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dimanche 6 janvier 2013

L'armée indienne attaque un poste militaire pakistanais


Les forces armées indiennes ont effectué un raid sur un territoire voisin, a déclaré un porte-parole du commandement militaire du Pakistan.

Selon Islamabad, les divisions de l'armée indienne ont attaqué un poste militaire sur le territoire du Cachemire contrôlé par le Pakistan. Au cours de l'attaque, un soldat pakistanais a été tué, et un autre blessé.

« Cet incident pourrait accroître les tensions entre les deux puissances nucléaires » a déclaré un communiqué du commandement militaire du Pakistan. La partie indienne n'a pas commenté l'incident pour le moment.

vendredi 6 juillet 2012

Pour avoir brûlé un Coran, un handicapé mental est brûlé à son tour



La scène s'est déroulée, mercredi, dans un commissariat de la ville de Bahawalpur, au Pakistan. La veille, la police avait arrêté un malang, un vagabond, accusé par plusieurs personnes d'avoir brûlé des pages du Coran, livre sacré de l'islam, religion d'Etat au Pakistan. L'accusé était un handicapé mental qui "n'était même pas capable de savoir où il habitait", selon un policier qui l'a interrogé.
Pendant cet interrogatoire, une foule a commencé à s'amasser autour du commissariat, exigeant que l'homme lui soit remis. "Des personnes ont commencé à faire des annonces sur les haut-parleurs de la mosquée, demandant aux habitants d'aller au commissariat et de le punir", rapporte leDaily News. Très vite, près de 2 000 personnes ont encerclé le bâtiment. Quand la police a refusé de remettre l'accusé, "ils ont saccagé les lieux et emmené l'homme de force avec eux", a déclaré à l'AFP Ghulam Mohiuddin, responsable de la police locale.
S'ensuit une scène de chaos. La foule pénètre dans le commissariat, rossant les policiers qui tentent de les en empêcher. Ils brûlent plusieurs motos et véhicules garés dans l'enceinte et, arrivant à la cellule où se trouve l'accusé, détruisent les portes et l'emmènent avec eux. Les milliers de personnes ont ensuite battu à mort l'homme avant de mettre le feu à sa dépouille. "Il n'y avait pas assez de policiers sur place pour pouvoir contrôler la situation et sauver la vie de l'accusé", a regretté le chef de la police locale. Le nom de la victime n'est pas encore connu avec certitude, tout comme sa religion.
Pour le Daily News, ce meurtre "montre la nature extrême des lois contre le blasphème au Pakistan, où quiconque est jugé coupable d'avoir insulté l'islam, son prophète ou le Coran est passible de la peine de mort""Parfois, rappelle le journal, les gens se font justice eux-mêmes." Certains hommes politique pakistanais ont bien essayé de changer la loi. Ce fut le cas de Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab. En 2011, il avait été assassiné par l'un de ses gardes du corps, qui lui reprochait d'être favorable à un assouplissement de la loi.
Dans un texte au vitriol publié sur le site du quotidien Dawn, le journaliste Nadeem F. Paracha a fait part de sa colère :
"Nous sommes tellement obnubilés par les questions d'identité nationale et de priorités religieuses que je suis sûr qu'en voyant les flammes s'élever au-dessus du corps sans vie du blasphémateur, beaucoup d'hommes pieux ont dû les yeux, à la recherche du 7e ciel où réside Dieu, espérant que le Tout-Puissant fasse tomber une pluie de pétales de rose sur eux. Il ne s'est rien passé, et personne n'a eu le courage de suggérer qu'en toute vraisemblance Dieu a été horrifié par cet acte. Et encore une fois, la nation a été obligée de voir sa foi et ses textes sacrés 'vengés' non pas par des hommes religieux, mais par une foule de raclures barbares et retardées."

mardi 10 mai 2011

Les fils de Ben Laden veulent poursuivre Obama en justice



Les fils d'Oussama Ben Laden ont menacé de poursuivre en justice le président américain Barack Obama «responsable»du sort de leur père, éliminé le 2 mai, et ont jugé«inacceptable» et «humiliant» de jeter son corps à la mer, dans un message publié mardi par SITE.

«Nous tenons le président Obama en personne, légalement responsable pour élucider le sort de notre père, Oussama Ben Laden», lit-on dans ce message signé Omar Ben Oussama Ben Laden au nom de ses nombreux frères et cité par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Ennemi public numéro un aux Etats-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden a été tué le 2 mai par une opération de commandos américains contre la résidence où il se cachait à Abbottabad, au Pakistan, avait annoncé le président américain.

Sa dépouille a été jetée à la mer, selon Washington.
«Il est humainement et religieusement inacceptable de disposer d'une personne de ce niveau et de cette importance pour les siens, en jetant son corps à la mer d'une manière humiliante pour sa famille et ses adeptes et qui porte préjudice aux sentiments de centaines de millions de musulmans», ajoute Omar Ben Laden.

«En tant que fils d'Oussama Ben Laden, nous nous réservons le droit de poursuivre (les responsables de) ce crime devant la justice américaine et internationale pour s'enquérir du sort de notre père disparu», poursuit-il.

Tout en dénonçant l'opération de commandos américains menée avec l'intention de «tuer et non pas d'arrêter»Oussama Ben Laden au Pakistan, il souligne que «ni le président américain, ni son gouvernement n'ont présenté de preuves» sur la mort de son père.

De hautes autorités musulmanes avaient jugé non conforme à l'islam la décision américaine de faire disparaître en mer la dépouille d'Oussama Ben Laden, face à Washington qui assure que le rite a été respecté et qu'une tombe risquait de devenir un lieu de pèlerinage.

La dépouille a été lavée puis placée dans un linceul blanc lui même déposé dans un sac lesté. Un officier a lu un texte religieux qu'un interprète a traduit en arabe, avait fait savoir la Défense américaine.

Omar Ben Laden, 31 ans, marié à une Anglaise, avait affirmé en juillet 2010 qu'une vingtaine de membres de sa famille vivaient en résidence surveillée en Iran depuis 2001.
(Source AFP)