mardi 9 mars 2010

Les mercenaires encerclent Haïti

couterpunch 5 mars. Traduit par danielle Bleitrach pour changement de société. Tandis que des nouvelles d’évacuation de la capitale à cause des pluies diluviennes nous parviennent, il se prépare à Miami pour le 9 et le 10 mars une foire aux mercenaires, si l’on en croît cet article de couterpunch.

Le 9 et 10 mars, il y aura une conférence sur Haïti à Miami pour que les milices privée et les sociétés de sécurité présentent leurs services aux gouvernements et aux organisations non gouvernementales ( ONG) travaillant dans le pays dévasté par un tremblement de terre.


Sur leur site Web pour la conférence de Haïti, le groupe commercial IPOA (ironiquement appelé l’Association d’Opérations de Paix Internationale jusqu’à ce jour) énumère onze sociétés de services de sécurité destinées explicitement à oeuvrer pour Haïti. Bien qu’il soit illégal de vendre ou d’acheter des armes à Haïti, beaucoup de ces sociétés font étalage de leur grande expérience militaire.


Triple Canopy, une société militaire privée a mené de grandes opérations de sécurité en Irak et Israël, elle en fait de la publicité en proposant ses services à Haïti. Selon le militant de droits de l’homme et reporter d’investigation Jeremy Scahill, Triple Canopy a repris le contrat de sécurité Xe/Blackwater en Irak en 2009. Scahill a fait un rapport sur un certain nombre d’incidents sanglants impliquant Triple Canopy y compris celui où un chef d’équipe a dit son groupe, « je veux tuer quelqu’un aujourd’hui … parce que je suis en vacances demain. »

Une autre société cherchant un job est la Technologie EODT qui promet dans son annonce que son personnel est autorisé pour porter des armes à Haïti. EODT travaille en Afghanistan depuis 2004 et est fournisseur de sécurité pour l’Ambassade canadienne en Afrique du Sud. Sur leur site Web ils promettent une vaste gamme de services de sécurité incluant la protection de force, des services de garde, la sécurité portuaire, la surveillance et counter IED response services.

Un retraité de la C.I.A. un officier d’opérations spécial a fondé une autre société, la Sécurité D’outre-mer et d’ Informations Stratégiques, il fait aussi de la publicité avec IPOA pour son activité de sécurité à Haïti. Le site Web de la société explique qu’ils ont « un cadre du personnel US » qui a servi dans les Forces Spéciales, la Force Delta et SEALS et ils déclarent que beaucoup de leur personnel de sécurité appartient à l’ancienne armée sud-africaine et à sa police.

Patrick Elie, l’ancien Ministre de la Défense nationale à Haïti, a dit à Anthony Fenton de l’Inter Press Service que « ces types ressemblent à des vautours venant se surajouter sur le désastre et probablement l’argent qui aurait pu être injecté dans l’économie haïtienne va seulement être rafflé par ces sociétés et je suis sûr que ces sociétés mercenaires ne sont pas les seuls, il y a encore d’autres sociétés comme Haliburton ou d’autres qui viennent toujours sur les talons des troupes. »

Naomi Klein, l’auteur renommé mondialement DE LA DOCTRINE DE CHOC, a critiqué la militarisation comme réponse au tremblement de terre et la présence « de capitalistes du désastre » fondant sur Haïti. La haute priorité mise sur la sécurité par les Etats-Unis et les ONG (les organisations non gouvernementales) est fausse, a-t-elle dit à Newsweek. « L’aide devrait être prioritaire sur la sécurité. N’importe quelle aide d’agence qui fait peur aux Haïtiens devrait être interdite à Haïti. »

La sécurité est une nécessité pour le développement des droits de l’homme. Mais l’externalisation de la sécurité aux contractuels militaires privés n’a pas encore prouvé son intérêt aux Etats-Unis ou dans un autre pays.

Les organisations de droits de l’homme ont longtemps parié sur la croissance des contracteurs privés de sécurité en partie parce que les gouvernements ont échoué à établir des systèmes efficaces transparents et responsable.

C’est un challenge d’avoir un gouvernement responsable. La privatisation d’un service public comme la sécurité transfère la protection gouvernementale aux sociétés privées qui sont aussi difficiles à tenir pour responsable de quoique ce soit. La combinaison est alors doublement difficile à régler.
Les Etats-Unis n’ont presque pas poursuivi en justice les violations des droits de l’homme établies contre des contracteurs militaires privés. Amnesty International(Amnistie internationale) a passé en revue le code de conduite adopté par l’IPOA et l’a trouvé non conforme les normes de droits de l’homme internationaux ne sont pas convenablement respectés.


Il y a encore un autre exemple celui de ce monde a fait après le cyclone Katrina. Les forces de sécurité privée, y compris Blackwater, ont aussi fondu sur l’U.S. gulf coast après Katrina en s’emparant de millions de dollars grâce à des contrats.

Les contracteurs comme ceux-là absorbent beaucoup d’argent indispensable qui pourrait, s’il n’était pas dépensé pour eux, servir à la création d’emplois ou l’aide humanitaire et à la reconstruction. Haïti certainement n’a pas besoin de cette sorte d’affairisme étasunien .

Non sans ironie à la fin , l’IPOA, en accord l’Institut pour les Études du Sud, promet que tous les bénéfices de l’événement seront reversé comme don au Clinton-Bush- caisse de secours de Haïti.

Bill Quigley est le directeur légal au Centre pour des droits Constitutionnels et un avocat de droits de l’homme depuis longtemps . Cet article a été écrit avec l’aide de Vladimir Laguerre à Port au le Prince.
Vous pouvez contacter Bill au : quigley77@gmail.com.

http://socio13.wordpress.com/2010/03/08/les-mercenaires-encerclent-haiti-by-bill-quigley/

lundi 8 mars 2010

Fort de France



Il y a quelques années j'ai commis ces photos de Fort de France, à y en penser en novembre la lumière n'est pas des plus belle pourtant en les regardant je les trouve lumineuse.

Ce moment a été particulier sur de nombreux plans, des amitiés nouvelles et surtout une femme, elle était native d'une commune du centre de la Martinique...

Vous me direz que dans toutes les histoires, il y a une femme et un homme, mais là c'était différent, une femme extraordinaire qui avait un pouvoir incroyable sur moi, intellectuellement mon égal ou mon supérieure, d'une sensibilité à fleur de peau et aussi une artiste qui s'ignorait, elle m'avait rejoint au cours de ce séjour.

Je pensais avoir trouvé celle que Dieu me destinait, il en n'était rien.

Aujourd'hui elle poursuit une brillante carrière de chercheuse dans une université étasunienne et moi je cours après des chimères en attendant que le temps passe.

EZ






Des cadavres, je m'en souviens


Haïti: Mes souvenirs du tremblement de terre du 12 janvier sont saturés par l'odeur de cadavres. Cet enfer pestilentiel a défoncé mes fosses nasales. Pour moi, il s'établira toujours un lien étroit entre l'organe de l'olfaction et les jours qui ont suivi cette catastrophe.

Au moment même où une poignée de sauveteurs étrangers, accompagnés de chiens, s'activent à repérer des survivants du tremblement de terre du 12 janvier sous les décombres de l'université Saint-Gérard à Carrefour-Feuilles et ceux de la bâtisse des frères Lochard, un corps de volontaires, tout près du théâtre de l'opération, ramasse des cadavres sur l'asphalte qui sont projetés dans un camion, sous les yeux de proches en pleurs. Ils les ramassent comme des colis qui font un bruit sourd au contact d'autres corps inertes.

« Au lieu de nous prendre en photo, pourquoi ne viens-tu pas nous aider à ramasser les cadavres ? », me lâche l'un des volontaires, un rictus lui tordant les lèvres. Je fais mon boulot, lui répondis-je. Percevant le moutonnement des spasmes à fleur de peau qui déforment son visage, je m'éloigne momentanément de son champ de vision pour aller m'associer à une autre foule de curieux assistant à une autre scène, aussi lourde de tension, qui se déroule parallèlement à quelques mètres de là.

Quelques spectateurs parmi la foule manifestent des signes d'impatience, qui ayant un frère et/ou une soeur, un ami qui respirant encore sous des tonnes de béton. Chacun espère retrouver vivant un être cher.

La foule ne bronche pas, en dépit de l'odeur infecte qu'exhalent les cadavres sous les décombres et ceux déposés dans les camions. Les cache-nez n'y peuvent rien, et la présence de mouches bleues et vertes révèlent leur état de décomposition avancée.

« Reculez, vous parlez trop! vous empêchez les chiens de faire leur travail !», dit un monsieur à la foule ds curieux. Il donne l'impression de diriger l'opération. Un jeune homme réplique : « J'ai un frère ici sous le béton de l'université Saint-Gérard. Depuis hier, il m'envoie des SMS. Je suis prêt à rester ici des jours et des nuits à l'attendre ». Un autre ajoute : « J'ai deux frères, un cousin et des amis sous les décombres, je ne bougerai pas d'ici ».

Les nerfs sont à fleur de peau. Pendant que la tension monte, je me fraie un passage dans la foule. Pas à pas, je gagne un endroit clairsemé. Là, je repère l'un des jeunes frères Lochard, en face de l'immeuble de la Caisse populaire de Saint- Gérard. Les propos de celui-ci traduisent sa douleur : « Ma femme et mes enfants sont en bas, ma mère est dans l'immeuble. Mon frère Carlo est là aussi. Lui, il communique de temps à autre avec moi. » Des amis viennent réconforter le jeune Lochard qui vit des heures angoissantes que des mots n'arrivent pas à décrire.

Il a suffi de quelques secondes pour détruire nos vies ; de quelques secondes pour que tout un pays sombre dans le désarroi. La mort ne frappe plus à nos portes, elle les défonce. Notre existence s'est effondrée, nous sommes debout, hébétés, désarticulés ; nous sommes gravement ou partiellement touchés, comme ces bâtisses à genoux dans ces paysages en ruine. Nos mémoires sont fissurées, trouées; elles se sont écroulées sous le poids des souvenirs épuisants. Humainement, ils sont trop lourds à porter, et nous n'avons pas suffisamment de larmes pour pleurer tant de morts.
Je me faufile à nouveau dans la foule, guettant un visage familier. « Comment vas-tu, Jacques ? » « Je vais bien. Mais... ma femme et mes deux enfants sont morts. Quand je considère, par rapport à moi, des gens qui comptent dix-huit morts dans leur famille... » Et la maison ? poursuis-je. « Elle s'est effondrée», dit-il d'un ton détaché. Chaque personne a une histoire à raconter. Quand je prends mon temps d'approcher les gens, ils ne se lassent pas de parler. « Du côté de Nazon, un médecin a été retiré de dessous les décombres. Quand il a vu sa femme et ses trois enfants sans vie, il s'est donné la mort. » « Boss Edner, notre maçon, tu sais, il a perdu ses deux jambes. Il est le seul rescapé de sa famille. » « Sais-tu que Nerva Robasson, ton tailleur, est sorti indemne du tremblement de terre? Sa maison n'a pas eu une seule fissure. Mais son coeur a lâché le lendemain. » « Le petit garçon âgé de quatre ans à la 2e rue Rivière, il s'est blessé le gros orteil en courant. Il a été pansé à la va-vite, et la plaie s'est infectée. A l'hôpital, les médecins lui ont amputé la jambe. Depuis lors, le petit, il demande à sa mère une nouvelle jambe pour pouvoir jouer au football. »

Un cadavre expressif

De l'autre côté de la scène où s'active le corps des volontaires, après bien des heures passées à retirer des cadavres de sous des mottes de béton, des blocs, des toitures, ils ont étalé près d'une vingtaine sur la chaussée. Il y en a un qui attire particulièrement mon attention : le cadavre d'un enfant. Il témoigne avec expressivité les dernières secondes du cataclysme qui allait le tuer : ses yeux sortent de leur orbite. Ses mains tendues vers le ciel parlent. Elles appellent au secours. Mais personne n'a pu venir à temps pour lui épargner cette mort soudaine et violente. Peut-être que ses parents ont connu le même sort que lui.

La bouche ouverte, cet enfant rapelle le calvaire de tous ceux qui ont disparu comme un éclair en cette fin d'après-midi du 12 janvier 2010, où le temps semblait s'arrêter à cinq heures moins sept.

Un cadre de cadavres

Quatre jours plus tard, j'ai revu le cadavre de cet enfant de la rue Saint-Gérard parmi une cinquantaine d'autres, tout près de l'église Sainte-Anne - site en plein air choisi pour recueillir des macchabées qui, par la suite, seront inhumées dans des fosses communes. J'étais avec un chauffeur et un journaliste de Radio Mélodie FM, dans un pick-up double cabine. On était venu spécialement supporter le directeur de Mélodie FM, Marcus Garcia, dans la récupération du corps de sa femme, victime du séisme qui a fait, selon les chiffres officiels, plus de 300 000 morts en Haïti.

Les cadavres en plein air sont en décomposition avancée. Ils dégagent une odeur à vous défoncer les fosses nasales. « Marcus, je ne peux pas rester là », dis-je entre les dents, d'une voix nasillarde. « Vaut mieux aller m'attendre dans la voiture, messieurs », conseille Marcus, supportant stoïquement la pestilence dans ce cadre de cadavres.

Il faut avoir un moral d'acier et un nez en fer pour passer un moment dans cet enfer pour l'odorat. Et pourtant des familles, par groupe, viennent trier, dans ces grappes de cadavres, les leurs. Ils les enroulent dans des draps et les déposent dans des cercueils. J'ai vu Soeurette, une amie, venir chercher le cadavre de sa tante tuée dans le tremblement de terre. Je n'ai pas eu le courage de l'appeler dans cet espace, où pourtant, à quelques pas, sur la place Sainte-Anne, des sans-abri vaquent tranquillement à leurs occupations. Des nourrices étendues sur un bout de carton donnent du sein à leurs nourrissons ; d'autres personnes cassent la croûte, pissent, vont à la selle, se baignent, jouent aux cartes, sans se faire du souci. Pour ce qu'ils ont vécu, c'est peut-être le purgatoire pour eux, me suis-je dit.

Je suis allé m'asseoir dans le pick-up avec le chauffeur. Il m'a offert de la pâte dentifrice que j'ai introduite dans mes narines. Mais à travers la vitre du véhicule, je regardais l'horreur : des cadavres, des cadavres boursouflés, des cadavres au bord de l'éclatement, et le cadavre de cet enfant aux mains suppliantes, à la bouche ouverte et aux globes oculaires qui nous regardent et nous regardent encore.

Peut-on continuer à vivre de la même façon et à jouer la politique de l'indifférence après ce cataclysme naturel qui a ôté la vie à plus de 300 000 personnes ?


Claude Bernard Sérant

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=78361&PubDate=2010-03-05

UN EVENEMENT ARTISTIQUE A BRAZZAVILLE - REPUBLIQUE DU CONGO



Exposition "Trait d'union" - Rhode Bath-Schéba Makoumbou

Du vendredi 26 au dimanche 28 mars 2010.
De 14 à 19h.
Centre Culturel Français (CCF)
Rond-point des Anciens Combattants.
Brazzaville. Congo.
Info : +(242)521.44.85
Email : nicobissi@yahoo.fr
Site : http://www.ccfbrazza.org
Contact de l'artiste : +(242)619.90.48

Vernissage au CCF le vendredi 26 mars à 15h.

Pour marquer son retour dans son pays natal après une carrière
internationale de cinq ans au départ de la Belgique, l'artiste
plasticienne fera découvrir au public brazzavillois ses récentes
sculptures et peintures.
Pendant ses trois jours, un camion plate-forme où seront juchées de
grandes sculptures circulera également dans la ville, principalement
dans les marchés, pour aller au-devant du public qui n'a pas
l'habitude de visiter les lieux réservés aux manifestations d'art
plastique. Rhode Makoumbou attache beaucoup d'importance au dialogue
avec la population pour démontrer que l'art peut être le principal
trait d'union entre les hommes.
Tous les renseignements sur l'artiste se trouvent sur son site web
http://www.rhodemakoumbou.eu

Cette exposition est réalisée sous le haut patronage de M. Herman
Merckx, Ambassadeur de Belgique à Brazzaville.


visiter

dimanche 7 mars 2010

Union pour la Nouvelle France invalidée aux régionales s’interroge sur la diversité dans la prochaine assemblée du conseil d’Ile de France

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont vivement soutenus lors de ce long, dur et acharné combat où le règlement électoral nous demandait de réunir une liste de 225 candidats pour les élections régionales en Ile de France. Nous avons alors eu le triple souci de la quantité, de la qualité et de la diversité. Ce qui ne fut point facile. Après moulte efforts notre liste Union pour la Nouvelle France a été déposée en temps et en heure à la préfecture de la région Ile de France. Elle a été enregistrée comme il se doit le 15 février 2009 à 10 H 45 mn. Elle portait le numéro 13. « Faute du nombre requis de candidats » elle a été invalidée le lendemain par la préfecture.
Nous considèreront que ce fut le baptême politique de notre jeune mouvement qui a à peine un trimestre d’existence.
L’action que nous avions courageusement menée cet été sous le couvert de Génération diversité, à savoir de rencontrer les grands partis traditionnels pour les amener à prendre sur leurs listes des candidats issus de la diversité, ne sera pas restée lettre morte, même si, la présence de minorité visible sur les listes des régionales relève davantage du trompe l’œil. De plus , c’est à chacun de juger si ceux qui ont été mis spectaculairement en avant -pour dissimuler habilement l’ absence réelle de candidats de la diversité éligibles dans tous les départements- sont de dignes représentants à même de faire avancer légitimement la noble cause du mieux vivre ensemble dans un respect mutuel. En effet, la mise en avant de candidats de la diversité doit obligatoirement s’accompagner d’un programme permettant d’intégrer la diversité dans tous les domaines de la vie francilienne (loisirs, travail, habitat ,école, université etc.) Dans le cas contraire la diversité n’a guère de sens !
La diversité représentative: si l’on considère les Noirs ou assimilés (qui sont les plus visibles ) on passera des 3 conseillers régionaux actuels( Janine Maurice-Bellay du groupe radicaux de gauche, Mariétou Diarra du groupe communiste et Huguette Fatna du Front National ) à environ 6 candidats si l’ on considère les efforts consentis dernièrement par les grands partis (Rama Yade et Patrick Karam pour l’ UMP, Alain Dolium pour le MODEM et Ali Soumaré pour le PS) ; si l’ on considère les descendants de Nord-Africains on devrait avoir environ un peu plus du double soit environ 15 conseillers régionaux ; si l’ on considère les handicapés il y en avaient une 20aine lors de la présente mandature . Il nous est malheureusement impossible de les décompter avant le résultat final du scrutin.
Si l’on fait la somme de toutes les diversités on peut estimer généreusement que l’on aura, au mieux, une 40 aine d’élus relevant de la diversité sur le total de 209 conseillers régionaux franciliens. Cela correspond à plus ou moins 23 % .Dans l’ensemble ce n’est pas totalement négligeable, même si nous estimons que les minorités ethniques sont sous représentées dans une grande région comme l’Ile de France où à elles seules elles représentent pratiquement un tiers de la population, soit 30 %.
En fait, l’assemblée régionale d’Ile de France sera pour une énième et dernière fois une assemblée monocolore avec quelques grains de beauté de couleur. Le ras de marée de la diversité, tout comme celui de l’écologie, semble ne pas se produire pour la présente élection qui n’a pas su mettre en avant les vrais enjeux des élections régionales pour les franciliennes et franciliens ; Lesquels répondront aux politiques par une abstention record. C’est toujours les électeurs qui ont le dernier mot .Rendez-vous les 14 mars et 21 mars !!!
www.unionpourlanouvellefrance.com

Thierry Sinda,
Président de l’Uinon pour la Nouvelle France

Haïti: le besoin de prothèses est criant avec le nombre de nouveaux amputés


En créole, on les surnomme "ko kobe" ou "corps tordu". Aveugles, amputés d'un membre ou déficients intellectuels, ces Haïtiens portent la honte et la population les évite. Mais depuis le violent séisme qui a secoué le pays, ils sont de plus en plus nombreux et les besoins en prothèses sont criants.

Ainsi, depuis janvier, des centaines d'Haïtiens ont joint les rangs de ces exclus de la société, soit parce qu'un de leur membre a été écrasé sous les décombres ou encore, parce qu'une infection a mené à une amputation.

Le directeur exécutif du Christian Blind Mission Canada, un organisme présent dans les pays en voie de développement pour améliorer la vie des handicapés, affirme n'avoir jamais vu autant d'amputés qu'en Haïti.

Citant les chiffres d'Handicap International et du gouvernement haïtien, Ed Epp estime qu'il y aurait entre 2000 et 4000 adultes et enfants haïtiens ayant un membre amputé. Cela pourrait même aller jusqu'à 7000.

"On est probablement plus proche de 7000 que de 2000", a affirmé celui qui revient de Port-au-Prince, une des nombreuses zones sinistrées où il a travaillé au cours des 24 dernières années.

Mais ce qui est désormais crucial, selon les organismes d'aide et médicaux, c'est la réhabilitation de ces personnes. Les prothésistes doivent également être capables d'avoir accès à ces nouveaux amputés pour les aider.

Plusieurs spécialistes du Canada et d'autres pays sont déjà sur place et d'autres continuent à arriver, mais cela est toujours trop peu par rapport aux besoins.

Selon la physiothérapeute canadienne, Shaun Cleaver, les infrastructures destinées aux soins en réhabilitation en Haïti étaient déjà très pauvres. Mme Cleaver a travaillé pendant trois ans à l'Hôpital Albert Schweitzer, à Deschapelles, située à 65 kilomètres au nord-ouest de la capitale. Elle y est retournée en février pour coordonner les services de réhabilitation. "Il n'y a que quelques cliniques, et la plupart des hôpitaux de soins de courte durée n'offrent pas ces services", a-t-elle fait remarquer.

Lorsque la terre a tremblé dans la capitale, des milliers de sans-abri et Haïtiens blessés se sont réfugiés en campagne et nombre d'entre eux, dans la région de Deschapelles.

"Nos besoins sont plutôt clairs, mais ce qui l'est moins, c'est d'être capable de mettre en place ces services pour la grande vague d'amputés arrivés en même temps", a expliqué Mme Cleaver.

Pour les nouveaux amputés, la priorité c'est de s'assurer que l'endroit où le membre a été enlevé guérisse proprement et dans une forme qui permette d'insérer une prothèse confortablement.

Il est également important de s'assurer que la personne bouge pour éviter les blessures liées à une trop grande immobilité, selon un physiothérapeute de Toronto Rehab, Rob Balogh, qui a travaillé bénévolement au Pakistan après le séisme de 2005.

"Ils doivent réapprendre à vivre sans un membre", a expliqué M. Balogh. Pour plusieurs, cela veut dire apprendre à se déplacer avec une prothèse, des béquilles ou encore une marchette.

Selon Mme Cleaver, il y aurait beaucoup d'efforts investis en Haïti pour mettre sur pied des usines qui pourraient fabriquer des prothèses. Le but est d'accommoder, au moins temporairement, les amputés et leur montrer comment les utiliser. Idéalement, des commerces de prothèses ouvriraient leur porte et vendraient des prothèses permanentes.

Mais les organismes d'aide se heurtent aux préjugés, toujours très présents dans ce pays. Souvent, ces handicapés se cachent en campagne, à l'abri des regards désapprobateurs.

Mais sans ces précieuses prothèses, l'avenir des amputés haïtiens est sombre, prédit M. Epp puisque c'est tout le cycle de la pauvreté qui est enclenché. "Parce que quelqu'un doit payer pour eux, s'en occuper et leur fournir de la nourriture. Et s'ils ne contribuent pas au revenu familial, ils représentent un fardeau. "Et c'est là qu'un société de mendiants voit le jour", a conclu M. Epp.

De Sheryl Ubelacker (CP)

Comment promouvoir la « diversité »


Le terme de «diversité» se promène dans le langage des politiques de tous bords sans que l’on sache très bien d’où il vient ni ce qu’il veut dire.

Un terme dont on ne sait rien ou pas grand-chose, mais que tout le monde utilise, est un terme à examiner de près.

Le contraire de la diversité, c’est l’unité. Les politiques parlent tous d’unité et le rassemblement, mais ils prônent en même temps la «diversité» et la séparation. Voilà qui est suspect.

Qu’est ce qui serait donc « divers » et qu’il faudrait promouvoir en tant que tel ? J’ai beau réfléchir, je ne vois rien d’autre que la couleur de peau de ceux dont les politiques pensent qu’ils ne font pas partie du groupe de ceux qui méritent de faire de la politique.

La «diversité» cela voudrait donc dire : les «arabes» et les «noirs».

La promotion de la «diversité», ce serait la promotion non pas de tous les «arabes» et de tous les «noirs», mais de ceux qui sont gentils, acceptables. De préférence des femmes. De jolies femmes.

En ce sens, la promotion de la « diversité » ne serait pas une nouveauté. On la pratiquait déjà dans les colonies esclavagistes, où il y avait énormément d’enfants résultant de ce type de promotion. Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas les mêmes droits que les enfants légitimes des promoteurs.

J’ai bien peur que la promotion de la «diversité» ne soit qu’une manière de réintroduire la «discrimination positive», qui revient à peu près au choix arbitraire par le raciste d’individus serviles pris dans le groupe opprimé et destinés à servir d’alibis et d’auxiliaires de l’oppression.

Un exemple. Vous prenez un « noir ». N’importe lequel. De préférence le plus bête. Vous lui achetez une grosse voiture, de beaux costumes. Vous l’invitez là où il n’y a pas de « noirs » d’habitude, c'est-à-dire chez vous (vous êtes le politicien au pouvoir).

On dira que vous n’êtes pas raciste, puisque vous recevez des « noirs ». Comme il n’y en a qu’un, on le remarquera d’autant plus.
D’autre part, ce « noir » là, c’est sûr, dira que le racisme n’existe pas puisque lui est invité partout, même chez vous, possède une grosse voiture et de beaux costumes.

Mais le plus subtil, le fin du fin, c’est de lui demander justement de parler de « racisme », de « diversité». Il en parlera mal, évidemment, puisqu’il ne sait plus de quoi il parle et qu’en plus il est bête. Là, il est mûr pour qu’on le nomme ministre de la Diversité. C’était juste une idée, comme ça, puisqu'on approche d’un remaniement…

Par Claude Ribbe
www.claude-ribbe.com