jeudi 13 août 2020

Honte à vous, parlementaires de la Réunion !


Oui, honte à vous, députés de la Réunion qui avez laissé passer le dernier projet de loi bioéthique du gouvernement Macron ! Honte à vous, Philippe Naillet/Ericka Bareigts, Huguette Bello, Nathalie Bassire, David Lorion, Jean-Hugues Ratenon, Nadia Ramassamy, Jean-Luc Poudroux, pour n'avoir même pas fait l’effort d’être présent dans l’hémicycle lors du dernier débat sur ce texte ! 

Honte à vous, sénateurs de la Réunion, Michel Dennemont, Nassimah Dindar, Jean-Louis Lagourgue et Viviane Mallet pour avoir laissé passer ce scandale, sans la moindre intervention de votre part ! Mais que faut-il faire pour vous sortir de cette apathie et de cette indifférence ? Que faut-il vous dire pour que vous réalisiez que ce projet de loi est un abominable scandale ? 

Scandale politique d’abord. Comme chacun sait, votre responsabilité d’élu est d’arbitrer les priorités, de hiérarchiser la multiplicité des demandes en fonction du bien commun de toute la société. Vous le savez bien, la situation économique de notre pays est difficile, les demandes d’aides sociales explosent, les Gilets Jaunes ont exprimé la souffrance d’une majorité de nos concitoyens qui triment et galèrent en silence. Vous dites à cette majorité qu’il n’y a pas assez d’argent pour l’hôpital, qu’on ne peut pas faire plus de places dans les EPHAD, qu’on ne peut pas embaucher plus de personnels hospitaliers, que l’on ne peut pas aider plus les personnes âgées… et vous trouvez des financements pour tous les couples homosexuels qui désirent des enfants ! Il ne s’agit pas de juger ici leurs désirs, il s’agit simplement de souligner une injustice scandaleuse ! Vous n’avez plus d’argent pour répondre à la souffrance des uns mais vous en trouvez pour financer les désirs des autres. Est-ce le moment de dépenser entre 10 et 15 millions d’euros par an pour quelques milliers de couples de femmes, alors que le pays est exsangue et l’hôpital public au bord du gouffre ? Honte à vous : vous choisissez de satisfaire les intérêts d’une minorité bruyante plutôt que de servir les pauvres silencieux ! 

Scandale écologique ensuite. L’humanité n’a jamais été aussi consciente des dangers qu’implique la course en avant des biotechnologies. Vous invoquez le principe de précaution pour protéger les abeilles, pour refuser les OGM, pour sanctuariser certains territoires mais vous n’appliquez pas ce principe pour nos propres enfants ! Vous allez laisser les grands groupes industriels utiliser des embryons humains comme des rats de laboratoires ! Vous allez leur permettre de créer des chimères, des êtres moitié-homme moitié animal. Vous les laissez manipuler nos bébés comme de la viande ! Madame Dindar, vous appelez à ce que cesse la souffrance animale mais vous soutenez une loi qui autorise les manipulations et destructions des plus petits de notre propre espèce ! Et vous vous dites écologistes ! Honte à vous : vous laissez les riches et les puissants détruire la nature en courant derrière leurs fantasmes de toute puissance et d’argent. 

Scandale éthique enfin. Avec ce projet de loi, vous facilitez encore cette monstruosité législative qui permet à une femme d’avorter son enfant handicapé jusqu’à la veille de sa naissance. Et dans le même temps, vous osez dire que vous soutenez les personnes handicapées ! Mais ne voyez-vous pas l’hypocrisie de cette position ? Vous voulez permettre à une mère d’avorter son enfant, jusqu’à la veille de la naissance si l’on s’aperçoit qu’il aura probablement une caractéristique génétique identifiable et que cela peut « entrainer une détresse psycho-sociale ». Ne comprenez-vous pas que cela revient à considérer que la vie d’une personne handicapée à moins de valeur que celle des autres ? Vous favorisez une discrimination prénatale entre les personnes porteuses de handicap et les autres, et vous osez parler d’une loi très équilibrée. Hypocrites ! Vous renforcer encore la culture eugéniste qui nous menace ! Vous mettez en place une société qui trie ses enfants sur des critères génétiques, comme le firent les pires idéologies aux heures les plus sombres de notre histoire. Et au passage, vous inscrivez dans la loi le mépris de toutes les personnes porteuses de handicap ! Et vous le savez ! Le scandale de cette loi est tel que les catholiques réunionnais – qui forment encore la majorité de vos électeurs – ont désormais le devoir moral de s’opposer à la réélection de ceux d’entre vous qui l’ont activement soutenu !

Alors oui, honte à vous ! Ce projet loi voté sous votre mandature vous marque d’un sceau d’infamie que seule une véritable opposition, lors de la prochaine lecture de la loi, vous permettra de laver. Sinon, vous resterez à jamais dans l’Histoire, comme des élus libéraux et eugénistes qui votèrent cette loi scandaleuse et toutes ses mesures abominables ! 

Mesdames et messieurs les élus, je rêve de pouvoir vous présenter mes excuses, de découvrir que vous vous battez pour une France réellement plus juste, réellement plus écologique, réellement plus soucieuse des personnes en situation de handicap. Je rêve de découvrir que je me suis trompé que vous ne laisserez pas ce gouvernement servir les intérêts délirants du lobby pharmaceutique, ni piétiner la démocratie, ni voter en catimini la dissolution de la filiation, le mépris des personnes à naitre différentes, le mépris du bon sens écologique, et tant d’autres scandales contenus dans cette loi. Alors je vous en prie, montrez-nous par les faits que je me suis trompé ! 

Fr. Clément Binachon, op
Dominicain à la Réunion

11/08/2020

samedi 1 août 2020

QUAND L’IGNORANCE ET LA MAUVAISE FOI TRIOMPHENT, LA VIOLENCE NE TARDE PAS A LEUR EMPRUNTER LE PAS...


Le 15 juin 1502, jour de la saint Martin, c’est le jour ou Christophe Colomb aborda une île jusqu’alors inconnue de lui dans les Caraïbes, et lui donna pour cette raison le nom de “Martinique”. La légende qui prétend faire décliner celui-ci d’un nom caraïbe qui aurait été “Matinina”, tente de faire oublier que d’une façon bien plus prosaïque, le nom de cette île lui aura été donné par un aventurier colonialiste et esclavagiste s’il en fut, et finalement selon une ironie qui comme on le sait, est la spécialité de l’histoire, le nom même du peuple qui prendra naissance en ce lieu, les “Martiniquais”, dont la douleur est d’être issus d’hommes esclavagés, selon ce qui fut une des tristes entreprises de Colomb.


Cependant, malgré tout de que l’on pourra contester de celui qui en fut l’auteur, ce nom demeure la toute première attribution de ce peuple et par le fait sa première “possession”, le tout premier élément de son identité dont d’évidence, il pourrait aujourd’hui difficilement se défaire et ne l’envisage heureusement pas, alors que cependant il prétend se défaire d’autres éléments de son identité acquis pourtant selon les mêmes circonstances difficiles.

Le 15 septembre 1635, encouragé qu’il l’était par le cardinal de Richelieu qui ne voulait pas laisser les nations européennes concurrentes, priver la France de possession dans le nouveau monde, Belain d’Esnambuc, aventurier muni de lettres de course lui permettant de courir sus à l’ennemi, en ayant ainsi la qualité de “corsaire”, débarqua sur cette île avec 150 colons, dans une baie qui allait devenir celle de Saint Pierre, du nom d’un fort qu’il éleva en cet endroit, et prit possession de l’île au nom du roi de France Louis XIII...

Il insistera, aidé en cela par Richelieu, pour y importer des captifs africains, auprès du roi qui, fidèle à l’édit de 1315 selon lequel le roi de France Louis X dit “le hutin”, avait aboli l’esclavage en ce pays en déclarant, “...Le sol de France affranchi l’esclave qui le touche...”, s’y opposait fermement. Selon certaines sources, il y aurait pourtant installé clandestinement les premiers captifs, une quarantaine, qu’il avait ravis aux Espagnols en arraisonnant un de leurs navires, afin de mettre en exploitation cette île par une société aux intérêts du cardinal...


Il décédera en 1637, avant que gagné par l’argument selon lequel accepter des esclaves sur cette terre, c’était leur offrir par le baptême l’occasion d’accéder à la vraie foi et ainsi, assurer leur salut pour l’éternité, Louis XIII, roi très pieux, accepta par une ordonnance prise en 1640, l’installation de captifs africains aux Antilles, à la condition expresse que ceux-ci soient baptisés, et que dès lors, ils devenait des “naturels français”. Ceci, de sorte qu’il n’y eut jamais d’Antillais, peuple qui n’existait pas avant ces actes, que français...

En ne perdant pas de vue maintenant le rapport fondamental de la notion de “nation”, avec celle de “natif” (natus) d’un lieu, il vient que la fondation d’une nation réside dans la rencontre d’un peuple avec un territoire sur lequel tous les natifs de ce lieu formeront ainsi la nation de ce lieu. Dans cette signification des choses, d’Esnambuc qui a fait l’acquisition de ce territoire, et qui aura permis l’installation de ceux qui donneront naissance à sa nation, est, même si ce fut par le fait d’actions contestables, bel et bien le fondateur au sens stricte, de ce qui s’appelle aujourd’hui la Martinique...

Ce qu’il convient d’admettre une bonne fois ici, mais que se refusent de faire jusqu’ici certains irréductibles à l’esprit borné, c’est que s’il n’avait été d’Esnambuc et ses entreprises, aussi contestables que furent celles-ci, ce que nous connaissons aujourd’hui selon tous ses aspects comme étant la Martinique, n’existerait tout simplement pas. D’autres se seraient emparés de cette île et sa destinée aurait été tout autre. Quant à ceux qui se disent aujourd’hui Martiniquais, ils n’existeraient pas d’avantage, d’autres seraient établis selon une toute autre nation sur cette île, de sorte que les Martiniquais tels qu’ils se reconnaissent, doivent tout simplement le fait de leur existence comme tels, bel et bien à d’Esnambuc, quoi qu’il fut...

C’est dans cette compréhension sage et apaisée des choses, que le conseil général de la Martinique, élus martiniquais représentant le peuple martiniquais, a décidé en 1935, pour le tricentenaire de la fondation de la Martinique et de sa nation, d’ériger une statue sur la place de la Savane à Fort-de-France, à la gloire de l’homme qui leur a donné naissance...

Ainsi en va-t-il de l’histoire tourmentée des hommes, insignifiants qu’ils sont face aux desseins du temps, lequel ne se remonte pas pour que puissent s’effacer ses douleurs. Ceci, contrairement à ce que tentent de faire ceux qui voudrait chasser le souvenir des rudesses dont ils ont été faits, alors même que c’est d’elles et de rien d’autre dont ils ont été faits, et qui ne mesurent pas qu’en poursuivant dans la voie de cette folle obstination, il ne vont logiquement parvenir qu’à se défaire...


Etre en mesure de faire la part de l’histoire et comprendre qu’on ne peut en aucune façon lui faire un procès, ni espérer qu’elle pourrait s’écrire à l’envers en brulant les livres d’histoire, en démolissant des statues, dont celle de d’Esnambuc, ou en renommant les rues, est la marque des peuples matures, responsables et fiers, qui “font” avec ce qu’ils “sont”, c’est-à-dire ce que l’histoire tourmentée à fait d’eux, sans rien y enlever, en comprenant bien qu’ils se porteraient atteinte à eux-mêmes dans leur fondation, s’ils prétendaient le faire.

Ceci, face aux peuples qui demeurent infantiles, éternellement vaincus, qui se vivent dans la complainte et ne sont animés que par la vindicte, et qui se montrent incapables de faire quoi que ce soit de positif pour eux-mêmes, et tel est hélas souvent le lot de bien des peules anciennement esclavagés ou colonisés. Ceci, parce qu’ils n’ont jamais été alertés quant au fait que leur incapacité endémique découle précisément du fait que s’enivrant d’une identité fantasmée, ils nient qu’il y a pour eux une positivité incontestable des événements même les plus graves, dont ils sont issus, qui est justement celle de leur avoir donné naissance, et parce qu’ils n’ont de cesse de contester cette fondation, alors que celle-ci constitue la seule capacité d’exercer qui se trouve disponible pour eux, leur seule source “énergétique”. Des lors, ils participent ainsi sans jamais en prendre conscience, à leur “auto-mutilation”...

Tout ceci signifie qu’aussi tourmentée fut-elle, il ne faut pas insulter l’histoire dont on est issu, ni tenter de se défaire des caractères dont on en a hérité, sous peine de s’auto détruire.

Qu’on comprenne ici que fondamentalement, les peuples ne peuvent être “déterminés”, avec l’implication opérationnelle de ce terme, que de ce qu’ils “sont”, à ce qu’ils “font”, étant bien entendu qu’il ne sauraient s’engager dans des entreprises qui échappent à leur capacités tels qu’ils sont, et qu’il leur faut bien faire avec ce qu’ils sont, et tout ce qu’ils sont...

Disons encore différemment, que les peuples ne peuvent être efficacement déterminés, qu’entre une “fondation” bien établie et acceptée, et une “vocation” relative à cette fondation, dont le grand Frantz Fanon qui était un enfant même du pays, tentait de faire comprendre à ses compatriotes martiniquais qu’il leur appartenait “dans une relative obscurité”, selon son expression, de découvrir celle-ci et dès lors, de l’accomplir ou de la trahir...

Hélas, les Martiniquais ne peuvent que trahir aujourd’hui leur vocation. Tout d’abord parce qu’ils ne sont en rien préoccupés de tenter de savoir quelle est celle-ci, puisqu’ils contestent déjà leur propre fondation en en faisant un malheur pour lequel ils demandent même des réparations, sans prendre conscience des implications “dévastatrices” au niveau de la dynamique nécessaire à un peuple pour qu’il puisse exercer, dans le fait que celui-ci se proclame lui-même mal né, mal fabriqué, et implore qu’on s’en vienne le réparer. Ce peuple dénonce alors le viol dont il est issu et se refuse à se reconnaitre comme en en étant pourtant le produit, comme si par un combat quelconque qu’il mènerait, il pourrait se faire naitre autrement...

Dans une telle situation, n’étant précisément pas déterminé, il demeure parfaitement incapable de régler le moindre de ses problèmes dont il décline d’ailleurs sa responsabilité, en faisant que ceux-ci s’accumulent dans une situation sociale désespérée dont la traduction la plus cruelle, est un niveau dramatique de la délinquance, dans un département où 45% de la classe d’âge de 15 à 29 ans se trouve au chômage, que les jeunes les plus talentueux et les plus déterminés fuient en masse, en faisant que depuis quelques années, la population de celui-ci diminue dans le même temps qu’elle vieilli...

C’est l’impasse la plus totale, due à l’ignorance pour le plus grand nombre, et à la pire mauvaise foi pour certains racistes qui en prétendant au malheur une couleur, se font une carrière de leader en surfant sur le mécontentement. Ils laissent croire que la solution aux problèmes d’un peuple rendu totalement impuissant face à eux du fait même de son auto mutilation, se trouverait dans des affrontements, sans jamais qu’il ne s’offre de faire un travail salvateur sur lui-même.

Certains irresponsables lui laissent même croire qu’une solution à ses problèmes ne le mettant surtout pas en cause quant à son inaction, se trouverait dans un accès à l’indépendance, dans un pays où le taux de couverture des importations par les exportations, n’est que de 18%, et qui accuse un déficit commercial humiliant de 3,5 milliards d’euros, une paille donc, que la métropole comble par une fonction publique pléthorique et par des transferts sociaux divers...

Nous sommes dans un univers, un ensemble d’objets régis par le “cosmos”, selon un mot grec signifiant “ordre”. Ne rien vouloir savoir des fondamentaux de la construction sociale selon cet ordre, et ses rapports obligés à l’histoire, est l’aveuglement des Martiniquais qui risquent de le payer au prix fort. Car dans l’impasse totale dans laquelle ils se trouvent, la violence toujours mauvaise conseillère, se proposera à eux comme étant une sortie, pour établir son règne...

Paris, le 1er août 2020
Richard Pulvar


dimanche 19 juillet 2020

SOMMET EUROPEEN... TERRIBLE BRAS DE FER ENTRE L'EUROPE DU NORD RÉPUTÉE VERTUEUSE, ET CELLE DU SUD RÉPUTÉE LAXISTE...


Les Américains eux, ne se sont pas embarrassés et ont tout simplement fait fonctionner la planche a billets à hauteur de 2200 milliards de dollars, pour amortir le coût astronomique de la crise sanitaire, et permettre à leurs concitoyens de passer les premiers instants d'une récession annoncée, sans trop de tumulte, et permettre par un soutien à leur pouvoir d'achat, une relance de leur économie...

A voir ce qu'il en sera plus tard des questions financières, de l'endettement, et de la solidité du dollar, mais cela viendra après, et les élections sont pour bientôt...

Les Européens eux aussi ont un besoin urgent d'un tel plan de relance, mais en partant d'un budget de l'Union Européenne de 1 070 milliards d'euros, un plan de relance colossal par rapport à ce budget de 750 milliards d'euros, présenté par la France et l'Allemagne, constitué par des emprunts, a de quoi fortement inquiéter les ferventes nations de l'équilibre budgétaire du nord de l'Europe, face à une dette qui sera celle de tous...

Car sur ces 750 milliards, 500 milliards correspondront à des subventions que les nations bénéficiaires n'auront pas à rembourser directement et qui devront être pris en charge par l'Union, donc par tout le monde, et 250 milliards seront des prêts qui eux ne posent pas de problèmes puisque les nations qui y souscriront devront les rembourser elles-mêmes...

C'est cette histoire de subvention dont les nations de l'Europe du nord ne veulent pas entendre parler, craignant de voir comme ce fut le cas en Grèce, des sommes folles s'envoler sans aucune efficacité, dans des structures économiques défaillantes, et qu'elles devront malgré cela rembourser au travers de l'Union...

Pour en bénéficier, ces subventions sont soumises à des conditions de réforme profonde des structures économiques des nations bénéficiaires, et celles du nord, qui n'en seront pas les principales bénéficiaires, s'inquiètent des procédures selon lesquelles la commission européenne les accordera aux différentes nations et souhaiteraient que tout ce plan ne soit constitué que de prêts remboursables...

De leur coté, les nations du sud sont terrorisées à l'idée de ce qui constituerait une nouvelle "troïka", comme celle qui a opéré de triste souvenir pour la Grèce, n'exigent d'elles et au plus vite, des réformes structurelles profondes et difficilement réalisables sur le court terme, comme celles qui furent exigées de la Grèce et sans jamais permettre à ce pays de s'en sortir correctement...

Le refus de payer pour les autres, et la crainte de ces autres de se retrouver brutalement déstructurés, risquent de conduire ce sommet, et donc l'Europe, dans une impasse qui sera d'autant plus coûteuse pour elle, que les temps exigent une prise rapide de décision...

Richard Pulvar

mardi 14 juillet 2020

Pourquoi le 14 juillet est-il notre fête nationale, quand cela a-t-il été décidé, pourquoi, et pour commémorer quoi ?


Le 14 juillet devient une fête nationale en 1880. Pour cadrer un peu, la république, la IIIe de notre histoire, tout juste installée, s’emploie dès ses premiers mois à fixer les symboles du nouveau régime.

Il s’agit pour les républicains de rejeter les symboles monarchistes et bonapartistes, tout en s’inscrivant dans l’héritage de la Révolution française

Aussi la IIIe république se dote-t-elle d’un hymne (La Marseillaise), d’un drapeau, d’une devise et se choisit une fête nationale, tous hérités de la Révolution française

Avant la IIIe république il n’y avait pas vraiment de « fête nationale ». La Révolution française avait certes institué des fêtes civiques, mais sans en distinguer une en particulier. Parmi elles, le 14 juillet, mais ce n’était pas la seule.

La commémoration de la prise de la Bastille du 14 juillet tend à disparaître sous l’Empire et est interdite sous la Restauration (1814-30). Elle continue pourtant à être célébrée clandestinement dans l’opposition

Ceux qui se revendiquaient de la révolution fr (républicains, démocrates, mais aussi les libéraux) arboraient alors une cocarde, ou juste de beaux habits et une mine réjouie, ce qui était consigné par les rapports de police et réprimé

Mathilde Larrere
@LarrereMathilde

Source

samedi 11 juillet 2020

Un ou certains s'en sont pris à la statue d'Ernest Deproge, pour d'obscures raisons.


Il y a peu je faisais remarquer qu'il y a une certaine incongruité à analyser le passé à l'aune de nos valeurs contemporaines, de même que l'analyse rémanente privilégiée par bon nombres d'historiens conduisent à des attitudes radicales, elles alimentent les ressentiments.

Dans la même foulée, à un moment il me semble que l'on s'en prendra à Césaire, père de la départementalisation et donc assimilationniste, d'aucuns le voyant comme celui qui a freiné la marche de la Martinique vers l'indépendance.

Sous les foudres de cette tyrannie tropicalisée les héros d'aujourd'hui deviendront les salopards de demain.

E-Z

Ernest Deproge « porte-voix du Conseil général »


mardi 23 juin 2020

Fresque d'Adama Traoré et de Georges Floyd à Stains


Juin 2020 : Adama Traoré et Georges Floyd - "Faites comme moi, archivez l’image d’une œuvre d’art.", il est probable qu'elle sera vandalisée, les policiers ne la laisseront pas intacte.

"

Stains : polémique autour de la fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd

Une fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd a été inaugurée le 18 juin dernier à Stains en Seine-Saint-Denis. Depuis la polémique a enflammé les réseaux sociaux. Le syndicat policier Alliance a appelé à un rassemblement aujourd'hui. Tout comme le comité La Vérité pour Adama.
C'est la fresque de la discorde. Réalisée par le collectif stanois Art, elle est à l'effigie de George Floyd, un homme noir, mort lors de son interpellation aux Etats-Unis et d'Adama Traoré, jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise dans le Val-d'Oise. Au-dessus des visages, on peut y lire : "Contre le racisme et les violences policières." 
L'œuvre, rue Pierre de Geyter à Stains, a été inaugurée jeudi 18 juin par Azzédine Taïbi, le maire de la ville, en présence du collectif  La vérité pour Adama. "Cette fresque est une expression artistique et pacifiste, en soutien et hommage à toutes les victimes de l'injustice", a-t-il affirmé, estimant qu'il fallait "dénoncer les comportements inadmissibles de certains policiers qui outrepassent leurs droits."
Violences policières. Ce sont ces deux mots associés et écrits au dessus des deux visages qui ont fait bondir des policiers appelant sur les réseaux sociaux à manifester et effacer le mot jugé offensant. "Aujourd’hui, à travers cette fresque, inaugurée par un élu de la République à Stains, nous sommes une nouvelle fois stigmatisés. Nous demandons le retrait du terme "policières". Ce mot nous dérange", affirme Grégory Goupil, le secrétaire national-adjoint Île-de-France du syndicat Alliance. Et de poursuivre : " 'Non au racisme et aux violences', nous pose aucun problème mais 'Non au racisme et aux violences policières', cela vient entacher notre profession et il n'est pas acceptable de laisser ce mot. C’est un appel à la haine. En aucun cas nous ne voulons peindre sur le visage d'Adama Traoré comme le dit le collectif."
Tout le week-end, la polémique a fait rage sur les réseaux sociaux, la police appelant à un rassemblement devant la fresque. Tout comme le collectif Adama.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/stains-polemique-autour-fresque-hommage-adama-traore-george-floyd-1844738.html

lundi 1 juin 2020

WASHINTON DC IS ON FIRE ‼️‼️ ‼️



SOULÈVEMENT AU COEUR DE L'EMPIRE ‼️‼️

«Washington D.C.est en feu dans toutes les directions alors que le soulèvement contre le racisme et la violence policière s'est propagé dans la capitale. ⁠

Les manifestants se sont affrontés avec la Garde nationale à la Maison Blanche, Trump aurait trouvé refuge dans un bunker et la résidence présidentielle a été plongé dans l'obscurité. »

Du reste cela fait plus de 7h que Trump appelé désormais Bunker Boy est en off sur son joujou préféré Twitter.

La police et la garde nationale ont canardé les manifestants de tirs gaz poivre et de tirs à balles en caoutchouc mutilantes, causant quelques blessés côté manifestants.
De l'autre côté plus de 50 agents des services secrets sont blessés lors des affrontements à l'extérieur de la Maison-Blanche.

La cathédrale historique Saint-Jean datant de 1816, située pile en face de la place Lafayette et de la Maison Blanche a été incendiée dans la nuit de dimanche soir, on ne sait pas comment l'incendie a commencé il a été éteint peu après 23 heures.

Alors que la journée où les mobilisations aux abords immédiats de la Maison Blanche étaient énorme et se sont déroulées sous hautes tensions mais sans furie ni chaos.
En début de soirée il y avait toujours plusieurs milliers de personnes mobilisées, l'ambiance était calme. Le but était par une présence massive inciter fortement l'État des États-Unis à faire réellement le job pour une fois afin qu'une véritable justice soit rendu à George Floyd et que les brutalités policières et le racisme institutionnel de la police cessent définitivement.

Dès que les premières répressions musclées des forces de police sont arrivées en cours de soirée tout a basculé !
Le calme n'est toujours pas à cette heure revenu !

Un tel chaos à Washington DC soit au coeur de l'Empire c'est du jamais vu dans toute l'histoire des États-Unis !!!!

Emmanuelle Bramban


(31-05-20)