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lundi 27 octobre 2014

USA : élection de mi mandat



Elections de mi-mandat, bientôt aux USA, la Chambre des Représentants est acquise aux républicains, mais le Sénat pourrait aussi leur revenir.

Les sénateurs et les députés démocrates font appel à Bill Clinton pour les épauler et les soutenir lors des meetings électoraux, mais évitent soigneusement de solliciter OBAMA, de plus en plus perçut par son camp comme un risque, il leurs est devenu la persona non grata..


jeudi 5 septembre 2013

Le crétin de la Maison Blanche...



La communauté internationale semble se limiter au Crétin de la Maison Blanche et à l'Andouille de Tulle, l'Europe n'est pas partante pour la guerre contre la Syrie, du moins pour l'instant.

mardi 3 septembre 2013

Obama obligé de faire marche arrière.....


Face au vote du Parlement britannique et à la résistance des chefs militaires et congressistes américains à toute attaque militaire contre la Syrie, le Président Barack Obama a décidé samedi de solliciter l’autorisation du Congrès, tout en prétendant qu’il n’est pas obligé, selon son interprétation personnelle du terme « commandant-en-chef », de respecter la Constitution.

Le projet de résolution schizophrène déposé par Obama fait appel à plusieurs provisions de la Charte des Nations unies, bien qu’il ait décidé d’ignorer, comme l’avait fait George W. Bush avant lui, l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU comme unique responsable de la mise en application de ces résolutions. Ainsi, le projet cite la Convention sur les armes chimiques (mise à jour du Protocole de Genève de 1925) et la Résolution 1540 de l’ONU de 2004 déclarant les armes de destruction de masse une menace à la paix et la sécurité internationale, dont toute violation doit être référée au Conseil de sécurité de l’ONU.

Prétendant qu’une attaque aérienne « limitée » (comme celle des Japonais sur Pearl Harbour qui n’avait duré que quelques heures) n’est pas un acte de guerre, le projet de résolution se garde bien, effectivement, de déclarer la guerre à la Syrie.

Le député démocrate progressiste Dennis Kucinich, qui avait joué un rôle de premier plan dans la mobilisation contre la guerre de 2003 contre l’Irak, a fait remarquer dans un courriel massivement diffusé vendredi dernier qu’il « n’existe aucune preuve définitive montrant qu’Assad savait ou aurait ordonné l’attaque aux armes chimiques du 21 août ». Il a réitéré les points suivants, largement débattus parmi les élus américains :

Il existe au moins deux incidents au cours desquels l’opposition aurait fait usage d’armes chimiques. Un premier incident, qui a eu lieu en mars, a été référé au Conseil de sécurité de l’ONU par la Russie. Un autre, qui a eu lieu en avril, a été cité par l’enquêteur spécial de l’ONU Carla Del Ponte.

Certaines fusées identifiées près des sites des attaques sont de fabrication artisanale.

Un effort coordonné avait été fait par des responsables américains pour décourager la tenue d’une enquête complète de l’ONU.

Le plus grand bénéficiaire de l’attaque sur le gouvernement syrien est al-Qaïda, qui dirige l’opposition.

La Syrie ne pose pas de menace imminente à la sécurité des Etats-Unis.

En l’absence d’un menace actuelle ou imminente à l’égard des Etats-Unis, seul le Congrès a l’autorité, selon l’article 1, section 8 de la Constitution, de déclarer la guerre.

Si plusieurs commentateurs on fait remarquer qu’un vote immédiat au Congrès donnerait un résultat négatif, d’autres estiment qu’Obama pourrait, en exerçant au cours des prochaines semaines un niveau de pression suffisant, faire basculer le vote en faveur de la guerre. Quoique qu’il en soit, le fait qu’il soit obligé de consulter les élus représente une défaite tactique importante pour un président qui n’a cessé, que ce soit par rapport aux multiples assassinats « ciblés » par drone ou bien par rapport aux programmes secrets d’écoutes et de surveillance des citoyens ordonnés par lui, d’empiéter sur l’autorité du pouvoir législatif.

L’opposition des militaires à la guerre

Pour ce qui est de l’opposition des militaires américains (et autres) à la guerre, elle est massive. Au-delà du général Martin Dempsey, le chef d’état-major interarmées, qui a réitéré à maintes reprises les raisons pour lesquelles une attaque sur la Syrie, même limitée, ne permettrait en rien de résoudre la crise, plusieurs autres personnalités militaires de haut rang ont fait part de leur opposition.

« Des attaques punitives ne résoudront absolument rien », a déclaré l’ancien secrétaire-général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer au Telegraph le 31 août.

Quiconque croit qu’il y a solution militaire à l’horrible guerre ayant lieu présentement en Syrie a besoin d’un examen psychiatrique.

Scheffer a ajouté que les dirigeants occidentaux qui se sont eux-mêmes discrédités en traçant leur propre ligne rouge doivent la traverser pour discuter avec la Russie et même l’Iran. Il faut pour cela une Conférence de Genève II pour discuter de l’avenir de la Syrie, a-t-il expliqué.

Le colonel américain Douglas MacGregor, qui avait commandé les opérations de l’OTAN contre le Kosovo, a déclaré à Radio Canada qu’une attaque contre la Syrie serait un « exercice d’hypocrisie » car une chute du gouvernement Assad conduirait à une « annihilation » complète des minorité chrétienne, alaouite et autres actuellement protégées par le régime syrien.

Reprenant les propos de Kucinich, qui a déclaré que l’armée américaine n’a pas vocation à « être la force aérienne d’al-Qaïda », un officier militaire de rang modeste a fait parvenir à l’animateur radio Angel Clark un message qu’il voulait faire diffuser tout en gardant l’anonymat, au nom de plusieurs collègues officiers dans la marine :
Je n’ai pas joint la marine pour me battre pour al-Quaïda dans la guerre civile syrienne.

Progrès et Solidarité

mercredi 7 novembre 2012

Obama est réélu

photo Harry Mephon


Barack Obama rempile pour 4 ans à la Maison Blanche, une réélection assez facile finalement, mais sans enthousiasme, sans réelle effervescence de la part des Étasuniens. 

Un vote de raison pour que rien ne change, du moins espérons le, car tout changement ne pourra se faire qu'en pire, à cause de la mainmise de l'économie par la finance internationale.



dimanche 2 septembre 2012

Obama se vante, l'Amérique s'indigne !


Obama se vante, l'Amérique s'indigne !


Le Président Obama a rendu, vivement, hommage à l'Amérique , pays qui "se renforce, de jour en jour, et jouit d'un respect grandissant", indigne plus d'un, aux Etats Unis.

Edward Spanaous , rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Executive Intelligence Review" critique Obama, pour avoir fermé les yeux sur la réaité et émis des propos qui sont loin d'être réalistes. "Les Etats Unis se dirigent droit vers une ou deux guerres, au Moyen-Orient, et l'une de ces guerres pourrait déboucher sur un conflit mondial, voire, nucléaire, et Obama se vante d'être le président d'un pays chéri et aimé. C'est à croire qu'il vit dans un pays imaginaire!!" Les efforts de guerre d'Obama ont lieu, alors que l'armée US a mis en garde contre toute nouvelle confrontation, au Moyen-Orient, que ce soit avec la Syrie ou avec l'Iran". "Obama a multiplié les raids des drones US, en Somalie, au Yémen, au Pakistan, en Afghanistan".



Romney de nouveau devancé par Obama


Le modeste gain de popularité enregistré par Mitt Romney au sortir de la convention républicaine n'a pas duré longtemps : la dernière livraison du sondage quotidien Reuters/Ipsos révèle que Barack Obama est repassé samedi en tête des intentions de vote avec 44% contre 43% pour son rival républicain.

La veille, la précédente étude quotidienne donnait Romney en tête avec un point d'avance sur le président démocrate. Jeudi, alors qu'il venait de prononcer son discours d'investiture, l'ex-gouverneur du Massachusetts était crédité de deux points d'avance sur Obama.
Pour Julia Clark, de l'institut Ipsos, la convention républicaine de Tampa n'a pas été extraordinaire. "Ce n'était pas une convention-coup de tonnerre, mais plutôt une convention feutrée. Je ne suis pas donc surprise que (ce gain dans les sondages) n'ait pas été beaucoup plus important", explique-t-elle.


"Obama sera battu par Romney" ! (Micheal Moore)



Le célébre cinéaste américain prévoit l'échec d'Obama aux élections présidentielles 2012, face à son rival républicain, Mitt Romney.
"Je crois que les Américains devront s'exercer à dire "Président Romney" car je crois qu'il sera le vainqueur" a-t-il lancé au journaliste de "Huffington Post". "Les Démocrates ont davantage de partisans, mais les Républicains font mieux, pour attirer leurs électeurs aux urnes", "et puis Romney a plus d'argent et est plus actif pour collecter des fonds". "Les jeunes et les noirs, qui se sont mobilisés, il y a quatre ans, pour élire Obama, ne se sentent plus enthousiastes. Ils ne se rendront plus aux urnes, pour voter Obama".


samedi 14 juillet 2012

Julian Assange, les bactéries de la liberté, Barack Obama et la CIA



Je suis certain que la plupart des Américains sont très fiers de voir que Julian Assange a si peur d’être arrêté par les autorités US qu’il s’est réfugié à l’ambassade de l’Equateur, un minuscule et pauvre pays du Tiers monde, sans la moindre idée de comment son histoire finira. Il sera peut-être obligé d’y rester pendant des années. « Ca lui apprendra de déconner avec le pays le plus puissant du monde ! Tous les terroristes et anti-américains – prenez-en de la graine ! Ca coûte cher de déconner avec le pays de Dieu ! »

C’est tellement vrai. Et ça coûte effectivement cher. Demandez donc aux peuples de Cuba, du Vietnam, du Chili, de la Yougoslavie, d’Irak, d’Iran, de Haïti, etc., etc., etc. Et demandez aux gens de Guantánamo, Diego Garcia, et une douzaine d’autres centres de torture vers lesquels le pays de Dieu vous offre un billet gratuit.

Vous pensez que puisque le monde entier les observe, les Etats-Unis n’oseraient pas ouvertement torturer Assange s’ils lui mettaient le grappin dessus ? Demandez à Bradley Manning. Au minimum, l’isolement prolongé est une forme de torture. D’ici peu, il pourrait être interdit. Ce qui n’empêchera pas le pays de Dieu et d’autres états policiers de le pratiquer.

Vous pensez que puisque le monde entier les observe, les Etats-Unis n’oseraient pas ouvertement tirer sur Assange avec un drone ? Ils l’ont déjà fait sur des citoyens américains. Assange n’est qu’un vulgaire Australien.

Et l’Equateur et son président, Rafael Correa, en payeront le prix. Vous pensez que puisque le monde entier les observe, les Etats-Unis n’interviendront pas en Equateur ? En Amérique latine, intervenir est une seconde nature pour Washington. Pendant la Guerre Froide, on disait que les Etats-Unis pouvaient renverser un pays au sud de sa frontière avec un simple froncement des sourcils. Le dissolution de l’Union Soviétique n’a rien changé parce que le problème pour les Etats-Unis n’a jamais été l’Union Soviétique en tant que telle. Le problème pour les Etats-Unis était la menace d’un bon exemple d’alternative au modèle capitaliste.


Par exemple, le 21 janvier 2000 en Equateur, où près de deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, un très grand nombre de paysans indiens se soulevèrent par désespoir et marchèrent sur Quito, la capitale, où ils furent rejoints par les syndicats et certains jeunes officiers de l’armée (la plupart des militaires sont d’origine indienne). Cette coalition présenta une liste de revendications économiques, s’empara des bâtiments du Congrès et de la Cour Suprême, obligeant le président à démissionner. Il fut remplacé par un junte issu des rangs de la nouvelle coalition. L’administration Clinton s’en alarma. A part le réflexe d’hostilité conditionné de l’Amérique pour tout ce qui pourrait passer pour une révolution de gauche, Washington avait aussi le projet d’installer une grande base militaire à Manta (qui fut fermé plus tard par Correa). Et la Colombie – déjà gangrenée par des mouvements de gauche – se trouvat juste à côté.

Les Etats-Unis sont rapidement intervenus pour éduquer les dirigeants de la coalition Equatorienne sur les réalités de l’impérialisme sur le continent. L’ambassade américaine à Quito... Peter Romero, Secrétait d’état adjoint aux affaires latino-américaines... Sandy Berger, conseiller à la sécurité nationale du Président Clinton... le sous-secrétaire d’Etat Thomas Pickering... ont tous passé des coups de fil aux officiels équatoriens pour menacer de couper les aides, accompagnés de cette mise en garde : « l’Equateur se retrouvera isolé ». Et ils les informèrent que les Etats-Unis ne reconnaîtraient jamais un gouvernement constitué par la coalition, qu’il n’y aurait pas de paix en Equateur tant que l’armée ne soutiendrait pas le vice-président et que le vice-président devait poursuivre les « réformes » néolibérales - le genre d’ajustement structurel du FMI qui avait justement joué un rôle majeur dans le soulèvement précédent.

En l’espace de quelques heures, les chefs de toutes les armées équatoriennes déclarèrent leur soutien au vice-président. Les dirigeants du soulèvement se réfugièrent dans la clandestinité. Et ce fut la fin de la révolution équatorienne de l’année 2000. (1)

Rafael Correa a été élu pour la première fois en 2006 avec 58% des voix, et réélu en 2009 avec 55% des voix pour son mandat actuel qui se termine en août 2013. Les grands médias américains sont de plus en plus critiques envers lui. La lettre suivante envoyée au quotidien le Washington Post en janvier par l’ambassadeur de l’Equateur aux Etats-Unis est une tentative pour clarifier certaines choses.
Nous sommes outragés par l’éditorial du 12 janvier « Le voyou de l’Equateur », qui aborde une plainte déposée par notre président, Rafael Correa, après qu’un quotidien ait affirmé qu’il était coupable d’avoir donné l’ordre à des soldats de tirer sur des citoyens innocents pendant la tentative de coup d’état avortée de 2010. Le président a demandé au journal de publier les preuves ou de se rétracter. Lorsqu’ils ont refusé, il a porté plainte, comme le ferait n’importe quel citoyen.

Aucun journaliste n’a été emprisonné ou condamné à une amende au cours des cinq années de la présidence de Correa. Les critiques formulées par les médias – justes et injustes, parfois méchantes – contre le gouvernement sont quotidiennes. L’affaire qui concerne le quotidien est en appel. Lorsque le jugement sera rendu, a dit le président, il abandonnera tout ou une partie des dédommagements obtenus si le journal se rétracte. Je crois que c’est une solution couramment adoptée dans les affaires de diffamation aux Etats-Unis.
Votre auteur emploie des phrases odieuses telles que « république bannière », mais la réalité de l’Equateur d’aujourd’hui est celle-ci : pour la première fois depuis des décennies, nous sommes une démocratie très populaire, stable et progressiste.
Nathalie Cely, Washington
Pas d’abri contre les drones de la justice ou les bactéries de la liberté

Le président Afghan Hamid Karzai a récemment déclaré qu’il avait eu une dispute avec le Général John Allen, le haut commandant US en Afghanistan, sur les attaques par drones des Etats-Unis en Afghanistan, après une nouvelle frappe meurtrière aérienne qui a tué nombre de civils. Karzai a demandé à Allen une question très sensée : « Faites-vous la même chose aux Etats-Unis ? » Le président Afghan a ajouté : « La police intervient partout et tous les jours aux Etats-Unis. Elle ne fait pas appel à l’armée de l’air pour venir bombarder. » (2)

La question de Karzai à Allen était une question rhétorique, bien sûr, car peut-on imaginer que des officiels américains puissent bombarder une ville américaine sous prétexte que quelques méchants s’y trouvent ? En réalité, la chose est tout à fait imaginable parce qu’elle s’est déjà produite.

A Philadelphie, Pennsylvanie. Le 13 mai 1985, une bombe larguée par un hélicoptère de la police a incendié tout un pâté de maisons, détruisant 60 maisons, et tuant 11 personnes, dont plusieurs jeunes enfants. La police, le bureau du Maire et le FBI étaient tous impliqués dans cet effort pour déloger les militants d’une organisation appelée MOVE de la maison où ils habitaient.
Les victimes étaient toutes noires, bien sûr. Alors reformulons la question. Peut-on imaginer que des officiels américains bombardent une maison à Beverly Hills ou un quartier chic de Manhattan ? Restez à l’écoute.

Et que peut-on imaginer d’autre s’agissant d’une société hyper militarisée, qui est en guerre avec une bonne partie de la planète, qui est convaincue qu’elle a Dieu et l’Histoire à ses côtés ? Eh bien, la société de transport public de Boston, MBTA, a récemment annoncé qu’en coordination avecHomeland Security, elle prévoit de lâcher des bactéries mortes dans trois stations pendant les heures de fermeture des lignes cet été afin de tester les détecteurs d’agents biologiques, que les terroristes pourraient lâcher dans le métro. La bactérie, bacillus subtilis, n’est pas infectieuse, même vivante, selon le gouvernement. (3)
Cependant, là aussi il existe un précédent. Pendant cinq jours, en Juin 1966, l’armée a mené un test appelé « Une étude de la vulnérabilité des usagers du métro à New York City après une attaque clandestine avec des agents biologiques ». Des milliers de milliards de bacillis subtilis, variante niger, ont été lâchées dans le métro aux heures de pointe, en provoquant des nuages. Le rapport du test note que « lorsque le nuage a enveloppé les usagers, ils ont brossé leurs vêtements, puis regardé vers les grilles d’aération [situées au niveau de la rue] puis ont poursuivi leur chemin. » (4) Le vent provoqué par le passage des rames a éparpillé les bactéries le long des voies ; après le passage de deux trains seulement, les bactéries s’étaient répandues de la 15eme rue à la 58eme rue. (5) On ne sait pas combien de personnes sont tombées malades après avoir servi de cobayes involontaires parce que l’Armée des Etats-Unis, pour ce que l’on sait, ne s’est pas du tout intéressée à la question.

Pour le test prévu à Boston, le public n’a pas été prévenu des dates précises ; on ne sait pas non plus pendant combien de temps les bactéries seront présentes dans les stations ni quels sont les risques encourus pour les usagers avec un système immunitaire déficitaire.

Il faut noter que le test mené dans le métro de New York n’était pas le premier. L’Armée a reconnu qu’entre 1949 et 1969, 239 zones habitées dans tout le pays, y compris dans les territoires d’outre mer, ont été tapissées de différents organismes au cours de tests destinés à mesurer les voies de dissémination par air, les effets de la météo, les doses, le placement optimum des sources, et d’autres facteurs. Ces tests sont censés avoir été interrompus en 1969. (6)

Les officiels du gouvernement ont constamment nié que les agents biologiques pouvaient avoir un impact sur la santé malgré l’abondance d’arguments irréfutables et scientifiques qui démontrent qu’une exposition à de fortes concentrations d’organismes apparemment inoffensifs pouvait provoquer des maladies, au minimum dans les catégories les plus faibles de la population – les personnes âgées, les enfants, et les personnes atteintes de différentes maladies. « Un micro-organisme qui ne peut pas provoquer des troubles, ça n’existe pas, » a témoigné George Connell, assistant au directeur du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies, devant le Sénat en 1977. « Avec la bonne dose au bon endroit et au bon moment, et avec la bonne personne, il se passera forcément quelque chose. » (7)

Les Etats-Unis ont aussi utilisé des armes biologiques à l’étranger, de manière répétée, pas pour faire des test pour dans un but agressif. (8) Alors que répondra le pays de la haute (double) morale lorsque de telles armes seront employées contre lui ? Ou lorsque des drones étrangers s’abattront sur des villes américaines ? Ou lorsque de l’équipement de haute-technologie américaine sera saboté par une cyber-attaque comme les Etats-Unis avouent désormais l’avoir fait contre l’Iran ? Il y a un an, le Pentagone a déclaré que « le sabotage informatique par un pays tiers constituerait un acte de guerre... Si vous sabotez notre réseau électrique, il se pourrait qu’on vous envoie un missile par la cheminée, » a déclaré un officiel militaire américain. (9)
« Le vrai hypocrite est celui qui ne se rend plus compte qu’il est un hypocrite, celui qui ment en toute sincérité » - André Gide, 1869-1951

Barack Obama, sa mère et la CIA

Dans son autobiographie, Les Rêves de Mon Père, Barack Obama raconte comment il a pris un emploi après sa sortie de l’Université de Columbia en 1983. Il décrit son employeur comme « un cabinet de consultants auprès de sociétés multinationales » à New York, et ses fonctions comme « assistant à la recherche » et « rédacteur financier ».

Etrangement, Obama ne mentionne pas le nom de son employeur. Cependant, un article du New York Times du 30 octobre 2007 identifie la société comme étant Business International Corporation. Aussi étrange est le fait que le Times n’ait pas cru bon de rappeler à ses lecteurs ce que le quotidien lui-même avait révélé en 1977, à savoir que Business International Corporation servait de société écran aux employés de la CIA dans différents pays en 1955 et 1960. (10)
Le journal britannique, Lobster (« Homard » - NdT) – qui, malgré son nom saugrenu, est une publication internationale respectée sur le monde du renseignement – a révélé que Business International dans les années 80 faisait la promotion des candidats favoris de Washington en Australie et aux îles Fidji. (11) En 1987, la CIA renversa le gouvernement de Fidji au bout d’un mois au pouvoir parce que ce dernier avait déclaré les îles comme une zone libre du nucléaire, ce qui signifiait que les navires US à propulsion nucléaire ou transportant des matières nucléaires ne pouvaient plus faire escale. (12) Après le coup d’état, le candidat soutenu par Business International, beaucoup plus conciliant à l’égard des desiderata nucléaires de Washington, fut remis au pouvoir – R.S.K. Mara fut premier ministre ou Président des îles Fidji de 1970 à 2000, sauf pendant une période d’un mois en 1987.

Dans son livre, non seulement Obama ne mentionne pas le nom de son employeur, il ne mentionne pas non plus à quelle date il y a travaillé, ni quand il a quitté. Il se pourrait que ces omissions ne signifient rien, mais dans la mesure où Business International a une longue histoire de connivences avec le monde des services secrets, des opérations clandestines et des tentatives d’infiltration de la gauche radicale – dont Students for a Democratic Society (SDS) (13) – il est raisonnable de se demander si Obama n’aurait pas quelque chose à cacher sur ses propres liens avec ces milieux-là.
Plus étonnant encore est le fait que sa mère, Ann Dunham, a été pendant les années 70 et 80 employée, consultante, boursière ou étudiante d’au moins cinq organisations étroitement liées à la CIA au cours de la guerre froide : Ford Foundation, Agency for International Development (AID), Asia Foundation, Development Alternatives, Inc., et East-West Center of Hawaii. (14) Pendant une bonne partie de cette époque, elle a travaillé comme anthropologue en Indonésie et à Hawaï, bien placée donc pour recueillir des informations sur les communautés locales.

Comme un exemple des connexions de ces entreprises avec la CIA, prenons la révélation de John Gilligan, Directeur de AID sous le gouvernement de Carter (1977-81). « A un moment donné, de nombreuses agences locales d’AID étaient infiltrés de haut en bas par des gens de la CIA. L’idée était de placer des agents dans toutes les activités que nous avions à l’étranger, gouvernementales, volontariat, religieuses, toutes. » (15). Et Development Alternatives Inc est une organisation pour laquelle travaillait Alan Gross lorsqu’il a été arrêté à Cuba, accusé de faire partie de l’opération de déstabilisation du gouvernement cubain.

Comment les propriétaires de la société jouent avec leur bien

La Cour Suprême des Etats-Unis vient de confirmer la constitutionnalité de la loi sur l’assurance santé du Président Obama, la loi Affordable Care Act ("loi sur la santé abordable" - NdT). De nombreux progressistes sont très contents et considèrent cette décision comme une victoire pour la gauche.

Selon cette nouvelle loi, les gens peuvent en bénéficier de plusieurs manières, selon les critères suivants :
Leur age ; si leurs revenus sont inférieurs à 133% du seuil de pauvreté fédéral ; si leurs parents ont une assurance santé ; s’ils sont fumeurs ou non ; l’état de résidence ; leur état de santé ; s’ils sont habilités à acheter des assurances santé sur les nouveaux marchés appelés « bourses » ; et de nombreux autres critères... Ils peuvent obtenir une assurance de santé dans « un marché d’assurances concurrentiel » (soulignez « concurrentiel ») ; ils peuvent éventuellement postuler à différents types de crédits et réductions fiscales s’ils répondent à certains critères... Les auteurs de la loi affirment qu’elle fera économiser des centaines de milliers de dollars de médicaments aux bénéficiaires de MediCare en étendant la couverture. Ils disent que « elle oblige les sociétés d’assurance à rester honnêtes en établissant des règles claires qui limitent les principaux abus de la profession. »

Voilà à quoi ressemble une assurance santé aux Etats-Unis d’Amérique, au 21eme siècle, d’une complexité à occuper toute une armée d’avocats pendant les années à venir. A 150 km de là, dans la République de Cuba, les choses sont un peu différentes. Si vous êtes malade, vous allez voir un médecin. Vous avez automatiquement droit à tous les soins disponibles. Le médecin vous soignera du mieux qu’il pourra. Les compagnies d’assurance n’ont rien à voir là-dedans. D’ailleurs, il n’y a pas de compagnies d’assurance. Vous ne payez rien. Fin de l’histoire.

Sans aucun doute, la loi Affordable Care Act fera reculer de plusieurs années la lutte pour une couverture universelle de la santé. Sans aucun doute, c’était bien l’objectif recherché.

William Blum

Traduction par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles malgré toutes les assurance prises
(1) Washington Post, January 23, 2000, p.1 ; ’The coup in Ecuador : a grim warning’, World Socialist Web Site, February 2, 2000 ; Z Magazine (Massachusetts), February 2001, pp.36-7(2) Washington Post, June 12, 2012
(3) Beacon Hill Patch (Boston), ’MBTA to Spread Dead Bacteria on Red Line in Bio-Terror Test’, May 18, 2012
(4) Leonard Cole, Clouds of Secrecy : The Army’s Germ Warfare Tests over Populated Areas (1990), pp.65-9
(5) New York Times, September 19, 1975, p.14
(6) ’Biological Testing Involving Human Subjects by the Department of Defense’, 1977, Hearings before the Subcommittee on Health and Scientific Research of the Committee on Human Resources, US Senate, March 8 and May 23, 1977 ; see also William Blum, Rogue State, chapter 15
(7) Senate Hearings, op. cit., p.270
(8) Rogue State, op. cit., chapter 14
(9) Wall Street Journal, May 30, 2011
(10) New York Times, December 27, 1977, p.40
(11) Lobster magazine, Hull, UK, #14, November 1987
(12) Rogue State, op. cit., pp.199-200
(13) Carl Oglesby, Ravens in the Storm : A Personal History of the 1960s Antiwar Movement (2008), passim
(14) Wikipedia entry for Ann Dunham
(15) George Cotter, ’Spies, strings and missionaries’, The Christian Century (Chicago), March 25, 1981, p.321

samedi 30 juin 2012

Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin!, par Bill Van Auken



IRIB- La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, ...
...et publiée, lundi, dans le "New York Times", constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l'assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la Constitution américaine.

Dans sa rubrique intitulée «Un bilan cruel et inhabituel» Carter écrit : «Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l'étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l'ampleur donnée à la violation des droits de l'Homme par notre pays».

Faisant allusion aux dispositions tristement fameuses de la Loi d'autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), promulguée le 31 décembre de l'année dernière, par Obama, Carter écrit : «Une récente loi a rendu légal le droit du président de détenir indéfiniment une personne parce qu'elle est soupçonnée d'affiliation à des organisations terroristes ou à 'des forces associées', un vaste et vague pouvoir qui peut donner lieu à des abus sans contrôle significatif des tribunaux ou du Congrès». Il poursuit faisant référence à «des violations sans précédent de nos droits», au moyen d'écoutes téléphoniques et d'exploitation de données électroniques sans mandat.

Elaborant sur les frappes de drones américains, l'ancien président ajoute, «En dépit d'une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d'enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable... Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d'entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé».

La rubrique de Carter est apparue le jour même où l'ambassadeur du Pakistan auprès des Nations unies témoignait devant la Commission des Droits de l'homme de l'ONU, pour dénoncer les attaques de drones américains sur son pays et lors desquelles «des centaines d'innocentes personnes, dont des femmes et des enfants ont été assassinées». Il a dit que rien qu'en 2010, 957 Pakistanais avaient été tués.

Carter continue en dénonçant le gouvernement pour la poursuite des activités du camp de détention de la Baie de Guantánamo à Cuba où, souligne-t-il, sur 169 prisonniers «la moitié ont été déclarés libérables, et pourtant ils ont peu de chance de jamais obtenir leur liberté», et d'autres «n'ont aucune perspective d'être jamais ni inculpés ou jugés».

Dans les rares cas où des prisonniers ont comparu devant des cours martiales, remarque-t-il, les prévenus «ont été torturés plus de 100 fois par le «waterboarding» (simulation de noyade, n.d.t) ou ont été intimidés à l'aide d'armes semi-automatiques, de perceuses électriques ou on les a menacés d'abus sexuels à l'encontre de leurs mères». Il poursuit : «Chose étonnante, ces faits ne peuvent pas servir pour la défense de l'accusé parce que le gouvernement prétend qu'ils se sont produits sous le couvert de la 'sécurité nationale».

Mises à part les objections morales, et il n'y a aucune raison de douter qu'elles jouent un rôle important dans le cas de Carter, l'ancien président exprime de profondes inquiétudes comme quoi la criminalité flagrante des actions menées par le gouvernement américain mine la politique étrangère américaine. Non seulement ses méthodes attisent l'hostilité populaire dans le monde entier, elles privent encore Washington de la capacité de draper sa politique du prétexte des droits de l'Homme et de la défense de la démocratie, une méthode employée de manière significative par l'impérialisme américain, depuis son avènement, à la fin du 19ème siècle.

Carter, lui-même, avait joué de manière évidente la carte des «droits humains», durant son mandat présidentiel, alors même que son gouvernement tentait de soutenir le régime de torture du Shah en Iran, avait initié l'insurrection islamiste en Afghanistan appuyée par la CIA et affirmé le droit – dans la doctrine Carter – de l'Amérique d'utiliser la force militaire pour asseoir sa domination sur les réserves pétrolières dans le golfe Persique.

On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche, en 1977, pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l'impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.

Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extra-constitutionnelles et la criminalité, à la Maison Blanche, dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.

Il n'y a aucun doute que Carter a soigneusement pesé chaque mot de sa rubrique en évitant toute exagération. En effet, le nom d'Obama n'apparaît pas. Avec les premiers mots de l'article, il a toutefois inséré un lien vers un article assez long paru le 1er juin dans le New York Times et qui documente comment Obama a personnellement dirigé la préparation de la « liste des personnes à tuer, » choisissant des victimes et apposant sa signature sur les frappes des drones alors qu'il est sûr que d'innocents civils seront tués.

Dans ce contexte, le recours de Carter au mot «assassinat» pour décrire les attaques de drones a une signification évidente. Le président des Etats-Unis, dit cet ancien président, est coupable de crimes de guerre et de meurtres.

A l'âge de 88 ans, Carter est un observateur impartial, plus préoccupé par son héritage que par un quelconque gain politique. Son témoignage est d'autant plus exceptionnel qu'il a occupé la même fonction qu'Obama, qu'il est du même parti et qu'il avait soutenu l'élection d'Obama.

Qu'est-ce qui l'a poussé à un peu plus de quatre mois des élections présidentielles, de lancer de telles accusations contre le candidat de son parti et le président en exercice ? Il doit croire que le système politique en Amérique est tombé tellement bas dans la criminalité et que la menace d'un Etat policier est tellement grande qu'il est essentiel pour lui de faire entendre sa voix.
Carter déclare que ces activités criminelles ont été commises avec le soutien «bipartite du pouvoir exécutif et législatif» et pratiquement «de façon unanime». En effet, comme pour faire valoir son argument, ses propres commentaires dans la rubrique – qui ont une signification politique explosive – ont largement été ignorés par les médias de masse.

Douze ans après le vol des élections présidentielles, en 2000, la principale leçon de cet épisode crucial de la vie politique américaine est démontrée de plus en plus fortement : il n'existe au sein de l'establishment patronal et politique américain aucune base pour la défense des droits démocratiques et des méthodes constitutionnelles.

Le gouffre sans précédent entre l'oligarchie financière dirigeante et les masses de travailleurs – qui s'est accru de manière continue durant cette période – est totalement incompatible avec de tels droits et de telles méthodes.

Les mots de Carter sont un avertissement. La menace d'un Etat policier américain et le recours aux méthodes meurtrières utilisées à l'étranger par l'impérialisme américain contre la classe ouvrière aux Etats-Unis mêmes, est réelle et grandissante. La classe ouvrière doit se préparer en conséquence en mobilisant son pouvoir politique indépendant contre le système de profit capitaliste duquel ces menaces découlent.

dimanche 24 juin 2012

Obama refuse la divulgation des documents de l’Opération Fast and Furious


L’opération « Fast and furious » éclabousse Obama!
Jamais, depuis Nixon, un président n’avait outrepassé si radicalement ses pouvoirs, estime mercredi le Washington Post. Pour le Baltimore Sun, c’est le Watergate d’Obama. Le candidat à sa réélection peut-il cette fois se remettre du nouveau scandale qui éclabousse sa présidence?
Ce mercredi soir, Washington n’a pas beaucoup dormi. Ce qui n’aurait pû être qu’un épisode de plus dans la déconstruction de la statue de Barack Obama s’est transformé, au fil des heures, en une affaire d’Etat. Et tout, dans cette nouvelle glissade, ressemble à un geste de panique du président sans que l’on en comprenne les véritables raisons. Mais la presse, elle, s’interroge de plus en plus sur ce président.
Le Comité de la Chambre des Représentants sur la Surveillance et la Réforme du gouvernement a finalement inculpé le Procureur général des Etats-Unis, Eric H. Holder Jr, d’outrage au Congrès pour avoir omis de fournir des documents alors qu’il est assigné à comparaître dans l’enquête parlementaire sur l’Opération Fast and Furious.
Fast and Furious – inspiré du nom du film! – est un trafic d’armes à feu qui a été conduit sous couverture par l’administration américaine en 2009 et 2010 et qui s’est soldé par une énorme fiasco.
En pleine enquête pour en comprendre tous les rouages, la mise en cause officielle d’Eric Holder, l’un des plus puissants personnages des Etats-Unis et également des plus proches de Barack Obama, est survenue dans l’après-midi après que le président Obama a invoqué le privilège de l’exécutif et soutenu dans son refus le procureur Général pour délivrer le matériel exigé. Un privilège dont il s’était fait le grand détracteur et qui avait été initié par Nixon.
Par son accusation, le Comité de la Chambre des Représentants initie un affrontement constitutionnelle important entre deux branches du gouvernement fédéral et place le président dans une posture inédite. Le comité, dirigé par le républicain Darrell Issa  va maintenant demander à la Chambre un vote pour demander au Procureur de Washington (DC) ou à un procureur spécial de contraindre l’administration Obama à fournir les documents.
Mais pourquoi fallait-il donc en arriver là?
Escalade au sommet
« Le comité a découvert des actes répréhensibles graves par le ministère de la Justice » a déclaré Darrell Issa au sujet de l’Opération Fast and Furious, au cours de laquelle plusieurs milliers d’armes à feu ont été illégalement achetées et distribuées sur les deux côtés de la frontière sud-ouest, en particulier aux cartels mexicains de la drogue. Des actes dont il a rappelé qu’ils ont coûté des vies des deux côtés.
L’opposition puissante du président Obama s’appuyant sur le privilège de l’exécutif devrait conduire à ce qu’environ 1300 pages de documents ne soient pas rendues public sur une totalité d’environ 8000. Mais le redouté président de la Chambre, John A. Boehner (Républicain-Ohio) et le chef de la majorité Eric Cantor (Républicain-Virginie) ont tenu à enfoncer le clou immédiatement après le vote. « Alors que nous avions espéré qu’il n’en viendrait pas à cela, ont-ils dit au sujet de la position d’Obama, et à moins que le procureur général ne réévalue son choix et fournisse les documents promis, la Chambre votera la semaine prochaine pour passer outre cette opposition ».
Fast and Furious, une opération désastreuse
Dans la soirée, les développements de l’Affaire Fast and Furious ont fait le tour des rédactions du pays à la vitesse d’une onde séismique:
  • pourquoi Barack Obama a t-il réellement décidé d’invoquer le privilège de ses pouvoirs constitutionnels pour empêcher la divulgation d’un tiers de ces documents?
  • s’agit-il uniquement de sauver la tête d’Eric Holder, dont l’effondrement le fragiliserait au moment où il subit une série de défections et de révélations plus qu’embarrassante?
  • s’agit-il de l’aveu qu’il avait connaissance de l’opération Fast and Furious alors qu’officiellement il l’a toujours nié?
Non seulement cette décision est rarissime mais elle apparait très risquée car elle soulève désormais toutes les spéculation sur la gravité du scandale et sur ses ramifications. L’affaire ne pouvait pas tomber à un pire moment pour l’homme qui cherche à se faire réélire. Car son nom est désormais associé à celui du pire de tous les présidents américains, celui de Richard Nixon.
En 2009 et 2010, de part et d’autre de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique a été organisée une gigantesque opération clandestine afin de mettre en place un faux trafic d’armes et de drogue entre les deux pays. Conduite par l’ATF, cette opération avait pour but, une fois la filière stabilisée et les armes vendues aux barons des cartels de la drogue au Mexique, de les faire tomber dans le piège. Mais rien ne s’est passé comme prévu.
Après un incident qui avait coûté la vie à un garde-frontière américain, le Représentant Républicain Darrel Issa avait demandé l’ouverture d’une enquête. Les premiers éléments avaient conduit à la découverte que sur les 2500 armes ayant transité au Mexique, 600 seulement furent récupérées. L’enquête a établit que c’est sur l’ordre de leur hiérarchie que les agents de l’ATF n’avaient pas saisi les autres armes une fois que celles-ci avaient été achetées. Or, parmi ces armes, dont une partie étaient lourdes, certaines avaient servi à des assassinats de civils mexicains, à des tirs contre des hélicoptères de l’armée mexicaine mais également à des enlèvements suivis d’assassinats de personnalités mexicaines.
ANNONCE DE L’ACCUSATION D’OUTRAGE CONTRE ERIC HOLDER SUR CBS
Ce soir, la presse ne mâche pas ses mots. Le Baltimore Sun écrit: « Barack Obama pourrait se révéler être l’un des politiciens les plus hypocrites de mémoire récente. Il semble pris au dépourvu, irritée et brusque face de la presse. Si ses politiques et son comportement continuent sur cette voie, on pourra commencer à établir des comparaisons avec le président dont l’administration a été emportée par le scandale du Watergate. » Le Washington Post souligne quant à lui le cynisme du président: « Mais nous pouvons maintenant voir comment Obama a bouclé la boucle. En tant que sénateur, il a dénoncé les déclarations écrites et l’invocation du privilège de l’exécutif, en tant que président, il est devenu le président impérial par excellence avec le harcèlement des adversaires bailleurs de fonds et des efforts maladroits pour intimider la Cour suprême des Etats-Unis sur l’Obamacare. »
ASSOCIATE PRESS: PAS DE PRECEDENT DEPUIS NIXON
Source et vidéos: marianne2.fr

vendredi 9 mars 2012

"Obama pourrait se rendre à Téhéran"!


Il n’y a eu que détestation réciproque, au cours de la rencontre du 5 mars entre le Président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, selon des sources diplomatiques occidentales. Ces sources ont affirmé qu’Obama pourrait se rendre en Iran, dans une tentative de réconciliation et que sa rencontre avec Netanyahou a tendu vers ce que beaucoup décrivent comme une atmosphère empoisonnée entre les dirigeants.
Le Président Barack Obama avec le Premier Ministre Benjamin Netanyahu dans le Bureau Ovale, le 5 mars.
“Il y a beaucoup de haine dans cette relation, et ce n’est pas du tout exagéré de le dire”, affirme le diplomate. Ces sources disent qu’Obama, qui demeure tranquillement en contact avec le cercle dirigeant de Téhéran, a averti Netanyahou de ne « rien entreprendre inconsidérément », concernant des opérations militaires au Moyen-Orient. Ces sources déclarent qu’Obama perçoit Netanyahou comme un allié du Parti Républicain d’opposition, alors que le Premier ministre perçoit le Président comme sur le point d’abandonner Israël, rapporte Middle East Newsline. Ces sources autant que celles proches de la Maison Blanche, disent qu’Obama a écarté toute attaque américaine ou israélienne contre les infrastructures nucléaires iraniennes. Elles expliquent qu’Obama veut couronner sa Présidence par une visite solennelle à Téhéran qui introduirait à une nouvelle ère de réconciliation entre les Etats-Unis et Téhéran.
“Le Président perçoit l’Iran comme l’héritage d’un problème, tout comme l’ancien Président Richard Nixon percevait la Chine”, a affirmé un membre du Congrès proche de la Maison Blanche. « Il pense qu’il restera alors dans l’histoire comme le faiseur de paix qui a empêché une guerre catastrophique ».
Les sources racontent que la rencontre de deux heures n’a pas réussi à coordonner les positions américaines, concernant l’Iran, le Président exprimant son opposition à toute attaque contre l’Iran, durant toute l’année 2012. « Le Président ne voulait absolument pas avoir une discussion détaillée au sujet du programme nucléaire iranien », selon un diplomate occidental tenu au courant des péripéties de la rencontre.

“Au contraire, Obama a déclaré que l’Iran n’a pas décidé de poursuivre sa course au nucléaire et qu’il pourrait bien balancé contre l’idée de développer des armes nucléaires ».
On dit que le Président a menacé le premier ministre israélien que les relations entre Jérusalem et Washington pourraient être gravement endommagées si Israel menait une frappe militaire contre l’Iran sans coordination avec les Etats-Unis. “Netanyahou a essentiellement écouté et, à un certain moment, a declare que le gouvernement israélien était l’unique responsable de la Défense d’Israël et du peuple juif », selon le diplomate. « Mais, il n’a même pas répondu aux menaces d’Obama ».
Ces sources annoncent que Netanyahou n’apparaissait pas surprise par le refus d’Obama d’envisager une option militaire contre l’Iran en 2012. Elles expliquent que la communauté israélienne du renseignement a déterminé qu’Obama tient pour acquis qu’une réconciliation des Etats-Unis avec l’Iran est l’objectif que poursuit sa politique étrangère cette année.

lundi 20 février 2012

«OBAMA EST ARRIVE PAR COUP D’ÉTAT MILITAIRE A LA MAISON BLANCHE »


La guerre mondiale contre la démocratie

(…) Aujourd’hui, l’île de Diego Garcia est cruciale à la guerre contre la démocratie menée par les États-unis etla Grande-Bretagne. Lesplus gros bombardements qui ont eu lieu en Afghanistan et en Irak ont été lancés de cette base. Une attaque sur l’Iran commencera de là.

En Juillet dernier, l’historien américain William Blum a publié son sommaire mis à jour des statistiques de la politique étrangère américaine. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les États-unis ont:

1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements la plupart d’entre eux démocratiquement élus.

2. Tenté de supprimer un mouvement populiste ou national dans 20 pays.

3. Interféré éhontement dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays.

4. Bombardé les populations de plus de 30 pays.

5. Tenté d’assassiner plus de 50 leaders politiques étrangers.

Au total, les Etats-Unis ont commis une ou plus de ces actions dans 69 pays. Dans la plupart des cas,la Grande-Bretagnea été la complice et la collaboratrice. L’”ennemi” change de nom, de communisme à islamisme, mais le plus souvent c’est la montée de mouvement démocratique indépendant du pouvoir occidental ou une société occupant un territoire stratégiquement utile, jugée aléatoire.

(…) La véritable échelle de la souffrance, sans parler de celle de la criminalité impliquée, n’est pas connue en occident, malgré la présence des systèmes de communication les plus avancés au monde, nominalement le journalisme le plus libre et l’académie la plus admirée. (…) La mort d’un demi million d’enfants irakiens dans les années 90 suite à l’embargo imposé parla Grande-Bretagneet l’Amérique n’a absolument aucun intérêt.

(…)En débris de putain de poussière s’en vont toutes les vies détruites là par Barack Obama l’Auguste du changement et de l’espoir de la violence occidentale. Quand un des drones d’Obama élimine une famille complète dans une région tribale lointaine du Pakistan, de Somalie, ou du Yémen, les contrôleurs du jeu américains devant leurs écrans de jeu vidéo, tapent sur leur clavier “insecte écrabouillé” (NdT: “bugsplat” en anglais). Obama aime les drones et a fait des plaisanteries à ce sujet avec les journalistes. Une de ses premières actions comme président des États-unis fut d’ordonner une vague d’attaques de drones Predator sur le Pakistan, qui tua 74 personnes. Il a depuis tué des milliers de personnes, pour la plupart des civils. Les drones Predator tirent des missiles Hellfire “feu de l’enfer” qui vide les poumons des enfants de leur air et laissent des lambeaux de chair humaine sur le terrain.

(…)Comme l’avait prédit le grand lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état militaire se déroulait à Washington et Obama était leur homme. Après avoir séduit le mouvement anti-guerre jusqu’à un silence virtuel, il donna à la classe des officiers militaires corrompue américaine des pouvoirs d’état et d’engagement sans précédent. Ceci inclut la possibilité de guerres en Afrique et des opportunités de provocations contre la Chine, le plus grand créditeur de l’Amérique et nouvel “ennemi” d’Asie. Sous le régime Obama, la vieille source de paranoïa officielle, la Russie, a été encerclée par un rideau de missiles balistiques et l’opposition russe a été infiltrée. Des équipes d’assassins de la CIA et de l’armée ont été déplacées dans 120 pays, les attaques planifiées de longue date sur la Syrie et l’Iran laissent présager d’une guerre mondiale. Israël, le clone américain de la violence et de l’illégalité par proxy vient juste de recevoir son argent de poche annuel de 3 milliards de dollars avec la bénédiction d’Obama pour voler toujours plus de territoires palestiniens.


John Pilger Le 19 janvier 2012.

mercredi 28 septembre 2011

L’électorat afro-américain s’impatiente à l'égard de Barack Obama




Aux États-Unis, un récent sondage révèle la désaffection de l’électorat afro-américain vis-à-vis du premier président noir du pays. Le chômage galopant au sein de la communauté serait le premier responsable de cette baisse de popularité.

Si, lors de la présidentielle de 2008, Barack Obama pouvait se targuer d’avoir recueilli 96% des voix de l’électorat noir, trois ans plus tard les choses ont changé. Selon un sondage réalisé auprès des Afro-Américains, l’enthousiasme à l’égard du président américain est quelque peu retombé : il y a cinq mois, 83% d’entre eux avaient un avis "très favorable" de Barack Obama ; ils ne sont plus que 58%.

Si cette baisse de popularité à l'égard du président n’est pas du fait des seuls Afro-Américains, le chômage - estimé à 16,7% dans la communauté noire contre 9,1% au niveau national - a contribué à renforcer ce sentiment grandissant de désillusion envers leur président. A cela s’ajoute l'impression, parmi les députés afro-américains, qu’Obama ne s’est pas assez attaqué aux problèmes des minorités.


"L’électorat noir souhaite que le président se préoccupe de lui", explique Hilary Shelton, vice-président d’une association pour l’intégration des populations métisses (la NAACP). "Il se demande combien de temps ils devra encore patienter."


"Nous sommes fatigués"


Certes, les députés afro-américains ne sont pas tendres non plus avec les Républicains. En août dernier, après la publication des chiffres du chômage, Emanuel Cleaver, à la tête de "Black Caucus" - un groupe parlementaire représentant les Noirs au Congrès - n’a pas mâché ses mots envers les conservateurs : "Les Républicains contrecarrent les projets en faveur de l’éducation de nos enfants, s’opposent aux programmes visant à aider les plus démunis et s’en prennent au gagne-pain de toutes les familles."

Mais le député n’a pas non plus manqué d’épingler le Parti démocrate. La semaine dernière, il déclarait à un journal de Floride : "Si Bill Clinton était président et échouait à résoudre nos problèmes, nous aurions probablement marché sur la Maison Blanche."

Emanuel Cleaver reconnaît que l’électorat noir est tiraillé entre son envie de protéger Obama et son impatience face à ce qu’il estime être des réponses inadéquates à ces problèmes : "L’ambiance est assez instable au sein du Black Caucus... Personne ne veut encourager les gens à détester le président." Un point de vue partagé par Maxine Waters, autre membre du Black Caucus. "Nous aimons et soutenons Obama, mais nous sommes fatigués… Nous lui donnons autant de chances qu’il le mérite, mais nous sommes blessés. Le chômage est important et nous ne voyons aucune stratégie pour l’enrayer."


Problème politique ou erreur de communication ?



Selon Hilary Shelton, les réformes pour l’emploi annoncées par le président, le 9 septembre dernier devant le Congrès, ont au contraire rassuré la communauté afro-américaine. "Beaucoup pensent qu’en s’attaquant au chômage, Obama sera forcé de prendre en compte les problèmes de recherche d’emploi des différentes communautés", a estimé le vice-président de la NAACP, faisant référence à la proposition de loi incitant les entreprises à engager des demandeurs d’emploi de longue date, en échange d'avantages financiers.

La baisse de popularité d’Obama serait, de fait, davantage imputable à des erreurs de communication qu’à de mauvaises orientations politiques. "Nous sommes conscients que les projets de loi mettent en lumière les problèmes de la communauté noire, tout en avançant des solutions pour tenter de satisfaire l’ensemble de la population américaine. Mais la Maison Blanche n’a pas suffisamment communiqué pour faire valoir ces lois auprès des communautés", a-t-il ajouté.

Depuis son accession à la magistrature suprême, Obama n’a pas voulu mener de politique en faveur d'une seule communauté - un choix compréhensible au regard de sa campagne de 2008, qui misait sur l’unité et non sur les différences. "Obama ne peut pas suivre une politique spéciale pour chaque communauté", souligne Thomas Mann, politologue à la Brookings Institution : "Il serait en contradiction avec ses principes et ses convictions."

Certains responsables politiques afro-américains regrettent cette ligne de conduite. Lors d’un forum pour l’emploi, en août dernier, Maxine Waters estimait que les politiques de l’emploi devraient justement se concentrer "là où les besoins sont les plus importants". Le révérend Jesse Jackson a appelé, de son côté, à la tenue d’un sommet national pour résoudre le problème du chômage dans la communauté noire.

"Voilà Obama, voilà l’homme pour lequel j’ai voté !"

Malgré ces mécontentements, les Afro-américains resteront fidèles au président américain, estime une majorité d’experts. "Je m’attends à une forte mobilisation de la communauté noire en faveur d’Obama pour la présidentielle de 2012, à hauteur de celle de 2008", pronostique Thomas Mann.

Une large majorité d’Afro-Américains ne voit pas, en effet, de meilleure alternative. "Ils ont davantage confiance en ce président qu’en les autres pour prendre en compte leurs problèmes", analyse Hilary Shelton. Qui plus est, le récent discours de Barack Obama a prouvé sa détermination à s’imposer sur le plan économique. "Après son discours sur l’emploi, plusieurs personnes de notre communauté sont venues me voir... et elles m’ont dit : 'Voilà mon président, voilà l’homme pour lequel j’ai voté !'"