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mercredi 28 janvier 2015

Cancer : les affres de la sécu !


Voici ma situation, je viens d'avoir 17 ans, j’ai un gros soucis à la gorge je suis attendu en urgence à l’hôpital de Clermont Ferrand au service cancérologie, mes premiers rdv étaient hier…
Le Professeur a appelé aujourd’hui avec qui j'avais rendez-vous à l'hôpital de Clermont Ferrand ne comprend pas la raison de mon absence à cause de l'urgence de ma situation. 
Après consultation, les médecins de Saint-Martin ont jugé que je devais être admise en hôpital d'oncologie en urgence.
Le dossier a donc été renvoyé au Medecin Conseil comme il se doit mais ils n'ont pas fait diligence pour traiter mon dossier bien qu'étant urgent. A mon avis mes droits en tant que citoyen et surtout en tant qu'humain n'ont pas été respecté car ma vie est en danger. 
Avant-hier, la directrice de la caisse d’assurance maladie de Saint-Martin, nous informait que mon dossier avait été égaré.
Vers la fin de la journée, elle nous informait que les documents renvoyés pour la (re) constitution du dossier n'étaient pas lisibes. Ils étaient encore lisibles à leur envoi. Je pense que c'était pour gagner du temps ou encore cacher leurs incompétences.
Donc fin de journée après une multitude d’emails et d'appels de la part de ma mère et des services de la Préfecture, nous avons malheuresement rater l'avion qui devait me rammener en France pour mon rendez-vous à Clermont Ferrand
Ce fait et l'urgence de ma situation n'avaient pas l'air de chagriner la directrice de la sécurité sociale c'est le moins que l'on puisse dire.
Vers 7h30, il fallait se rendre à la sécurité sociale afin de remmettre les copies des documents envoyés la veille à la directrice. Elle arrive à 10h (donc après notre attente de 2h30) et sur un ton arrogant nous demande de faire la queue derrière une cinquantaine de personne avec un sourire face à l'enervement de ma mère.
Il nous manquait un document CERFA que ma mère avait omis de photocopié pour que le dossier soit complet qu'elle a refusé de nous le donner sous prétexte qu'elle nous l'avait envoyé par mail la veille au soir. Ce document étant un document d'état, elle n'avait aucun droit de refuser de nous le remettre. Encore une fois, nous étions traité comme des moins que rien. 
Elle s'en est allé vaquer à ses occupations. Je ne demande pas de traitement de faveur mais je pense que, vu l'urgence de ma situation, elle aurait pu au moins faire semblant qu'elle s'inquiétait de mon état de santé. 
Environ une demi heure plus tard, elle me transmet, par l'un de ces collaborateurs, une attestation de sécurité sociale alors qu'elle n'avait pas pris les documents qu'il lui fallait soit-disant pour reconstituer mon dossier soit disant perdu. 
Nous devions être rappelé hier afin d'être informé sur l'avancé du dossier mais à ce jour à 15h00 nous n'avons aucune nouvelle et je ne sais toujours pas si je pourrais partir pour me faire soigner. 
Le professeur avec qui j'avais rendez-vous, s'inquiétant de ne toujours pas me voir, a appelé pour certifier de l'urgence de ma situation et attester qu'il me prendra dès que j'arriverais en France. Il a sans cesse repoussé ses rendez-vous pour me recevoir mais je n'ai pas pu quitter l'île car mon dossier n'est pas traité. 
A ce jour, je souhaiterais savoir pourquoi mon dossier n'est pas traité bien qu'étant urgent? Est-ce de l'incompétence ou du racisme? C'est une honte de se faire traiter de la sorte en France. C'est monstrueux car leur incompétence met ma vie en danger et je ne peux rien y faire.
Certains ne méritent pas le poste qu'ils occupent ni leur salaire.
J'écris cette lettre avec ma mère et des amis aujourd'hui. Par respect pour la "paix sociale" nous avons juger bon de ne pas écrire cette lettre mais aujourd'hui nous pensons qu'il faut dénoncer ces actes. Personnes ne méritent d'être traiter de la sorte. 
De nombreux cas comme le mien sont à déclarer et il faut que nous parlions afin que les choses changent.
Ce soir je suis à l'hôpital de Saint-Martin mon état s'est encore aggravé et je dois être sous surveillance, j'ai reçue enfin à l'heure où il n'était plus possible de prendre l'avion une autorisation de transfert mais pas là où on m'attend non en Guadeloupe ??? la situation est trop grave ici aussi les médecins veulent m'envoyer en France, mais là je ne me fait plus de soucis le professeur de France à demandé un scan en urgence, nous sommes passés par l'hôpital pour le faire, nous sommes tombés sur des médecins super mais le scan est pas bon, l'hôpital demande donc de nouveau un transfert en France comme prévus dans le service qui correspond, un médecin prendra l'avion en plus avec nous si j'ai bien compris enfin voilà la situation aurait plus être plus simple avec des personnes compétentes à la sécu pour mon dossier, ça n'a pas été le cas...

suite sur la page : Lephare Presse Saint Martin

lundi 4 février 2013

Pilule: 875 femmes tuées en 25 ans



Selon l'épidémiologiste Catherine Hill, à qui le JDD a demandé une estimation, la pilule est responsable, en France, de 2.800 thromboses et embolies, dont 35 mortelles. 


"Mediator : combien de morts?" Il a fallu que le député PS et cardiologue Gérard Bapt pose cette question dans les colonnes du Monde en août 2010 pour que le drame sanitaire découvert par Irène Frachon éclate au grand jour. Alors aujourd'hui, avec les pilules de 3e et 4e génération, Diane 35 et ses génériques : combien de mortes? Pour l'instant, impossible de le dire alors même que ces contraceptifs présentent un risque veineux accru par rapport à ceux de 2e génération.

Les seuls chiffres disponibles, issus de la base nationale de pharmacovigilance, semblent très lacunaires : quatre décès causés par Diane 35 en vingt-cinq ans, six par les pilules de 3e et 4e génération, six pour la 2e génération et un pour la 1re génération. Une sous-estimation liée à la nature de cet outil de surveillance, basé principalement sur la déclaration spontanée des effets indésirables des médicaments. Il y a pourtant urgence à évaluer les réels dangers de ces molécules. Car tandis qu'un nombre croissant d'accidentées de la pilule demandent justice, certains gynécologues reprochent aux autorités de santé d'en faire trop, critiquant notamment la récente décision de suspendre Diane 35, traitement contre l'acné dévoyé en pilule.
Comme elle avait fini par y consentir à l'automne 2010 avec le Mediator, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mandaté une équipe pour travailler sur cette question. Pilotée par l'épidémiologiste Mahmoud Zureik – déjà en charge de l'évaluation des dégâts provoqués par le coupe-faim de Servier –, elle va croiser les données piochées dans les bases informatiques des hôpitaux (dites PMSI pour programme de médicalisation des systèmes d'information) avec celles de l'assurance maladie (incomplètes car seules quelques pilules de 3e génération sont remboursées) et avec les chiffres de vente de pilules.

Des risques en forte augmentation

En attendant ces résultats qui devraient être connus fin février, leJDD a demandé à Catherine Hill, épidémiologiste à l'institut Gustave-Roussy, spécialiste reconnue de santé publique et la première à avoir évalué le nombre de morts du Mediator, d'établir un ordre de grandeur. Pour estimer le risque accru de thrombose et d'embolie causé par les pilules de 3e, 4e génération et Diane 35, la chercheuse s'est basée sur l'enquête menée au Danemark par Øjvind Lidegaard et publiée en 2009 dans le British Medical Journal.
D'après cette étude, le risque est augmenté de plus de 80% pour les pilules de 3e génération (sauf celles contenant du norgestimate), de 64% pour la 4e génération et de 90% pour Diane 35 par rapport à celles de 2e génération. Pour estimer le nombre de décès consécutifs à ce type d'accidents, elle a utilisé l'étude que vient de réaliser le CHU de Brest. En passant au crible 550 hospitalisations, le professeur Christian Riché, directeur du centre de pharmacovigilance de cet établissement, a en effet recensé 80 embolies pulmonaires sous pilule, toutes générations confondues, et un décès (soit un décès pour 80 accidents).

Des médecins se rebiffent

Selon les calculs de Catherine Hill établis pour le JDD grâce aux chiffres de vente des médicaments de 2007 à 2012 et portant sur quelque 5,1 millions de Françaises sous contraceptifs oraux, la pilule (toutes générations confondues y compris Diane 35), serait responsable de près de 2.800 thromboses ou embolies chaque année. Si les résultats partiels obtenus à Brest peuvent être extrapolés à la France entière, 35 décès par an seraient causés par des accidents liés à la pilule. Une estimation qui concorde avec "une mortalité de 5% pour les embolies actuellement observée en France", selon le docteur Olivier Sanchez, pneumologue à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.
"Pour mettre en perspective ce nombre de 35 décès, il faut le comparer aux dégâts causés par le tabac qui tue chaque année 600 femmes de moins de 45 ans, et prendre en compte l'utilité de la pilule", nuance Catherine Hill.
Pour le député et médecin Gérard Bapt, il était temps de prendre conscience des dangers des contraceptifs les plus récents : "Trois cent cinquante femmes décédées d'embolie en dix ans sans parler des accidents veineux graves ni des AVC. C'est d'autant plus inquiétant que ces drames touchent des femmes jeunes, souvent en bonne santé! "L'un des premiers à avoir pris position contre ces contraceptifs, le professeur Philippe Even, spécialiste des embolies, estime aujourd'hui" avoir eu tort de ne pas communiquer sur ce sujet" : "L'arrivée de la pilule a été un tel bienfait que nous, médecins, avons peut-être ignoré ses risques et les précautions à prendre avant de la prescrire." Un point de vue partagé par le pharmacologue Christian Riché, l'auteur de l'étude du CHU de Brest : "La plupart des femmes ayant fait des accidents sous pilule n'auraient jamais dû la prendre car elles avaient des facteurs de risque associés, parfois cumulés : poids, tabac, antécédents familiaux."

Source: JDD

Diane 35 tue aussi au Canada


Le médicament anti-acné Diane 35 serait lié au décès d'au moins 11 Canadiennes, dont 8 plus jeunes que 30 (4 adolescentes), depuis 2000, selon les dossiers de Santé Canada dont le Toronto Star a obtenu copies. 195 autres cas d'effets secondaires graves sont aussi rapportés.
Le médicament, rapporte le Toronto Star, est couramment prescrit comme pilule contraceptive bien que n'étant approuvé au Canada que pour le traitement de l'acné sévère et malgré le rappel par Santé Canada en 2005 qu'il ne devait pas être prescrit seulement pour ses propriétés contraceptives.

dimanche 27 janvier 2013

Pilules contraceptives


Alerte sur la pilule de 3e génération !!! Toutes les pilules, quelle que soit leur génération augmentent la probabilité d’accident vasculaire, c’est-à-dire de formation d’un caillot dans une veine ou dans une artère. Ce qui peut entraîner une phlébite, une embolie ou un accident vasculaire cérébral (AVC). C’est l’estrogène qu’elles contiennent en plus du progestatif qui est en cause. La génération d’une pilule ne figure pas sur la boîte. Voici donc la classification. En gras figure le nom du principe actif, suivi des noms de marque... 


jeudi 14 juin 2012

A COLSON ON MALTRAITE ON TORTURE ON REND FOU ON TUE DES MALADES PSYCHIQUES



Une article dénonçant certaines pratiques hospitalière en Martinique qui circule sur Facebook, nous le reprenons tel quel.

Au CHS de Colson, unique établissement psychiatrique de la Martinique, on maltraite, on torture, on rend fou et on tue des malades en souffrance psychique.

De tous temps, on sait, on a toujours su - même si on ne veut pas savoir - ce qui se passe derrière les murs décrépis de cet établissement que je ne nommerai pas hôpital, où les malades deviennent fous, parfois meurent de maltraitance, de mauvais traitements et de tortures infligées par certains médecins et soignants.

Il est temps de briser l'omerta. Et je salue d'avance le courage de celles et ceux, en partiulier les soignants et médecins dont certains ont démissionné ou fait l'objet de menaces de mort pour avoir exprimé leur désaccord quant à la prise en charge des malades, qui oseront avec nous dénoncer.

Dans certains pavillons, la contention et l'enfermement en cellule d'isolement sont quasi systématiques. Ils annoncent cyniquement d'ailleurs la couleur : tout nouvel arrivant est d'office mis en celllule d'isolement, "c'est le protocole". Irréfutable argument auquel on ne peut rien opposer. Inutile de demander pourquoi, d'essayer de comprendre ce "protocole" qui n'existe pas et s'il existe, totalement illégal. Toute mise en isolement devant faire l'objet d'une indication thérapeutique précise, d'un réel protocole et devant se justifier médicalement, pas en termes sécuritaires. 

Il existe des hôpitaux psychiatriques où les chambres d'isolement n'existent pas. Preuve qu'on peut faire autrement. Quant aux chambres d'isolement, elles doivent répondre à des normes précises mais qu'importe. A Colson le placard à balai qui parfois en fait usage existe, sans aucun confort, aucune sécurité pour le malade : une fenêtre avec des barreaux par lesquels parfois passent les joints quand le malade est délié, pas de lavabo ni de WC, pas de sonnerie d'appel en cas d'urgence ou de malaise, des lits souvent sans drap avec une alèse, des cellules où des malades pas forcément "agités" (mais comment ne pas l'être dans un tel environnement), ligotés aux chevilles et aux poignets, sont immobilisés pendant des jours, parfois des semaines. Pas moyen d'aller aux toilettes, on fait sur soi, baignant dans urine et excréments.

Récemment un malade est décédé suite à une contention "non contrôlée"...

Des malades restent en contention parfois plusieurs jours SANS AUCUN SOIN. C'est de la torture. Les brutalités et sévices physiques sont légion dans cet établissement et les décès pas rares. Pas rare que les malades soient traités à coups de poing et de pied par des "soignants", y compris à l'Unité 72 (première admission aux urgences du CHU), y compris dans le hall du Tribunal récemment où certains "comparaissaient en audience" conformément à la Loi de Juillet 2011, un hall transformé en scène de pugilat soignants contre malades, un malade s'étant rebellé entraînant d'autres dans la révolte. Tout le beau monde au balcon assistant à la scène, certains sans doute amusés. Personne ne disant mot de voir traiter des malades à coups de poing et de pied. Pas d'enquête. Dans un tribunal, haut lieu de justice!

CE SONT DES HOMMES!

Dont souvent tous les droits sont bafoués : droits du malade hospitalisé, droits de l'usager en santé mentale, DROITS HUMAINS élémentaires tout simplement. Et NUL N'IGNORE!

Que disent les médecins - à part de très rares exceptions - dont beaucoup sont des contractuels réduits au silence, pas assez courageux ou si peu concernés pour parler, dénoncer. Certains partent ailleurs : 35 départs en 5 ans! Quand on sait que le lien thérapeutique - mais de quoi parle-t-on - suppose une relative stabilité de l'équipe soignante pour mettre en confiance - mais de quoi parle-t-on - les malades. Et les soignants qui se taisent, préfèrent partir en extra-hospitalier ou complices de pratiques inacceptables quand ils ne sont pas eux-mêmes les auteurs de cette maltraitance et de ces actes de barbarie. Les jeunes infirmiers qui débarquent sans aucune formation pour la psychiatrie (2 semaines par an pendant leurs 3 années d'études) se fondent dans le moule ou partent vite ailleurs.

Dans cet établissement la maltraitance institutionnelle a toujours existé mais un cran de trop quand on torture et tue.

Impossible de savoir le nombre de décès chaque année, l'info est verrouillée. 

Ces dernières années, on a vu encore considérablement se dégrader et de façon scandaleuse les conditions d'hébergement et de prise en charge des malades déjà inacceptables auparavant (cf rapports d'experts passés par là depuis 1995).

Ce n'est pourtant pas faute d'argent mais les crédits alloués vont partout sauf à l'amélioration de la qualité de l'hébergement et des soins, ce qui devrait être la priorité vu l'état de délabrement et les dysfonctionnements de cet établissement.

Ces crédits sont en partie détournés au point que l'ARS exige aujourd'hui le remboursement de plus de 100.000 euros trop perçus par certains médecins payés pour des services non effectués, parfois même alors qu'ils étaient à l'étranger.

Les inspecteurs de l'IGAS qui viennent de passer au crible pendant 2 mois les comptes de cet établissement en savent long! Que font les syndicats complices qui n'en ignorent rien? Que fait la Commission des Hospitalisations Psychiatriques inexistante? Que fait l'ARS (Agence Régionale de Santé), l'autorité sanitaire de tutelle? Est-elle juste comptable du budget de l'Etat en demandant le remboursement des sommes indûment perçues? Et les malades, qui s'en soucie? Et la psychiatrie pratiquée dans cet hôpital QUI REND FOU?

De quelles protections occultes bénéficient ceux qui doivent rendre des comptes? et pas qu'à l'Etat... aux usagers, aux familles, aux élus et aux citoyens?

L'Association Equinoxe a transmis aux autorités sanitaires locales en 2007, ainsi qu'aux experts de la MNASM (Mission Nationale d'Appui en Santé Mentale), un rapport sur la qualité de la prise en charge psychiatrique à la Martinique afin que nul ne prétende ignorer mais resté sans suite. La situation s'est aggravée depuis. Et pourtant dans les réunions de la CRU (Commission des Relations avec les Usagers) qui se réunit tous les 18 ou 24 mois (au lieu de tous les 3 mois), les responsables de l'établissement exhibent fièrement des "enquêtes de satisfaction" menées intra-muros par le personnel soignant avec un taux de satisfaction des usagers avoisinant les 100% dans tous les domaines : accueil, hébergement, soins, intendance (vêtements, etc)? De qui se moque-t-on?

Face à l'opacité de la gestion de cet établissement et de ses pratiques, face à l'omerta, NOUS, Association Equinoxe (association regroupant les familles d'usagers de la psychiatrie) et la toute récente Association des Usagers de la Psychiatrie (que nous invitons les usagers à rejoindre)

-  demandons que soient menées des enquêtes de satisfaction auprès des usagers hospitalisés par des personnes neutres, extérieures à l'établissement

-  recueillons dès maintenant les témoignages d'usagers, de familles, de soignants et de médecins courageux. REFUSEZ L'OMERTA! Nous invitons toutes celles et tous ceux qui ont subi la violence institutionnelle de cet établissement à nous contacter pour nous faire part, si possible par écrit, de leur vécu.

-   réitérons notre demande formulée depuis 2008 que des Etats Généraux de la Psychiatrie soient organisés afin d'engager l'incontournable débat de fond sur la psychiatrie à la Martinique, préalable à la vaste réforme de ce secteur de la santé si délaissé et qui doit, lui aussi, accéder au 21ème siècle. Il est temps que la santé mentale ne soit plus le parent pauvre du système de santé. Et dans ce cadre-là, que la parole de TOUS, prioritairement usagers et familles, soit prise en compte. Un plan de santé mentale a été élaboré pour les 5 prochaines années à l'élaboration duquel ni usagers ni familles n'ont participé. Celà n'est pas acceptable car ILS SONT LES PREMIERS CONCERNES.

A l'heure où le Centre Hospitalier de Colson doit se mettre aux normes en vue de son accréditation, il est essentiel de témoigner de la réalité de cette institution.

Au-delà des murs honteux dans lesquels sont accueillis les usagers, de dénoncer les pratiques intolérables et inhumaines qui depuis trop longtemps ont eu cours et ont encore cours dans cet établissement, de dénoncer la stigmatisation des malades sur le lieu même où ils sont sensés être soignés.
Un rapport incluant les témoignages reçus sera transmis aux plus hautes autorités sanitaires locales et nationales ainsi qu'à nos députés et autres élus.

Pour les témoignages, envoyer par mail : Ils pourront demeurer anonymes aux tiers si leurs auteurs le souhaitent.

Un N° de tel fixe et de GSM vous seront transmis prochainement et des permanences des deux associations (usagers et familles d'usagers) débuteront début juillet. Nous vous informerons des jours, lieu et heures également.

Nous invitons celles et ceux qui se sentent concernés à rejoindre l'Association Equinoxe qui, outre les familles, accueille aussi sympathisants et bénévoles. NUL N'EST A L'ABRI D'UN TROUBLE PSYCHIQUE.

De prochains articles à venir. Et des témoignages qui seront publiés.

Yolène de Vassoigne
Présidente de l'Association EQUINOXE (familles d'usagers de la psychiatrie à la Martinque) - 12 Juin 2012


samedi 28 avril 2012

États-Unis Nutella: des parents déçus


Ferrero, l'artisan de Nutella, a accepté de rembourser la somme de 3 millions $ à des parents américains choqués d'avoir donné la tartinade à leurs enfants au petit déjeuner, croyant qu'il s'agissait d'un aliment santé. Un site web créé au sujet du recours collectif contre l'entreprise en alimentation précise que la somme représente l'équivalent d'environ 20 $ pour les consommateurs qui ont fait partie du recours, ou l'équivalent d'environ 4 $ par pot.Dans l'entente de règlement, Nutella a aussi accepté de modifier son étiquette et sa stratégie de marketing. L'entreprise produira de nouveaux messages publicitaires télévisés qui ne dépeignent pas le produit comme faisant partie d'un déjeuner santé.

mercredi 18 avril 2012

On vit plus vieux en France, mais pas forcément en bonne santé


On se vante souvent en France d'afficher des records d'espérance de vie (85 ans, par exemple,pour les femmes). C'est vrai, mais nous sommes loin sur un critère un peu plus précis, l'espérance de vie en bonne santé, les années de vie sans incapacité physique. Selon les chiffres de l'Institut national des études démographiques (Ined), notre pays tombe au-delà de la dixième place mondiale (63 ans et demi pour les femmes, un peu moins de 62 ans pour les hommes). La Suède se classe en première position. Une situation qui implique qu'il faut une bonne prise en charge des personnes âgées malades, et réfléchir aussi à la prévention.

En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans).

Mais outre l'espérance de vie, les démographes étudient aussi combien de temps les populations peuvent espérer vivre en bonne santé: c'est "l'espérance de vie sans incapacité" (EVSI).

Et l'EVSI, elle, baisse légèrement de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l'Ined. Ainsi, en 2010 les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1% de leur espérance de vie totale contre 80,6% en 2008 et les femmes 74,4% contre 76,1%.

Selon les chiffres de l'Insee, l'espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse en 2006.

La tendance française rejoint celle d'autres pays européens qui ont comme elle des espérances de vie élevées, note l'Ined, qui a compilé et étudié les données de l'Union des 27. "Dans les pays où l'espérance de vie est déjà élevée, les gains d'années de vie se font aux âges les plus élevés, donc lorsqu'on est en moins bonne santé", a commenté pour l'AFP l'auteur de l'étude, Jean-Marie Robine, pour expliquer cette dichotomie.

Ainsi, la Suède a l'EVSI la plus longue d'Europe: 71,7 ans pour les hommes tandis que la République slovaque a la plus courte (52,3 ans).

Chez les femmes, ce sont les Maltaises qui ont les meilleures perspectives de vie en bonne santé: 71,6 ans tandis que, comme pour les hommes, c'est la République slovaque qui a l'EVSI la plus courte: 52,1 ans.

Mais pour les deux sexes, si l'on prend en compte la période récente (2008-2010), les écarts se réduisent entre les pays. Ainsi, pour les hommes, la Lituanie voit son EVSI augmenter le plus, de près de trois ans (à 57,7 ans), alors que les Pays-Bas affichent la plus forte baisse (-1,3 an, à 61,1 ans).

Et chez les femmes, c'est toujours la Lituanie qui voit son espérance de vie sans incapacité (EVSI) augmenter le plus (2,4 ans, à 62,3 ans), alors que c'est la Finlande qui cette fois affiche la plus forte baisse (-1,7 année, à 57,8 ans).

"Il y a donc des tendances à la convergence des espérances de santé en Europe" pour les hommes comme pour les femmes, en conclut l'Ined.

jeudi 9 février 2012

Un générique est-il aussi efficace que son original ?



Pour la première fois en France, le marché des médicaments génériques ne fait plus recette : le nombre de boîtes vendues a même reculé de 3%, d'après le Gemme, qui réunit les industriels du générique. Selon les industriels, les médicaments génériques ont souffert "de l'environnement de défiance par rapport au médicament en général", notamment après l'affaire du Mediator et le retrait de certains médicaments, comme le Di Antalvic et ses génériques. Les médecins mettraient aussi de plus en plus la mention "Non substituable" sur les ordonnances de leur patient, pour qu'ils ne soient pas obligés de prendre des génériques.

Les personnes âgées font de la résistance

Aujourd'hui, la défiance vis-à vis de cette catégorie de médicaments augmente. Sont-ils vraiment aussi efficaces que les médicaments d'origine ? Du côté des patients, certains font clairement de la résistance. Des médecins, interrogés par Europe 1, racontent que certains se posent des questions sur leur efficacité, notamment les personnes âgées.

Certains spécialistes sont réticents

Plus surprenant, certains médecins, essentiellement des spécialistes, sont aussi réticents à prescrire des médicaments génériques. Car ces derniers ne sont pas toujours une copie à 100% de l'original. Dans le cahier des charges des génériques, pour que le produit soit mis sur le marché, il n'y a en effet qu'une seule règle : le laboratoire doit démontrer que son générique à une équivalence chimique à 80% minimum avec le médicament original.

La règlementation de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) tolère en effet une variation de la concentration du principe actif dans le corps de l'ordre de 20%.

Or, c'est cette tolérance, qui est pointée du doigt par certains médecins spécialistes. Yves Juillere, cardiologue au CHU de Nancy, a fait le choix de ne jamais en prescrire. "Si vous partez sur un antibiotique, que vous donnez un générique et que vous n'avez pas l'efficacité requise au bout de trois jours, on s'en rend compte et on change le produit. En pathologies cardiovasculaires, on ne va pas attendre de voir mourir notre malade pour dire "on n'aurait pas du donner le générique !", confie le spécialiste.

L'Afssaps n'a jamais recensé un cas grave

Pour les défenseurs des génériques, ces doutes sont totalement infondés. Ils rappellent d'abord que la copie est identique à l'original dans la grande majorité des cas. Par ailleurs, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé n'a recensé aucun signalement de cas grave, après la prise de médicaments génériques.

Dans le camp des pro-génériques, on rappelle aussi que ceux-ci sont mieux faits que l'original. "Ce sont des médicaments préparés avec des formules plus modernes que les médicaments d'origine", assure Gilles Bonnefond, secrétaire général de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine.

dimanche 15 janvier 2012

Les hommes qui mangent des pistaches sont meilleurs au lit


En consommant 100 grammes de pistaches par jour, des hommes ont constaté une réduction de leurs troubles de l'érection.

C'est une réhabilitation totale des valeurs nutritionnelles des pistaches que vient de réaliser une étude menée par un groupe de médecins turcs de l'hôpital Atatürk d'Ankara, a rapporté le Journal international de médecine. Les pistaches, loin d'être un des nombreux aliments indésirables et responsables de la malbouffe, sont au contraire riches en protéines et en fibre et bénéfiques à dose raisonnable pour le système cardiovasculaire. Pour ne rien gâcher, les pistaches profitent aussi aux hommes souffrant de troubles de l'érection. Plusieurs études épidémiologique ont déjà démontré les effets bénéfiques des pistaches et des noix sur les maladies cardiovasculaire (les gens qui en mangent une à quatre fois par semaine ont un risque de décès par accident cardiaque réduit de 25 %), mais l'effet sur les performances sexuelles n'avait jamais été évalué.
Les chercheurs ont mené une étude prospective simple sur un panel de 17 hommes mariés consultant pour une dysfonction érectile. Le panel a eu à un régime alimentaire normal mais contenant 100 grammes de pistache par jour, et cela pendant trois semaines. Entre le début de l'étude et la fin du régime riche en pistaches, le score moyen de l'index international de la fonction érectile (IIEF) est passé de 36 à 54 points, ce qui est une amélioration très claire, remarquent les chercheurs. Le flux sanguin mesuré dans le pénis par Doppler à ultrasons présente également une amélioration très conséquente, ce qui est à mettre en relation avec les bénéfices cardiovasculaires déjà trouvés pour ce type de régime.
Mais avant de remplacer le Viagra par des pistaches, il est préférable de prendre ces résultats encourageants avec prudence. Cette étude exploratoire, publiée dans l'International Journal of Impotence Research, a été menée sur un échantillon de personnes assez réduit, sans qu'il n'y ait de groupe contrôle qui aurait permis de mesurer l'effet placebo probable d'un tel changement de régime. D'autre part, le fait que la Turquie soit le troisième producteur mondial de pistache a peut-être poussé les chercheurs turcs à mettre en avant les bénéfices d'un tel produit, par patriotisme.

Cyrille Vanlerberghe

dimanche 11 décembre 2011

Les enfants vaccinés contre la grippe saisonnière seraient plus sensibles aux autres virus grippaux


Chez l'enfant, le vaccin contre la grippe saisonnière affaiblirait l'immunité contre d'autres virus grippaux 

Le vaccin annuel contre la grippe saisonnière peut rendre les enfants sensibles à d'autres types de virus de la grippe, y compris ceux qui pourraient provoquer une pandémie, selon une étude publiée dans le numéro de novembre du Journal of Virology . 

« La vaccination annuelle contre la grippe est efficace mais peut présenter des inconvénients potentiels qui ont été sous-estimés, » écrit l'auteur principal de l' étude, le Dr Rogier Bodewes, du Centre médical Erasmus à Rotterdam. 

Ces chercheurs ne suggèrent pas que la vaccination des enfants annuel soit interrompue mais ils demandent que des études soient menées pour mettre au point des vaccins plus efficaces qui éliminent ces effets indésirables. 

Pour étudier les effets de la vaccination saisonnière, les chercheurs ont recueilli des échantillons de sang de 27 enfants non vaccinés en bonne santé (âge médian, 6 ans) et de 14 enfants atteints de fibrose cystique qui avaient reçu la vaccination antigrippale annuelle (âge médian, 6,2 ans). Aux Pays-Bas, seules les populations d'enfants, comme ceux atteints de fibrose cystique, sont systématiquement vaccinés contre la grippe. 

Parmi les enfants non vaccinés, 24 sur 27 (89%) avaient des anticorps contre au moins 1 virus A/H3N2 virus, et 20 (74%) avaient des anticorps contre au moins 1 virus A/H1N1. Tous les enfants vaccinés avaient des anticorps contre au moins 1 virus de la grippe, y compris le fameux A/H1N1 (2009). Cependant, les enfants non vaccinés avaient une moyenne géométrique des titres en anticorps plus élevée contre plusieurs virus, y compris ceux de la grippe A/Panama/07/99 (H3N2) et A/Iles Solomon/3/2006 (H1N1). Cette différence est significative au plan statistique. 

Les chercheurs ont également constaté que le pourcentage de cellules T ICD8+ du système immunitaire qui sont spécifiques des virus, c'est-à-dire les lymphocytes T avec une mémoire pour les virus de la grippe - variaient de 0,00% à 2,32% chez les enfants non vaccinés et de 0,06% à 1,56% chez les enfants vaccinés. 

Ils ont noté que la réponse des cellules T CD8+ augmente avec l'âge chez les enfants non vaccinés, mais pas chez les enfants vaccinés. 

Enfin, chez les enfants âgés de 5 ans, les enquêteurs ont trouvé un pourcentage significativement plus élevé de cellules T CD8 + dans le groupe non vacciné (moyenne, 0,86%) que dans le groupe vacciné (moyenne, 0,37%). 

Les résultats de cette étude sont similaires à ceux obtenus par la même équipe chez la souris. Dans ces études, le Dr Bodewes et ses collègues ont constaté que la vaccination contre le virus A de la grippe saisonnière empêche de développer une immunité cellulaire T CD8+ spécifique contre le virus grippal A, immunité qui, en revanche, serait induite par l'infection. 

Durant la pandémie de 2009, les enfants canadiens qui avaient été vaccinés contre la grippe saisonnière ont été plus susceptibles d'être infectées par le virus A/H1N1 que ceux qui n'avaient pas été vaccinés. (Ces résultats n'ont pas été confirmés par des études dans d'autres pays.) 

La vaccination est conseillée en France chez les enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique (essentiellement pour syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile). 


Sylviane Passard
La Nutrition

Référence 

Journal of Virology. 2011;85:11995-12000

dimanche 28 août 2011

USA: les Noires plus exposées au cancer du sein si elles n'allaitent pas



WASHINGTON - Les Noires américaines ont 50% plus de risque de développer une forme particulièrement agressive de cancer du sein, dit de récepteurs hormonaux négatifs, si elles ont deux enfants ou davantage et n'allaitent pas, selon une étude publiée mardi.

Ces résultats sont basés sur une recherche en cours portant sur la santé des femmes noires aux Etats-Unis qui suit 59.000 Afro-américaines à l'aide d'un questionnaire tous les deux ans depuis 1995.

Lors des 14 années de suivi, 318 de ces femmes ont développé un cancer du sein aux récepteurs négatifs aux oestrogènes et à la progestérone, dit ER/PR négatif, tandis que 457 ont développé une tumeur cancéreuse du sein avec des récepteurs positifs de ces deux hormones (ER/PR positif).

Le fait d'avoir donné naissance à au moins deux enfants est lié à un accroissement de 50% du risque de cancer ER/PR négatif, sauf chez celles qui ont allaité leurs enfants, montre l'étude.

En revanche, ces chercheurs ont établi que les Noires américaines ayant eu au moins deux enfants avaient au contraire un risque moindre d'avoir un cancer du sein ER/PR positif (plus fréquent chez les Blanches) et que dans ce type de cancer, le fait d'allaiter n'avait aucune influence.

Les Noires américaines ont tendance à avoir un plus grand nombre d'enfants et ont aussi tendance à moins les allaiter, explique le Dr Julie Palmer, épidémiologiste au Slone Epidemiology Center et professeur à la faculté de santé publique de l'Université de Boston, principale auteur.

Cette étude montre un lien clair entre cet état de fait et le cancer ER/PR négatif, selon elle.

Nos résultats (...) laissent penser qu'allaiter peut réduire la fréquence de cancers du sein agressifs, difficiles à traiter affectant de façon disproportionnée les femmes noires américaine, ajoute-t-elle.



AFP (16/08/11)

mardi 28 juin 2011

MYSTÈRE AUTOUR DE LA SANTE D’HUGO CHAVEZ


Le président vénézuélien Hugo Chavez n’est pas apparu en public depuis plus deux semaines. Opéré en urgence à Cuba pour un abcès pelvien, son absence laisse planer le doute sur un état de santé plus grave qu’annoncé.

Opéré en urgence d’un abcès pelvien -selon la version officielle- le 10 juin, à La Havane (Cuba), le président vénézuélien n’est plus apparu en public depuis. Aucune information sur sa situation ne filtrent, à l’exception de quelques photos distillées avec soins, dont celle où il pose en survêtement aux couleurs de son pays entouré des frères Castro, et de messages postés vendredi et samedi sur Twitter. Un silence inhabituel pour Hugo Chavez qui témoigne bien pour l’opinion publique, tant vénézuélienne qu’internationale, que l’état de santé du président est grave. Certains parlent d’un cancer de la prostate.

«El Pais» rappelle que les informations plus détaillées diffusées jusqu’à présent sur sa condition clinique remontent au 12 juin. Une conversation téléphonique avec le médecin d’un hôpital cubain, non identifié, avait été diffusé sur la chaîne pan-latino américaine «Telesur». «L'opération a été très réussie (...) des biopsies ont été faites ainsi que des examens microbiologiques, dans des laboratoires différents, il n'y a aucun signe malin. C'était un abcès et par chance, il n'y avait aucune infection», précisait ce dernier. Depuis le gouvernement de Caracas n'a fourni aucune autre indication sur la pathologie du président, déclenchant la vague de spéculation. Le temps de convalescence moyen pour un abcès pelvien oscille entre une et deux semaines, selon la gravité du cas. Lundi, cela fait 17 jours que le chef d’Etat est hospitalisé à La Havane.

Une bataille de communication

Des rumeurs amplifiées par les médias, dont «El Nuevo Herald». Selon le quotidien espagnol basé à Miami (Floride), des responsables des services secrets américains auraient révélé que le socialiste de 56 ans est dans «un état critique». Une information douteuse, indique Reuters, qui cite également un représentant des renseignements américains. Celui-ci a confié à l’agence de presse ne pas savoir dans quelle condition il se trouve.

Mais le mal est déjà fait et les officiels vénézuéliens ont été contraints de redoubler d’efforts pour gagner la bataille de la communication. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Temir Porras, a ainsi écrit samedi sur Twitter : «Le président se remet bien de son opération. Que nos amis arrêtent de stresser et que nos ennemis arrêtent de rêver ». Un message diffusé en plusieurs langues, dont le français. Le même jour, le vice-président vénézuélien Elias Jaua a fustigé, lors d’une cérémonie à Caracas, «la droite nationale et internationale» qui «se frotte tous les mains» en évoquant l’état de santé d’Hugo Chavez, et parfois même sa mort. M. Jaua a promis que le chef de l’Etat serait prochainement de retour dans le pays.

Au pouvoir depuis 1999, il devait concourir pour un troisième mandat de six ans lors des élections présidentielles en 2012. 

Sources: RevolutionStudios/Cubadebate/Handout /Reuters/PARISMATCH/CANAL+HAITI ONLINE NEWS