Par crainte d'avoir à affronter les bataillons yéménites au cours d'une éventuelle offensive terrestre contre le Yémen 4000 militaires saoudiens ont fui leurs bases militaires dans des régions frontalières. les autorités saoudiennes tentent de maintenir un black out total sur ces désertions massives dans les unités et les bases militaires sans pour autant réussir de cacher cette réalité des services de sécurité occidentaux.
Lors de la conquête arabe de l’Egypte nègre, un chef arabe prononça ces paroles : « Écartez cet homme noir et trouvez quelqu’un d’autre pour me parler... Comment pouvez-vous admettre qu’un Noir soit le plus éminent d’entre vous ? Il conviendrait qu’il vous fût inférieur ».
Ibn Khaldun (1332 à 1406) grand penseur arabe disait ceci : « Les seuls hommes qui acceptent l’esclavage sont les nègres, et ce du fait de leur faible degré d’humanité et de leur proximité de l’état animal ».
N'oublions pas le 1er décembre 1944 à Thiaroye(au Sénégal) à la fin de la 2ème guerre mondiale, des soldats africains démobilisés qui manifestaient pacifiquement pour leur paiement de leur maigre salaire furent sauvagement abattus, massacrés par les soldats français stationnés au Sénégal. Bilan 1400 anciens combattants africains morts sous les balles des mitrailleuses françaises.
Vous avez dit CHAIR A CANON?
Patrick Mballa
Ce lundi 4 mai à 18h30 a eu lieu à Paris sur l'esplanade des Invalides un rassemblement pour dire "NON à la surveillance généralisée" juste avant le vote à l'Assemblée Nationale mardi 5 mai 2015.
L'événement a été organisé par Médiapart, la Quadrature du Net, l'Observatoire des libertés et du numérique, le syndicat de la Magistrature, le syndicat des avocats, Amnesty international et bien d'autres organisations encore parmi lesquelles, fait très surprenant un syndicat de police.
Tous mettent en garde contre les immenses dangers que constituent cette loi de surveillance et que des acteurs directement concernés , tenus au silence ou au devoir de réserve de par leurs professions n'hésitent pas à monter au créneaux pour alerter la population française ce n'est pas banal, ce n'est pas rien, c'est que l'heure est grave !
Encore et autrement plus grave c'est le timing de calendrier de cette loi qui ne doit rien ni au hasard, ni à Charlie. Cette loi est une base préalable pour brider, briser les prochaines nécessités d'user par les citoyens de leurs libertés d'expression et de penser. C'est chercher par anticipation à les départir de ce qui est encore pour l'heure un droit inaliénable garanti par la constitution.
Cette loi est un socle indispensable à poser par l'équipe Hollande-Valls-Cazeneuve et leurs amis de l'UMPS avant les ratifications sans les consentements des peuples des traités transatlantiques (TAFTA-CETA et TISA). Ces fameux traités dont on parle encore trop peu en France qui seront de bombes à fragmentations sociales et qui tels de véritables tsunamis vont balayer les populations de l'union européenne, des Etats-Unis et du Canada dans l'ensemble des compartiments de leurs quotidiens respectifs pour les mettre littéralement à genoux. Or si les sociétés civiles ne parviennent pas à les stopper à temps quand elles voudront résister à posteriori elles risquent fort de se retrouver muselées par cette loi de la surveillance généralisée.
En outre on ne peut pas avoir la désinvolture ou la légèreté de se désintéresser de cette loi en arguant le fait du "vous pouvez fouiller je n'ai rien à cacher" car c'est exactement ce sur quoi mise les porteurs de cette loi. Toutes les données espionnées seront utilisées, stockées pour un temps infini (commercialisées dans certains cas) et tout cela pas en la faveur de l'espionné.
Organisé au quasi pied levé, dans le lots des ultimes résistances avant l'heure "H" le rassemblement qui s'est tenu à l'esplanade des Invalides à Paris c'est déroulé sous une pluie battante glaciale sans discontinue, il a réuni selon les chiffes organisateurs 2 000 personnes toutes remontées contre cette loi.
"No passaran" clamaient certains en bravant les gouttes de pluies et les desseins du gouvernement.
Après avoir été débattu le projet de loi fait son premier round parlementaire ce mardi 5 mai dans l’hémicycle de l'Assemblée Nationale à 16h15.
Alors agir jusqu'au dernier carat est encore faisable , à savoir continuer d’appeler les députés et leur dire que Non nous ne voulons pas de cette loi et que nous ne voulons pas non plus tant que nous y sommes des traités transatlantiques.
Ce lundi 4 main, outre le rassemblement aux Invalides cette journée a été une grosse journée d'action et de pression phoning. Les assistants parlementaires sont devenus fous tant ils ont croulé sous les appels téléphoniques.
Il est encore temps de faire la même chose aujourd'hui mardi 5 mai au moins jusqu'à 13h.
Petites confidences faites par plusieurs assistants parlementaires certains députés jusqu'alors indécis ou abstentionnistes seraient entrain de changer d'avis pour rallier le camps du Non !
Une information à prendre bien sur avec une très grande prudence, de toute façon verdict des votes demain.
Dans le finish de la journée d'actions du lundi 4 mai deux députés de l'UMP sous la pression de leurs administrés à savoir Thierry Solère et l'eurodéputé Philippe Juvin ont tous deux saisit le président de la Commission européenne à la veille du vote de ce projet de loi en première lecture à l'Assemblée.
Et puis demain tout ne sera pas définitivement clos, il restera le passage au Sénat. C'est donc déjà le moment de se mettre dans les starting-blocks pour contacter dare-dare les sénateurs et leur faire savoir que Non il n'est pas question qu'ils votent cette loi. Agir reste encore possible, c'en est même une nécessité car si cette loi est éminemment dangereuse pour les citoyens, l'inaction le serait tout autant car une société qui accepte cela accepte de facto de se laisser passer les chaines aux pieds et aux mains, avec le bâillon sur la bouche en prime.
Emmanuelle Bramban
Les 44ème Carifta Games de ST-Kitts du 3 au 6 avril ont tenu toutes leurs promesses dans leur dimension spectaculaire et ne font pas mentir certains experts qui qualifient cette compétition comme le deuxième plus grand meeting mondial junior d’athlétisme après les championnats du monde juniors, en dépit des désordres logistiques d’une organisation mise à mal par un changement récent de gouvernement. En effet, l’ancien en partance n’a pas réglé à temps les réservations d’hôtel ; les délégations se sont trouvées sans chambres et les débuts quelque peu hésitants, dans une pagaille frôlant les crises de nerfs de certains, les agacements d’autres. Ce qui atteste que de grands événements internationaux sont déterminés par la volonté politique et une organisation rigoureuse.
Cependant, les athlètes ont été au rendez-vous preuve de leur détermination et du travail fourni durant l’année que rien ne peut atteindre. 30 records des Carifta ont été battus dont 16 par les jamaïcains, un grand nombre de minimas ont été réalisés pour les futurs événements internationaux (mondiaux de la jeunesse, championnats d’Europe). Ces Carifta ont été extraordinaires !
Les Carifta games véritables juges de paix des politiques sportives donnent les visions d’une Caraïbe conquérante où le sport en général et l’athlétisme en particulier occupent une place majeure. Là encore ST-Kitts a donné à la Caraïbe un signal fort, le dimanche en présence de son citoyen le plus célèbre Sir Kim Collins. Le stade, anciennement baptisé Jubilee stadium, porte désormais son nom : le Kim Collins national stadium. Lors d’une cérémonie chargée d’émotion typiquement britannique, sous le signe d’une réconciliation nationale avec son sportif souvent mis à mal par les institutions de son pays le jour de ces 39 ans Kim Collins a adressé aux jeunes athlètes la fierté de se sentir Caraibéen et de quelle manière cette origine a été une force terrible pour affronter et surtout vaincre les meilleurs athlètes du monde. En exhortant la jeunesse à conquérir et fournir de nouveaux exploits. Le message a eu fort écho chez ses ressortissants qui avec neuf médailles dont une d’or sortent à la 6ème place.
Quels enseignements tirés de cette édition ? L’athlétisme après le Cricket et le football s’affirme dans la zone. Les constats formulés depuis quelques années se confirment la Caraïbe et son emblème dans l’athlétisme, la Jamaïque, est en marche forcée son renouvellement est plus que là ! Bolt peut se rassurer de la relève des années 2020, il a su tirer et impulser une forte dynamique à travers des programmes de développement cohérents. Le Gold rush qu’annonçaient les presses anglophones a frappé une fois de plus avec 85 médailles dont 41 en or.
La Jamaïque plus que jamais affirme la force et la cohérence de ses visions et ses programmes de développement dans la densité, la diversité et la compétitivité de leurs athlètes. Les familles de l’athlétisme ne sont plus cantonnés aux courses de vitesse quand on voit des lanceurs à plus de 70 m au javelot à l’exemple du jeune trinidadien de 15 ans Tyriq Hosford (70,73m) et du grenadien de 19 ans Markin Felix (65,01m) de la Jamaïcaine de 17 ans Sahjay Stevens (48,78m) au disque. L’Austin Sealy Award (meilleure athlète des Carifta) a consacré la Barbadienne Mary Fraser triple vainqueur du 800m 1500m, du 3000m moins de 18ans. Cette vision est impossible dans nos schémas de pensée hexagonaux faire autant d’épreuve de longue distance est impensable. Proposer cela à un de nos athlètes en Guadeloupe est se soumettre à la vindicte fédérale et populaire : « ou ké kuiyé ti moun la ! ». L’anglophone lui le réalise au moment où notre demi-fond se meurt !
Les jamaïcains ont dominés sans partage le sprint en laissant des miettes, bien que surpris par le Barbadien Mario Burke qui double l’or au 100m (10.21) et au 200m des moins de 20 ans en dominant le favori Raheem Chambers. L’impression de vitesse des quater-miler jamaïcain (coureurs de 400m) est édifiante avec Christopher Taloy, 15 ans (46.64) et Akeem Bloomfield (45.85) effaçant des tablettes pour le plus jeune un certain Bolt.
La Guadeloupe finit à la 8ème place des nations avec 5 médailles. Les années se suivent et ne se ressemblent pas car l’or n’a pas été au rendez-vous. David (13.40m) record des Carifta au triple saut femmes des moins de 20 ans se voit rafler le titre par la jamaïcaine Moncrieff (14.44m) aidée d’un vent fort certes mais aussi par le fighting spirit. Hobebar en gros progrès, en argent (15,11m) triple saut et en bronze (2m hauteur). Les deux médailles de bronze de Fonds à l’heptathlon et du relais 4x100m femmes des moins de 18 ans.
La Martinique avec 3 médailles 1 argent et 2 bronze finit à la 11ème place, la Guyane, bien que présente n’apparait pas dans les décomptes. Si certains athlètes ont fait des minimas pour les nouveaux rendez-vous internationaux (Hébreu, Carti, Prévot) on est en droit de s’interroger sur le faible nombre de la densité de l’élite, la diversité et la compétitivité de nos ressortissants. Des absences dans les lancers autrefois domaine des athlètes de Georges Beaunol, nous sommes aux abonnés absents dans le demi-fond qui marque le pas sévèrement. Lors du dernier congrès des Carifta arrive bientôt la participation des 12-14 ans. Alors que les préconisations nationales enferment nos jeunes dans un loisir athlétique du « Kid athlé » stérile sur le plan compétitif, nos voisins avec lesquels nous sommes en compétition nous proposent d’autres modèles. Allons- nous continuer à nous enferrer cette voie qui d’années en années en dépit de plan annoncé, tel l’arlésienne, montre à quel point les écarts se creusent inexorablement avec nos voisins économiquement plus pauvre; à quel point nos leaders sportifs n’arrivent pas à créer des vocations, attirer de nouveaux renouvellement, bien au contraire font fuir les espoirs et désespèrent les cadres?
Harry P. Mephon, sociologue et entraîneur d’athlétisme.
Ce mercredi 8 mars 2015 nous étions environ un millier de personnes place de la République à avoir répondu présents au rassemblement citoyens initié par Active Generation, une association d'activistes du monde entier.
Hommes, femmes, anciens , jeunes, très jeunes, noirs, blancs, maghrébins, des parisiens, de parisiennes, des ressortissants des diasporas africaines, antillaises tous mélangés nous sommes venus rendre un hommage digne aux 147 étudiants de Garissa lâchement assassinés à l'issue d'une prise d'otages de 16 heures au Kenya.
Madame l'ambassadrice du Kenya à Paris était là également, elle se se trouvait au Kenya non loin de Garissa quand le carnage a eu lieu.
Ce rassemblement apolitique était poignant, il y a eu une grosse émotion lors de la minute de silence mais aussi au moment où le nom et le prénom des 105 victimes qui ont pu être identifiées à ce jour ont été lu au micro spontanément par les personnes présentes à tour de rôle .
Le rassemblement qui au départ était annoncé comme un rassemblement silencieux a fini par une prise de parole libre de chacun au micro ouvert.
Incontestablement les 147 étudiants de Garissa ont compté dans le cœur et dans l'humanité de tout ceux qui étaient là mais ils n'ont visiblement pas compté pour tous.
En effet, les organisateurs ont signalé avoir contacté de nombreux élus afin qu'ils viennent, ils ont contacté tous les députés, tout comme ceux de la mairie de Paris et aucun représentant de l'Etat français n'a daigné se joindre à ce rassemblement populaire. Seule était là une employée de la mairie qui a montré timidement sa carte professionnelle.
Autrement aucun officiel de la République française n'a jugé bon de sacrifier au protocole d'usage et de venir se tenir au coté de madame l'ambassadrice dans ce moment de recueillement. En comparaison des événements du 7 janvier où le terrorisme a été sur la sellette tout comme à Garissa, après le traitement de la presse peu encline à se consacrer à ce sujet, il y a ce traitement sonnant comme un mépris et signifiant qu'il y a bel et bien des morts qui comptent plus que d'autres.
En ce lieu, place de la République si chargé de symbolique il y a eu une mise à nue crue et violente du visage colonial de la France à charlisme variable.
Emmanuel Bramban
Pour la RATP, afficher une femme musulmane voilée ne pose aucun problème, faire mention des chrétiens d'Orient persécutés par l'Etat islamique si !

Pour trouver une réponse à cette question, il faut remonter à l’époque médiévale. L’Eglise, soucieuse de remercier les « croisés » qui avaient fait le voyage pour aller défendre Jérusalem, institua au moyen-âge « l’octave de Pâques », complète semaine de congé qui survenait dans le prolongement du week-end pascal. À l’époque, les pèlerins musulmans s’efforçaient déjà, au moins une fois dans leur vie, d’effectuer le voyage jusqu’à la Mecque. Les autorités religieuses cherchèrent donc à créer un corollaire pour ses ouailles d’Europe. Jérusalem étant trop éloignée pour la grosse masse des chrétiens (on se déplaçait, rappelons-le, à pied), Rome (le pape) décida que cette semaine qui suivait le dimanche de Pâques entièrement fériée permettrait aux pèlerins de faire l’aller-retour jusqu’à un lieu symbolique, en l’occurrence la capitale italienne, siège du Vatican et lieu de résidence de la gouvernance pontificale. La mayonnaise ne prit pas, les gens se contentant de rester bien sagement chez eux à vaquer à leurs occupations, ou à se reposer. Petit à petit, au cours des siècles les pays d’obédience chrétienne grignotèrent sur cette semaine de congé, enlevant le samedi, puis le vendredi, le jeudi etc., la France décidant quant à elle de garder telle quelle l’octave de Pâques, ceci jusqu’à l’époque napoléonienne. Bonaparte décida en effet en 1801 de rompre avec la tradition, mais néanmoins il opta pour la conservation d’un unique jour férié dans l’octave, le lundi. Il fut suivi dans la foulée par la plupart des pays européens, sauf la Russie impériale et le Portugal qui gommèrent jusqu’au lundi. Beaucoup de régions de France ont par la suite supprimé le lundi de Pâques, ce jour restant néanmoins d’actualité aux Antilles, entre autres. Peut-être plus pour très longtemps, si l’on en juge les projets gouvernementaux le concernant, d’autant que, selon ce que l’on sait, il ne sert plus qu’à aller manger des crabes au bord de la mer. Les croisades sont en effet bien loin de nous, et plus personne n’a idée d’aller tourner autour du Vatican au moins une fois dans sa vie.
Josapha Luce