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jeudi 25 août 2011

Racket à Yopougon: Les bouviers FRCI demandent la carte d'identité d'une fille de 11 ans



La galère frapperait-elle à la porte des éléments des FRCI?Tout porte à le croire.Car l'on comprend difficilement que ceux-ci aient insisté particulièrement qu'une fillette âgée seulement de 11 ans présente sa carte nationale d'identité, faute de quoi son géniteur versera la somme de 20 000 FCFA, ou à défaut,elle sera conduite à la BAE de Yopougon Toits rouges.La scène s'est passée le mercredi 17 août dernier au carrefour Nakoko à Yopougon camp militaire, aux environs de 20 heures. Ce jour-là, nous étions à bord d'un taxi lorsque, arrivés au niveau dudit carrefour, le chauffeur de ce taxi a été contraint de marquer un arrêt pour un contrôle de routine. Après la vérification des pièces du véhicule, l'agent des FRCI a demandé aux passagers de présenter leurs pièces d'identité. Parmi nous, une fillette à qui le militaire a demandé de présenter aussi ses pièces d'identité. Son père assis à côté du chauffeur, a fait savoir au militaire que sa fille n'a que 11 ans et qu'elle ne peut pas posséder de carte nationale d'identité. Il a même rappelé au ''corps habillé'' que la Constitution ivoirienne qualifie de mature (majorité civile), toute personne âgée de 21 ans et plus. Même si c'est à partir de 18 que l'Ivoirien peut voter (majorité électorale). L'élément des FRCI n'a voulu rien entendre des explications données et a menacé de conduire la fille à la BAE. L'un de ses collègues arrivé, a dit en dioula (malinké) d’arrêter la minette si le père ne donne pas la somme de 20.000 FCFA exigée. N'eût été l'intervention de celui qu'ils appelaient ''le grand chef'', la fillette et son père seraient conduits à la BAE.

Émile Kian 

dimanche 31 juillet 2011

Insécurité à Abidjan:les bouviers FRCI de ouattara attaquent 2 ambassades


Indignation, peur et prudence,tels sont les sentiments qui animent la communauté diplomatique en Côte-d’Ivoire depuis plusieurs semaines.Et pour cause.Selon des sources concordantes,des éléments des Frci, forces pro-Ouattara, ont braqué, l’après-midi du 15 juillet dernier, à proximité de l’hôtel Ivoire de Cocody (Abidjan), un véhicule de l’Ambassade de l’Allemagne. Cette voiture portait pourtant une plaque diplomatique bien identifiée mais cela n’a eu aucun effet sur ces éléments des Frci. Qui ont brutalisé le conducteur avant de s’évanouir dans la nature avec l’engin. Jusqu’à ce jour, au dire de nos sources, le véhicule est introuvable. Quelques jours plus tard, soit dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier, c’est une autre Ambassade qui fut victime des actes de violence des Frci. Il s’agit de l’Ambassade du Cameroun. Des individus armés vêtus de treillis portant l’insigne Frci ont attaqué les locaux de l’Ambassade du Cameroun situés à la Riviéra (Abidjan).Ils y ont dérobé des ordinateurs, des téléphones portables et d’autres matériels. Le ministère ivoirien des Affaires étrangères est informé, poursuivent nos sources, de l’insécurité grandissante dans laquelle vivent, depuis le 11 avril dernier, les diplomates étrangers en poste en Côte d’Ivoire. Il a d’ailleurs produit une note d’information à ce propos .Malheureusement, aucune mesure n’est prise pour éradiquer l’insécurité à Abidjan.

Didier Depry 

jeudi 14 juillet 2011

Violée par un soldat de Ouattara: une fillette de 7 ans meurt


Hélas ! Prospère Gninao ne reverra plus, Régina Doué, sa fille de 7ans. Après avoir fui la guerre de Duékoué avec sa mère, elle a trouvé la mort, à Abidjan, chez son oncle, Marcellin Gninao Doué. Elle a été violée par un élément des FRCI, à Koumassi-campement, et elle en est morte. Prosper Gninao, père de Régina Doué, n’est pas encore au courant de la triste nouvelle. Il est refugié au Libéria, et est sans contact avec sa famille, depuis plusieurs mois. Evelyne Glua, la mère de la victime, est inconsolable, alors que le bourreau, un élément des FRCI, dénommé commandant Cissé, est en liberté. 
Evlyne Glua et sa fille Régina Doué ont quitté Duékoué, après le premier tour de la présidentielle du 31 octobre 2010. Elle a pris cette décision à cause des menaces de conflits qui planaient sur la localité. Des appréhensions qui seront justifiées, puisque, quelques semaines après, des affrontements éclatent poussant son époux à aller se refugier au Libéria. Avec l’aide de son oncle, Régina Doué a été inscrite au CPI dans une école primaire de Koumassi. Il y a environ deux semaines, la petite est tombée malade. Les premiers diagnostics ont décelé un ennemi. «On nous a donné une ordonnance que nous avons payée, mais nous étions inquiets de constater que l’enfant devenait de plus en plus pâle», a indiqué, l’oncle. Aussi les parents se sont-ils orientés vers une tradi-praticienne. Après examen, elle a révélé que la fillette a été victime de viol. Ce que Régina Doué confirme. Elle a indiqué qu’elle a été violée par le commandant Cissé, un élément FRCI qui habite le quartier. Le commandant Cissé a nié dans un premier temps les accusations et a fait venir un détachement des FRCI, pour intimider Marcellin Gninano. Il a été dissuadé par les doyens du quartier, qui éprouvaient de la pitié pour Marcellin Gninao. Et, sous la pression, le commandant Cissé a fini par reconnaître les faits. Le responsable du 20ème arrondissement, le commissariat du violeur, a pris des engagements fermes auprès des parents pour que ce dernier soigne la petite. Mais après le paiement des médicaments de la première ordonnance, il a signifié aux parents qu’il n’en pouvait plus. «Son chef m’a donné rendez-vous. Je suis parti attendre de 10h à 14h, il n’est pas venu. J’ai compris que je devais m’occuper de ma fille moi-même», a soutenu Marcellin Gninao. L’oncle a fait des pieds et des mains mais malheureusement, il n’est pas arrivé à sauver la petite Régina. Elle est décédée le vendredi 1er juillet dernier. Dès que la nouvelle est tombée, le commandant Cissé a quitté le quartier. Selon des indiscrétions, Régina Doué est la cinquième victime du violeur.
  
César Ebrokié   

Soubré : La population dénonce les abus et racket des rebelles Frci de ouattara

Voici ce que le rhdp par la voix de djédjé mady,achy patrick,dagobert banzio appellent leurs alliés et leurs forces armées

L’arrivée des forces pro-Outtara le 30 mars dernier dans le département de Soubré a été accueillie en triomphe par les acheteurs produits, les commerçants, les pisteurs et les transporteurs. Mais 4 mois de règne après les héros d’hier sont cloués au pilori par leurs admirateurs d’hier. « Nous pensions que les frci étaient venus pour nous sauver. Mais, aujourd’hui, il est difficile d’évacuer nos produits, le cacao vers le port de San Pedro à cause des frais de route que payons au Frci à chaque barrage. Cela nous coûte chère. Les tickets de transport vont de 2000f à 45000f selon les barrages, ce qui nous pénalise beaucoup car nous n’arrivons pas à évacuer nos produits », se plaint M. Yao N’Dri Pca de la coopérative Ecaso. Même son de cloche du côté des acheteurs de produits. « Nous vivons des choses que nous ne comprenons pas. Sur l’axe Soubre-Dabouyo, les prix vont de 300 à 55000 par barrage. Si tu es hors de ta zone tu dois payer 30000f autres Frci . Ainsi nous nous retrouvons à la fin de la journée à un total de 280000f comme frais de route. Ce racket ne nous permet pas de payer nos manœuvres », renchérit M. Rabouto Seydou acheteur de produits. Quant à M. Lingane Abdoulaye, responsable d’un syndicat des taxis communaux, il s’insurge contre le comportement des messies d’hier « tout le monde a salué la présence des Frci moi même j’ai pris le fusil pour la cause mais depuis un moment on ne comprend plus leur comportement. Les Frci nous demandent des tickets, des laisser passer. Alors, on sait plus a quoi s’en tenir car les usagers sont aussi traquées dans les corridors. A Soubré, le comportement des Frci est difficile à comprendre. Si tu revendiques un peu, ils pointent leur arme vers toi », dénonce-t-il. Avant de s’interroger : « où sommes-nous ? Dans une rébellion ou dans une république ? ». Selon lui, « les Frci ne tiennent plus leur promesse ».
Pour M. Maurice secrétaire général den la coopérative Socam de Méagui, les Frci sont devenus un véritable cauchemar pour les populations. « A Méagui nous les avons bien accueillis à bras ouverts .Les coopératives se sont cotisées pour les recevoir. Aujourd’hui, ils se sont retournés contre nous et n’hésitent pas à nous imposer des tickets d’une valeur de 700.000f pour transporter nos produits. Le plus grave, c’est que des convoyeurs sont battus sur les routes par les Frci quand ils n’ont pas d’argent. Or, à chaque 500m il y a un barrage », affirme-t-il.


A entendre M. Ibrahim secrétaire général adjoint des transporteurs de Soubré les relations entre Frci et transporteurs sont de plus en plus difficiles. « Hier nous étions contents mais aujourd’hui c’est difficile les populations n’arrivent plus à voyager et nous nous opposons à ce comportement qui est de soutirer de l’argent aux usagers et transporteurs », déplore-t-il.
Konaté Souleymane, responsables des acheteurs dénonce, lui, les braquages sur les routes. « Cela fait que les acheteurs ne veulent plus aller en brousse. Les activités sont en baisse nous ne sommes pas en sécurité », soutient-il. M. Mane responsable du Rdr à Soubré dénonce la non maîtrise des éléments des Frci par leurs supérieurs. « Nous déplorons que le Capitaine Dotia Koné, le chef des Frci n’a pas le contrôle total des ses éléments ; souvent, il est surpris des agissements des ses hommes », constate-t-il.

Robale Symphorien in Notre Voie

samedi 11 juin 2011

Les exactions des bouviers de ouattara continuent à Abidjan: 3 jeunes tués gratuitement

Un des commandos d'élite du préfet ouattara qui tuent en toute impunité dans le district d'Abidjan depuis décembre 2010

Tué dans un kiosque à café
Le jeune Théophile Tiéro se sera caché pendant longtemps pour rien. Après plusieurs semaines passées en dehors de son habitation de Koumassi Sogefiha, il a décidé un jour de rentrer chez lui. Puis, jeudi 2 juin dernier, il s’est rendu dans le kiosque à café du bled pour prendre un petit repas. C’est là que les FRCI qui le recherchaient depuis longtemps l’ont retrouvé et l’ont abattu froidement. On lui reprocherait d’avoir érigé dans le temps, des barrages avec ses camarades. Il est donc pro-Gbagbo.

Exactions : assassiné devant ses parents
M. Néméhou Victor est un guéré âgé de 29 ans vivant à Yopougon Sogefiha I. Le jeudi 9 juin dernier (avant-hier), il a été torturé avant d’être abattu par les miliciens de Ouattara sous les regards perdus de ses parents. Selon ses bourreaux, il est pro-Gbagbo.

Son fils a été tué sous ses yeux
M. Guibé, habitant à Yopougon Nouveau Quartier, est en pleur: «Les FRCI ont tué mon fils au barrage de Mossikro en ma présence.Ils sont partis avec son corps. Toutes mes recherches jusqu’à ce jour sont restées vaines. Que la presse et les organisations humanitaires m’aident à retrouver le corps de mon fils pour lui donner une sépulture».