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mercredi 13 février 2013

dimanche 6 janvier 2013

L'armée indienne attaque un poste militaire pakistanais


Les forces armées indiennes ont effectué un raid sur un territoire voisin, a déclaré un porte-parole du commandement militaire du Pakistan.

Selon Islamabad, les divisions de l'armée indienne ont attaqué un poste militaire sur le territoire du Cachemire contrôlé par le Pakistan. Au cours de l'attaque, un soldat pakistanais a été tué, et un autre blessé.

« Cet incident pourrait accroître les tensions entre les deux puissances nucléaires » a déclaré un communiqué du commandement militaire du Pakistan. La partie indienne n'a pas commenté l'incident pour le moment.

samedi 10 novembre 2012

JOYEUSE DIWALI


La période a commence, point culminant le 13 nov. Divālī est une fête très populaire en Inde : c'est celle des lumières, à l'occasion de laquelle, entre autres, on s'offre des cadeaux et on tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important (Baṛi Divālī, « la grande Divālī »), est consacré à la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions...

Loti 

mercredi 8 août 2012

Cyber guerre entre l’Inde et les Etats-Unis.....



Le 11 Juin 2012, The Times of India titrait : les agences gouvernementales indiennes pourraient mener des cyber-attacks.

L’Inde prend des mesures, pour protéger ses cyberinfrastructures et désigne les agences gouvernementales en charge de mener des cyber-attacks offensives contre d’autres pays, si nécessaire.

Le National Security Council (NSC) doit approuver, prochainement, le plan et désigner la Defence Intelligence Agency (DIA) et la National Technical Research Organization (NTRO), pour mener à bien des opérations offensives de cyberwar, si nécessaire.

Toutes les autres agences de renseignement indien sont autorisées à participer à la collecte d’informations à l’étranger, mais n’ont pas le droit de mener des actions offensives. Shivshankar Menon, le conseiller à la sécurité nationale, a annoncé, en mai, que le gouvernement mettait en place une politique de cyber sécurité, pour protéger ses réseaux et ses infrastructures et pour implémenter des systèmes de certification et des protocoles de surveillance, pour permettre à l’Inde de faire face à des cyber-attacks.

Ces propositions gouvernementales demandaient la création de Computer Emergency Response Teams (CERTs), afin de pouvoir réagir, rapidement, pour protéger les réseaux de distribution d’énergie, le contrôle aérien, le contrôle du trafic routier et tous les systèmes, très dépendant des réseaux électroniques et informatiques.

Le 19 juillet 2012, "The Economic Times", une publication du "Times of India", publiait un article, sous le titre :
"McAfee déclare que les réseaux électriques sont la cible prioritaire pour une attaque"

Tom Moore, vice président de McAfee a tenu ce discours : "Si un état voyou, un terroriste ou un mécontent voulait affaiblir une grande ville ou même un pays entier, comment pourrait-il avoir un impact généralisé, immédiat et durable ? Tout simplement par la suppression des installations qui produisent et distribuent l’énergie électrique dont tout le reste dépend… L’arme de choix, aujourd’hui, n’est pas une rampe de missile, mais plutôt, un petit programme malin et malfaisant (“malware”), adroitement conçu, pour détruire, déconnecter ou prendre le contrôle des systèmes complexes qui font marcher les réseaux".

Dix jours après cette déclaration, l’Inde est attaquée

McAfee est un fabricant d’anti-virus. Le 21 avril 2010 à 14H utc, des millions d’ordinateurs sous windows ont perdu leurs accès internet et se sont mis à rebooter en boucle. Des hôpitaux ont du annuler des opérations, des chaînes de supermarchés ont dû fermer leurs magasins … Pompier-pyromane ? McAfee a corrigé ses programmes, qui étaient la cause de ces dérèglements informatiques.

Le 30 juillet 2012, "Le Telegraph" publiait un article de leur correspondant, Rahul Bedi. Il cite un homme d’affaires indien, Virender Kapoor : "C’est impossible pour l’Inde de devenir une grande puissance mondiale avec de telles pannes, c’est comme si quelqu’un avait lancé une vaste cyber-attack sur les réseaux électriques."

Le 2 août 2012, The Economic Times, (du Times of India), publiait un article prudent sous le titre :
"Les Hackers peuvent paralyser les réseaux électriques de l’Inde"
New Dehli : Il est possible pour un adversaire ou un groupe de hackers de paralyser les réseaux électriques de l’Inde par le biais d’une cyber-attak…. Depuis la première panne géante de lundi, il y a eu des discussions au sein des établissements de sécurité évaluant la possibilité d’agents extérieurs menant une cyber-attack sophistiquée, pour paralyser les réseaux. Les officiels en charge de l’audit ont admis que "c’était, théoriquement, possible".
"Des officiels ont souligné les précédentes attaques contre les réseaux électriques américains, les centrales nucléaires iraniennes et autres faits similaires, dans le monde, pour mettre en garde que l’Inde devrait préparer une cellule de gestion de crise plus solide incluant une direction proactive de cyber attack".

Lors d’une interview à une télévision indienne, Mr Saxena de BSES, compagnie électrique indienne, était très affirmatif sur la qualité des réseaux actuels, conçus pour éviter les surcharges. Un tel accident ne peut arriver."Nous avons l’un des réseaux électriques les plus robustes du monde. Il ne serait pas sage de révéler ce qui s’est passé ce jour-là".

Dans un discours, au sénat, au sujet d’une loi, sur la cyber-sécurité, le Sénateur américain Reid a cité le désastre indien :
"Les transports ont été bloqués. Les réseaux financiers, qui sont aujourd’hui conséquents, se sont effondrés et sont en plein chaos. Il y a 600 millions de personnes sans électricité. Comme nous l’avons dit à de très nombreuses reprises, le plus grand danger pour la sécurité de notre pays, aujourd’hui, est cyber. Si nous ne créons pas une loi, à ce sujet, la question n’est pas de savoir si notre pays va être dévasté par une cyber-attack, mais quand ?"

Tiens, mais pourquoi ce sénateur parle-t-il d’une cyber-attack ?
Parce que c’est assez évident que c’en est une.

jeudi 8 décembre 2011

L'Inde suspend l'ouverture du commerce aux multinationales étrangères


L'Inde a décidé mercredi de suspendre l'ouverture de la grande distribution aux multinationales étrangères, un revirement majeur dû au tollé de la classe politique et des petits commerçants hostiles à une réforme censée révolutionner le mode de consommation du pays.

Attendu depuis des années par les géants mondiaux tels que le français Carrefour ou l'américain Wal-Mart, le projet avait été annoncé en fanfare le 24 novembre, sans que le gouvernement ne le soumette au Parlement.

«La décision d'autoriser les investissements directs étrangers à hauteur de 51% dans le commerce de détail multimarques est suspendue jusqu'à ce qu'un consensus soit atteint au travers de consultations avec les différentes parties», a déclaré au Parlement le ministre des Finances, Pranab Mukherjee.

Cette décision visant à libéraliser un secteur juteux évalué à 470 milliards de dollars (350 milliards d'euros) par an --appelé à croître grâce à la croissance de ce pays émergent-- avait provoqué un tollé de l'opposition et au sein de la coalition gouvernementale dirigée par le Premier ministre Manmohan Singh.

Sous les huées, les travaux du Parlement ont été quotidiennement suspendus.

Des manifestations et des grèves de petits commerçants, inquiets pour la survie de leurs échoppes face aux hypermarchés, ont été organisées dans plusieurs grandes villes.

L'ouverture d'un magasin de gros Carrefour à Jaipur (ouest) avait aussi été perturbée par une manifestation de membres du parti conservateur hindou Bharatiya Janata Party (BJP).

Selon un récent sondage de l'Association indienne des chambres de commerce et d'industrie (ASSOCHAM) réalisé auprès de 2.000 personnes dans dix grandes villes, 80% des propriétaires de petites échoppes se disent opposés à l'arrivée des grandes chaînes étrangères.

Elles sont déjà présentes en Inde en tant que grossistes mais elles ne peuvent vendre directement aux consommateurs de ce pays de 1,2 milliard d'habitants.

La décision de suspendre ce projet, dont l'annonce avait été saluée par les géants mondiaux du secteur et même par l'administration américaine, porte un coup majeur à l'image du gouvernement de centre-gauche, selon des analystes.

«C'est un gros revers et cela ne va pas être bien perçu par les investisseurs étrangers», a mis en garde P. Phani Sekhar, un expert financier au sein de la maison de courtage Angel Broking.

L'une des leaders parlementaires du parti d'opposition BJP, Sushma Swaraj, a pour sa part salué la suspension de la réforme.

«Se soumettre au sentiment populaire n'est pas une défaite du gouvernement (...) C'est une grande victoire pour la démocratie», a-t-elle lancé.

Plus tôt mercredi, une réunion multipartite avait été convoquée pour mettre fin à la paralysie du parlement.

Le ministre des Finances a dit espérer que le Parlement reprenne normalement ses travaux pour les dix jours restant de la session d'hiver. Les parlementaires doivent notamment examiner des projets de loi majeurs, dont l'un, très attendu, porte sur la lutte contre la corruption.

On compte en Inde plus de 12 millions de «kiranas», ces petites échoppes traditionnelles où s'empilent du sol au plafond boîtes de conserves en tous genres, qui font vivre plus de 25 millions de commerçants.

Les partisans de la libéralisation du commerce de détail font valoir la création de millions d'emplois, la perspective d'une amélioration de la chaîne d'approvisionnement, d'une réduction des prix alimentaires et d'une baisse de l'inflation, qui flirte avec les 10%.

L'entrée de plein pied des grands groupes étrangers dans le secteur pourrait en outre, argumentent-ils, moderniser les techniques de stockage et les méthodes de transport, réduire le problème chronique du gâchis alimentaire et garantir une meilleure chaîne du froid.

afp

jeudi 9 juin 2011

L’iconoclaste MF Husain, peintre indien est mort


Maqbool Fida Husain,  célèbre peintre indien, l’un des artistes  dont les œuvres se vendent au prix de plusieurs millions de dollars est décédé à l’âge de 95 ans dans un hôpital londonien (Royal Brompton).

La peinture de MF Husain est certes prisée, mais fut   controversée, car  elle  dénudait les déesses hindoues,  une forme de peinture qui avait  le don d’énerver les extrémistes,  l’accusant  d’obscénité. 


Ils  ont  attaqué ses expositions,  manifesté contre ce personnage à la longue barbe blanche,  marchant nu-pieds et l'on contraint   sous menaces de mort à s'exiler. MF Husain   quitta l’Inde en 2006 pour Dubaï et obtint la nationalité qatarienne en 2010.

En 2006, MF Husain dû s’excuser publiquement pour avoir peint la toile « Mother India » une œuvre montrant une femme nue agenouillée ayant la forme de la carte géographique de l’Inde, il fut obligé de retirer la toile d’une vente aux enchères pour une action caritative.



Des poursuites furent engagées contre lui,   en 2008, la Cour Suprême indienne, refusa de le condamner, arguant que les toiles de MF Husain n’étaient pas obscènes, la nudité étant courante dans l’iconographie et l’histoire indienne.

Ce peintre anti conformiste, ayant inspiré toute une génération d’artistes, un homme que l’on disait inquiet, lui-même avouant n’avoir jamais eu de chambre, ne sachant jamais où il dormirait la nuit suivante, se voyant comme un gitan, un nomade,  sa peinture l’était, peignant n’importe où, dans les rues, dans les studios, il peignait vite, rapidement, il peignait encore il y a deux semaines.

Par ailleurs, MF Husain   s’essaya au cinéma, réalisant deux films bollywoodiens, qui ne connurent guère le succès, deux échecs commerciaux  du box-office indien.

Le cinéma, c’est par-là qu’il commença son œuvre dans les années 30, car c’était un peintre d’affiches pour l’industrie cinématographique de Bollywood, il conserva le trait et le crayonnage.

MF Husain fut connu à la fin des années 40, quand il exerça avec un groupe d’artistes dirigés par Francis Newton Souza, ayant rompu avec le style traditionnel de la peinture indienne.  



Sa peinture est faite de couleurs et de lignes, il s’inspirait de l’art des temples et du cubisme, il touchait à tout (animaux, mythologie) mais son sujet de prédilection était la femme, en tant que dispensatrice de la vie et de l’amour.




Lors de ses dernières interviews, il avait manifesté son désir de retourner en Inde, les extrémistes et la mort l’auraient empêché.