lundi 30 avril 2012

Bateau d’armes destinées à la Syrie saisi : l’enquête se poursuit




L'enquête se poursuit dans l'affaire du "Lutfallah II", bateau acheminant des armes et intercepté samedi dans les eaux territoriales libanaises.

Une source juridique a révélé au quotidien libanais Assafir que les financeurs de l'opération de trafic sont deux hommes d'affaires syriens résidants en Arabie Saoudite. Le propriétaire du bateau, le capitaine et la personne supposée l'accueillir au port de tripoli sont également de nationalité syrienne. Cette dernière avait conclu un accord avec l'agent douanier libanais en échange d'une grande somme d'argent, a dévoilé la source juridique.

La source a également révélé que le trajet du bateau a commencé en Lybie et a fini au Liban, passant par la Turquie et l'Egypte. "Lutfallah II" ne portait aucune marchandise autre que les armes, contrairement aux opérations de trafic habituelles. Les services de renseignement de l'armée libanaise qui étaient informés de l'arrivée d'une cargaison d'armes trafiquées, l'ont attendue dans les eaux territoriales libanaises et ont pris les mesures nécessaires. Au total, onze personnes ont été arrêtées y compris l’agent douanier, et ont été remises aux renseignements militaires à Tripoli pour être interrogées. Après son interception, le Lutfallah II a été dérouté vers le port industriel de Selaata. Selon la source, la raison qui a amené l’armée à acheminer le navire vers le port de Selaata est le fait que les activités portuaires dans cette localité sont relativement réduites et les risques moindres puisque l’armée craignait des actes subversifs en réaction à la saisie des armes.


L'enquête a précisé que la cargaison du bateau est formée de :
- Armes légères : mitrailleuses militaires.
- Armes moyennes : mitrailleuses 12,7 et lance-roquettes RPG.
- Armes lourdes : mortier 120 mm.
- Deux types de missiles : anti-chars et anti-avions.
- Munitions complètes pour chaque type d'arme.

La source a conclu finalement que la décision arabe d'armer l'opposition syrienne se manifeste actuellement fortement sur le terrain. "Il ne s'agit pas ici d'un nombre de mitrailleuses légères acheminées en Syrie. Il s'agit d'une cargaison complète envoyée par bateau. Ainsi, un grand point d'interrogation se place : qui a eu l'audace de l'acheminer jusqu'au Liban ? Et qui est la partie qui le soutient ?

Le président du Parlement libanais : le bateau ne portait pas des armes pour les anges

De son côté, le président du Parlement Nabih Berri a déclaré que la tentative d'acheminer les armes sur le bateau intercepté est une affaire extrêmement dangereuse, signalant que "le "Lutfallah II" ne portait des armes pour les anges". M. Berri a appelé à attendre les résultats de l'enquête avant de lancer les jugements, soulignant que l'enquête ne doit pas durer plus d'une semaine. Il s'est interrogé sur l'identité de la partie qui était censée recevoir la cargaison d'armes, bien que tous les composants du Parlement libanais aient exprimé leur refus du trafic d'armes du Liban vers la Syrie.
La Résistance Islamique au Liban.

DÉCLARATION DU GROUPE RÉVOLUTION SOCIALISTE (ANTILLES)


1. Le premier tour des élections présidentielles a montré, dans les dernières colonies, un rejet de Sarkozy et de sa politique encore plus fort qu’en France. Sans spéculer sur le sens des abstentions, on peut dire de façon certaine que parmi celles-ci, en Martinique, un nombre non négligeable est également synonyme d’opposition à la politique menée par le pouvoir durant les 5 dernières années. Nous rappelons que dès le soir de l’élection de Sarkozy en 2007 nous avions annoncé que désillusions et mobilisations ne tarderaient pas. Nous nous réjouissons évidemment de cette situation à laquelle ont contribué toutes les luttes que nous avons menées en compagnie de beaucoup d’autres durant ces 5 années.
2. A l’inverse, le score élevé obtenu par le FN confirme l’existence en France d’un nombre important de gens capables de s’accommoder du racisme et de la xénophobie patentés de ce parti, voire même, pour une partie de partager ces idéologies mortifères, largement encouragées par les dérives des Guéant, Hortefeux, Sarkozy et autres. Il ne s’agit pas d’une vraie nouveauté mais d’une persistance qui met le mouvement progressiste et démocratique français devant un défi de taille.
Ses progrès électoraux chez nous montrent que nous ne sommes pas à l’abri des réflexes et des pensées rétrogrades qui, sous couvert de colère brute, font le lit de nos pires ennemis. Les porteurs de ces messages de haine savent qu’ils ne trouveront auprès de nous aucune complaisance sous quelque prétexte que ce soit.
3.Malgré son niveau modeste, le score de Philippe Poutou du NPA réalisé dans des conditions de grandes difficultés (campagne tardive après une longue bataille pour les signatures, candidat nouveau, pression du vote Mélenchon) prouve l’existence durable en France d’un courant à la fois anticapitaliste et anticolonialiste, capable de s’opposer fermement à la vraie droite sans perdre son indépendance à l’égard de ce qu’il faut bien appeler la fausse gauche de Hollande. Nous analysons le score de Mélenchon comme le signe de l’existence en France d’une volonté de résister aux agressions du Capital, d’une aspiration à des solutions autres que les sacrifices imposés aux mêmes par les mêmes. Mais nous maintenons notre vision très critique de la complicité de Mélenchon avec la vieille idéologie coloniale de la «République une et indivisible». La gauche française doit se débarrasser de cet héritage pour être capable de nous reconnaitre comme des peuples avec qui il s’agit de coopérer loin de toute ignorance et de tout paternalisme
4 Le deuxième tour ne nous laisse que la possibilité du bulletin Hollande si nous voulons participer à l’œuvre de salubrité publique de dégager Sarkozy. Nous l’utiliserons pour notre propre compte, mais nous ne mènerons aucune campagne, ne lancerons aucun appel ni pour la personne, ni pour le programme, ni pour les perspectives représentés par François Hollande. Nous rejetons toute responsabilité dans la politique qu’il mènera et que sur bien des points nous combattrons à partir de notre orientation anticolonialiste et anticapitaliste.
D’ores et déjà nous appelons à l’unité, à l’organisation et à la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui refusent d’être les souffre-douleurs d’une politique faite pour les puissants. Sous prétexte de crise dont ils portent seuls la responsabilité. Les profiteurs d’ici et d’ailleurs chercheront à accentuer les coups qu’ils nous portent. En ce moment même, des licenciements criminels sont programmés à l’hôtel Galion, des licenciements idiots menacent dans le secteur Sécurité, des licenciements suspects se profilent chez Venutolo, des licenciements scélérats et revanchards se déroulent à Outre-mer Télécom, tandis que des postes sont supprimés en pagaille dans la fonction publique, dépouillant l’Ecole, la Santé, de service public de l’Emploi. Le «vrai travail» est mis à l’encan sans ménagement!
Le 1er mai est la première occasion qui se présente de dire notre volonté de résistance. Le GRS soutient sans réserve celles et ceux qui dans cette échéance adoptent la seule attitude réaliste: celle de l’unité de celles et ceux d’en bas pour la défense de leurs droits et pour les avancées radicales qui ouvriront le chemin vers des lendemains d’espérance.
FDF, le mardi 24/04/2012

dimanche 29 avril 2012

Acta pour les nuls (vidéo)

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Acta a été repoussé pour l'instant mais une nouvelle mouture du projet est en train d'être renégocié, il est probable qu'il ressortira quelque peu amendé, mais il conservera la même architecture initiale.


Les acteurs de l'internet et tous les citoyens doivent se mobiliser afin que leurs droits  à l'internet ne soient réduits comme peau de chagrin.

Comment l’Empire a (déjà) remporté l’éléction présidentielle française


Dans le système électoral français, les citoyens sont appelés à exprimer leurs préférences lors du premier tour de scrutin —ce qui permet aux partis politiques de compter leur soutien populaire—, tandis qu’ils doivent porter des alliances pour dégager une majorité au second tour. Par conséquent, c’est l’élection présidentielle qui structure durablement la vie politique. Cette logique aurait du faire resurgir en 2012 le clivage prévalent lors du référendum européen de 2005. Pourtant il n’en a rien été. Luc Chevallier expose la manière dont les médias ont conduit les électeurs vers une voie de garage.


L’enjeu de l’élection présidentielle pour l’oligarchie qui a installé Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 était d’infliger une nouvelle défaite au camp politique majoritaire en France, celui du Non au referendum constitutionnel européen de 2005. 

À l’époque, le dispositif médiatico-politique avait été mobilisé en faveur d’une campagne massive pour le Oui, mais les Français avaient rejeté ce texte qui représentait à leurs yeux la fin de leur nation. 

Lorsque Nicolas Sarkozy imposa malgré tout cette constitution, il respecta la lettre de la Constitution, mais pas son esprit : il viola la souveraineté populaire et brisa le fondement du pacte démocratique. 

Depuis, il faut considérer que la légitimité de la représentation ne repose plus sur le mandat populaire, mais sur le soutien affiché par le système médiatique. Un régime post-démocratique, où la classe dirigeante s’appuie sur son dispositif d’influence pour désamorcer la contestation et faire accepter à une majorité des lois qui ne seront en définitive favorables qu’à une minorité. Les apparences démocratiques sont sauves, notamment les scrutins électoraux, partant du principe que le camp contrôlant les mass-médias et subventionnant la classe politique bénéficie d’un avantage décisif. 



La Présidence de la République, clef de voute de la souveraineté française 

« Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine. » Jean-Paul II, discours à l’ Unesco, 2 Juin 1980 

L’actuelle constitution française fut mise en place par Charles De Gaulle, qui avait façonné les institutions de façon à donner une autorité décisive au président. Il fit en sorte qu’il ait en main les orientations stratégiques du pays, via son statut de chef des armées et son élection au suffrage universel direct. Un pouvoir suffisant pour préserver l’indépendance de la France face aux grandes puissances de l’après-guerre. 

La présidence étant devenue la fonction la plus importante, chacun accorde la plus haute importance à son élection. C’est vrai pour les électeurs qui se mobilisent en masse, comme pour la classe dirigeante qui fait alors fonctionner à plein régime les médias qu’elle contrôle. 

Précisément, du point de vue de l’oligarchie, l’objectif est de prévenir la reconstitution des forces qui avaient fait triompher le Non en 2005. Pour y parvenir, sa priorité tactique est de s’assurer que seuls deux partisans du Oui concourront au second tour de l’élection présidentielle, de sorte que ses intérêts seront préservés quelle que soit la décision finale des Français. Le choix des électeurs se limiterait alors à deux personnalités incarnant des manières différentes d’appliquer la même politique. 

Par conséquent, l’oligarchie doit utiliser son système médiatique pour concentrer les voix du Oui sur le plus petit nombre de candidats, et diluer les voix du Non sur le plus grand nombre de candidats. Il s’agit d’éviter le retour du clivage défavorable de 2005, qui ferait de l’élection présidentielle un nouveau référendum sur l’Europe dans un moment particulièrement difficile (effondrement de la Grèce et crise de l’euro). 

En 2005, le camp du Non avait été principalement représenté par le Parti Communiste et la Ligue Communiste Révolutionnaire à gauche, et le Front National à droite. Le camp du Oui avait été représenté par le Parti socialiste, l’UDF (centre) et l’UMP, ainsi que les Verts (écologistes). 

Parmi les quatre candidats à la présidentielle 2012 issus des formations ayant soutenu la constitution européenne, deux seulement recevront un coup de pouce médiatique au premier tour. François Bayrou, dont on avait fait le « troisième homme » de la campagne précédente, n’a pas bénéficié du même traitement. 

Les dirigeants écologistes ont eux choisi d’être inexistants, notamment en désignant une candidate peu connue et maitrisant mal la langue française, Eva Joly, au détriment de Nicolas Hulot, ancien présentateur de télévision et vedette de l’écologie. La contre partie de ce seppuku politique en faveur du PS est un accord préélectoral entre les deux partis, garantissant aux « écologistes » un avenir dans la future majorité, quel que soit leur score au premier tour. Il faut en effet éviter de reproduire l’accident de 2002, quand un Lionel Jospin favori des sondages avait été éliminé dès le premier tour à cause de la dispersion des voix de gauche. 

À l’aile droite du camp du Oui, l’UMP a fait place nette à Nicolas Sarkozy, malgré un mauvais bilan et une impopularité record. On aura pris le soin d’empêtrer Dominique de Villepin, son seul véritable rival à droite, dans des affaires judiciaires ; et si celui-ci menaça un temps de se présenter, il trouva finalement quelques raisons de se retirer de la course, privilégiant probablement la gestion de son cabinet d’avocat d’affaire avec le Qatar. D’autres candidats ont été délicatement écartés comme Christine Boutin (chrétiens-sociaux), Corine Lepage (écolo-sionistes) ou encore Frédéric Nihous (ruraux). 





Neutraliser l’opposition au nouvel ordre européen 



« Quels sont nos ennemis et quels sont nos amis ? C’est là une question d’une importance primordiale pour la révolution. » Mao Zedong, Œuvres choisies, tome IV 

Reste à obtenir que le camp du Non ne place aucun de ses champions au second tour, alors que c’est en théorie là que se trouve le plus gros réservoir électoral. 

Dans un premier temps, on multiplie les candidatures, six candidats du premier tour à la présidentielle appartenant à la mouvance du Non. Qu’importe la légitimité populaire, l’essentiel est de disperser les forces. Ces petits candidats doivent leur participation au mode d’organisation des élections, articulée en réalité sur trois tours. Par le jeu des 500 parrainages, ce sont les deux branches du parti oligarchique qui sélectionnent ceux qui participeront à la campagne présidentielle. Ils permettent à des candidats méconnus d’y participer, quand la menace d’une absence au premier tour plane sur l’un des principaux courant politique français. 

Pour le Parti communiste, la tactique aura consisté à fondre celui-ci dans une coalition placée sous la direction de l’ex-trotskyste et ancien membre du Parti socialiste Jean-Luc Mélenchon. Malgré un positionnement très à gauche, le leader du Front de Gauche annonce tôt dans la campagne qu’il soutiendrait François Hollande au deuxième tour, signifiant qu’il rejoint de fait le camp du Oui avec sa formation. 

Reste donc le Front National, qui est déjà parvenu à placer son candidat au deuxième tour d’une présidentielle en 2002. De plus, cette formation historiquement liée aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale et aux victimes de la décolonisation, a fait peau neuve en transmettant sa direction de son leader emblématique à sa fille. Surtout, il ne se positionne plus comme le réceptacle du vote protestataire, mais ambitionne d’exercer le pouvoir. 

Le camp du Non se retrouve par conséquent avec une candidate sur laquelle concentrer ses voix, dans un contexte où les difficultés financières européennes et l’expédition en Libye, entre autre, donnent raison à ceux qui craignaient que la mise en place du traité constitutionnel européen renforce le contrôle de la finance et de l’Otan sur l’Europe. 

Le dispositif d’influence constitué par les instituts de sondage et les relais médiatiques va donc favoriser la division des voix du Non en assurant la promotion du Front de Gauche comme alternative au Front National. 

Les dirigeants du Front de Gauche on bien compris l’intérêt de jouer cette carte du mouvement « rouge » et « citoyen », face à la vague « bleu marine » et « fasciste ». Leur candidat met en scène son hostilité à l’encontre de la formation de Marine Le Pen et reçoit l’attention bienveillante de médias qui en principe devraient être hostiles à ses postures anticapitalistes : il sera le troisième homme désigné de cette campagne marketing appelée élection présidentielle française. 



République Vs Marketing 


« La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième ». 
Valéry Giscard d’Estaing, Face à la 3, France 3, 7 novembre 1984 

Bien qu’il soit difficile d’évaluer à quel point le système de communication mis en place par l’oligarchie influence le résultat des élections, il est certain que par le contrôle de plusieurs leviers à des niveau clés du processus médiatique et politique de la campagne électorale, celle-ci dispose de moyens d’influences considérables. 

En définitive, l’oligarchie aura gagné son pari. Par une habile segmentation de l’offre électorale, elle à élaboré un choix qui lui a permit de placer ses deux candidats au second tour. Piégés par une campagne électorale basée sur les techniques publicitaires, les Français n’auront pas su distinguer toutes les contrefaçons. Ils n’ont désormais plus d’alternative. Le digues du tsunami financier seront bientôt levées, déversant son flot d’injustice sur la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, puis la France. 

Le capitaine de ce qui fut autrefois un pays souverain dira que le bateau n’est pas assez fort pour une telle tempête, qu’il est nécessaire de lâcher du lest et de faire d’autres réformes. Le peuple verra la classe dirigeante s’agiter à la barre d’un navire à la dérive dont elle a elle-même pris soin de déchirer les voiles et de briser le gouvernail. 

Qui alors restera debout dans l’ouragan ?

 Luc Chevallier 


samedi 28 avril 2012

États-Unis Nutella: des parents déçus


Ferrero, l'artisan de Nutella, a accepté de rembourser la somme de 3 millions $ à des parents américains choqués d'avoir donné la tartinade à leurs enfants au petit déjeuner, croyant qu'il s'agissait d'un aliment santé. Un site web créé au sujet du recours collectif contre l'entreprise en alimentation précise que la somme représente l'équivalent d'environ 20 $ pour les consommateurs qui ont fait partie du recours, ou l'équivalent d'environ 4 $ par pot.Dans l'entente de règlement, Nutella a aussi accepté de modifier son étiquette et sa stratégie de marketing. L'entreprise produira de nouveaux messages publicitaires télévisés qui ne dépeignent pas le produit comme faisant partie d'un déjeuner santé.

Liban : Un bateau transportant des armes pour la Syrie arraisonné



L'armée libanaise a fait part de l'arraisonnement d'un bateau transportant des armes destinées aux terroristes syriens, dans les eaux libanaises.
Le bateau se dirigeait du port d'Alexandrie, en Egypte, vers la Syrie, lorsqu'il a été arraisonné, vendredi, à Tripoli, par l'armée libanaise. Sur ce bateau, une grande quantité d'armes et de munitions a été saisie. Dans le but de créer des tensions, en Syrie, les pays étrangers envoient des armes, via des pays qui partagent des frontières communes avec la Syrie, aux groupes terroristes. Des convois d'armes ont tété saisis sur les frontières de ce pays avec le Liban, l'Irak et la Jordanie.


vendredi 27 avril 2012

Message d'Anonymous pour les présidentielles de 2012

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Face aux menaces qui pèsent sur les libertés individuelles et sur l'internet Anonymous prend position pour les élections présidentielles françaises.

Hollande et l'Otan...



Les Etats-Unis observent la présidentielle française avec un intérêt teinté d'appréhension, vu les positions affichées par François Hollande sur l'Afghanistan, après avoir entretenu des relations qualifiées «d'excellentes» avec Nicolas Sarkozy malgré des désaccords de fond.
Officiellement, Washington se garde de prendre parti dans la course qui oppose le président sortant et son adversaire socialiste pour diriger un pays doté d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu et dont 3.600 soldats restent déployés aux côtés des GI's en Afghanistan.
«La France est un grand, grand allié des Etats-Unis et le restera», a affirmé Jay Carney, porte-parole du président Barack Obama. Il a refusé de «préjuger des résultats de l'élection française» et de leurs conséquences sur la relation transatlantique.
Mercredi, Hollande a quant à lui évoqué une future relation de «confiance avec la direction actuelle des Etats-Unis», malgré des «différences d'approche sur l'Otan et sur l'Afghanistan». Ce dernier dossier pourrait provoquer des frictions entre un nouveau gouvernement socialiste à Paris et l'Administration Obama, qui a fixé à 2014 l'échéance d'un transfert des responsabilités aux forces afghanes. Hollande, favori des sondages, a, en effet, promis, sauf «impossibilité matérielle», un retrait des troupes françaises d'ici à la fin de l'année.
«François Hollande a annoncé qu'il entamerait le retrait dès son arrivée s'il était élu, et qu'il terminerait ce retrait en 2012, donc deux ans avant la décision collective, et ça, ça pose problème pour l'Administration Obama», observe Justin Vaïsse, chercheur à l'Institut Brookings de Washington. En cas de victoire le 6 mai au soir, Hollande devrait répondre immédiatement à ces inquiétudes. Moins d'une semaine après son éventuelle prise de fonctions, deux sommets l'attendraient aux Etats-Unis: le G8 à Camp David et l'Otan à Chicago.
Charles Kupchan, expert au Council of Foreign Relations, y prédit «des pressions pour faire en sorte que la France reste dans le rang des alliés de l'Otan».
Encore faut-il noter que Hollande ne semble pas vouloir revenir sur un des acquis importants de ces cinq dernières années : le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Un symbole de la rupture de Sarkozy avec l'héritage gaullien de refus d'un alignement avec les Etats-Unis.
Selon Vaïsse, «les émissaires de François Hollande ici à Washington ont délivré un message (...) qui était : ‘nous n'avons pas été d'accord avec la décision de réintégration complète telle qu'elle a été conduite par le Président Sarkozy (...) mais en même temps nous n'entendons pas renverser cette décision’».
«Evidemment, le Président Sarkozy a été un soutien extraordinaire de l'Otan et un partenaire proche sur des dossiers comme la Libye (...) et nous sommes certains de conserver cet élan à l'avenir», a expliqué Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale de Obama, en soulignant que l'Otan «a traversé de nombreuses décennies de couleurs politiques différentes de ses Etats-membres». Malgré de réels désaccords sur le fond, en particulier sur la relance de la croissance après la crise de 2008 et le dossier israélo-palestinien, Obama et Sarkozy ont vanté ces derniers mois l'efficacité de leur coopération.
Signe de cette entente après quelques accrocs formels en 2009, Obama avait consenti à participer à un entretien télévisé commun avec son homologue français, qu'il avait couvert d'éloges à l'issue du G20 à Cannes (France) début novembre 2011.
«Nicolas et moi, nous entretenons d'excellentes relations, nous les avons toujours eues. Cela résulte du fait que nous partageons des responsabilités, nous menons les mêmes combats dans une époque très difficile», avait affirmé Obama, en qualifiant Sarkozy de «partenaire ouvert, qui travaille beaucoup, qui a beaucoup d'énergie».

« Les Etats-Unis ont envoyé des escadrons de la mort en Syrie »!



PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie. « Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV.Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population.Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.
Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde.« La Syrie faisait partie du même plan (de "pacification" ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays."Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur", selon lui.La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente.L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.
Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

APPEL DU MOUVEMENT « OCCUPY »



Préparons le 1er Mai 2012. Pas de travail, pas d’école, pas de commerce, pas de banque, pas de marché. La population de la planète prendra les rues. 

APPEL DU MOUVEMENT Occupy Los Angeles et Occupy Long Beach appellent le peuple du monde à commencer à préparer maintenant une grève générale. Le but est de fermer le marché à l’échelle mondiale et de montrer aux 1% que nous ne laisserons pas prendre nos acquis, que nous ne serons pas réduits au silence et que nous nous mobiliserons jusqu’à ce que nos souffrances soient réparées. Appel à la grève générale et au boycott : 

Pour les droits des immigrants. Pour la justice sociale, économique et environnementale et pour les droits des travailleurs. Pour la paix avec justice. Pour les libertés civiles et la fin de l’Etat policier. Pour la reconnaissance du droit au logement, à l’éducation et à la santé comme droits humains. Pour les droits des femmes et l’égalité entre les sexes. Chaque continent, chaque pays, chaque province, chaque ville va se lever. 

Les ouvriers et les travailleurs sont sous les attaques des 1%. Le mouvement Occupy se tient aux côtés des immigrants et des travailleurs qu’ils soient organisés ou non. Chaque droit que nous avons en tant que peuple travailleur vient des luttes du mouvement ouvrier organisé et des immigrants luttant pour leurs droits. Maintenant, ils tentent de détruire nos droits collectifs, ils veulent mettre la main sur nos retraites. N’en ont-ils pas assez ? Ça suffit ! Une journée pour les droits des immigrants, les droits des travailleurs, les droits humains. Stop aux saisies immobilières ! 

Nous revendiquons de bons emplois et de bons salaires pour chaque être humain de la planète. Tous sont citoyens du pays qu’ils travaillent ou non. L’externalisation des soi-disant « créateurs d’emplois » ne sera plus tolérée pour imposer du travail à bas prix. Tous les êtres humains méritent un salaire qui leur permet de vivre. 

L’éducation, le logement et la santé sont des droits humains et pas des « privilèges » 

Nous pouvons vous dire que le 1er Mai est la Journée Internationale des Travailleurs. Nous pouvons vous dire que dans certains pays c’est un jour férié pour commémorer les acquis historiques obtenus par le mouvement ouvrier. Nous pouvons vous dire qu’à Los Angeles, le 1er Mai est traditionnellement un jour pour célébrer et lutter pour les droits des immigrants. 

Mais vous seulement pouvez nous dire pourquoi vous ferez grève le 1 Mai 2012. 

Parce que la grève générale du 1 Mai te concerne toi. C’est à propos des dettes qui te sont imposées pour avoir osé rêvé d’une éducation supérieure. C’est à propos des soins que tu ne peux plus te payer, du membre de ta famille avec une maladie qui n’est pas soignée parce qu’il n’a pas d’assurance. C’est à propos de ta voiture qui a été vendue après que tu aies perdu ton emploi. C’est à propos de ta maison qui a été saisie lorsque les banques ont fait faillite. C’est à propos de ta famille qui est venue ici pour un avenir meilleur et qui a été brisée par l’administration de l’immigration, et s’est retrouvée privée de l’accès à un emploi légal, à l’éducation et à la sécurité parce qu’elle est sans-papiers. C’est à propos de toi, le gamin gay qui est intimidé à l’école et qui grandira dans un pays qui te refuse l’égalité et l’humanité simplement parce que tu aimes quelqu’un du même sexe. C’est à propos du fait qu’il n’y a pas d’emplois, y compris si tu as été diplômé de l’éducation supérieure. C’est à propos de la mère célibataire qui lutte pour élever ses enfants avec le salaire minimum, qui n’est pas un salaire qui permet de vivre. C’est à propos de la femme sortie de Havard, qui travaille assise dans les meilleures sociétés d’avocats du pays, et perd constamment sa promotion parce qu’elle n’est pas un homme. C’est à propos du sans-abri afro-américain qui vit à Skid Row et a été jeté en prison pour avoir pissé dans un parc, parce qu’il n’y a pas d’accès aux toilettes pour lui. C’est à propos des manifestants battus et jetés en prison pour avoir brandi une banderole disant qu’il y en a assez dans un espace public. C’est à propos du fermier qui a quitté sa maison et son travail parce que l’Etat a augmenté la taxe sur sa terre. C’est à propos du père qui a perdu un fils dans une guerre inutile pour le pétrole à l’étranger. 

C’est à propos de la réalité que cette Amérique n’est pas celle pour laquelle on nous a appris à croire. Merde au rêve américain ! Faisons de l’Amérique une réalité 

« On l’appelle Rêve Américain parce qu’il faut être endormi pour y croire »…Georges CARLIN 

Point G découvert ?


C'est le grand sujet de conversation du moment sur le net et à la télé. On aurait enfin découvert le point G. C'est en tout cas ce qu'affirme un gynécologue américain Adam Ostrzenski qui soutient avoir trouvé le mystérieux lieu du plaisir féminin en disséquant... le cadavre d'une femme polonaise de 83 ans. Cette zone serait située, selon lui, dans la partie supérieure de l'orifice de l'urètre et aurait l'allure d'un petit sac couleur raisin noir, long de 8,1 mm, large de 1,5 à 3,6 mm, et haut de 0,4 mm. Cette découverte fait cependant débat aujourd'hui dans le monde des chercheurs. Deux principaux reproches sont faits à Ostrzenski. Primo, ses recherches portent sur un seul et unique cadavre. Secundo, en travaillant sur un corps sans vie, il ne peut établir aucun lien entre ce qu'il a observé et sa fonction supposée. Toutefois, pour étayer ses dires, le gynécologue américain a promis de récidiver. En attendant, libre à chacun d'entre vous, à partir de ses indications, de partir à la chasse au trésor.

jeudi 26 avril 2012

Communiqué concernant la déclaration de Sarkozy impliquant Tariq Ramadan, le CCIF et le Parti des indigènes de la république



Quelle n’a été notre surprise d’entendre, ce matin 26 avril sur France Inter, aux alentours de 8h40, le candidat Sarkozy évoquer un prétendu appel à voter pour François Hollande qui aurait été lancé par Tariq Ramadan, Marwan Mohammed du CCIF et Youcef Brakni du Parti des indigènes de la république, à l’occasion d’un meeting du « Printemps des quartiers » qui a eu lieu le 11 mars dernier à Lyon !

Décidément, le candidat sortant - et, sans doute, bientôt sorti - ne sait plus quoi imaginer pour ramasser quelques voix.

1) Cette déclaration qui, de manière tout à fait scandaleuse, met sur le même plan le Front national et les personnalités et organisations parties prenantes du « Printemps des quartiers » ne vise pas seulement à discréditer son adversaire mais, au-delà, à justifier une campagne destinée à rabattre vers lui les électeurs de Marine Le Pen ainsi que tous les islamophobes.

2) Cette déclaration témoigne soit d’une volonté caractérisée de mentir aux électeurs, soit que les services de renseignement de Sarkozy ont les oreilles bien sales. En effet, le meeting de Lyon n’avait aucunement pour objet de donner des consignes de vote mais d’imposer une parole des quartiers dans un débat politique qui se déroule sans eux.

3) Ces précisions faites, il n’en demeure pas moins que nous partageons le même étonnement que Sarkozy : pourquoi donc les électeurs de Marine Le Pen lui ont-ils préféré cette dernière alors que pendant 5 longues années, il a mené une politique de restriction de l’immigration sans précédent, il a renforcé le racisme d’Etat, défendu une idéologie coloniale, encouragé l’islamophobie, consolidé la ségrégation urbaine, déployé à une vaste échelle les dispositifs sécuritaires et l’impunité de la police, gardé le silence sur la multiplication des crimes policiers ? Les électeurs du Front national sont bien ingrats !

Houria Bouteldja
Paris, le 26 avril 2012
Pour le Parti des indigènes de la république


http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1655

Le vrai travail



Pour ceux qui se demandent d'où viennent ces idées de « vrai travail » et de « vrais travailleurs »…


Ces affiches ont été placardées en France en mai 1941 !

mercredi 25 avril 2012

LES CATHOLIQUES ET LE SECOND TOUR





  Présidentielle : réflexions autour des exigences du Bien Commun
« Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés ecclésiales interviennent dans le débat public, en exprimant des réserves ou en rappelant certains principes […] Ces interventions ne visent qu’à éclairer les consciences, en les rendant capables d’agir de manière libre et responsable, conformément aux exigences de la Justice, même si cela peut entrer en conflit avec des situations de pouvoir et d’intérêt personnel. »

Benoît XVI. 30 mars 2006
Les présentes réflexions ne visent en aucun cas à imposer pour qui voter ou à donner des consignes de vote, mais plutôt à considérer le Bien Commun pour notre pays.

Il est nécessaire d’établir ce qu’un catholique doit connaître et savoir pour mieux le défendre dans sa pratique. Il est clair qu’il doit refuser toute forme de collectivisme marxiste, qu’il soit radical ou présenté de manière édulcorée. Si ce point est évident pour tout catholique conséquent, il faut également souligner que, dans les circonstances présentes, les programmes des candidats qui demeurent en lice en vue de l’élection présidentielle sont à examiner attentivement d’après les exigences du Bien Commun et de la loi naturelle. Or, de manière patente, l’un des programmes proposés, porté par le candidat socialiste, démontre une volonté évidente de rupture avec les éléments premiers du Droit Naturel ; les conséquences de l’application d’un tel programme seraient dramatiques pour la vie quotidienne comme pour l’avenir des Français.

• Le respect de la vie, déjà fort malmené, va totalement disparaître : avortement et euthanasie, manipulations et expériences diverses sur l’embryon : non seulement leur autorisation sera plus largement étendue, mais il est clair que tout sera fait par voie d’autorité pour formater les consciences dans la « culture de mort ». 

• De même pour la famille : le programme socialiste établit clairement la fin de la famille naturelle par l’acceptation de l’union homosexuelle et l’adoption des enfants par les tenants de ce genre d’union ; sans oublier le projet de scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans, manifestant implicitement la volonté de réduire et faire disparaître peu à peu la responsabilité essentielle des parents vis-à-vis de leurs enfants. Dans la même ligne, les parents seront impuissants pour contrer « l’éducation sexuelle » imposée à leurs petits.

• Quant à l’école, seront tués dans l’œuf tous les efforts consentis ces dernières années pour proposer aux familles des écoles dignes de ce nom : les écoles hors contrat peuvent légitimement s’inquiéter de leur avenir. Elles seront sinon interdites, du moins asphyxiées financièrement par le retrait des avantages fiscaux pour leurs bienfaiteurs.

Ces points essentiels ne peuvent être soumis à un quelconque marchandage, car ils sont l’expression même de la Loi Naturelle dont dépend le Bien Commun de la société.

A travers le vote, chacun doit exprimer dans la liberté sa responsabilité. Mais cette liberté n’est véritable que dans le respect des points soulignés ci-dessus, car ils engagent l’avenir de notre patrie comme de chacun de nous.


Abbé Denis Coiffet
 Abbé Vincent Ribeton
 Abbé Guillaume de Tanoüarn 

Les signataires de ce texte, officiellement intitulé « Présidentielle : réflexions autour des exigences du Bien Commun », sont :
 • L'abbé Denis Coiffet, co-fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) ; ancien supérieur général du district de France de la FSSP ; aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, association organisatrice du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres
• L'abbé Vincent Ribeton, actuel supérieur général du district de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP)
• L'abbé Guillaume de Tanoüarn, responsable du Centre Saint-Paul à Paris

Et une de plus dans la famille le Pen


France : Dans la famille Le Pen, voici maintenant la petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen. Elle s'appelle Marion, a 22 ans, est étudiante en droit, et sera investie demain par le Front National comme candidate aux législatives dans le Vaucluse. Cette circonscription est celle où le FN a obtenu son meilleur score dimanche au 1er tour de la présidentielle avec 31,5% des voix. Marion Le Pen, qui suit les traces de sa tante, pourrait à son tour reprendre le flambeau dans quelques années. Bref, on n'a pas fini d'en souper avec ce clan qui progresse dans les urnes d'une génération à l'autre.

Serge Bilé

De la "démocratie" à l'Occidentale:


"Après 1981, je demandais à François Mitterrand : -Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque ... Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire.

DANIELLE MITTERRAND