

Le président du Sénat Roudolph Joazile avait mis l'accent hier sur l'impérieuse nécessité de conclure un pacte de gouvernabilité devant être mis en œuvre par le Premier Ministre. Selon le sénateur Joazile il faut tenir compte des problèmes structurels qui pourraient annuler l'action du gouvernement.

Cependant plusieurs législateurs confirment que Garry Conille pourrait être le prochain Premier Ministre désigné avant même la conclusion d'un accord. Les rencontres entre le chef d'Etat et les parlementaires ne concernent donc pas uniquement le pacte de gouvernabilité mais aussi le profil du Premier Ministre. Des sénateurs de la majorité et ceux du groupe minoritaire ont déjà été informés de manière informelle du choix de chef d'Etat.

Gary Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger est un médecin formé aux Etats-Unis.

Chef de cabinet de Bill Clinton, Envoyé spécial de l'ONU en Haïti, M. Conille avait pris une part active à la conférence des bailleurs de New York après le violent séisme du 12 janvier 2010.

Sources: RM/CANAL+HAITI ONLINE NEWS