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mardi 29 novembre 2011

Laurent Gbagbo a quitté la Côte d'Ivoire pour être jugé par la CPI



Laurent Gbagbo a quitté par avion ce soir la Côte d'Ivoire et est en route pour la Cour pénale internationale à La Haye, après s’être vu notifié un peu plus tôt dans la journée un mandat d'arrêt de la CPI. Ce mandat est "illégal" et va "exacerber les antagonismes entre toutes les parties", s’est indigné Lucie Bourthoumieux, l'avocate de Laurent Gbagbo à Paris. Ce transfert intervient à une dizaine de jours des élections législatives du 11 décembre. La CPI conduit depuis octobre une enquête sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la crise et dont sont accusés le camp Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara

jeudi 25 août 2011

Racket à Yopougon: Les bouviers FRCI demandent la carte d'identité d'une fille de 11 ans



La galère frapperait-elle à la porte des éléments des FRCI?Tout porte à le croire.Car l'on comprend difficilement que ceux-ci aient insisté particulièrement qu'une fillette âgée seulement de 11 ans présente sa carte nationale d'identité, faute de quoi son géniteur versera la somme de 20 000 FCFA, ou à défaut,elle sera conduite à la BAE de Yopougon Toits rouges.La scène s'est passée le mercredi 17 août dernier au carrefour Nakoko à Yopougon camp militaire, aux environs de 20 heures. Ce jour-là, nous étions à bord d'un taxi lorsque, arrivés au niveau dudit carrefour, le chauffeur de ce taxi a été contraint de marquer un arrêt pour un contrôle de routine. Après la vérification des pièces du véhicule, l'agent des FRCI a demandé aux passagers de présenter leurs pièces d'identité. Parmi nous, une fillette à qui le militaire a demandé de présenter aussi ses pièces d'identité. Son père assis à côté du chauffeur, a fait savoir au militaire que sa fille n'a que 11 ans et qu'elle ne peut pas posséder de carte nationale d'identité. Il a même rappelé au ''corps habillé'' que la Constitution ivoirienne qualifie de mature (majorité civile), toute personne âgée de 21 ans et plus. Même si c'est à partir de 18 que l'Ivoirien peut voter (majorité électorale). L'élément des FRCI n'a voulu rien entendre des explications données et a menacé de conduire la fille à la BAE. L'un de ses collègues arrivé, a dit en dioula (malinké) d’arrêter la minette si le père ne donne pas la somme de 20.000 FCFA exigée. N'eût été l'intervention de celui qu'ils appelaient ''le grand chef'', la fillette et son père seraient conduits à la BAE.

Émile Kian 

lundi 4 juillet 2011

Côte d'Ivoire, la vraie


LA CÔTE D’IVOIRE, UN PAYS SANS COMMISSARIAT, SANS GENDARME NI JUSTICE

Outre les menaces de vengeance de pro-Ouattara auxquelles elles sont exposées, les populations d’Abidjan et de nombre d’autres villes ivoiriennes sont aujourd’hui à la merci des bandits et victimes d’agressions en tout genre.

Dans dix jours, cela fera trois mois qu’Alassane Ouattara et son équipe seront à la tête de la Côte d’Ivoire. Trois mois d’un nouveau pouvoir, mais également trois mois d’anarchie, sans brigade de gendarmerie, sans policier ni commissariat. Trois mois d’insécurité totale, sans appareil de répression et de correction. La maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) est vidée de ses pensionnaires, évadés aux heures chaudes de la bataille d’Abidjan, au grand dam de la population.

 Les attaques de domiciles et les braquages sur les routes sont légions, malgré les patrouilles des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ( composés la plupart d'apprentis gbaka, de maçons, plombiers, de gardiens de maisons....) . A cause de cette insécurité, les services publics et privés ont réaménagé leurs emplois du temps pour faciliter la tâche de leurs employés.

Cette situation s’explique par l’absence, depuis bientôt trois mois, des membres des Forces de sécurité (FDS), pour la plupart cités comme déserteurs. Les commissariats étant toujours occupés par les FRCI, ils ne semblent pas fonctionner nonobstant les tournées et injonctions de Guillaume Soro et de son ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko de rétablir l’ordre.

A cela, il faut ajouter les conséquences des pillages de ces postes de police qui ont été mis à sac avant d’être brûlés, pour la plupart, par les forces pro-Ouattara au plus fort de la crise de leadership opposant le président Laurent Gbagbo au camp Ouattara soutenu par la France. « Il faut trois cent milliards de frais d’équipement et de matériel roulant », estime le ministre de l’Intérieur de Ouattara, pour que les éléments des FDS jouent leur rôle efficacement dans la société.

D’énormes difficultés donc, sans parler de la réunification de l’armée régulière ivoirienne qui piétine encore. Selon le programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC), 11 000 milicines pro-ouattara devraient rejoindre l’effectif des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI). Une mission du PNRRC est d’ailleurs à l’intérieur du pays pour une évaluation.

La méfiance règne

Cependant, la cohabitation qu’appelle de tous ses vœux le camp Ouattara,  ne donne pas grand-chose sur le terrain. La méfiance entre ces forces ennemies est de mise. La chasse aux déserteurs dans le rang des FDS, taxés de miliciens à la solde du président, se poursuit. Et pour les « dénicher », tous les corps habillés ont été payés directement en liquide, de la main à la main, le mois dernier.

Quant à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), elle est en manque de pensionnaires, et d’ailleurs sans commodités administratives. Aucun matériel pour les procès verbaux, notifier les mandats de dépôts, les condamnés, etc. Tout a été saccagé.

Autant de problèmes en suspens qui doivent vite trouver solutions. Sinon toutes les promesses de dons, d’aides au développement - malgré la bonne volonté de la communauté internationale - pour reconstruire le pays resteront vaines, et les populations continueront de souffrir.

Pour résoudre cette situation, le conseiller de Ouattara, le colonel de l'armée française, Marc Paitier, en charge de la restructuration de l’armée ivoirienne, manoeuvre. La visite éclaire de Gérard Longuet à Abidjan dimanche 26 juin, pour consolider les nouvelles relations, et la signature du nouvel accord de Défense entre les deux pays, devraient permettre de sauver ce régime en ballotage, installé par la France elle-même.

Source: Autre presse

samedi 25 juin 2011

vendredi 24 juin 2011

L’image qui choque les Baoulés


Charles Coovi Gomez écrit : « La France de Nicolas Sarkozy humilie la Côte d’Ivoire en Obligeant avec la la honteuse complicité d’Henri Konan Bédié les Chefs baoulés à se prosterner un à un devant le ‘‘préfet’’ Dramane Ouattara… Même au temps de Houphouet Boigny cela ne s’était jamais produit. »

Arrestation de Laurent Gbagbo; L'ex Dame de compagnie de Simone Gbagbo fait des révélations


Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien(Fpi) jusqu’au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l’Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d‘Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livredans cet entretien les derniers instants dans le bunker…


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d’Angré que nous sommes, ce n’était pas du tout le repos car la nuit c’était les bruits d’armes en provenance d’Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d’Abidjan ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d’habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j’ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d’avant nous avions été informés que j’étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j’habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j’apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ‘’Allées’’ et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu’ à l’arrestation du Président Gbagbo. D’ailleurs je préférais être sur les lieux dans ces circonstances. 

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvé dans les mêmes circonstances et je me suis rendu utile. J’ai ouvert les bureaux de la première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d’être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J’étais la quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n’était pas en fuite. J’ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l’accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé. 

Pour ce qui s’est passé, il faut noter qu’avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d’arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en actions. Ainsi, il y a eu l’attaque de l’école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d’Agban( etc). 

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l’Ambassade du japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l’Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l’entrée de la résidence. C’est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l’arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au dessus de sa chambre alors qu’il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous sol car c’est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D’autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21h à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au levé du jour. Le bureau de la première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l’Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l’accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c’est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu’ à l’arrestation du Président. 

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous nous attendions 21 heures pour la ‘’pluie de feux’’, comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s’est poursuivi jusqu’ à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n’a pas atteint l’intérieur du sous-sol. 

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d’égouts. Cela s’est transformé en une fumée opaque. Ils l’ont fait a dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d’électricité étaient à cet endroit. Le commandant Seka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la notre, il n’y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adje Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ‘’certainement’’ la Première Dame, le Ministre Aboudramane Sangare, etc.

Le Ministre Tagro s’est proposé à la négociation. Je l’ai vu et entendu téléphoner quelqu’un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, « demandez leur d’arrêter de tirer, je viens discuter ». J’ai appris plus tard que cette personne était l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l’attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous - sol, il était encore à l’entrée de la résidence, téléphone à l’oreille. 

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine, a-t-il mis le nez dehors qu’il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d’entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grande chose. Quelques instants après, d’autres (soldats rebelles ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo ndlr) qu’ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit, qu’ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s’il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c’est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d’autres garder notre porte. La suite de l’arrestation, vous l’avez vu par les images qu’ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury , le Ministre Adjobi Christine, l’ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en dessous de l’aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l’assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant complètement trempé de son sang. Il est allé s’adosser au mur de la résidence de l’Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l’un d’eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L’objectif des deux groupes (forces licorne et des forces rebelles ndlr) était de tuer le Pr Laurent GBAGBO et d’éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d’entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armée des forces nouvelles ndlr) pour commettre l’exploit de l’assassinat de plus d’une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n’ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C’est Dieu qui a travaillé en notre faveur, psaume 23

Abidjandirect.net : Qu’en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l’enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d’une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d’un obus la veille, n’ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu’après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l’Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s’échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s’ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C’est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu’elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n’étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c’est qu’il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l’Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu’ au golf.

Réalisé par Abidjandirect.net

jeudi 23 juin 2011

Un diplomate français avoue : «Nous nous sommes trompés sur Ouattara»



Malgré les discours officiels de Nicolas Sarkozy, la diplomatie française commence à reconnaître que l’Elysée s’est trompé sur le compte de Ouattara dans le dossier ivoirien. Car les nouvelles d’Abidjan ne sont pas bonnes, surtout pour la communauté française qui a de gros intérêts en Côte d’Ivoire.

Depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir, la situation sécuritaire s’est complètement dégradée avec des Fds remplacées par des Frci, une armée à la gâchette facile. Avec eux, tous les problèmes se règlent dans le sang. Plus de police, plus de gendarmerie… La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays au monde qui fonctionne sans justice. Du reste, ce sont les Frci qui rendent la justice. Bonjour les dérives.

C’est d’ailleurs ce qui se passe dans les régions de l’Ouest, du Sud et de l’Est jugées très proches du président Gbagbo. Selon des journaux étrangers, Abidjan est devenue un véritable Far West aux mains des Com-zones qui y font la loi. Ce sont eux qui ont véritablement le pouvoir face au préfet de police. Le petit monde diplomatique français et celui des affaires installé au bord de la lagune Ebrié est bien au fait de cette nouvelle donne depuis le départ de Gbagbo du pouvoir. Ils savent que deux mois après, malgré les tapages médiatiques, les structures régaliennes ont du mal à se mettre en place. L’armée française se trouve alors obligée de se substituer à la police et à la gendarmerie ivoiriennes pour voler au secours du pouvoir.

Une tâche qui provoque naturellement la colère de la jeunesse qui assiste impuissante à une recolonisation de la Côte d’ivoire. Mais Paris n’a pas le choix, elle est obligée de se mettre en première ligne à Abidjan, en 2011, ce qu’elle ne fait même plus dans bien d’autres petits pays africains. Une telle situation n’est pas faite pour arranger les choses. Par exemple, fuyant l’insécurité d’Abidjan, plusieurs hommes d’affaires français sont encore cloîtrés au 43è Bima, à Port–Bouet. Ils sont nombreux ceux qui refusent de regagner leurs résidences de zone 3, zone 4, ou de Cocody. Par peur de subir la justice des hommes en tenue.

Car Abidjan vit aujourd’hui à l’heure des règlements de compte. Il suffit d’une simple dénonciation et vous êtes inscrit à l’article de la mort. A ce tableau déjà sombre, viennent s’ajouter les graves violations des Droits de l’Homme. La France officieuse en Côte d’Ivoire, c'est-à-dire des diplomates et des hommes d’affaires, est aujourd’hui au temps des regrets pour avoir misé sur un cheval qui leur crée tant d’ennuis. Ce que résume d’ailleurs un diplomate français face à un confrère proche du pouvoir. «La France s’est trompée sur Ouattara. On se rend compte qu’il n’est pas aimé par les Ivoiriens. Rien ne marche actuellement. Il n’y a pas de sécurité à Abidjan. Aucun investisseur au monde ne peut investir dans un tel pays». Confie ce conseiller d’ambassadeur dans un restaurant très chic abidjanais au confrère qu’il a invité à une table bien arrosée. Un constat totalement en déphasage avec la théâtralisation très grotesque de Nicolas Sarkozy qui se fait plus amoureux de la Côte d’Ivoire que les Ivoiriens eux-mêmes. Et ce n’est pas tout, puisque l’insécurité s’étend désormais aux œuvres de l’esprit, plus clairement à la propriété intellectuelle.

Dans le monde industriel, il se raconte que certains entrepreneurs véreux veulent profiter de la situation pour déposséder des industrielles de leurs propriétés. Cela pourrait se faire avec la complicité de certains cadres de l’Office de la propriété intellectuelle. Ainsi va la Côte d’Ivoire comme l’a voulu la France qui a imposé un Président de la République aux Ivoiriens. La BAD (Banque Africaine de Développement) refuse aujourd’hui de revenir pour les mêmes raisons sécuritaires. Le RDR  au pouvoir se trouve donc pris à son propre chaos qu’il a installé en Côte d’Ivoire.

Reconstruction de la nouvelle armée: Les propositions du Gal Bollet au Premier ministre


Reçu, hier, en audience par le Premier ministre, Guillaume Soro, le général Clément Bollet, directeur de la coopération sécurité-défense au ministère des Affaires Etrangères français, a donné des conseils à la Côte d’Ivoire pour la reconstruction de l’armée. Il était accompagné par l’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon.

La nouvelle armée ivoirienne devra relever le défi de la formation. Reçu en audience, hier, à la Primature, au Plateau, en compagnie de l’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon, le général Clément Bollet, directeur de la coopération sécurité-défense au ministère des Affaires Etrangères français, a fait des propositions au Premier ministre, Guillaume Soro. « La Côte d’Ivoire avait les fleurons en termes de formation militaire. Rappelez-vous de l’école de maintien de la paix de Zambakro.

mercredi 15 juin 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO RELATIF AUX EVENEMENTS DU 4 AVRIL 2011 AU NOVOTEL D’ABIDJAN


Le 4 avril 2011, le jour même où le président français allait lancer les hélicoptères de l’armée française contre les positions de l’armée régulière ivoirienne, quatre personnes étaient enlevées  dans le hall de l’hôtel Novotel, dans le quartier d’affaires du Plateau à Abidjan.

Trois d’entre elles travaillaient à la société SIFCA, premier groupe agro-industriel ivoirien soit Mr Yves Lambelin, PCA de l’entreprise, de nationalité française et deux de ses collaborateurs, l’un malaisien, l’autre béninois. La quatrième personne enlevée étant le directeur, français, de l’hôtel.

Les auteurs de cet enlèvement ont été décrits comme des hommes « en armes », vêtus d’uniformes plutôt dépareillés. Il faut noter que plusieurs journalistes français étaient ce jour-là domiciliés au Novotel et qu’ils n’ont pas été inquiétés, les agresseurs semblant se concentrer sur les personnels de SIFCA.
Plus de deux mois après les faits que nous déplorons et condamnons  totalement, et alors qu’aucune enquête judiciaire n’a été menée à terme, le conseil d’une des victimes présumées et certains organes de presse semblent vouloir désigner arbitrairement le camp du président Laurent Gbagbo, et le président lui-même, comme les auteurs et les responsables de cet acte.

Ces allégations mensongères sont dans le droit fil  de la campagne de désinformation orchestrée depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui, au mépris du Droit Constitutionnel d’un Etat souverain, a conduit au brutal changement de pouvoir le 11 avril 2011.

C’est donc le lieu de rappeler ici quelles étaient les conditions qui prévalaient ce 4 avril et de poser certaines questions :
-la situation militaire à Abidjan était telle qu’il est difficile de dire avec précision qui a pu faire quoi  ce jour du 4 avril. En effet, l’armée régulière avait repoussé les forces rebelles sur pratiquement tous les points stratégiques de la ville. Ces force rebelles s’étaient constituées dès lors en groupes armés « informels » circulant sans contrôle. La description des assaillants du Novotel est une première indication que l’on pourrait avoir affaire à ce type de groupes.
- pourquoi les assaillants n’ont-ils pas inquiété les journalistes étrangers ?
-pourquoi enlever uniquement trois membres de la même entreprise et que faisaient ils là dans une journée aussi dangereuse à Abidjan ?
-depuis quand le directeur du Novotel était arrivé à Abidjan et quel était son poste précédent ?

Pur le cas de Yves Lambelin, il est important de noter que la société SIFCA venait de connaître une crise interne au niveau de sa direction. Un conseil d’administration avait été convoqué pour remettre de l’ordre dans le groupe en changeant certains dirigeants influents du groupe.  Par ailleurs Yves Lamblin etait resté fidèle à la Côte d’Ivoire. Malgré les pressions de toutes sortes,  non seulement il y etait resté mais, en plus, il s’était opposé vigoureusement à la campagne de non paiement de l’impôt à «  l’Administration GBAGBO » que certains opérateurs économiques nationaux avaient lancé pour soutenir la cause du « Gouvernement Ouattara ». Dans ces conditions, qu’est ce qui peut justifier que le Président GBAGBO ou l’un de ses proches s’attaquent à un homme qui leur a montré tant de fidélité.

Quant au  directeur de l’hôtel que l’on « tente de présenter comme un héros disparu dans un pays qu’il aimait tant »,  il serait en réalité arrivé depuis très peu de temps en provenance d’un pays de la sous-région. Il n’était ni homme politique ni homme particulièrement influent. D’où vient qu il soit présenté comme une personne qui pouvait déranger le Président GBAGBO au point de lui ôter la vie. Il y a à l’évidence trop de points d’ombre sur cette affaire et, seule, une enquête judiciaire sérieuse peut en déterminer les auteurs.

C’est pourquoi, l’acharnement médiatique à indexer un coupable, et toujours le même, nous oblige désormais à réagir vigoureusement. Ainsi nos avocats ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité.


Le 15 Juin 2011,
Le Porte parole du président Laurent Gbagbo

samedi 11 juin 2011

Les exactions des bouviers de ouattara continuent à Abidjan: 3 jeunes tués gratuitement

Un des commandos d'élite du préfet ouattara qui tuent en toute impunité dans le district d'Abidjan depuis décembre 2010

Tué dans un kiosque à café
Le jeune Théophile Tiéro se sera caché pendant longtemps pour rien. Après plusieurs semaines passées en dehors de son habitation de Koumassi Sogefiha, il a décidé un jour de rentrer chez lui. Puis, jeudi 2 juin dernier, il s’est rendu dans le kiosque à café du bled pour prendre un petit repas. C’est là que les FRCI qui le recherchaient depuis longtemps l’ont retrouvé et l’ont abattu froidement. On lui reprocherait d’avoir érigé dans le temps, des barrages avec ses camarades. Il est donc pro-Gbagbo.

Exactions : assassiné devant ses parents
M. Néméhou Victor est un guéré âgé de 29 ans vivant à Yopougon Sogefiha I. Le jeudi 9 juin dernier (avant-hier), il a été torturé avant d’être abattu par les miliciens de Ouattara sous les regards perdus de ses parents. Selon ses bourreaux, il est pro-Gbagbo.

Son fils a été tué sous ses yeux
M. Guibé, habitant à Yopougon Nouveau Quartier, est en pleur: «Les FRCI ont tué mon fils au barrage de Mossikro en ma présence.Ils sont partis avec son corps. Toutes mes recherches jusqu’à ce jour sont restées vaines. Que la presse et les organisations humanitaires m’aident à retrouver le corps de mon fils pour lui donner une sépulture».

vendredi 27 mai 2011

Côte d’Ivoire : Ouattara doit être jugé pour ses crimes (Marine Le Pen)

La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a déclaré vendredi sur le plateau de la télévision France 2 que le président ivoirien Alassane Ouattara doit répondre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont incontestablement commis par son armée.

Selon Marine Le Pen, qui demande un débat sur la question, « M. Nicolas Sarkozy qui a contribué à mettre en place M. Ouattara était présent à ses côtés pour son investiture or Amnesty international considère que les armées de M. Ouattara se sont rendues coupables de crimes de guerre et de crime contre l’humanité ».
Le successeur du très nationaliste Jean-Marie Le Pen à la tête du Fn français qui n’est autre que sa fille estime que « M. Ouattara doit être poursuivi ou alors on considère encore une fois qu’il y’a des intérêts supérieurs qui font qu’il y’a les gentils criminels de guerre et les méchants criminels de guerre. »
La dirigeante du parti d’extrême droite n’avait pas pris position dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire mais avait affirmé partager avec les Ivoiriens, les valeurs de souveraineté et de droit. Elle avait jugé avec « assez de sévérité la précipitation avec laquelle le président de la République française avait pris position. »
Par ailleurs, le président Alassane Ouattara, qui souhaite que M. Gbagbo soit jugé par un tribunal ivoirien mais aussi pas une cour internationale, a qualifié vendredi le président déchu de « criminel », estimant qu’il devrait rester en « prison ».
« Laurent Gbagbo est un criminel, toute cette violence a été provoquée par Laurent Gbagbo et sa femme »a-t-il accusé sur les ondes d’Europe 1.
Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International accuse les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire.
« Les très graves violations et atteintes aux droits humains commises, depuis l`arrestation de Laurent Gbagbo montrent que les populations appartenant à des groupes ethniques considérés comme partisans » de l`ex-président « continuent d`être la cible d`attaques », lit-on dans dans ce rapport de 84 pages intitulé « Ils lui ont demandé sa carte d’identité et l’ont abattu ».
Source: afriscoop
Cliquez ici pour suivre l’interview de Marine Le Pen

dimanche 8 mai 2011

Côte d'Ivoire: Jean Ziegler fait des révélations édifiantes


Côte d'Ivoire: Jean Ziegler fait des révélations... par Nzwamba

Qu'est devenu Charles Blé Goudé ?


Souvenez-vous de Charles Blé Goudé, un homme de l'appareil  propagandaire   de Simone et de Laurent Gbagbo, brillant harangueur, il était surnommé  le général de la foule, le 16 avril 2011, était annoncé dans la presse internationale  :"
Charles Blé Goudé, ancien leader des “Jeunes Patriotes” ivoiriens qui soutenaient l’ex-président Laurent Gbagbo, est entre la vie et la mort aux mains des forces d’Alassane Ouattara, a déclaré vendredi un conseiller de Gbagbo en France."


Le gouvernement ivoirien s'était par la suite rétracté. 


Mais d'autres informations laissaient entendre ceci "
D’après une source proche de l’ONUCI qui a joint un ami à Charles Blé Goudé qui se trouve en ce moment en dehors de la Côte d’Ivoire, le leader des jeunes patriotes, arrêté par des éléments de l’ONUCI serait en ce moment mal en point, suite aux sévices subis de la part de ses tortionnaires de la force”impartiale”. Pour l’heure, l’on ne sait où se trouve Charles Blé Goudé mais toujours est-il que son état de santé est inquiétant. À en croire cette source, “il n’est pas loin de la mort”

Depuis cette date, plus personne n'a de nouvelles de Charles Blé Goudé, les plus optimistes pensent qu'il s'est exilé dans un pays voisin, qui lui demande de garder le silence. Les pessimistes croient qu'il est mort.

Quant à nous, vu la brutalité et la sauvagerie dont ont fait preuve les hommes de Ouattara, nous croyons que Charles Blé Goudé a bien été arrêté par les soldats de l'ONUCI, puis  remis aux FRCI, il  est mort suite aux sévices et tortures  qui lui ont été infligés  par les rebelles de Ouattara.

Il est peu probable que  le général de la rue, le leader des Jeunes Patriotes soit encore en vie, je doute que ce type d'individu soit capapable de se taire aussi longtemps.




Evariste Zephyrin


samedi 16 avril 2011

Côte d'Ivoire : exécutions sommaires par les rebelles de Ouattara

Voci la solution finale de ouattara à Abidjan.Tous ceux qui sont soupçonnés d'être pro-Gbagbo sont abattus en pleine rue,sur de simples présomptions.De Yopougon,à Koumassi en passant par Cocody les mêmes scènes se répètent.Les rebelles tuent,tuent et tuent de sang froid des civils.



Des civils présentés comme des miliciens tués à Koumassi en pleine journée








Des civils menacés et battus chez eux à la maison par les bouviers de ouattara appelés FRCI



Des prisonniers exécutés à la Riviera 2


Des prisonniers exécutés à la Riviera 2


Majorité Présidentielle Gbagbo 

jeudi 14 avril 2011

La France tue en Côte d'Ivoire


Des Ivoiriens attribuent ce massacre ayant eu lieu à la résidence du président Gbagbo aux soldats français.