lundi 14 octobre 2019

Douze ans de prison pour Raùl Romeva


Raùl Romeva ancien député européen avec lequel j'ai beaucoup travaillé au Parlement Européen notamment sur la question de la pêche côtière où nous avions co-écrits des amendements a été condamné à 12 ans de prison ce matin par la cour suprême espagnole. Les autres indépendantistes écopent de peines entre 3 et 12 ans

Ces indépendantistes étaient poursuivis pour les prétextes fallacieux de "sédition, malversation de fonds publics et désobéissance".

Le verdict du procès des dirigeants indépendantistes catalans est tombé lundi 14 octobre à Madrid. Deux ans après la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017 et de la déclaration d’indépendance qui a suivi, la Cour suprême a rendu ses conclusions. C'est un coup dur pour la démocratie et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes par l'Espagne avec la complicité des États-Nations européens et l'inaction de l'UE.


Jean Jacob Bicep

jeudi 10 octobre 2019

Syrie : arrêtons d'urgence l'engrenage


Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

L'actualité de ces derniers jours nous fait vivre cela.

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Trump explique son lâchage par le fait que « les Kurdes n’ont pas participé au débarquement de 1944 en Normandie ». S’adressant aux critiques venant d’Europe, Erdogan affirme dans un meeting va-t-en-guerre à Ankara,

« Reprenez-vous, Union européenne. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants ».

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

Communiqué LDH
Paris, le 10 octobre 2019

Doha de nuit a une autre couleur


La nuit fait ressortir le gigantisme et la démesure des bâtiments et des infrastructures. Le stade situé dans l'Aspire zone - quartier démesuré voué aux sports - n'est pas en reste comme par un coup du sort, l'architecte du stade Roger Taillibert - celui de Montréal et du Parc des princes- s'en allait.












Harry Méphon

Doha, 10/10/19

mercredi 9 octobre 2019

Trump: “Intervenir au Moyen-Orient fut la pire décision de l’Histoire des Etats-Unis”


Il en aura fallu des morts et des années pour en arriver là... Les USA ont commandité les attentats du 11 septembre pour envahir l'Afghanistan (essentiellement pour la drogue) et l'Irak (pour les ressources naturelles) avant de semer le désordre dans l'ensemble de la région (pour soutenir le projet du Grand Israël). Les USA ont créé Al Quaïda, financé Ben Laden pour ensuite former et entraîner les terroristes de Daesh.

Aujourd'hui, après la tempête américaine, l'Irak est mort, l'Afghanistan est mort, la Libye est morte, l'Egypte n'est plus que l'ombre d'elle-même, la Syrie est détruite, la Tunisie s'écroule et le Yémen est à feu et à sang. Israël, la Turquie et l'Arabie saoudite ont pris le pouvoir dans la région. Rassasié, l'ogre américain peut maintenant s'en aller...

Quel bilan catastrophique pour l'humain ! Que de vies perdues, que d'enfants tués, que d'innocents blessés !

Comble de l'ironie, c'est Trump, Président Républicain qui finit par reconnaître publiquement que son prédécesseur - Républicain également - G.W. Bush a menti au monde entier lors du déclenchement de l'invasion de l'Irak de Saddam.

Pas sûr que cela serve Trump dans le cadre de la procédure de destitution dont il fait l'objet et pour laquelle il aura pourtant besoin du soutien de l'ensemble des....Républicains...

A lire 


Laurent Louis
9/10/19

source

La misère explose à Paris


Il y a une explosion de la pauvreté à Paris, jamais autant vu de monde faisant la queue devant les stands mobiles du resto du coeur, vu aussi que les points de distribution de nourriture se multiplient, puis aussi beaucoup de gens qui le soir venu essayent de se faire une petite place sur un bout de trottoir, et si vous longez le bd de l'Hôpital c'est carrément un village de bric-à-brac qui fait face au commissariat.

Là, c'est un homme qui tente de faire face au froid, s'installant sur une bouche de métro et en s'enveloppant de plastique bulle.

Cette situation de grande paupérisation n'est pas normale, dans un pays qui fait des cadeaux par dizaines de milliards aux plus nantis.

E.Z

Doha day 10 : La fin d'un spectacle inédit


L’épilogue du spectacle des mondiaux a eu lieu ce dimanche avec un public qui a apporté de nouvelles sonorités dans les tribunes pour faire un dernier baroud d’honneur. A ce jeu d’ambiance l’Afrique de l’Est a gagné. Le Kenya, l’Ethiopie, l’Ouganda ont été très bruyants dans leurs chants qui accompagnaient les efforts de leurs athlètes.


Le demi-fond et les longues distances ont sacré les derniers champions. Au 1500 m, le kenyan Timothy CHERUIYOT (3.29.26) est parti en front runner et n’a jamais pu être rattrapé par ses poursuivants, attendant sans doute qu’il craque. Avec panache, il a tenu son pari  et surtout son rôle de leader mondial de la distance. La deuxième place a été l’objet d’une belle bagarre. 



L’Algérien Taoufik MAKHLOUFI (3.31.38) s’adjuge le sprint terminal dans lequel s’insère le Polonais Marcin LEWANDOWSKI (3.31.46). On a pu constater à quel point, dans ces championnats les progrès techniques ; les courses longues se jouent au sprint, la vitesse terminale reste la clef des victoires.


Les athlètes développent de grandes aptitudes techniques de pose d’appui et d’équilibre par des bras actifs digne des sprinter court. Le 10 000 m reste toujours un moment très attendu des championnats en donnant à la lutte fratricide Kenya/Ethiopie un paroxysme dans le public durant les tours de piste. 


Les tambours ougandais répondaient aux clameurs éthiopiennes venues des quatre coins du stade. Ce match a bien eu lieu, mais c’était sans compter sur le champion de l’Ouganda Joshua CHEPTEGEI (26.48.36) qui est venu brouiller les cartes pour confirmer les progrès ougandais observés lors de ce championnat (2 médailles d’or). L’Ethiopien Yomif KEJELCHA () s’adjuge l’argent en laissant le bronze au Kenyan Rhonex KIPRUTO (26.50.32).


Les deux concours de Javelot et de saut en longueur ont gratifié de belles performances mais surtout ont sacré deux jeunes qui entrent dans la cour des grands. Au javelot hommes, le ressortissant de Grenade Anderson PETERS (86,89m) 22 ans, a confirmé les progrès des nations de la Caraïbe dans les lancers, des disciplines souvent réservées aux nations européennes.


Les Progrès déjà entrevus lors des Carifta games se confirment. L’Estonien Magnus KIRT ( 86, 21m) s’adjuge de l’argent, l’Allemand Johannes VETTER (85,37m) prend le bronze. En saut en longueur, la jeune allemande de 25 ans, Malaika MIHAMBO (7,30m) n’a laissé aucun doute à ses adversaires avec 3 sauts à plus de 7m. Elle s’affirme en véritable leader de la discipline. 


Cette athlète montre une très grande sérénité dans l’approche et la gestion du concours. Aucun aller-retour intempestif avec un coach, des gestes calmes, contrôlés avec une technique associée à une grande capacité de vitesse dans la course d’élan ; une grande maîtrise technique où la moindre erreur est fatale. L’Allemande n’a laissé aucune chance à l’Ukrainienne Maryna BEKH-ROMANCHUK (6,92m) et la Nigériane Ese BRUME (6,91m) au premier essai.


Le match USA-Jamaïque au 100 m haies était attendu, tant les protagonistes avaient affiché des chronos de folie durant l’année. Les haies restent une course de 10 obstacles pleine de rebondissements et les arrivées sont tributaires d’une technique maîtrisée surtout lors des passages des haies, les chutes sont nombreuses. Le coureur de haies est un technicien hors pair de la course. A ce jeu, les américaines ont imposés leur hégémonie sur une discipline qu'ils affectionne particulièrement par un doublé. Nia ALI (12.34) remporte l’or, Kendra HARRISON (12.46) en argent dominent la Jamaïcaine Danielle WILLIAMS (12.41) en bronze pourtant arrivée leader de la discipline.


Les relais 4x400 m concluent comme à l’accoutumée les championnats. Ces épreuves donnent les derniers suspens de plus de dix jours de compétition. Les deux relais n’ont souffert d’aucune contestation tant les USA ont maîtrisé leur sujet et surtout tans leur réservoir de sprint est volumineux. Ils peuvent se permettre de mettre en réserve leurs meilleurs pour les finales et faire courir des jeunes dont leur mission consiste à qualifier l’équipe pour les finales en série. L’équipe de France n’est pas dans cette configuration tant les réserves sont faibles et la discipline 400 m mal abordé dans les programmes de formation athlétique. Seul le relais masculin a couru les finales comme rescapé, une illustration finale du naufrage de Doha.


Chez les hommes le podium gagnant est USA (2.56.69)- Jamaïque (2.57.90)- Belgique (2.58.68). Chez les femmes ont aurait cru voir le même podium. Les américaines s’imposent (3.18.92) avec trois filles en 49 secondes ce n’était sans compter sur le retour fulgurant des polonaises 2 ème (3.21.89). Après une contestation la Jamaïque (3.22.37) a été confortée dans sa troisième place.


Les mondiaux de Doha ont été comme on a pu le vivre d’une grande facture, en, dépit de nombreuses critiques et dans des conditions climatiques extrêmes. Des choses sont à revoir dans l’organisation, les transports, le métro, les embouteillages, le merchandising, la sonorisation du stade voire l'animation de la manifestation. Cependant les mondiaux n’ont souffert d’aucun incident de sécurité où on ne voyait pas un déploiement d’hommes en armes comme souvent lors de tels événement. Les places n'étaient pas chères. Lors de ses premières conclusions Sebastian Coe, le président de Word Athlétics , le nouveau nom de la fédération internationale, a exhorté le succès de Doha. L'athlétisme se tourne inexorablement vers le spectacle et Doha marque le début d'une nouvelle époque. Le meilleur de tous les mondiaux : 6 records des championnats ont été battus 21 records continentaux soit deux fois plus qu’en 2017 et 86 records nationaux.


A la table des médailles, les USA avec 29 médailles dont 13 or ont dominé la compétition dans le golfe persique, la première sous de telles latitudes. Le Kenya arrive en 2 éme place avec 11 médaille dont 5 or. ; la Jamaïque dans l’ère post BOLT prend la 3 eme place avec 7 médailles dont 3 or. Les nations de la Caraïbe sont bien présentes et placent des jeunes dans de nouvelles disciplines autres que le sprint. A travers ces chiffres, on ne peut que mesurer la crise, la descente aux enfers de l’athlétisme national face aux poussées internationales et surtout le rajeunissement de l’élite. 


Nos ressortissants guadeloupéens, fruit de ce système n’ont pas brillé. A 10 mois de Tokyo, le challenge semble être difficile, tant Doha a révélé les failles d’un système à bout de souffle.

Merci DOHA, Vive EUGENE 2021

Harry Méphon
Doha, 9/10/19

lundi 7 octobre 2019

Doha day 9 : L'envol des performances


Les mondiaux se terminent en trombe. 


Ce samedi dans la nuit de Doha, les athlètes ont puisés au fond d’eux-mêmes et révélés des performances inattendues. La plupart des athlètes à ce stade de la compétition ont déjà fait leur entrée, les finales pour certains concrétisent leurs attentes de nombreuses saisons de sacrifices ou révèlent leur talent jusque là endormi. 

La fonction de la compétition est le juge de paix. Elle permet de valider la pertinence des programmes de développement, la programmation des coaches et la fiabilité de l’athlète. 


La dureté de l’athlétisme est que le verdict est souvent sévère et tombe en peu de temps. Le bonheur se joue, sur un événement, des fractions de secondes, quelques centimètres, une erreur technique, un mauvais placement, une faute réglementaire.


La sanction frappe l’athlète qui doit revenir 2 ans après, c’est le cas du championnat du monde ou encore 4 ans dans le cas des jeux olympiques avec en suspens une éventuelle qualification souvent non garantie. Voir les réactions des champions après une victoire est aussi comprendre le sens, le ressenti de tout ce que résume l’aboutissement d’un succès : vaincre la frustration, l’adversité au prix de lourds sacrifices, un accomplissement d’une vie. 

Les médias avides d’images sensationnelles passent sous silence cet aspect fondamental pour un sportif. Sans être dupe de l’usage politique que représente le succès d’un champion. il traduit aussi place d’une nation dans l’hégémonie à l’échelon mondial de la compétition qui se joue entre les grandes puissances de la planète. Autrement dit, le sport ne traduit que la guerre sous d’autres formes.



Revenons à la piste. 

Les dernières épreuves de qualifications ont livré leur finalistes dans les concours de longueur femmes, du javelot hommes, en course aux 100 m haies et aux relais 4x400 m hommes et femmes. Les athlètes guadeloupéennes de l’équipe de France n’ont pas pu passer le cap. En longueur, nos ressortissantes restent à 6,46 m. Eloise Lesueur et Yanis David calent en dépit d’un dernier mordu par David, qui visiblement semblait loin. 


La plasticine de la planche d’appel vous oblige son respect. 

Au 100 m haies, Fanny Quennot dans un couloir extérieur semblait être dans un jour sans . Surement déconcentrée par le coup de tonnerre de la disqualification de la championne olympique l’américaine Brianna McNeal suite à un faux départ.

La guadeloupéenne réalise une course très décousue avec des erreurs techniques. Souhaitons un avenir meilleur pour nos ressortissantes pour Tokyo, elles ont 10 mois de travail pour faire le point. 

Le javelot hommes fut tranquille pour les favoris. Les relais 4x400 m hommes et femmes ont permis aux grandes nations de quarter miler de se qualifier. La France, à son niveau, sur deux relais engagés ne qualifie que son relais hommes.


Les courses de longues distances ont donné un beau spectacle. Sifan HASSAN (3.51.95), la néerlandaise , championne du monde du 5000 m établit un nouveau record du championnat. Elle a fait le grand écart ne laissant peu d’espoir à la Kenyane Faith KIPYEGON (3.54.22) et l’Éthiopienne Gudaf TSEGAY (3.54.38). Au 5000 m femmes, le doublé du Keyna dans une fin de course ultra rapide atteste des ressources retrouvées du Kenya qui, en cette soirée place ses ressortissants sur les podiums au plus hautes places. La kenyane Hellen OBIRI (14.26.72) toute comme HASSAN établit une meilleure performance de championnat. elle devance Margaret Chelimo KIPKEMBOI (14.27.49) et la surprenante allemande Konstanze KLOSTERHALFEN (14.28.43) qui a manqué de vitesse terminale face à ses rivales.

Le triple saut féminin a eu un gout sud américain et Caribéen. C’est un concours d’une grande intensité que se sont livrée les leaders de la saison. L’immense vénézuélienne Yulimar ROJAS (15,37m) a tenu son rang en gratifiant le public de deux sauts à plus de 15 m elle devance la Jamaïcaine Shanieka RICKETTS (14.92m) et la Colombienne Caterine IBARGUEN (14.73m).


Au poids, les hommes ont écrit un scénario digne d'un western avec pour titre: "pour quelques centimètres de plus". Dans ce film, les trois protagonistes du podium marqués par un doublé américain ont tutoyé les 23 m Joe KOVACS (22,91 m) Ryan CROUSER (22,90), le Néo zélandais Tomas WALSH (22,90 m)
Les relais en athlétisme témoignent de l’état de santé de votre discipline. 


Le clou de la soirée fut les relais, le show de présentation donnait à l’événement encore plus de dramaturgie. Chez les femmes, les jamaïcaines (41.44) ont voulu affirmer leur domination sur le sprint féminin mondial en montrant qu’elles ont de la réserve. Les anglaises en gros progrès prennent l’argent (41.85) derrière des américaines (42.10) décapitées de leurs meilleurs éléments. 


Chez les hommes, c’est nul doute le 4x100 m le plus rapide de l'histoire (en moyenne de performance) qui a n’a jamais été couru au monde qui s’est déroulé à Doha. Le sprint était en état de grâce dans cette finale où le relais français n'a pas su profiter de l'aubaine. Il s’arrête suite à une grande faute de transmission au premier passage. Adepte de la "bonne technique", privilégiant le groupe sur la vitesse des individualités, cette option subjective n’a pas payé ce soir dans les hautes sphères de la vitesse. Vicaut parti trop vite n’a pas être rattrapé par Golitin manifestement en manque de vitesse terminale. Cette course marque une descente aux enfers et surtout un net recul du sprint français au niveau international.

Cette course folle de tous les records – 5 équipes sous les 38 seconde- est remportée par le team de choc USA emmené par les jeunes flèches Christian COLEMAN, Justin GATLIN, Michael RODGERS, Noah LYLES qui établissent un record national (37.10) après plus de 10 ans de disette au sommet mondial, la Grande Bretagne (37.36) Adam GEMILI, Zharnel HUGHES Richard KILTY Nethaneel MITCHELL-BLAKE en argent dépossède la France du record d’Europe; le Japon (37.43) Shuhei TADA Kirara SHIRAISHI ,Yoshihide KIRYU Abdul Hakim SANI BROWN en bronze frappe un grand coup avant Tokyo prend le record d’Asie; le Brésil (37.72) Rodrigo DO NASCIMENTO, Vitor Hugo DOS SANTOS, Derick SILVA, Paulo André CAMILO DE OLIVEIRA bien que 4 éme bat de record d’Amérique du Sud.

Dans les rues de DOHA très tard dans la nuit les Éthiopiens ont montré à leur rival de toujours le Kenya l'étendue de leurs réserve sur Marathon. 

Le doublé après une arrivée au sprint de Lelisa DESISA (2h10.40) et Mosinet GEREMEW (2H10.44) montrent qu’en l’absence de Kenenisa BEKELE (2H01.41 ), ce pays reste ultra compétitif. Le Kenyan Amos KIPRUTO (2.10.54) prend le bronze. 

Cinquante-cinq  concurrents ont terminé cette course ravageuse et 18 abandons nous rappelle aussi que les conditions étaient extrêmes pour les organismes.

En cette fin de compétition, dans le golfe persique, les Etat-Unis sont revenus au premier plan dans l’athlétisme international, ce qui atteste de la qualité des plans de développement, ceux produit dans les Universités.


Derrière le Kenya, presque à domicile et la Jamaïque qui fait mieux que résister dans l’ère post Bolt. Cette nation de la Caraïbe a su se diversifier dans d’autres sphère que le sprint (les sauts, les lancers). Nos ressortissants guadeloupéens bien que présent doivent être sans doute mieux accompagnés pour être plus compétitif dans un contexte de grave crise nationale enfin révélée dans la discipline et d’une élite vieillissante qui peine à se renouveler. De grandes questions se posent.


Harry Méphon
Doha, 7/10/19