lundi 29 août 2011

LA CRISE MONDIALE ET NOUS…



Obama dans la tourmente.
Barack Obama serait, nous dit la presse étasunienne, au plus bas dans les sondages. A un an de l’élection présidentielle, c’est inquiétant, très inquiétant, pour lui. Et pour les Noirs américains…Car, je persiste et signe : les seules personnes au monde pour lesquelles son arrivée à la Maison Blanche a été bénéfique sont les Noirs américains. J’aurais été un Noir américain que j’aurais voté (et bientôt revoté) les yeux fermés pour Obama. Sinon, pour nous autres, pauvres mortels qui ne sommes pas citoyens de la première puissance mondiale, qu’est-ce que son élection nous a apportés ? Rien. Absolument rien ! La politique étrangère d’Obama a été en tous points similaires à celle de tous les présidents yankees, démocrates ou républicains, qui l’ont précédé : maintenir l’hégémonie des USA sur le reste du monde. Point à la ligne.
Souvenez-vous en ! Moins de deux moins après son élection, il envoie 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan ; il ne fait rien contre le renversement par une bande de nervis d’extrême-droite, de Manuel Zelaya, président démocratiquement élu du Honduras ; il s’emploie à fragiliser ou à décrédibiliser l’ALBA de Hugo Chavez ; il laisse Netanyahou, le premier ministre israélien, faire la pluie et le beau temps en Palestine occupée où jour après jour la colonisation s’étend ; il laisse massacrer les Tamouls du Sri-Lanka ; il proteste du bout des lèvres lorsque la Chine réprime férocement au Tibet et au Xin-Kiang ; il fait l’armée étasunienne occuper l’aéroport de Port-au-Prince au lendemain du tremblement de terre en Haïti, se posant en reconstructeur du pays, mais 700.000 personnes croupissent toujours sous des tentes ; il participe avec Sarkozy au renversement de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire etc…etc…
Ceci dit, au fond de lui-même, au plus profond de lui, quand il n’est plus obligé de jouer la comédie du gentil Noir bien élevé, cravaté-costumé et parlant l’anglais avec l’accent de la Nouvelle-Angleterre, je suis sûr qu’Obama doit se dire une chose. Au moins une chose : « Si les Etats-Unis avaient eu un président blanc, jamais l’agence de notation Standard and Poor’s n’aurait abaissé la note des Etats-Unis. ».
Triple a.
Car enfin, soyons sérieux ! La dette des Etats-Unis, ou plus exactement l’énorme déficit étasunien, ne date pas de l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche. Cela fait au bas mot 30 ans que la première puissance mondiale vit à crédit sur le dos du reste du monde, en particulier de la Chine. Fort de son dollar qui est, malgré l’euro, la monnaie de référence au niveau international, elle a fait marcher sa planche à billets sans que personne n’ait jamais osé protester à ce jour. Quant à ses entreprises, elles n’ont cessé de piller le reste du monde et d’en exploiter la main d’œuvre. Prenons un seul exemple : celui des délocalisations. Allez à la frontière mexicano-étasunienne du côté mexicain, vous y verrez des milliers d’usines étasuniennes alignées sur une centaine de kilomètres. Ce sont les fameuses « maquiladoras » qui emploient une main d’œuvre mexicaine payée au lance-pierre. Le patronat yankee n’a pas hésité une seule seconde à fermer ses usines aux Etats-Unis pour les délocaliser au Mexique, se fichant complètement du chômage qui en découlait à Los Angeles, Detroit ou Chicago.
Or de quand datent ces délocalisations ? De l’élection d’Obama ? Absolument pas évidemment. Elles se sont étalées sur les 30 dernières années, depuis Ronald Reagan en fait. Donc, le chômage, le déficit budgétaire, la désindustrialisation etc…qui frappent les Etats-Unis ne sauraient être imputées au premier président noir de ce pays. Conclusion : quand l’agence de notation Standard an Poor’s supprime le « Triple A » des Etats-Unis aujourd’hui plutôt qu’il y a cinq ans, dix ans ou vingt ans en arrière, c’est parce que le pays est dirigé par un Noir.
Jamais elle n’aurait osé le faire s’il avait été dirigé par un Blanc.
(Je m’apprêtais à supprimer tout le paragraphe précédent, me disant que j’exagérais un peu, lorsque feuilletant par hasard l’hebdomadaire français « MARIANNE », je tombe sur le gros titre suivant d’un article signé par l’excellent journaliste Guy Stibon : « Comment Standard and Poor’s a voulu abattre Obama ». Si on est deux à le penser, c’est que cette analyse n’est pas forcément parano…).
Port en eau profonde.
Ca y est la guèguerre des moustiques a repris entre la Martinique et la Guadeloupe ! Cette fois ce n’est pas pour une question d’eau minérale (Chanflor et Didier furent un temps mis à l’index en Guadeloupe) ou de sucre (le sucre guadeloupéen a subi le même sort en Martinique à une époque), mais pour une histoire de port en eau profonde. L’île qui l’obtiendra__et il semble bien que ce sera la Guadeloupe laquelle bénéficie d’une secrétaire d’état au gouvernement français__verra doubler sa capacité de stockage de containers. Celle-ci passera de 200.000 containers environ actuellement à 400, voire 500.000. Or, qui dit containers dit forcément importations et dans le cas du port en eau profonde, d’importations massives. Donc du renforcement de notre dépendance envers l’extérieur. Est-ce cela la vision qu’ont nos politiques, martiniquais et guadeloupéens, du développement économique ? Alors que partout à travers le monde, à commencer par les pays riches, on commence sérieusement à réfléchir à la décroissance, d’autant que le capitalisme financier est en train d’imploser aux quatre coins du globe, chez nous, aux Antilles, nos responsables continuent à véhiculer et à revendiquer de vieux schémas qui ont échoué partout ailleurs.
Décroissance.
Car il n’y qu’une alternative à la crise qui secoue actuellement le monde : la décroissance ou la mort. Dans le pays le plus puissant d’Europe, l’Allemagne, le Land (région) le plus riche est dirigé par les…Verts. C’est comme si en France, l’Ile-de-France l’était par Cohn-Bendit, Jouanno ou Eva Joly !!!! Ce qui se passe outre-Rhin n’est pas du tout anecdotique : l’Allemagne vient de décider de renoncer définitivement à l’énergie nucléaire. C’est quelque chose d’énorme, c’est un changement de direction stupéfiant. Et ce qui vaut pour le nucléaire s’étendra forcément à d’autres secteurs. A notre modeste niveau antillais, la décroissance nous concerne au premier chef, quoique de toute autre façon que dans les pays développés. Notre « économie-prétexte » (E. Glissant) ou notre « mode d’improduction » (F. Affergan) donnent l’illusion d’une croissance laquelle est entièrement alimentée par le robinet financier franco-européen et non par une quelconque production locale. Qu’il se ferme brutalement et on se retrouvera pire qu’an tan Wobè ! Si le patronat subventionné et les fonctionnaires quarante-pour-centisés ferment les yeux sur cette possible fermeture un jour ou l’autre, on ne peut pas dire que du côté de la « classe ouvrière » et de ses syndicats, l’analyse soit plus brillante. Quand on voit, par exemple, ces derniers faire du prix de l’essence l’un de leurs principaux chevaux de bataille, il y a de quoi rester perplexe. Car enfin, seul le jour où le litre d’essence atteindra les 20 euros, verra-t-on, enfin, les gens laisser leur voiture au garage et prendre les transports en commun. Dans un pays de 80kms sur 30, il est grotesque d’avoir autant de voitures individuelles.
La navette gratuite reliant Dillon au centre de Fort-de-France est toujours vide ! Elle était censée permettre aux automobilistes du Nord-Atlantique et du Sud de garer à Dillon et de se rendre en ville dans un grand bus climatisé et surtout sans débourser un sou. Pourtant, la Martinique n’étant pas extensible, nous serons bien obligés un jour d’interdire l’entrée des voitures individuelles dans le centre-ville ou de leur imposer une lourde taxe comme c’est le cas à Londres. L’augmentation du prix de l’essence ou l’établissement de ladite taxe ne pourront qu’avoir un effet bénéfique : faire décroître le nombre de voitures importées dans notre minuscule pays.
Raphaël Confiant

« Un chasseur et sa proie » scandalisent l’Afrique du Sud



Cette image présentant un homme blanc posant un fusil à la main devant un enfant noir couché sur le sol, comme un chasseur devant sa proie, a été publiée sur Facebook et provoque la fureur en Afrique du Sud.
Photo truquée ou pas, les autorités sud-africaines n’apprécient pas qu’on plaisante avec des faits aussi graves et n’acceptent pas qu’on plaisante avec la vie d’un enfant.
Les questions ont rapidement fusé: l’enfant était-il mort ou blessé, a-t-il simplement participé au canular? Face au scandale, la police a décidé de mener une véritable chasse à l’homme.
Une fois l’identité du « chasseur » établie, il s’est avéré que la photo datait de 2007, mais que l’homme en question n’était pas à l’origine de sa publication sur Facebook. L’homme a expliqué avoir payé l’enfant pour réaliser cette photo et que celui-ci n’avait aucunement été blessé.
L’utilisateur Facebook ayant publié cette image s’appelle « Eugène,Terrorblanche », un jeu de mot sur Eugène Terre’Blanche, le créateur de l’Afrikaner Weerstandsbeweging (AWB), groupe d’extrême droite sud-africain prônant la suprématie blanche.
Les recherches s’orientent désormais sur les personnes à l’origine de ce compte Facebook, mais également sur les personnes qui ont vu la photo sans la dénoncer aux autorités. La police a précisé que toute personne impliquée de près comme de loin dans cette affaire était susceptible d’être poursuivie et risquait une peine de prison.
Aucun « ami » de la « Terreur blanche » n’a émis de critique au sujet de cette photo, mais dans l’opinion publique la colère monte et nombreux sont ceux qui expriment leur dégoût face à une image aussi choquante. 

(7sur7Sydney/ca)

dimanche 28 août 2011

TRIPOLI : Où sont les scènes de liesse monsieur Sarkozy ?



Depuis les rares images de la prise éclaire de Tripoli, le 22 août 2011, (ce qui fait des cadres rebelles des génies de l’histoire militaire compte tenu de la faiblesse des effectifs et de l’ampleur du résultat), et les fameuses vues truquées de la « Place Verte » libérée par les rebelles de Benghazi, plus rien si ce n’est quelques images de combattants débraillés en guise d’information par les grands médias. Où sont les scènes de liesse accueillant les libérateurs? Rien en une semaine ! Pas une seule effusion de joie à Tripoli! 

On nous dit que Kadhafi a fuit, que Tripoli est tombé à 95%, que le régime s’est effondré, que le peuple s’est libéré tout seul, que c’est enfin la liberté retrouvée. Où sont les scènes de liesse ? La Lybie était le pays d’Afrique avec le plus haut niveau de vie par habitant, les écoles et les universités gratuites, les soins également. Maintenant grâce à Sarkozy, BHL et aux islamistes de Benghazi, ça va être encore mieux ? Où sont les scènes de liesse ? 

Chaque image de Tripoli montre de jeunes en tee-shirt mal armés et tirant debout dans le vide. Mais aucun civil dans les rues. Aucun ! Ces jeunes devraient être fêtés comme des héros par la ville de Tripoli libérée de 42 ans de dictature, mais on voit bien qu’ils sont accueillis par un grand et lourd silence de la part de la population. 

S’il est difficile d’analyser les images et informations de la propagande occidentale, ce qu’elle ne peut dire ni montrer crève parfois les yeux et les tympans ! Le peuple de Tripoli est invisible et silencieux, cloitré chez lui, terrorisé par deux mois de bombardement de l’OTAN et la prise violente de Tripoli par les rebelles qui commettent crimes, tortures et exécutions sommaires. Ils n’ont aucune confiance dans leurs libérateurs. 



Où sont les scènes de liesse monsieur Sarkozy ? À quand une parade triomphale dans les rues de Tripoli ? Sarkozy le libérateur sur la Place Verte acclamé par le peuple libyen, ça aurait de la gueule ! Chiche ? Non ? Pourquoi ?...Si vous avez peur, vous n’avez qu’à envoyer Juppé, Longuet et BHL en délégation pour récupérer vos lauriers de sang. Et la petite Drucker aussi, ça lui fera du bien. Qu’elle voit ce que c’est qu’un enfant déchiqueté par vos bombes ou un noir torturé par vos mercenaires. S’il n’y a pas de liesse à proprement parlé, où sont simplement les scènes de reprise de la vie normale avec ses embouteillages, ses marchés, ses écoles, etc. Depuis une semaine dans Tripoli libéré, mais depuis 5 mois dans Benghazi, quelles sont les nouvelles libertés d’expression apportées par les libérateurs ? Qu’est-ce qu’ils promettent de mieux ? Je n’ai pas encore vu de reportages sur les délices de la vie à Benghazi monsieur le président… 



Parmi les grands crimes de Sarkozy, BHL et les intégristes qui violent la Libye, il y a les tortures et massacres systématiques des prisonniers noirs. La quasi-totalité du sud Libyen est de population noire. Ils sont libyens depuis l’antiquité et musulmans dés le premier siècle. Où sont les scènes de liesse des libyens noirs dans les oasis du sud, enfin libérées du raciste Kadhafi, fondateur et financier de l’Organisation de l’Union Africaine ? 

Où sont les scènes de liesse de chaque ville de la Libye libérée par vous et vos amis monsieur Sarkozy ? Où est le retour à la normalisation, où sont passé les petits fonctionnaires d’ABOU SLIM ? Où est la police de Tripoli ? Survivront-ils à l’épuration engagée par vos égorgeurs pour ensuite fêter leur libération ? Il y a d’autres images qui m’auraient fait plaisir à voir monsieur le président, ce sont les ralliements des régiments de l’armée participant aux scènes de liesse populaires au moment de « l’effondrement » du régime la journée du 22 août. Mais non toujours et uniquement des jeunes fagotés comme des joueurs de basket terrorisant la population à coup de rafales de kalachnikovs dans des rues totalement désertées. 

Le Ramadan, surtout la dernière semaine, est une période propice aux fêtes de famille, les rues grouillent d’une foule heureuse toute la nuit dans les pays musulmans. Où sont les images des nuits de fête de Ramadan et de libération de Tripoli monsieur Sarkozy ? Ce devrait être le plus beau et le plus heureux ramadan de leur vie ! Où sont-ils ? 
Sarkozy et la rébellion islamiste viennent d’engager le grand crime du génocide de la tribu de Kadhafi à Syrte, car elle n’a pas non plus explosée de joie au viol de Tripoli, et ne se rendra pas aux intégristes que Kadhafi a toujours combattus. L’éradication d’une tribu est un crime colonial comme les français en ont commis tant et tant durant la conquête de l’Algérie, dont Sarkozy rejette toute idée de repentance. Comment le pourrait-il alors qu’il fait exactement pareil ? 




Où sont les scènes de liesse du peuple libyen monsieur Sarkozy ? Pourquoi ne sont-ils pas heureux que vos alliés aient inscrit la charia dans la nouvelle constitution de la Libye au lieu de la charte des droits de l’homme ? 

Monsieur le président, Tripoli est-elle libérée, ou occupée par des barbares ? 

Mais alors que fait le peuple de Tripoli ? 

Tripoli attend. Si la population se terre c’est tout d’abord qu’elle a peur de ses libérateurs qui la bombardent depuis 2 mois et tire aujourd’hui sur tout ce qui bouge. Les témoignages de tortures et d’exécutions se transmettent de maison en maison. S’il n’y a pas de scènes de liesse c’est parce qu’ils savent déjà ce qu’ils ont perdu de paix et de liberté, et ne croient pas leur libérateurs venus pour leur apporter une meilleur vie. L’eau et l’électricité ne sont pas rétablies. Kadhafi c’est terminé, maintenant c’est le peuple, plus puissant que Kadhafi, qu’il va falloir gérer. 
Tripoli attend. La fin du Ramadan. Les familles jeûnes, prient, sont proches de Dieu. Ceux qui jeûnent peuvent confirmer qu’on manque un peu de force en fin de Ramadan. La terreur empêche les festivités et la vie de nuit. Si un assaut de jour fut en effet propice à une invasion éclaire en plein Ramadan, rien ne présage encore d’une adhésion du peuple à ce carnage. Les souffrances sont vives. Chacun panse ses plaies, compte et pleure ses morts, jeûne encore et toujours, mais dans chaque maison, armes et déclarations de Djihad luisent dans l’ombre. Tripoli attend la fin du Ramadan. 




Tripoli attend. Le régime avait fait distribuer des armes et nombres de régiments sont tout aussi introuvables que Kadhafi. Tripoli le sait. Il y a dans ses murs la bête de la résistance qui rôde. Les peuples du Sud, les noirs, attendent également. Les légions touaregs attendent. Nombres de casernes sont encore loyalistes dans le Sud. Des chars. Tous attendent. 

Tripoli attend le départ de vos mercenaires monsieur Sarkozy, de vos commandos et de vos bombardiers à l’uranium et enfin, nous verrons des scènes de liesse dans Tripoli occupée, Tripoli outragée, Tripoli libérée. C’est de votre nuisance monsieur Sarkozy dont il faut libérer la Libye. Tripoli attend son heure et la votre. Leur nouvelle guerre d’indépendance se terminera par votre chute. 

« Les grands hommes naissent des crises qu’ont provoqués les crétins » dit l’adage. Maintenant que vous avez tout détruit, regardons se lever les grands hommes ! Tripoli attend l’étincelle révolutionnaire. Tout ne fait que commencer. 

Certains disent que vous avez œuvré pour vos maîtres néoconservateurs et sionistes qui souhaitent établir la plus grande base américaine d’Afrique en Cyrénaïque. Vous entrez dans l’histoire comme un vassal et un petit dictateur criminel. Et vous en sortirez par le gibet libyen. Quant à nous peuple français, pas dupe de vos mensonges ni de vos crimes, nous avons maintenant contre vous les charges nécessaires pour vous faire arrêter et condamner pour crime contre l’humanité. Et lorsque le peuple de Tripoli bientôt libéré de vos bourreaux demandera votre extradition, nous irons vous chercher dans votre palais et nous la leur accorderons. 

Que le peuple de Tripoli nous pardonne un jour. 
Et que la révolution emporte tout ! 

Vincent Després Levard. 
Fraternités des Ignorants 
Dimanche 28 août 2011

La guerre continue en Libye





‎28/08/2011 : Mort d'un colonel gradé des troupes des rebelles à Ajdabiya sous la main des volontaires du peuple armée et de l'armée libyenne.
La chaine qatarienne Aljazeera dément en disant qu'il est mort dans un accident de la route entre Brega et Ajdabiya.



Il y une heure, l'armée libyenne et les combattants volontaires venus partout de Libye et des pays voisins ont attaqué un convoi de rebelles et de mercenaires qataris, émiratis et jordaniens : 32 personnes ont été tué et 57 ont été fait prisonniers. La ville n'a pas été préciser car l'opération est toujours en cours.


Chaine irakienne Alrai TV : 27/08/2011, Arrivée massive de combattants irakiens, algériens et tunisiens en Libye pour combattre aux cotés de leurs frères libyens contre les rebelles de l'OTAN et les mercenaires étrangers.


Source d'une personne sur place : le 27/08/2011, destruction d'un bateau par l'armée libyenne appartenant aux rebelles de l'OTAN rempli d'armes et de munitions dans le port de Zwara à 110 Km de l'ouest de Tripoli.

Cette info a été confirmé par la chaine irakienne Alrai TV.






AIDER LE QUARTIER ABOU SLIM - TRIPOLI



L'OTAN a bombardé le quartier Abou Slim de Tripoli, à plusieurs reprises tuant de nombreux habitants. Cette opération s'appelle : terroriser, démoraliser et diviser.

La résistance et la volonté de ce quartier chaud de Tripoli est incontournable car beaucoup d'entre-eux se sont montrés lors des rassemblements millionnaires de Tripoli et ont promis de mourir pour Mouammar Kadhafi.

De nombreux cadavres et dépouilles sont dispersés partout dans les rues et dans les campements et il y a des blessés partout dans les hôpitaux et les médecins ont disparu ou se sont enfuis par peur à des représailles. 

Les rebelles encerclent le quartier depuis 3 jours et interdisent toute personne à les secourir afin de les aider ou d'enterrer leurs morts.

Les rebelles ont coupé les aides humanitaires et ont volontairement coupé l'électricité dans les quartiers.

Ce quartier est peuplé d'habitants avec une densité élevée et c'est un quartier qui soutient à 100% Kadhafi.

Doit-on les affamés, les tués ou les terroriser afin qu'ils se rendent?

Sept points sur la Libye.



Désormais même les aveugles peuvent être en mesure de voir et de comprendre ce qui est en train d’arriver en Libye :

1. C’est une guerre promue et déclenchée par l’OTAN qui est en cours. Cette vérité finit par filtrer sur les organes mêmes d’ « information » bourgeoise. Sur La Stampa du 25 août, Lucia Annunziata écrit : c’est une guerre « entièrement "extérieure", c’est-à-dire faite par les forces de l’OTAN » ; c’est « le système occidental, qui a promu la guerre contre Kadhafi ». Une vignette de l’International Herald Tribune du 24 août nous montre des « rebelles » qui exultent, mais ils sont commodément installés sur un avion qui porte l’écusson de l’OTAN.

2. Il s’agit d’une guerre préparée depuis longtemps. Le Sunday Mirror du 20 mars a révélé que déjà « trois semaines » avant la résolution de l’ONU étaient à l’œuvre en Libye des « centaines » de soldats britanniques, encadrés dans un des corps militaires les plus sophistiqués et les plus redoutés du monde (SAS). Des révélations ou admissions analogues peuvent être lues sur l’International Herald Tribune du 31 mars, à propos de la présence de « petits groupes de la CIA » et d’une « ample force occidentale en action dans l’ombre », toujours « avant l’éclatement des hostilités le 19 mars ».

3. Cette guerre n’a rien à voir avec la protection des droits humains. Dans l’article déjà cité, Lucia Annunziata observe avec angoisse : « L’OTAN qui a atteint la victoire n’est pas la même entité qui a lancé la guerre ». Entre temps, l’Occident est gravement affaibli par la crise économique ; réussira-t-il à garder le contrôle d’un continent qui, de plus en plus souvent, perçoit l’appel des « nations non occidentales » et en particulier de la Chine ? Par ailleurs, ce même quotidien qui présente l’article d’Annunziata, La Stampa, ouvre le 26 août sur un titre en pleine page : « Nouvelle Libye, défi Italie-France ». Pour ceux qui n’auraient pas encore compris de quel type de défi il s’agit, l’éditorial de Paolo Paroni (Duel de la dernière affaire) est clair : depuis le début des opérations guerrières, caractérisées par l’activisme frénétique de Sarkozy, « on a immédiatement compris que la guerre contre le Colonel allait se transformer en un conflit d’un autre type : guerre économique, avec un nouvel adversaire, l’Italie évidemment ».

4. Voulue pour des motifs abjects, la guerre est menée de façon criminelle. Je me limite seulement à quelques détails repris dans un quotidien au-dessus de tout soupçon. L’International Herald Tribune du 26 août, dans un article de K. Fahim et R. Gladstone, rapporte : « Dans un campement au centre de Tripoli ont été retrouvés les corps criblés de balles de plus de 30 combattants pro-Kadhafi. Deux au moins étaient ligotés avec des liens en plastique, et ceci laisse penser qu’ils ont subi une exécution. Parmi ces morts, cinq ont été trouvés dans un hôpital de fortune ; l’un était sur une ambulance, étendu sur un brancard et ligoté par une ceinture et portant encore une perfusion intraveineuse dans le bras ».

5. Barbare comme toutes les guerres coloniales, la guerre actuelle contre la Libye démontre comment l’impérialisme se fait de plus en plus barbare. Dans le passé, innombrables ont été les tentatives de la CIA d’assassiner Fidel Castro, mais ces tentatives étaient conduites en secret, avec un sentiment si ce n’est de honte du moins de crainte des possibles réactions de l’opinion publique internationale. Aujourd’hui, par contre, assassiner Kadhafi ou d’autres chefs d’Etat non appréciés à l’Occident est un droit ouvertement proclamé. Le Corriere della Sera du 26 août 2011 titre triomphalement : « Chasse à Kadhafi et à ses fils, maison par maison ». Tandis que j’écris, les Tornado britanniques, se prévalant aussi de la collaboration et des informations fournies par la France, s’emploient à bombarder Syrte et à exterminer l’entière famille de Kadhafi.

6. Non moins barbare que la guerre a été la campagne de désinformation. Sans le moindre sentiment de pudeur, l’OTAN a martelé systématiquement le mensonge selon lequel ses opérations guerrières ne visaient qu’à la protection des civils ! Et la presse, la « libre » presse occidentale ? Elle a, à un moment, publié avec ostentation la « nouvelle » selon laquelle Kadhafi bourrait ses soldats de viagra de façon à ce qu’ils puissent plus facilement commettre des viols de masse. Cette « nouvelle » tombant rapidement dans le ridicule, voici alors une autre « nouvelle » selon laquelle les soldats libyens tirent sur les enfants. Aucune preuve n’est fournie, on ne trouve aucune référence à des dates et des lieux déterminés, aucun renvoi à telle ou telle source : l’important est de criminaliser l’ennemi à anéantir.

7. Mussolini en son temps présenta l’agression fasciste contre l’Ethiopie comme une campagne pour libérer ce pays de la plaie de l’esclavage ; aujourd’hui l’OTAN présente son agression contre la Libye comme une campagne pour la diffusion de la démocratie. En son temps Mussolini n’avait de cesse de tonner contre l’empereur éthiopien Hailé Sélassié comme « Négus des négriers » ; aujourd’hui l’OTAN exprime son mépris pour Kadhafi « le dictateur ». De même que la nature belliciste de l’impérialisme ne change pas, ainsi ses techniques de manipulation révèlent de significatifs éléments de continuité. Pour clarifier qui exerce réellement aujourd’hui la dictature à niveau planétaire, plutôt que de citer Marx ou Lénine, je veux citer Emmanuel Kant. Dans un texte de 1798 (Le conflit des facultés), il écrit : « Qu’est-ce qu’un monarque absolu ? Celui qui, quand il commande : "la guerre doit être", la guerre suit en effet ». En argumentant de la sorte, Kant prenait pour cible, en particulier, l’Angleterre de son époque, sans se laisser tromper par les formes « libérales » de ce pays. C’est une leçon dont nous devons tirer profit : les « monarques absolus » de notre époque, les tyrans et dictateurs planétaires de notre époque siègent à Washington, à Bruxelles et dans les plus importantes capitales occidentales.

Domenico Losurdo
http://domenicolosurdo.blog



Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Usain Bolt disqualifié pour faux départ dans la finale du 100 m

Usain Bolt disqualifié pour faux départ dans la finale du 100 m et Yohann Blake  devient  Champion du Monde du sprint en 9.93 s, toutefois l'honneur est sauf la Jamaïque tire son épingle du jeu.