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dimanche 4 décembre 2011

Lettre Ouverte aux Ivoiriens Africains du ministre Charles Blé Goudé


LETTRE OUVERTE A TOUS LES IVOIRIENS ET AFRICAINS
N’EST-CE PAS LE DEBUT ?


Mes chers compatriotes,

Le mercredi 29 Novembre 2011, le Président Laurent Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas.

Ce lundi 05 décembre 2011, il fera sa première comparution devant un juge, pour que lui soient signifiées les charges retenues contre sa personne.

Et, c’est ce jour symbole que j’ai choisi pour m’adresser à vous.

Vous qui pleurez dans le silence. Vous dont le coeur saigne parce que ceux qui, voulant écarter définitivement le Président Gbagbo de la scène politique ivoirienne, en le transférant à la Haye, s’évertuent malencontreusement à vous faire croire que c’est la fin.

A la UNE de leur presse, nous avons pu lire : « Gbagbo, la fin », « Gbagbo à la Cpi », ou encore, « Gbagbo, c’est fini », sans pour autant nous préciser ce qui est fini ! S’il est une fin qu’ils annoncent, n’est ce pas la fin de la souffrance de Laurent Gbagbo ? Qui jusque là était soumis au désidérata de ses bourreaux dans le nord de la Cote d’ivoire. Cette région de notre pays devenue depuis le 11 Avril 2011, un lieu de déportation où sont détenus d’illustres fils et filles du sud, du centre, de l’est et de l’ouest de la Cote d’ivoire. N’est-ce pas aussi la fin du mensonge, de l’usurpation et de la forfaiture ? Ce qu’ils qualifient d’être la fin, n’est il pas le début ?

Mes chers compatriotes,

N’est ce pas le début ?

Le début de la vérité, avec Laurent Gbagbo au crachoir ce lundi et pour les mois à venir comme ils le souhaitent. N’est ce pas le début pour que soit révélé aux yeux du monde entier ce qui s’est réellement passé en Cote d’ivoire ? La vérité que l’on tente d’étouffer et de falsifier sera enfin dite par Laurent Gbagbo. Il pointera du doigt les véritables responsables et auteurs des massacres de Duékoué, des familles brûlées vives dans l’église d’Anokoi kouté, des 68 gendarmes égorgés à Bouaké, et de bien d’autres crimes que les organisations des droits de l’Homme, subitement devenues muettes, tentent curieusement de passer sous silence. N’est ce pas le début de la vérité ? La vérité qui est qu’en Cote d’ivoire, les libertés collectives et individuelles sont désormais confisquées.

N’est ce pas aussi le début du réveil ?

Comme celui de Soundjata, l’enfant- lion, le fils mal aimé, maltraité mais qui finalement deviendra la fierté de la famille. Le réveil de Laurent Gbagbo, notre leader, que l’on a vite fait d’enterrer et que ses propres adversaires travaillent à ressusciter, sans le savoir. Debout, il éveillera les consciences de là ou certains croient l’avoir réduit au silence.

N’est ce pas le début ?

Le début de l’éveil des consciences des fils d’une Afrique digne, à qui les grandes puissances nient et confisquent leur liberté, sous le fallacieux prétexte de la démocratie, qu’ils installent à présent par rebellions interposées, à coup de canons, de missiles, sur fond d’invasion de nos terres ancestrales par des chars. Créant ainsi le désordre et le chaos. Toutes ces injustices seront dénoncées par Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale de la Haye.

Mes chers compatriotes,

La « fin », contrairement au rêve de ceux qui pensent faire du mal à Laurent Gbagbo, n’est que le début d’une autre étape de notre combat, certes âpre mais ô combien légitime.

C’est pourquoi je vous invite à rester fideles aux idéaux que nous a enseignés notre leader, Laurent Gbagbo, malgré les vicissitudes, afin que triomphe un jour la DIGNAFRIQUE. Car, je vous le dis, et vous le répète, ce qui se passe actuellement en Cote d’ivoire, est certes la réalité mais ce n’est pas la vérité.

Et c’est dans ce climat d’insécurité généralisée, vécue et reconnue par tous, que le pouvoir invite les ivoiriens aux urnes le 11 Décembre prochain, pour la tenue des élections législatives. Je me réserve le droit de vous donner la conduite à tenir le moment venu. Je vous demande par conséquent de rester à l’écoute du mot d’ordre dans les jours à venir.

Sachez qu’ensemble, nous vaincrons ce mensonge. Mais en attendant, ne cédons à aucune provocation sous le coup de la colère.

Que Dieu bénisse la Cote D’ivoire
Que Dieu protège et fortifie Laurent Gbagbo.

Le 05 décembre 2011.
Charles Blé Goudé
Exilé politique.

mercredi 6 juillet 2011

Depuis sa cachette / Blé Goudé menace le régime Ouattara : Nous n`avons pas perdu le combat


Charles Blé Goudé était, hier mardi, l'invité de RFI. Le leader des jeunes patriotes n'a pas porté de gant pour dire ses vérités au régime Ouattara. Voici l'intégralité de cette interview.


Charles Blé Goudé, qu’est-ce vous devenez ?C.B.G : Je suis Charles Blé Goudé, je suis là.Quand vous dites « je suis là », ça veut dire où?C.B.G : Je suis là où je dois être. Je suis à l’abri. Je suis là et je regarde les choses.On dit que vous circulez beaucoup en Afrique de l’Ouest.C.B.G : Oui. On dit aussi que je suis décédé. Donc, je laisse les gens déblatérer sur mon sort et souvent je ris. Donc, vous êtes quelque part en exil ?

C.B.G : Non. Je dis aux uns et autres qu’on est ensemble là où on doit être. Certainement que je suis à Abidjan ou quelque part, mais je suis dans une vie de clandestinité que j’assume. On m’annonce souvent mort, on m’annonce au Zimbabwe, on m’annonce au Bénin, au Ghana. Mais tout cela m’amuse et je regarde.



Alors vendredi dernier, la justice ivoirienne a lancé contre vous, un mandat d’arrêt international. Comment réagissez-vous ?


C.B.G : Ecoutez, rien ne me surprend du tout. Parce que voyez-vous, depuis que M. Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a peur. M. Ouattara a peur d’une opposition significative. Il a décidé d’installer son pouvoir dans la terreur et tous les signes apparents d’un pouvoir dictatorial, d’un pouvoir tribaliste sont là. Pour moi, ce pouvoir n’ira pas bien loin. Parce que M. Ouattara fait comme si son pouvoir avait pour seul objectif de traquer, de tuer, de poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches du président Gbagbo. Donc, nous osons croire qu’à un moment donné, le président Sarkozy et le président Obama vont l’interpeller pour lui dire qu’il n’est plus le président du Rhdp, il est le président de la Côte d’Ivoire, alors il doit garantir la justice pour tous les Ivoiriens. Alors, j’attends qu’on me justifie ce mandat d’arrêt et qu’on me dise les raisons pour lesquelles on me poursuit.



Le ministre ivoirien de la Justice dit : « Blé Goudé, il pense se cacher, mais on sait où il est, son extradition se fera ».


C.B.G : Dites au ministre de la Justice que quelqu’un que vous cherchez, vous lui dites que vous savez où il se trouve, donc vous êtes en train de lui dire de se déplacer. Je ne vais pas m’inscrire dans cette comédie. Je puis simplement dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a une justice à deux vitesses. Regardez-vous même : un président de la République du Nord, un Premier ministre du Nord, ministre de l’Intérieur du Nord, ministre de l’Agriculture, ministre de l’Industrie du Nord. Où allons-nous avec tout cela ? Pourvu que vous ayez battu campagne pour Laurent Gbagbo, alors on bloque votre compte.



Ce que vous reproche la justice ivoirienne, ce n’est pas seulement d’avoir battu campagne pour Laurent Gbagbo. Est-ce que vous ne regrettez pas vos appels à la mobilisation populaire contre Alassane Ouattara, contre l’Onu, contre la France entre décembre et avril dernier ?


C.B.G : Au moment où je vous parle, il y a quelques semaines, les indignés sont dans la rue en Espagne et ne sont pas arrêtés !



Mais, quand vous avez appelé vos patriotes à bloquer les voitures de l’Onuci au mois de février, au mois de mars dernier, est-ce que c’était vraiment pacifique ?


C.B.G : Combien de véhicules de l’Onuci ont été bloqués ? Combien d’agents de l’Onuci ont été blessés ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Face aux gens de Ouattara qui, depuis 2002, tuent, pillent tous les Ivoiriens, pourquoi on ne parle pas d’eux et puis on s’acharne sur la personne de Blé Goudé ? Moi, je pense qu’il faut être sérieux et puis mettre tout ça dans la balance. Maintenant, si c’est la justice des vainqueurs sur les vaincus, mais M. Ouattara n’a pas vaincu l’armée de Côte d’Ivoire. Je suis désolé ! Il sait très bien que c’est l’armée française qui l’a aidé là où il est. Et, il a donné raison à ceux qui disent qu’il est un suppôt de la France. Monsieur, je voudrais vous dire que j’ai la conscience tranquille. Depuis 2002, c’est la mobilisation aux mains nues. Je lance le défi à quiconque peut mobiliser plus que nous. Voilà ce qui est la démocratie, la loi du nombre.



Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, affirme que le 1er mars quand l’Union africaine a reconnu la victoire d’Alassane Ouattara, il a reconnu que c’était fichu. Et vous ?


C.B.G : Je ne peux pas commenter des propos du président Mamadou Koulibaly pour qui j’ai beaucoup de respect. Mais, je pense qu’il fallait plutôt faire en sorte qu’on revienne au vrai débat. Qui de M. Laurent Gbagbo et de M. Alassane Ouattara a remporté les élections ?



On a souvent dit que Laurent Gbagbo était le plus malin de la classe politique ivoirienne, mais il a quand même perdu. Quelle est la faute politique qu’il a pu commettre ?


C.B.G : Ecoutez, pourquoi voulez-vous que je vienne exposer les fautes politiques du président Laurent Gbagbo sur des antennes? C’est un être humain, mais on ne parle pas des fautes de son chef sur des antennes.



Quelle est la dernière fois que vous lui avez parlé ?

C.B.G : Ça encore, je suis désolé. C’est entre lui et moi.



Charles Blé Goudé, est-ce que vous reconnaissez Alassane Ouattara comme président de la République ?


C.B.G : Mais, si c’est moi qui reconnaissais les hommes politiques comme président de la République, vous savez très bien que Laurent Gbagbo serait président de la République aujourd’hui. La volonté de la France a été faite par la force et à partir du 11 avril, moi je n’ai pas à savoir qui est président ou qui ne l’est pas.



Donc, pour vous aucune réconciliation n’est possible ?


C.B.G : Non. Moi, je veux qu’il y ait la réconciliation. Mais là, M. Ouattara a pris le pouvoir pour se venger. Il veut installer son pouvoir dans la terreur. Aujourd’hui, tous ceux qui sentent même une petite odeur du camp pro-Gbagbo, tous ceux-là sont traqués jusque dans leur dernier retranchement.



Vous dites que tout le monde est traqué, mais il y a tout de même un Front populaire ivoirien qui a pu, à nouveau, se réunir à Abidjan.


C.B.G : S’il vous plaît, quand le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan est en prison dans le nord de la Côte d’Ivoire, c’est cela que vous appelez la liberté ? Quand on parle de pillages de la ville d’Abidjan, vous êtes d’accord avec moi que les Frci ont pillé, que les chefs de guerre et les com’zones ont pillé, mais ils sont en liberté pendant que d’autres sont traqués.



A quelle condition cette réconciliation sera-t-elle possible ?

C.B.G : Quand on veut faire une réconciliation, on discute avec les opposants. Laurent Gbagbo ne peut pas être en prison à Korhogo, son épouse en prison à Odienné, le président du Front populaire ivoirien et le fils de Laurent Gbagbo en prison à Bouna dans le Nord et puis on nous parle de réconciliation. Je demande à M. Ouattara de prendre de la hauteur. Il faut réunir les Ivoiriens et savoir pardonner.



Vous demandez le pardon, est-ce que la justice peut passer l’éponge sur les quelque 3000 victimes de la crise post-électorale ?

C.B.G : Mais, moi-même qui vous parle, je suis une victime de cette crise post- électorale. Nous ne demandons pas que la justice ne se fasse pas. Mais de là à aller tuer des gens toutes les nuits, à aller les traquer dans leur village, tout cela n'est pas des signes encourageants.



Vous dites qu’il est normal que justice se fasse, mais est-ce que vous seriez prêt, le cas échéant, à comparaître devant un tribunal ivoirien ?


C.B.G : Je n’ai aucun problème. A moins que M. Ouattara soit mon voisin. Parce que quand on va comparaître, vous savez très bien qu’il a commis des actes, que ses hommes ont commis des actes ignobles en son nom, alors je suis prêt à comparaître. Mon voisin doit être M. Ouattara. Mon voisin doit être M. Soro Guillaume et ensemble, nous allons comparaître devant la justice.



Comment revenir sur la scène politique Charles Blé Goudé, si vous êtes un clandestin, si vous êtes en fuite ?


C.B.G : Dites à tous les Ivoiriens qu’un jour, il fera jour. Nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas encore perdu notre combat.



Vous avez des actions revanchardes dans vos réponses, Charles Blé Goudé, vous croyez encore à une solution militaire ?


C.B.G : Non, non, non ! Pas du tout ! Je ne suis pas revanchard. J’ai toujours pardonné, vous le savez. Je veux que les Ivoiriens se parlent à nouveau. Je veux qu’il y ait un débat responsable, critique. Je ne suis pas pour les coups de force. Je suis pour qu’il y ait l’alternance. Je pense que les Ivoiriens ont déjà été trop traumatisés et ils attendent mieux des hommes politiques que encore des coups de canon.



Samedi dernier à Paris, quelque 1300 personnes ont manifesté en faveur de la libération de Laurent Gbagbo. Qu’est-ce que vous attendez de la France et des Français ?


C.B.G : Comme c’est la France qui a permis à M. Ouattara d’être au pouvoir, je souhaite que la France pèse encore de tout son poids sur M. Ouattara, de lui dire qu’un monsieur comme Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire au sommet et qui a obtenu, selon les résultats de la Cei, près de 49% de l’électorat, ce monsieur ne peut pas être maintenu au Nord. A ce sujet d’ailleurs, le 16 juillet, le Conseil européen du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes se réunit. Je voudrais inviter tous les Africains qui vivent à Paris à participer à cette conférence. Pour la première fois, l’on verra ce que je suis devenu et cela à travers une vidéo exclusive que nous allons leur projeter.


Retranscrits par TRA BI Source : L'Inter

dimanche 8 mai 2011

Qu'est devenu Charles Blé Goudé ?


Souvenez-vous de Charles Blé Goudé, un homme de l'appareil  propagandaire   de Simone et de Laurent Gbagbo, brillant harangueur, il était surnommé  le général de la foule, le 16 avril 2011, était annoncé dans la presse internationale  :"
Charles Blé Goudé, ancien leader des “Jeunes Patriotes” ivoiriens qui soutenaient l’ex-président Laurent Gbagbo, est entre la vie et la mort aux mains des forces d’Alassane Ouattara, a déclaré vendredi un conseiller de Gbagbo en France."


Le gouvernement ivoirien s'était par la suite rétracté. 


Mais d'autres informations laissaient entendre ceci "
D’après une source proche de l’ONUCI qui a joint un ami à Charles Blé Goudé qui se trouve en ce moment en dehors de la Côte d’Ivoire, le leader des jeunes patriotes, arrêté par des éléments de l’ONUCI serait en ce moment mal en point, suite aux sévices subis de la part de ses tortionnaires de la force”impartiale”. Pour l’heure, l’on ne sait où se trouve Charles Blé Goudé mais toujours est-il que son état de santé est inquiétant. À en croire cette source, “il n’est pas loin de la mort”

Depuis cette date, plus personne n'a de nouvelles de Charles Blé Goudé, les plus optimistes pensent qu'il s'est exilé dans un pays voisin, qui lui demande de garder le silence. Les pessimistes croient qu'il est mort.

Quant à nous, vu la brutalité et la sauvagerie dont ont fait preuve les hommes de Ouattara, nous croyons que Charles Blé Goudé a bien été arrêté par les soldats de l'ONUCI, puis  remis aux FRCI, il  est mort suite aux sévices et tortures  qui lui ont été infligés  par les rebelles de Ouattara.

Il est peu probable que  le général de la rue, le leader des Jeunes Patriotes soit encore en vie, je doute que ce type d'individu soit capapable de se taire aussi longtemps.




Evariste Zephyrin