jeudi 23 juillet 2015

La visite historique du révérend Jesse Jackson à la Guadeloupe


Le dernier Opus de la visite historique de Jesse Jackson a été réservé à la jeunesse au Mémorial ACTe. Beaucoup étaient présents, l’accueil fut à la hauteur du personnage, la salle a refusé du monde pour cette conférence. 

Acte symbolique ou pédagogique ? 

Je pense que les deux étaient liés. 

Les forts propos ciblés et répétés du militant, du prêcheur étaient sans ambiguïté ! Parmi ses propos, l'éducation, une véritable force occupe une position centrale dans la construction de l'individu et ses capacités d'action donc de combat : " STRONG MEN CAN BREAK STRONG CHAIN ! " La jeunesse a été mis face à sa condition. 

Le Révérend précise non pas à une idée commune souvent dite comme l'avenir de demain il exhorte les jeunes de se situer dans leur choix de leur action quotidienne qui va déterminer leur avenir. En prenant les exemples des sœurs Williams, de Tiger Woods, de Michael Jordan il a bien montré à quel point la réussite de ces hommes et femmes est passé par leur volonté, leurs choix personnels d'être les meilleurs. Ses propos imagés ont souvent fait référence au "trou" dans lequel souvent on se situe (ou on nous place); mais bien au-delà du fatalisme il a exhorté à s'en sortir par l'effort de "grimper" une corde pour s'en sortir vers le haut. 

J'ai retenu aussi comme temps fort de son message, la politisation de la jeunesse, une politisation nécessaire afin de pas vivre dans nos sociétés en tant que parasite. En citant ses expériences tirées des luttes pour les droits civiques, il a rappelé à quel point , son militantisme les coups reçus et les séjours en prison ont bénéficié à tous et surtout à ceux qui n'étaient pas engagés. 

Les références à Obama ont été permanentes en disant au jeunes que parmi eux il y a un futur président de la République française. Il a bien insisté sur le leadership de faire des grands rêves, des grands projets, des grandes affaires, d'être maître de son destin; les luttes nécessaires et que tous les combats que nous avons mené depuis l'esclavage nous les avons gagné...! Ne jamais abandonner ne jamais baisser les bras , d'avoir du caractère, se détourner des drogues et de la violence.... 

Les questions des jeunes de la salle ont permis au révérend de répondre à leurs préoccupations. 

Celle qui m'a plu - Dans la réponse du Révérend - est celle qui l’interrogeait sur l'importance, voir la place de Malcom X et Tupac dans le Mémorial ACTe . Il a rappelé qu'il était présent lors de la mort de Tupac à Vegas qui soutenait sa campagne, il a accompagné son corps criblé de balles et prié à l’hôpital avec sa mère (une militante) en rappelant qu'on a besoin de tout le monde dans une communauté et que pour lui Tupac est mort trop jeune à cause de la violence. 

Cette thématique a été bien présentée, problématisée par l’excellent Fola Gadet.... 

La reprise collective de "I AM SOMEBODY " fut aussi un temps majeur à forte résonance sur le plan personnel. Je ne suis pas sûr que les jeunes mesurent la signification profonde de " I AM SOMEBODY". Bien qu'il ait dit l'origine historique (le contexte post mortem de Martin Luther King) ses mots ont une résonance particulière celles des expressions de revendications identitaires et une affirmation sociale d'une époque qui a façonné de manière durable ma vie..... 

Un grand merci à l’infatigable Brother Jimmy et tous les partenaires et ses collaborateurs anonymes qui ont permis cette visite historique en Guadeloupe d'un grand homme de combat qu'est le Révérend Jesse Jackson. 

Je salue ce travail dont je sais qu'il n'est pas simple à gérer. Il était sous pression permanente pour gérer les susceptibilités des uns et des autres durant un séjour sans accroche. 

Plein d'enseignements sont a tirer de ce séjour ....

J'ai beaucoup appris (Learn) et j'ai beaucoup à redonner (Teach) de cette expérience, un véritable doping mental et surtout véritable source d'inspiration (Inspire). 

Ce genre de projet abouti est nécessaire afin de fédérer, dynamiser et redonner confiance à tous surtout aux jeunes souvent en absence de repères et surtout d'engagements. 

Entendre des discours en rupture avec le fatalisme sociologique du common life qu'on nous assène pour mieux nous maintenir en permanence (y bon konsa !) reste une nécessité sociale vitale pour ce pays.....

Révérend Jesse Jacskon la Guadeloupe te remercie et se souviendra de toi .......

Peace Love and Unity !

Harry Méphon











Harry Méphon et le révérend Jesse Jackson




jeudi 16 juillet 2015

Syriza sodomise la Grèce


Les Grecs se sont fait entuber, trivialement on peut dire qu'on leur a mis bien profond, pourtant ce n'est pas faute d'avoir résisté.

Ils ont confié le pays à ceux qui s'annonçaient comme des opposants à cette cure d'austérité, ces derniers ont vite retourné leur veste pour accepter une double cure d'austérité, bien sûr en faisant de l’esbroufe oratoire et de la gesticulation médiatique. Ce pays désormais sous tutelle, la Grèce est un pays colonisé qui n'a plus son destin en main, un peu comme certains pays africains.

Quoi qu'il en soit, la trahison de Syriza restera gravée dans les annales, on peut penser que Alex Tsipras juif séfarade multimillionnaire aurait vendu les Grecs à ses amis de la troïka, il aurait réussi une mission d'enfumage et d'enculage.

mercredi 15 juillet 2015

CITOYENS, L’HEURE EST GRAVE...!


Nous ne pouvons plus nous voiler la face, aussi improbable que cela aurait pu paraître il y a quelques temps, il est clair que nous nous trouvons bel et bien aujourd’hui sous la coupe d’une “DICTATURE INTERNATIONALE”, dont ne sont identifiés que quelques uns des exécutants les plus cyniques, mais pas les organes dirigeants, même si nous devinons malgré tout confusément, ceux qui en sont les bénéficiaires...

Ces gens s’emploient aujourd’hui à écraser la résistance grecque, pour pouvoir par cette démonstration, tenir les peuples en respect...

Comme aucune procédure démocratique ne peut nous permettre de nous libérer de la mainmise de ces gens sur nos existences, puisque aucun de ces exécuteurs de basse besogne n’est élu, si nos représentants élus ne s’engagent pas à lutter contre cette mafia et pire, s’ils s’en rendent les complices, il est évident que nous allons nous trouver à devoir affronter de très rudes épreuves, si nous désirons demeurer des hommes libres sur cette Terre et ne pas subir la lois des assoiffés de domination... Préparons-nous à mener le combat...

Richard Pulvar

COMMUNIQUE du 13 juillet 2015 DE LA JEUNESSE DE SYRIZA APPELANT A LA RÉSISTANCE :


"Hier soir, tous les peuples du peuple ont parlé d’un « coup d’Etat ». Ayant pour but l’humiliation exemplaire d’un gouvernement et d’un peuple entier, en menaçant soit de la faillite désordonnée, soit d’une sortie guidée de l’euro combinée à des mesures encore plus dures, la direction politique de la zone euro a obtenu un accord-memorandum qui ne peut pas être caractérisée comme durable pour la large majorité de la société.

En fait, ce qui a été proposé au gouvernement grec consacre la vengeance du monde du capital vis-à-vis des travailleurs et de la jeunesse pour avoir osé lutter, avoir osé élire un gouvernent de gauche, s’être coordonné avec les peuples de l’Europe mobilisé sur les places et dans la rue, avoir osé réussir une grande victoire au référendum du 5 juillet et avoir montré la force énorme dont ils disposent.

Face à un coup d’état comme celui-ci, nous ne pouvons pas rester les mains croisées. Nous, le monde du travail et la jeunesse, devons repousser ces pressions, ne pas laisser un accord comme celui-ci être voté, nous devons empêcher les scénarios de renversement du gouvernement élu et mettre le grand « NON » du 5 juillet de nouveau en avant, comme l’élément décisif pour la prochaine période.

Un cadre comme le cadre exigé par la direction néolibérale de la zone euro n’a jamais convenu et ne convient toujours pas à la jeunesse de ce pays. Il s’agit d’une jeunesse qui a résisté avec un pourcentage écrasant à la peur car elle n’a plus rien à perdre, mais aussi car elle est convaincue qu’elle peut construire un monde qui soit meilleur. Il est désormais clair qu’il faut un plan radical de gauche, avec l’appui de la large majorité de la jeunesse contre les chantages et les coups d’Etat des créanciers. Même dans les circonstances les plus dures.
Il n’y a aucun choix facile devant nous. Mais nous ne pouvons pas céder et reculer sur les mesures de rupture profonde et radicale dont nous avons besoin : la rupture avec les politiques d’austérité, la réappropriation du travail, une éducation conforme aux besoins et non pas à leurs profits, la démocratisation profonde de l’état, la redistribution des richesses et du pouvoir vers le bas.
Nous ne pouvons pas reculer concernant la consolidation de la démocratie, la souveraineté populaire et la solidarité, qui sont des principes de base pour la société dans laquelle nous vivons.

Nous invitons les jeunes aujourd’hui à 19h à manifester contre le coup d’Etat de la direction politique de la zone euro contre notre peuple, à ne pas laisser ce coup d’état à achever.

La jeunesse de Syriza"

SECONDE DÉMISSION AUJOURD'HUI, AVANT LE VOTE CRUCIAL DU JOUR AU PARLEMENT GREC, LE GOUVERNEMENT GREC SE FISSURE

Alors que ce matin la vice-ministre grecque des Finances Nadia Valavani a annoncé sa démission et sa désolidarisation de l'équipe gouvernementale, en début d'après midi cela a été au tour du secrétaire général du ministère grec des Finances Manos Manousakis d'annoncer que lui aussi démissionne.
Pour sa part le ministre de l'Energie ne démissionne pas mais il a annoncé que lors du vote il ne votera pas pour l'accord. 

Il faut rappeler que la veille Alexis Tsipras lui même a déclaré à la télévision publique "avoir signé un accord auquel il ne crois pas" .

Pour l'heure l'opposition parlementaire grecque qui a été approchée par Junker la semaine dernière votera en faveur de l'accord pour le faire passer au forceps. Une incertitude plane sur la durée du vote, car selon l'accord chantage les grecs ont jusqu'à ce soir minuit pour voter oui au parlement.
Durant la journée de grève générale en Grèce , il y a eu des mobilisations forte à Athènes pour dire OXI à l'accord !

En France le sénat et l'Assemblée nationale ont voté en vote ultra express pour l'accord sur la Grèce.

Grèce : un accord contraint qu’il ne faut pas soutenir


« Un revolver sur la tempe », selon ses propres termes : Tsipras a signé un « compromis ». Aussitôt, les trompettes des louanges relaient la traditionnelle propagande gouvernementale pour célébrer le rôle de facilitateur de Hollande, la force du « couple franco-allemand » et réciter les refrains, les mantras et les calembredaines habituelles des eurolâtres

La vérité toute crue est, une fois de plus, à des lustres des pseudos analyses de commentateurs qui ne comprennent pas ce qu’ils voient, parlent de textes qu’ils n’ont pas lu et font réagir des « responsables politiques » sans autres informations que celles données par ces plus que douteux intermédiaires.

Sur tous les écrans la même image : madame Merkel face à Alexis Tsipras flanquée de Donald Tusk et de François Hollande. Un spectacle inacceptable. Pas seulement pour un Français à qui il est pénible de se voir de ce côté de la table et de surcroît assis en bout de banc ! Mais surtout pour un Européen. Car cette réunion devenue, faute de critique des commentateurs, une « instance », n’a aucune légitimité. Il y a un Conseil des gouvernements, il y a un Eurogroupe. Il n’y a pas de tandem faisant office d’audit ! La proposition issue de cette réunion n’a donc aucune légitimité. D’ailleurs, les Italiens (troisième économie du continent) ont lourdement protesté. Et le gouvernement finlandais où règne la coalition de la droite et de l’extrême droite a déjà déclaré que cet accord n’était pas le sien ! Voilà qui devrait au moins faire réfléchir les eurolâtres français. Quelle genre d’Europe est-ce là ?

Quant à la discussion dans ce cadre, quelle valeur a-t-elle ? La partie grecque n’y était pas du tout libre. Le pays est en état de blocus financier depuis quinze jours ! L’asphyxie est amplement commencée. Que vaut dans ces conditions une discussion de treize heures sans pause ? Et comment accepter le genre de pression que signifie la présence d’un côté des experts des deux premières économies, appuyés par les assistants du président du Conseil des gouvernements face à un gouvernement seul ? Est-ce ainsi que l’on traite ses partenaires en Europe ? Asphyxie financière du pays et asphyxie physique des négociateurs comme cadre d’échange ?

Après quoi je me dis mal à l’aise du fait du soutien apporté dans notre gauche ici ou là a cet « accord ». Je veux croire qu’il n’aura pas été lu ou lu trop vite… En effet, le texte signé prévoit par exemple l’abrogation de toutes les lois votées depuis février dernier, la remise en cause du code du travail jusque dans des détails comme le travail du dimanche, la surveillance rétablie de la Troïka sur chaque ministère et le devoir de son approbation préalable avant chaque proposition de loi. Quand au rééchelonnement de la dette, question prioritaire, il est, d’une part, mis au conditionnel et, d’autre part, subordonné à l’approbation préalable de tout ceci par le Parlement Grec !

La presse allemande comme le « Spiegel » parle de cet accord comme d’un « catalogue de cruauté ». Le journal « L’Humanité », sous la plume de son directeur Patrick Apel Muller, parle de « la dictature froide de l’Allemagne ». « Angela Merkel, écrit-il, réclame la capitulation sans condition sous peine d’exclusion, accompagnée par quelques gouvernements servile. » La veille, Matéo Renzi, le président du Conseil italien, avait fini par éclater face au gouvernement allemand : « Ça suffit ! ». De toutes part, l’indignation est montée. « Le Monde » rapporte que même les hauts fonctionnaires européenns sont outrés. Il montre Tsipras épuisé et humilié.

Telle est pourtant dorénavant l’Union européenne. Le gouvernement d’Alexis Tsipras a résisté pied à pied comme nul autre ne l’a aujourd’hui fait en Europe. Il doit accepter un armistice dans la guerre qui lui est menée. Notre solidarité lui est due. Mais rien ne doit nous obliger a accepter de participer à la violence qui lui est faite. Si j’étais député, je ne voterais pas cet accord à Paris. Ce serait ma manière de condamner la guerre faite à la Grèce. Ce serait ma manière de condamner ceux qui la mènent et les objectifs qu’ils poursuivent.

En France, nous devons condamner de toutes les façons possibles les sacrifices encore demandés aux Grecs et la violence qui leur est imposée. Comme d’habitude, cela commence par le sang-froid face à la meute médiatique et son rouleau compresseur de fausses évidences. Ne jamais perdre de vue qu’ils mettent en mots la réalité pour la faire correspondre à leurs formats de diffusion et que la vérité n’est pas leur première exigence, même au prix de l’absurdité. Dans cette ambiance, il est impossible de retourner la tendance du commentaire, car elle est dans la folie panurgique. Mais, en allumant des signaux et en faisant circuler des analyses documentées, on empèche la débandade intellectuelle et on donne des points d’appui. Dans quarante-huit heures, les ravis de la crèches vont dessaouler. Toutes sortes de gens intellectuellement exigeants vont lire le texte. La résistance va se reconstituer. Certes, personne ne viendra dire merci à ceux qui auront tenus la première ligne de tranchée. Mais ce qui importe le plus sera acquis : une résistance va exister.

Les gens de bonne foi qui cherchent à se faire une opinion libre n’y comprennent rien, en vérité, tant l’accumulation des bavardages transforme en « bruit » toute question. Ils sentent bien qu’on veut leur faire penser quelque chose et ils ne veulent pas se laisser faire. Notre devoir est de tenir bon en tenant tous les bouts du problème posé. Il faut soutenir Alexis Tsipras et ne pas s’ajouter à la meute de ceux qui veulent le déchirer et se rendent complice du coup d’état tenté contre lui et les Grecs. Mais il ne faut pas soutenir l’accord pour ne pas cautionner la violence dont il est issu et qu’il prolonge.

Nous savons que le meilleur atout du peuple grec serait la victoire de Podemos en Espagne et la nôtre en France. Nous y travaillons ! Pour cela, il ne faut pas commettre l’erreur d’approuver aujourd’hui des méthodes appliquées demain aux Grecs, dont on ne supporterait pas qu’elles soient appliquées à la France. En laissant faire le putch contre Chypre, la France a validé une méthode qui a été depuis étendue à la Grèce. Nous fûmes trainés dans la boue pour l’avoir dit et même traité d’antisémites pour cela par Harlem Désir, alors premier secrétaire du PS, absent total de la partie européenne qui vient de se jouer alors même qu’il est le ministre français des affaires européennes !

Mobilisés en équipe et avec traducteurs, mes amis et moi nous n’avons pas lâché les devoirs de la froide analyse et de la « solidarité raisonnée » qui est notre règle éthique et politique. Cette discipline, nous la pratiquons depuis la période où nous avons accompagné et soutenu les révolutions citoyennes de l’Amérique latine. En effet, elles posaient déjà à chaque instant le problème de la façon de combiner le nécessaire soutien face à l’ennemi et le droit de ne pas partager une position prise par nos amis sur place. C’est d’ailleurs pour maintenir la possibilité de cette attitude que nous avons refusé à Chavez la construction d’une « cinquième internationale » comme il l’avait proposé, en nous prévenant à juste titre que le refus de sa proposition nous laisserait sans alternative collective. Nous avons mis en veilleuse nos critiques de François Hollande, même si nos encouragements à bien faire ont comme d’habitude été utilisés sans scrupule pour faire croire à notre adhésion.

Cette attitude est celle de la responsabilité devant notre pays et devant nos amis grecs. Sans surprise, une fois de plus, nous avons vu l’exécutif français deux mains en dessous des événements et revenant de Bruxelles comme d’autres de Munich, le sourire aux lèvres et les fleurs au plastron, acclamé par des meutes hallucinées. Je dois évidemment souligner que je ne fais cette comparaison que pour éclairer une scène. Je ne compare jamais l’Allemagne actuelle à celle des nazis. Je ne l’ai jamais fait. On m’a évidemment reproché une phrase pour mieux dépolitiser toutes les autres. J’ai dit que pour la troisième fois, l’Allemagne était en train de détruire l’Europe. C’était le titre ce matin du quotidien proche de Syriza. Avant cela, c’était déjà une appréciation de Joska Ficher, l’ancien ministre écologiste des affaires étrangères de l’Allemagne du temps de Schröder…

Jean-Luc Mélenchon

lundi 13 juillet 2015

TSIPRAS, UNE ENFLURE COMME UNE AUTRE


Je croyais qu'on avait à faire à un homme politique exceptionnel, différent des autres. Je croyais qu'on avait à faire à un homme politique honnête, se souciant du bien être de son peuple. Je croyais qu'on avait à faire en ce début du troisième millénaire à un grand homme politique résistant et rebelle, défenseur des pauvres, de la veuve et de l'orphelin, à l'instar d'un Castro ou d'un Sankara, d'un Lumumba ou d'un Khadafi...

Que nini... Tsipras Alexis n'est qu'un pauvre type ; plus qu'un pauvre type, il est un traître... Le peuple Grec a montré son courage en votant " Non" malgré les pistolets à leurs tempes, ils ont voté néanmoins NON ! 

Malgré cela, cette enflure de TSIPRAS est parti les livrer pieds et poings liés aux prédateurs Européens... Pauvre peuple... D'ailleurs, on découvre ahuri que cette soi disant gauche grecque (qui ressemble étrangement à la gauche française de par la fortune des uns et des autres ) est immensément riche, que même le ministre des finances qui faisait son malin en t-shirt est un multimillionnaire, qu'il détiendrait plus de cent millions d'euros sur son compte personnel !!! Qu'en réalité, ce sont les enfants de la bourgeoisie grecque qui contrôlent la classe ouvrière ! Comment feront-ils pour s'en sortir un jour ?

Je commence à comprendre pourquoi il leur arrive de couper des têtes, à exterminer des familles entières comme pendant les révolutions française et surtout Russe...

Serait-ce la seule façon de se débarrasser de cette gangrène qui exploite les peuples ? Histoire à suivre

Calixthe Beyala