vendredi 18 octobre 2019

Jean-Michel Martial est mort


Appris hier soir avec une certaine tristesse le décès de Jean-Michel Martial. C'est un homme que j'ai découvert lors de la fondation du CREFOM, sa stature et sa voix impressionnait, toutefois se montrait discret, presque effacé lors des réunions fondatrices quoique affable et souriant.


Je garde cette image où la fin d'une réunion ou il me remettait le flyer d'une des pièces où il jouait, mais c'est surtout lors d'une réunion en petit comité de cette organisation où se trouvait : Patrick Karam, Claude Ribbe, Claudy Siar, Daniel Dalin, Jean Michel Martial, Serge Romana, Jacques Ambrosio et moi-même, afin de déterminer le rôle de ces cadres susnommés que cet homme m'a impressionné, il était plein de charisme, d'assurance et de tempérance, d'intelligence et il s'avérait que Jean-Michel faisait consensus.

Par la suite il accédât à la présidence du CREFOM dont je me suis éloigné, mais nous nous croisons parfois, échangions de manière amicale, cependant la dernière fois où je l'ai croisé, je ne l'ai pas reconnu, il ressemblait à Manu Dibango, il avait perdu de sa superbe, la maladie avait fait son oeuvre.

Ce fait m'avait attristé.

L'ancien docteur en chirurgie dentaire devenu comédien dans les années 80, frère aîné de Jacques Martial président du MACTE est mort hier soir.

J'adresse mes sincères condoléances à sa famille, que son âme repose en paix et la terre lui soit douce !.

Evariste Zephyrin

lundi 14 octobre 2019

Douze ans de prison pour Raùl Romeva


Raùl Romeva ancien député européen avec lequel j'ai beaucoup travaillé au Parlement Européen notamment sur la question de la pêche côtière où nous avions co-écrits des amendements a été condamné à 12 ans de prison ce matin par la cour suprême espagnole. Les autres indépendantistes écopent de peines entre 3 et 12 ans

Ces indépendantistes étaient poursuivis pour les prétextes fallacieux de "sédition, malversation de fonds publics et désobéissance".

Le verdict du procès des dirigeants indépendantistes catalans est tombé lundi 14 octobre à Madrid. Deux ans après la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017 et de la déclaration d’indépendance qui a suivi, la Cour suprême a rendu ses conclusions. C'est un coup dur pour la démocratie et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes par l'Espagne avec la complicité des États-Nations européens et l'inaction de l'UE.


Jean Jacob Bicep

jeudi 10 octobre 2019

Syrie : arrêtons d'urgence l'engrenage


Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

L'actualité de ces derniers jours nous fait vivre cela.

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Trump explique son lâchage par le fait que « les Kurdes n’ont pas participé au débarquement de 1944 en Normandie ». S’adressant aux critiques venant d’Europe, Erdogan affirme dans un meeting va-t-en-guerre à Ankara,

« Reprenez-vous, Union européenne. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants ».

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

Communiqué LDH
Paris, le 10 octobre 2019

Doha de nuit a une autre couleur


La nuit fait ressortir le gigantisme et la démesure des bâtiments et des infrastructures. Le stade situé dans l'Aspire zone - quartier démesuré voué aux sports - n'est pas en reste comme par un coup du sort, l'architecte du stade Roger Taillibert - celui de Montréal et du Parc des princes- s'en allait.












Harry Méphon

Doha, 10/10/19

mercredi 9 octobre 2019

Trump: “Intervenir au Moyen-Orient fut la pire décision de l’Histoire des Etats-Unis”


Il en aura fallu des morts et des années pour en arriver là... Les USA ont commandité les attentats du 11 septembre pour envahir l'Afghanistan (essentiellement pour la drogue) et l'Irak (pour les ressources naturelles) avant de semer le désordre dans l'ensemble de la région (pour soutenir le projet du Grand Israël). Les USA ont créé Al Quaïda, financé Ben Laden pour ensuite former et entraîner les terroristes de Daesh.

Aujourd'hui, après la tempête américaine, l'Irak est mort, l'Afghanistan est mort, la Libye est morte, l'Egypte n'est plus que l'ombre d'elle-même, la Syrie est détruite, la Tunisie s'écroule et le Yémen est à feu et à sang. Israël, la Turquie et l'Arabie saoudite ont pris le pouvoir dans la région. Rassasié, l'ogre américain peut maintenant s'en aller...

Quel bilan catastrophique pour l'humain ! Que de vies perdues, que d'enfants tués, que d'innocents blessés !

Comble de l'ironie, c'est Trump, Président Républicain qui finit par reconnaître publiquement que son prédécesseur - Républicain également - G.W. Bush a menti au monde entier lors du déclenchement de l'invasion de l'Irak de Saddam.

Pas sûr que cela serve Trump dans le cadre de la procédure de destitution dont il fait l'objet et pour laquelle il aura pourtant besoin du soutien de l'ensemble des....Républicains...

A lire 


Laurent Louis
9/10/19

source

La misère explose à Paris


Il y a une explosion de la pauvreté à Paris, jamais autant vu de monde faisant la queue devant les stands mobiles du resto du coeur, vu aussi que les points de distribution de nourriture se multiplient, puis aussi beaucoup de gens qui le soir venu essayent de se faire une petite place sur un bout de trottoir, et si vous longez le bd de l'Hôpital c'est carrément un village de bric-à-brac qui fait face au commissariat.

Là, c'est un homme qui tente de faire face au froid, s'installant sur une bouche de métro et en s'enveloppant de plastique bulle.

Cette situation de grande paupérisation n'est pas normale, dans un pays qui fait des cadeaux par dizaines de milliards aux plus nantis.

E.Z

Doha day 10 : La fin d'un spectacle inédit


L’épilogue du spectacle des mondiaux a eu lieu ce dimanche avec un public qui a apporté de nouvelles sonorités dans les tribunes pour faire un dernier baroud d’honneur. A ce jeu d’ambiance l’Afrique de l’Est a gagné. Le Kenya, l’Ethiopie, l’Ouganda ont été très bruyants dans leurs chants qui accompagnaient les efforts de leurs athlètes.


Le demi-fond et les longues distances ont sacré les derniers champions. Au 1500 m, le kenyan Timothy CHERUIYOT (3.29.26) est parti en front runner et n’a jamais pu être rattrapé par ses poursuivants, attendant sans doute qu’il craque. Avec panache, il a tenu son pari  et surtout son rôle de leader mondial de la distance. La deuxième place a été l’objet d’une belle bagarre. 



L’Algérien Taoufik MAKHLOUFI (3.31.38) s’adjuge le sprint terminal dans lequel s’insère le Polonais Marcin LEWANDOWSKI (3.31.46). On a pu constater à quel point, dans ces championnats les progrès techniques ; les courses longues se jouent au sprint, la vitesse terminale reste la clef des victoires.


Les athlètes développent de grandes aptitudes techniques de pose d’appui et d’équilibre par des bras actifs digne des sprinter court. Le 10 000 m reste toujours un moment très attendu des championnats en donnant à la lutte fratricide Kenya/Ethiopie un paroxysme dans le public durant les tours de piste. 


Les tambours ougandais répondaient aux clameurs éthiopiennes venues des quatre coins du stade. Ce match a bien eu lieu, mais c’était sans compter sur le champion de l’Ouganda Joshua CHEPTEGEI (26.48.36) qui est venu brouiller les cartes pour confirmer les progrès ougandais observés lors de ce championnat (2 médailles d’or). L’Ethiopien Yomif KEJELCHA () s’adjuge l’argent en laissant le bronze au Kenyan Rhonex KIPRUTO (26.50.32).


Les deux concours de Javelot et de saut en longueur ont gratifié de belles performances mais surtout ont sacré deux jeunes qui entrent dans la cour des grands. Au javelot hommes, le ressortissant de Grenade Anderson PETERS (86,89m) 22 ans, a confirmé les progrès des nations de la Caraïbe dans les lancers, des disciplines souvent réservées aux nations européennes.


Les Progrès déjà entrevus lors des Carifta games se confirment. L’Estonien Magnus KIRT ( 86, 21m) s’adjuge de l’argent, l’Allemand Johannes VETTER (85,37m) prend le bronze. En saut en longueur, la jeune allemande de 25 ans, Malaika MIHAMBO (7,30m) n’a laissé aucun doute à ses adversaires avec 3 sauts à plus de 7m. Elle s’affirme en véritable leader de la discipline. 


Cette athlète montre une très grande sérénité dans l’approche et la gestion du concours. Aucun aller-retour intempestif avec un coach, des gestes calmes, contrôlés avec une technique associée à une grande capacité de vitesse dans la course d’élan ; une grande maîtrise technique où la moindre erreur est fatale. L’Allemande n’a laissé aucune chance à l’Ukrainienne Maryna BEKH-ROMANCHUK (6,92m) et la Nigériane Ese BRUME (6,91m) au premier essai.


Le match USA-Jamaïque au 100 m haies était attendu, tant les protagonistes avaient affiché des chronos de folie durant l’année. Les haies restent une course de 10 obstacles pleine de rebondissements et les arrivées sont tributaires d’une technique maîtrisée surtout lors des passages des haies, les chutes sont nombreuses. Le coureur de haies est un technicien hors pair de la course. A ce jeu, les américaines ont imposés leur hégémonie sur une discipline qu'ils affectionne particulièrement par un doublé. Nia ALI (12.34) remporte l’or, Kendra HARRISON (12.46) en argent dominent la Jamaïcaine Danielle WILLIAMS (12.41) en bronze pourtant arrivée leader de la discipline.


Les relais 4x400 m concluent comme à l’accoutumée les championnats. Ces épreuves donnent les derniers suspens de plus de dix jours de compétition. Les deux relais n’ont souffert d’aucune contestation tant les USA ont maîtrisé leur sujet et surtout tans leur réservoir de sprint est volumineux. Ils peuvent se permettre de mettre en réserve leurs meilleurs pour les finales et faire courir des jeunes dont leur mission consiste à qualifier l’équipe pour les finales en série. L’équipe de France n’est pas dans cette configuration tant les réserves sont faibles et la discipline 400 m mal abordé dans les programmes de formation athlétique. Seul le relais masculin a couru les finales comme rescapé, une illustration finale du naufrage de Doha.


Chez les hommes le podium gagnant est USA (2.56.69)- Jamaïque (2.57.90)- Belgique (2.58.68). Chez les femmes ont aurait cru voir le même podium. Les américaines s’imposent (3.18.92) avec trois filles en 49 secondes ce n’était sans compter sur le retour fulgurant des polonaises 2 ème (3.21.89). Après une contestation la Jamaïque (3.22.37) a été confortée dans sa troisième place.


Les mondiaux de Doha ont été comme on a pu le vivre d’une grande facture, en, dépit de nombreuses critiques et dans des conditions climatiques extrêmes. Des choses sont à revoir dans l’organisation, les transports, le métro, les embouteillages, le merchandising, la sonorisation du stade voire l'animation de la manifestation. Cependant les mondiaux n’ont souffert d’aucun incident de sécurité où on ne voyait pas un déploiement d’hommes en armes comme souvent lors de tels événement. Les places n'étaient pas chères. Lors de ses premières conclusions Sebastian Coe, le président de Word Athlétics , le nouveau nom de la fédération internationale, a exhorté le succès de Doha. L'athlétisme se tourne inexorablement vers le spectacle et Doha marque le début d'une nouvelle époque. Le meilleur de tous les mondiaux : 6 records des championnats ont été battus 21 records continentaux soit deux fois plus qu’en 2017 et 86 records nationaux.


A la table des médailles, les USA avec 29 médailles dont 13 or ont dominé la compétition dans le golfe persique, la première sous de telles latitudes. Le Kenya arrive en 2 éme place avec 11 médaille dont 5 or. ; la Jamaïque dans l’ère post BOLT prend la 3 eme place avec 7 médailles dont 3 or. Les nations de la Caraïbe sont bien présentes et placent des jeunes dans de nouvelles disciplines autres que le sprint. A travers ces chiffres, on ne peut que mesurer la crise, la descente aux enfers de l’athlétisme national face aux poussées internationales et surtout le rajeunissement de l’élite. 


Nos ressortissants guadeloupéens, fruit de ce système n’ont pas brillé. A 10 mois de Tokyo, le challenge semble être difficile, tant Doha a révélé les failles d’un système à bout de souffle.

Merci DOHA, Vive EUGENE 2021

Harry Méphon
Doha, 9/10/19