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jeudi 15 septembre 2011

Wikileaks révèle l’obsession tribale du préfet-mendiant Ouattara



Les adversaires d'Alassane Ouattara le disent régulièrement. Comme son ancien ennemi juré et nouvel ami Henri Konan Bédié, il serait persuadé qu’en Côte d’Ivoire, la politique commence et se termine par l’ethnie. C’est pour cette raison qu’il aurait parsemé les rues de tout le pays de soldats analphabètes de son ethnie et que la majorité de ses nominations profitent aux Nordistes. Les derniers câbles diplomatiques diffusés par Wikileaks viennent comme pour apporter du crédit à leurs thèses.

Le 17 mars 2009, lors d’un entretien avec l’ambassadrice des Etats-Unis d’alors, Wanda Nesbitt, Alassane Ouattara essaie de faire croire à son interlocutrice que Laurent Gbagbo n’avait aucune chance de remporter la présidentielle, son électorat – assimilé de manière scandaleusement arithmétique à son ethnie – se résumant à 12% à 15% au plus. La suite, on la connaît. En dépit de la prise en otage de la moitié du pays par les rebelles des Forces nouvelles, Gbagbo obtient 43% des suffrages au premier tour, et devance de très loin ses adversaires dans le très cosmopolite district d’Abidjan. Au point qu’il a fallu des trésors de technologie électorale – plus de 100% de participation dans un grand nombre de bureaux de votes d’un Nord où régnait une terreur incroyable le 28 novembre 2010 – et une violation des règles de la CEI et de la Constitution pour que les alliés extérieurs de l’actuel chef de l’Etat arrivent à l’imposer.

Le câble diffusé par Wikileaks rejoint, dans sa description de la personnalité d’Alassane Ouattara, celui de Renaud Vignal le décrivant dépressif et pusillanime dans son appartement parisien cossu en 2001. «J’ai peut-être fait une erreur en quittant le poste de directeur général adjoint du FMI pour le combat politique en Côte d’Ivoire», a-t-il confié à Wanda Nesbitt. Avant de se plaindre de ce que le président Gbagbo et son camp voulaient imposer le désarmement avant les élections. Si l’on sait désormais pourquoi cette idée lui déplaisait et ce qu’il comptait faire des rebelles non désarmés, l’on comprend également quel camp est responsable non seulement de la guerre mais de l’insécurité complètement folle qui continue de défigurer la Côte d’Ivoire et d’inquiéter les investisseurs.

Un article de Benjamin Silué in Le Nouveau Courrier

lundi 12 septembre 2011

100 JOURS DU RÉGIME OUATTARA : LA CÔTE D’IVOIRE AU FOND DE L’ABÎME. QUE DES DÉSOLATIONS!



Le miracle promis par Ouattara et ses alliés aux Ivoiriens a tout simplement tourné au cauchemar. Plus de 100 jours après sa prise du pouvoir par les armes, la Côte d’Ivoire est au fond de l’abîme. Ce pourquoi la France, l’Onu, les Usa et la coalition européenne -dont le rôle est de faire des coups d’Etat en Afrique- sont venus bombarder le pays. Ouattara a trompé les Ivoiriens, y compris ses propres partisans, pour justifier le putsch du 11 avril 2011 contre Laurent Gbagbo.

Voici son triste bilan à mi-parcours, après 100 jours:


La haine et la méchanceté contre d’autres Ivoiriens

Le premier acte que Ouattara a posé dans les minutes qui ont suivi le coup d’Etat perpétré à son profit par l’Armée française, ce 11 avril noir de l’an 2011, c’est d’assouvir sa haine longtemps contenue et sa soif de vengeance contre d’autres Ivoiriens, en commençant par Laurent Gbagbo et ses proches. En effet, ses adversaires politiques ont été arrêtés, torturés et placés dans des camps de concentration et de déportation au Nord où ils sont humiliés et maltraités chaque jour. Leurs avoirs ont été gelés pour le priver de ressources dans le but de les affamer et de fragiliser leurs familles. Si les plus illustres sont encore en vie, en prison, qui dira un jour le nombre des militants Fpi, Lmp et sympathisants de Gbagbo qui ont été assassinés, sommairement exécutés et jetés aux vautours ? On n’a jamais vu en Côte d’ivoire une telle poussée de haine à la suite de l’arrivée d’un homme au pouvoir. Pour échapper à la furia de Ouattara, des milliers d’Ivoiriens ont dû fuir leur pays pour se réfugier à l’extérieur. Mais ils n’ont pas de répit car ce sont des mandats d’arrêt internationaux qui sont lancés contre eux, dès qu’ils sont accusés sans preuves de vouloir faire un coup d’Etat contre Ouattara de leur pays d’accueil.

Vols et pillages, sans précédent

Un autre point qu’on retient du bilan de Ouattara, ce sont les vols et les pillages orchestrés par ses ex-rebelles pendant la crise postélectorale. Bien entendu, pour préserver l’image déjà pâle de son régime illégalement parvenu à ses tristes fins, le dictateur sans pitié n’a pas trouvé mieux que d’inculper Laurent Gbagbo et ses proches de crimes économiques. Tout le monde sait que les pillages, le saccage des résidences des personnes ciblées, les vols en masse accompagnés de braquage de tous ordres ont été le fait des Frci qui ont décidé de ‘’se payer sur le terrain’’. Aussi, ses éléments n’ont t-ils pas hésité à dévaliser tous les commerçants et autres boutiquiers sur leur passage. A ce jour, la commission que Ouattara fait semblant de mettre en place pour rechercher les véhicules des particuliers et de l’Etat volés par les Frci n’a pas restitué une seule voiture à son propriétaire. De nombreuses entreprises ont été prises pour cibles et dévastés par les hommes de Ouattara qui n’y ont épargné une aiguille. Laissant le tissu industriel du pays exsangue. Aujourd’hui, en dépit des déclarations qui font croire que tout va bien, les entreprises qui n’ont pas encore mis la clé sous le paillasson survivent en fait difficilement 

Racket et saga des Frci (Forces pro-ouattara)

Le bilan de Ouattara, c’est la saga des désormais ex-Forces républicaines de Côte d’Ivoire Ivoire. Ces rebelles qu’on avait entretemps baptisés « Forces armées des Forces nouvelles » et qui ont été présentées par la France comme « Forces pro-Ouattara » pendant le coup d’Etat. On ne compte plus le nombre de personnes que ces hommes en armes ont assassinées, parfois simplement parce qu’elles portaient un tee-shirt à l’effigie de Laurent Gbagbo. On a exécuté des jeunes gens pour un simple paquet de cigarettes. Dans les régions du pays classées par le régime comme étant « favorables à Gbagbo », des hommes et de femmes ont été tués par les Frci pour leur « appartenance ethnique », ainsi que le confirme un rapport d’Amnesty international sur les massacres des 28 et 29 et 30 mars 2011 à Duékoué. Leurs familles pleurent encore. Des cadres et militants Lmp ont été enlevés avant d’être retrouvés morts. Quand de nombreuses personnes sont toujours portées disparues. A travers le pays, les Frci exigent des rançons allant jusqu’à 300.000 par mois à des villages entiers en prenant des innocents en otage. Si bien que les chefs de village et leurs populations, persécutés et menacés constamment de mort, sont obligés de fuir pour se cacher en brousse comme des animaux sauvages, pendant des semaines et des mois. Sur les routes du Pays, les Frci se livrent à un racket sans commune mesure avec ce qu’on a pu reprocher par le passé aux ex-Fds. Les automobilistes et les passagers sont obligés de payer systématiquement aux nombreux barrages « sauvages » et anarchiques. Les transporteurs et les commerçants font l’objet d’une extorsion de fonds éhontée de la part des hommes de Ouattara. Confus, le pouvoir, interpellé par les syndicats, a reconnu les méfaits des ses ex-rebelles et promis de « sanctionner » les fautifs. Mais rien n’a été fait. Les dérives continuent. Et les Ivoiriens souffrent, sous la menace des fusils des nouveaux maîtres qui ont choisi de régner par la terreur en réduisant tout un peuple au silence.

Des milliers de chômeurs attendent les «solutions»

On peut dire que l’espoir des jeunes et de femmes qui croyaient à la promesse des 400.000 emplois faite par Ouattara pour cette année 2011 s’est définitivement envolé. Au contraire, il a fait place aux angoisses et à la détresse des milliers de chômeurs victimes de la crise depuis le déclenchement de la rébellion en 2002 jusqu’au coup d’Etat d’avril 2011. Beaucoup de nouveaux sans emplois sont venus grossir le lot de ceux qui sont sur le carreau depuis longtemps et qui attendent que Ouattara tiennent ses promesses. Les entreprises sinistrées ont été obligées de licencier une partie de leurs effectifs. Dans cette grisaille, les personnes qui survivaient grâce aux maquis et autres petits commerces qui ont été détruits à Abidjan et ailleurs se retrouvent à la rue. Les jeunes qui espéraient s’insérer au terme des derniers concours d’entrée à la Fonction publique, à la police, à gendarmerie…n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ignorant que l’administration est une continuité, Ouattara a fait annuler ces concours, sous le prétexte que « c’est Gbagbo qui les a organisés ». Une vision bien étriquée pour un homme qui veut diriger un pays.

100 jours de pouvoir Ouattara : Ouattara détruit les biens des Ivoiriens

Dans un pays où le secteur informel nourrit des millions de personnes, qui plus est au sortir d’une crise éprouvante qui a appauvri les populations, les petits commerces assurent la subsistance de millions d’âmes. Hélas, Ouattara ne sait pas que casser un maquis ou une boutique, c’est condamner des familles entières à la faim. Insensible, il a fait raser des dizaines de maquis et de petits commerces, sous le prétexte d’assainir le district d’Abidjan et de libérer les trottoirs occupés par les vendeurs ambulants. Aussi a-t-il fait procéder à la démolition systématique par des bulldozers des maquis et boutiques « mal situés », selon lui.

Or le phénomène de l’ « occupation du domaine public (Odp)» en Côte d’Ivoire est une réalité qui est étroitement associée à la survie des populations de toutes nos communes. Laurent Gbagbo, qui connaît bien son pays et son peuple, l’a si bien compris qu’il tentait de régler la question, dans la concertation, avec les acteurs du secteur et les autres partenaires sociaux. Mais il en a été empêché par la rébellion et le Rhdp qui lui ont mis les bâtons dans les roues pendant 9 ans. Ouattara, lui, a décidé des fermer les yeux pour tout casser, sans aucune pitié. Insensibles, Ouattara s'est jeté à bras raccourcis sur la Rue Princesse pour la mettre en pièces. Là où on aurait pu procéder par la sensibilisation des populations, tout en discutant des voies appropriées avec les propriétaires des commerces et des maquis « mal situés » en bordure de route, pour voir dans quelles mesures l’on aurait pu les réaménager ou les délocaliser, pour préserver les investissements, les moyens de subsistance et les biens des propriétaires. Tout en limitant les nuisances sonores et les autres désagréments. Sans doute, le régime Ouattara se vengeait-il là de Yopougon, la cité qui lui tient tête, en anéantissant l’un de ses symboles qui est devenu une curiosité touristique dont la renommée a franchis les frontières ivoiriennes. Une expression de haine, si tel était le cas. Toujours est-il que ce sont des centaines de millions de francs de biens qui ont été détruits par Ouattara. Les chefs de famille qui ne vivaient que de ces petites activités ont été ruinés. Les nombreuses personnes qui y travaillaient se retrouvent à la rue aujourd’hui. Pour les mairies qui ne s’en sortent qu’avec les taxes sur l’Occupation du domaine public (Odp), c’est une perte considérable en termes de recettes propres, par ces temps de disette. Il semble que, comme pour se moquer des victimes, le régime en place a promis 30.000F de dédommagement à chacun des propriétaires qui, eux, ont perdu des millions; ça, c'est du made in Ouattara.

Source: Le Temps

dimanche 31 juillet 2011

Méagui :Racket, racket, toujours racket, des laissez-passer pour circuler dans la ville

Un des drogués de la troupe rebelle du préfet Ouattara
Chaque boutique ou magasin de la ville de Méagui verse aux Frci, la somme de 5000Fcfa par semaine comme taxe de sécurité. Pour chaque chargement de cacao des gros camions en partance pour San Pedro, c’est la somme de 250 000F qui va dans les poches des Frci. Pour un camion de type Kia, l’armée de Ouattara exige 25 000F. Dans la ville, n’importe quel véhicule qui circule et sorte de Méagui est soumis à un laisser-passer pour lequel il doit débourser 15 000F dans le mois. Telle est la réalité des pratiques des soldats de Ouattara qui ne cessent de déclarer la guerre contre le racket. D’Abidjan à l’intérieur du pays, on se saigne pour remplir les poches de ses combattants.

mardi 26 juillet 2011

En Côte d’Ivoire: le gouvernement Ouattara emprisonne un journaliste



New York, le 22 juillet 2011—Les autorités de la Côte-d'Ivoire ont arrêté jeudi dernier un journaliste pour avoir animé une émission-débat télévisée soutenant l'ancien président ivoirien évincé, Laurent Gbagbo, selon des journalistes locaux.
Hermann Aboa, animateur à la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), la première chaîne de télévision publique ivoirienne, est détenu dans une prison du camp de gendarmerie d'Agban, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, ont dit des journalistes au CPJ. Il a été inculpé par le procureur de la République d'activités antiétatiques, notamment l’atteinte à la défense nationale,  l'atteinte à l'ordre public, participation à un mouvement insurrectionnel, et l'incitation à la haine raciale, a déclaré au CPJ une source proche du dossier qui a parlé sous couvert de l'anonymat.
Ces accusations sont liées à une émission-débat intitulée Raison d'État dont M. Aboa était un des animateurs au cours des cinq mois de crise politique qui ont suivi le second tour du scrutin contesté qui avait opposé l’actuel président, Alassane Ouattara, et le président sortant, Laurent Gbagbo. Cette émission recevait exclusivement des invités soutenant M. Gbagbo, alors président, qui contrôlait la RTI avant qu’il ne soit évincé en avril dernier par les forces fidèles à M. Ouattara.
« Les poursuites contre Hermann Aboa pour avoir animée une émission de télévision contredisent le discours de réconciliation nationale du président Ouattara et les promesses de son gouvernement de ne pas persécuter les journalistes ayant travaillé pour la presse pro-Gbagbo », a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique du CPJ. « Nous demandons la libération immédiate de M. Aboa et l’abandon des charges retenues contre lui ».
Une quinzaine de personnes, parmi lesquelles six autres journalistes et des personnalités des médias sont détenus depuis plusieurs semaines par le gouvernement de M. Ouattara, sous des accusations d'activités antiétatiques liées à leur militantisme en faveur de M. Gbagbo, selon des médias et des recherches du CPJ.

vendredi 15 juillet 2011

L'histoire rattrappe le préfet Ouattara et l'ONUCI : au CM2 on enseigne aux enfants que Ouattara est un imposteur


Il n'ya qu'une seule vérité,surtout lorsque les faits se sont déroulés devant des témoins qui sont encore vivant. Ouattara et sa bande de rebelles sont des négationnistes qui veulent réécrire l'histoire de notre jeune nation. Heureusement ça ne passe pas partout.Nous vous invitons à lire cet article dans lequel les hagiographes du préfet Ouattara s'étonne que les instituteurs ne le reconnaissent pas comme président de la Côte-d'Ivoire.

Lu dans Le Nouveau Réveil journal du PDCI

L'inspecteur de l'enseignement primaire d'Attécoubé, Diallo Ousmane, et ses enseignants intoxiquent les élèves de leur ressort territorial en leur inoculant des idées séditieuses. En effet, dans son inspection, on enseigne aux enfants du Cours moyen II (Cm2), la contestation des autorités actuelles et la révolte contre l'organisation des Nations-unies en Côte d'Ivoire (Onu-ci). De quoi s'agit-il ? Hier, comme cela se fait dans toutes les écoles de Côte d'Ivoire, un examen blanc a eu lieu au niveau des classes de CM2 de la commune d'Attécoubé que couvre l'inspection primaire dirigée par M. Ousmane Diallo. Quoi de plus normal que d'évaluer les enfants pour jauger leur niveau avant les examens à grand tirage. Mais, ce qui est ahurissant, ce sont les questions de l'épreuve d'histoire donnée aux élèves du primaire et le corrigé proposé. Les questions N°4 et N°5 sont révélatrices de l'intention de manipuler les enfants à des fins politiques. A la Question N°4, " Je nomme trois actions menées par l'Onu-ci lors de la crise post-électorale ", le corrigé proposé est : " -transport des rebelles (1pt)-armement des rebelles (1pt), tueries des soldats et civils ivoiriens (1pt) ". A la question N°5 " Je dis le nom du président de la République de Côte d'Ivoire lors de la crise post-électorale ", le corrigé proposé est : " Laurent Gbagbo (1pt) ". Les organisateurs de cet examen blanc, non seulement contestent la légitimité du président de la République actuel, mais et surtout tentent d'embrigader les enfants de Côte d'voire en les poussant à la désobéissance, à l'incivisme et plus tard à la rébellion. Ont-ils seulement conscience que leur rôle est de donner le savoir juste et constructif et que l'école ne fait pas bon ménage avec la politique aliénante ? Au moment où tout le monde parle le langage de la réconciliation, de la vérité et de la paix, il se trouve encore des gens qui continuent à rêver surtout à diffuser à la population la plus délicate et la plus fragile des germes de révolte contre l'autorité.

François Konan

jeudi 14 juillet 2011

Soubré : La population dénonce les abus et racket des rebelles Frci de ouattara

Voici ce que le rhdp par la voix de djédjé mady,achy patrick,dagobert banzio appellent leurs alliés et leurs forces armées

L’arrivée des forces pro-Outtara le 30 mars dernier dans le département de Soubré a été accueillie en triomphe par les acheteurs produits, les commerçants, les pisteurs et les transporteurs. Mais 4 mois de règne après les héros d’hier sont cloués au pilori par leurs admirateurs d’hier. « Nous pensions que les frci étaient venus pour nous sauver. Mais, aujourd’hui, il est difficile d’évacuer nos produits, le cacao vers le port de San Pedro à cause des frais de route que payons au Frci à chaque barrage. Cela nous coûte chère. Les tickets de transport vont de 2000f à 45000f selon les barrages, ce qui nous pénalise beaucoup car nous n’arrivons pas à évacuer nos produits », se plaint M. Yao N’Dri Pca de la coopérative Ecaso. Même son de cloche du côté des acheteurs de produits. « Nous vivons des choses que nous ne comprenons pas. Sur l’axe Soubre-Dabouyo, les prix vont de 300 à 55000 par barrage. Si tu es hors de ta zone tu dois payer 30000f autres Frci . Ainsi nous nous retrouvons à la fin de la journée à un total de 280000f comme frais de route. Ce racket ne nous permet pas de payer nos manœuvres », renchérit M. Rabouto Seydou acheteur de produits. Quant à M. Lingane Abdoulaye, responsable d’un syndicat des taxis communaux, il s’insurge contre le comportement des messies d’hier « tout le monde a salué la présence des Frci moi même j’ai pris le fusil pour la cause mais depuis un moment on ne comprend plus leur comportement. Les Frci nous demandent des tickets, des laisser passer. Alors, on sait plus a quoi s’en tenir car les usagers sont aussi traquées dans les corridors. A Soubré, le comportement des Frci est difficile à comprendre. Si tu revendiques un peu, ils pointent leur arme vers toi », dénonce-t-il. Avant de s’interroger : « où sommes-nous ? Dans une rébellion ou dans une république ? ». Selon lui, « les Frci ne tiennent plus leur promesse ».
Pour M. Maurice secrétaire général den la coopérative Socam de Méagui, les Frci sont devenus un véritable cauchemar pour les populations. « A Méagui nous les avons bien accueillis à bras ouverts .Les coopératives se sont cotisées pour les recevoir. Aujourd’hui, ils se sont retournés contre nous et n’hésitent pas à nous imposer des tickets d’une valeur de 700.000f pour transporter nos produits. Le plus grave, c’est que des convoyeurs sont battus sur les routes par les Frci quand ils n’ont pas d’argent. Or, à chaque 500m il y a un barrage », affirme-t-il.


A entendre M. Ibrahim secrétaire général adjoint des transporteurs de Soubré les relations entre Frci et transporteurs sont de plus en plus difficiles. « Hier nous étions contents mais aujourd’hui c’est difficile les populations n’arrivent plus à voyager et nous nous opposons à ce comportement qui est de soutirer de l’argent aux usagers et transporteurs », déplore-t-il.
Konaté Souleymane, responsables des acheteurs dénonce, lui, les braquages sur les routes. « Cela fait que les acheteurs ne veulent plus aller en brousse. Les activités sont en baisse nous ne sommes pas en sécurité », soutient-il. M. Mane responsable du Rdr à Soubré dénonce la non maîtrise des éléments des Frci par leurs supérieurs. « Nous déplorons que le Capitaine Dotia Koné, le chef des Frci n’a pas le contrôle total des ses éléments ; souvent, il est surpris des agissements des ses hommes », constate-t-il.

Robale Symphorien in Notre Voie

mercredi 6 juillet 2011

Depuis sa cachette / Blé Goudé menace le régime Ouattara : Nous n`avons pas perdu le combat


Charles Blé Goudé était, hier mardi, l'invité de RFI. Le leader des jeunes patriotes n'a pas porté de gant pour dire ses vérités au régime Ouattara. Voici l'intégralité de cette interview.


Charles Blé Goudé, qu’est-ce vous devenez ?C.B.G : Je suis Charles Blé Goudé, je suis là.Quand vous dites « je suis là », ça veut dire où?C.B.G : Je suis là où je dois être. Je suis à l’abri. Je suis là et je regarde les choses.On dit que vous circulez beaucoup en Afrique de l’Ouest.C.B.G : Oui. On dit aussi que je suis décédé. Donc, je laisse les gens déblatérer sur mon sort et souvent je ris. Donc, vous êtes quelque part en exil ?

C.B.G : Non. Je dis aux uns et autres qu’on est ensemble là où on doit être. Certainement que je suis à Abidjan ou quelque part, mais je suis dans une vie de clandestinité que j’assume. On m’annonce souvent mort, on m’annonce au Zimbabwe, on m’annonce au Bénin, au Ghana. Mais tout cela m’amuse et je regarde.



Alors vendredi dernier, la justice ivoirienne a lancé contre vous, un mandat d’arrêt international. Comment réagissez-vous ?


C.B.G : Ecoutez, rien ne me surprend du tout. Parce que voyez-vous, depuis que M. Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a peur. M. Ouattara a peur d’une opposition significative. Il a décidé d’installer son pouvoir dans la terreur et tous les signes apparents d’un pouvoir dictatorial, d’un pouvoir tribaliste sont là. Pour moi, ce pouvoir n’ira pas bien loin. Parce que M. Ouattara fait comme si son pouvoir avait pour seul objectif de traquer, de tuer, de poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches du président Gbagbo. Donc, nous osons croire qu’à un moment donné, le président Sarkozy et le président Obama vont l’interpeller pour lui dire qu’il n’est plus le président du Rhdp, il est le président de la Côte d’Ivoire, alors il doit garantir la justice pour tous les Ivoiriens. Alors, j’attends qu’on me justifie ce mandat d’arrêt et qu’on me dise les raisons pour lesquelles on me poursuit.



Le ministre ivoirien de la Justice dit : « Blé Goudé, il pense se cacher, mais on sait où il est, son extradition se fera ».


C.B.G : Dites au ministre de la Justice que quelqu’un que vous cherchez, vous lui dites que vous savez où il se trouve, donc vous êtes en train de lui dire de se déplacer. Je ne vais pas m’inscrire dans cette comédie. Je puis simplement dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a une justice à deux vitesses. Regardez-vous même : un président de la République du Nord, un Premier ministre du Nord, ministre de l’Intérieur du Nord, ministre de l’Agriculture, ministre de l’Industrie du Nord. Où allons-nous avec tout cela ? Pourvu que vous ayez battu campagne pour Laurent Gbagbo, alors on bloque votre compte.



Ce que vous reproche la justice ivoirienne, ce n’est pas seulement d’avoir battu campagne pour Laurent Gbagbo. Est-ce que vous ne regrettez pas vos appels à la mobilisation populaire contre Alassane Ouattara, contre l’Onu, contre la France entre décembre et avril dernier ?


C.B.G : Au moment où je vous parle, il y a quelques semaines, les indignés sont dans la rue en Espagne et ne sont pas arrêtés !



Mais, quand vous avez appelé vos patriotes à bloquer les voitures de l’Onuci au mois de février, au mois de mars dernier, est-ce que c’était vraiment pacifique ?


C.B.G : Combien de véhicules de l’Onuci ont été bloqués ? Combien d’agents de l’Onuci ont été blessés ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Face aux gens de Ouattara qui, depuis 2002, tuent, pillent tous les Ivoiriens, pourquoi on ne parle pas d’eux et puis on s’acharne sur la personne de Blé Goudé ? Moi, je pense qu’il faut être sérieux et puis mettre tout ça dans la balance. Maintenant, si c’est la justice des vainqueurs sur les vaincus, mais M. Ouattara n’a pas vaincu l’armée de Côte d’Ivoire. Je suis désolé ! Il sait très bien que c’est l’armée française qui l’a aidé là où il est. Et, il a donné raison à ceux qui disent qu’il est un suppôt de la France. Monsieur, je voudrais vous dire que j’ai la conscience tranquille. Depuis 2002, c’est la mobilisation aux mains nues. Je lance le défi à quiconque peut mobiliser plus que nous. Voilà ce qui est la démocratie, la loi du nombre.



Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, affirme que le 1er mars quand l’Union africaine a reconnu la victoire d’Alassane Ouattara, il a reconnu que c’était fichu. Et vous ?


C.B.G : Je ne peux pas commenter des propos du président Mamadou Koulibaly pour qui j’ai beaucoup de respect. Mais, je pense qu’il fallait plutôt faire en sorte qu’on revienne au vrai débat. Qui de M. Laurent Gbagbo et de M. Alassane Ouattara a remporté les élections ?



On a souvent dit que Laurent Gbagbo était le plus malin de la classe politique ivoirienne, mais il a quand même perdu. Quelle est la faute politique qu’il a pu commettre ?


C.B.G : Ecoutez, pourquoi voulez-vous que je vienne exposer les fautes politiques du président Laurent Gbagbo sur des antennes? C’est un être humain, mais on ne parle pas des fautes de son chef sur des antennes.



Quelle est la dernière fois que vous lui avez parlé ?

C.B.G : Ça encore, je suis désolé. C’est entre lui et moi.



Charles Blé Goudé, est-ce que vous reconnaissez Alassane Ouattara comme président de la République ?


C.B.G : Mais, si c’est moi qui reconnaissais les hommes politiques comme président de la République, vous savez très bien que Laurent Gbagbo serait président de la République aujourd’hui. La volonté de la France a été faite par la force et à partir du 11 avril, moi je n’ai pas à savoir qui est président ou qui ne l’est pas.



Donc, pour vous aucune réconciliation n’est possible ?


C.B.G : Non. Moi, je veux qu’il y ait la réconciliation. Mais là, M. Ouattara a pris le pouvoir pour se venger. Il veut installer son pouvoir dans la terreur. Aujourd’hui, tous ceux qui sentent même une petite odeur du camp pro-Gbagbo, tous ceux-là sont traqués jusque dans leur dernier retranchement.



Vous dites que tout le monde est traqué, mais il y a tout de même un Front populaire ivoirien qui a pu, à nouveau, se réunir à Abidjan.


C.B.G : S’il vous plaît, quand le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan est en prison dans le nord de la Côte d’Ivoire, c’est cela que vous appelez la liberté ? Quand on parle de pillages de la ville d’Abidjan, vous êtes d’accord avec moi que les Frci ont pillé, que les chefs de guerre et les com’zones ont pillé, mais ils sont en liberté pendant que d’autres sont traqués.



A quelle condition cette réconciliation sera-t-elle possible ?

C.B.G : Quand on veut faire une réconciliation, on discute avec les opposants. Laurent Gbagbo ne peut pas être en prison à Korhogo, son épouse en prison à Odienné, le président du Front populaire ivoirien et le fils de Laurent Gbagbo en prison à Bouna dans le Nord et puis on nous parle de réconciliation. Je demande à M. Ouattara de prendre de la hauteur. Il faut réunir les Ivoiriens et savoir pardonner.



Vous demandez le pardon, est-ce que la justice peut passer l’éponge sur les quelque 3000 victimes de la crise post-électorale ?

C.B.G : Mais, moi-même qui vous parle, je suis une victime de cette crise post- électorale. Nous ne demandons pas que la justice ne se fasse pas. Mais de là à aller tuer des gens toutes les nuits, à aller les traquer dans leur village, tout cela n'est pas des signes encourageants.



Vous dites qu’il est normal que justice se fasse, mais est-ce que vous seriez prêt, le cas échéant, à comparaître devant un tribunal ivoirien ?


C.B.G : Je n’ai aucun problème. A moins que M. Ouattara soit mon voisin. Parce que quand on va comparaître, vous savez très bien qu’il a commis des actes, que ses hommes ont commis des actes ignobles en son nom, alors je suis prêt à comparaître. Mon voisin doit être M. Ouattara. Mon voisin doit être M. Soro Guillaume et ensemble, nous allons comparaître devant la justice.



Comment revenir sur la scène politique Charles Blé Goudé, si vous êtes un clandestin, si vous êtes en fuite ?


C.B.G : Dites à tous les Ivoiriens qu’un jour, il fera jour. Nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas encore perdu notre combat.



Vous avez des actions revanchardes dans vos réponses, Charles Blé Goudé, vous croyez encore à une solution militaire ?


C.B.G : Non, non, non ! Pas du tout ! Je ne suis pas revanchard. J’ai toujours pardonné, vous le savez. Je veux que les Ivoiriens se parlent à nouveau. Je veux qu’il y ait un débat responsable, critique. Je ne suis pas pour les coups de force. Je suis pour qu’il y ait l’alternance. Je pense que les Ivoiriens ont déjà été trop traumatisés et ils attendent mieux des hommes politiques que encore des coups de canon.



Samedi dernier à Paris, quelque 1300 personnes ont manifesté en faveur de la libération de Laurent Gbagbo. Qu’est-ce que vous attendez de la France et des Français ?


C.B.G : Comme c’est la France qui a permis à M. Ouattara d’être au pouvoir, je souhaite que la France pèse encore de tout son poids sur M. Ouattara, de lui dire qu’un monsieur comme Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire au sommet et qui a obtenu, selon les résultats de la Cei, près de 49% de l’électorat, ce monsieur ne peut pas être maintenu au Nord. A ce sujet d’ailleurs, le 16 juillet, le Conseil européen du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes se réunit. Je voudrais inviter tous les Africains qui vivent à Paris à participer à cette conférence. Pour la première fois, l’on verra ce que je suis devenu et cela à travers une vidéo exclusive que nous allons leur projeter.


Retranscrits par TRA BI Source : L'Inter

lundi 4 juillet 2011

Côte d'Ivoire, la vraie


LA CÔTE D’IVOIRE, UN PAYS SANS COMMISSARIAT, SANS GENDARME NI JUSTICE

Outre les menaces de vengeance de pro-Ouattara auxquelles elles sont exposées, les populations d’Abidjan et de nombre d’autres villes ivoiriennes sont aujourd’hui à la merci des bandits et victimes d’agressions en tout genre.

Dans dix jours, cela fera trois mois qu’Alassane Ouattara et son équipe seront à la tête de la Côte d’Ivoire. Trois mois d’un nouveau pouvoir, mais également trois mois d’anarchie, sans brigade de gendarmerie, sans policier ni commissariat. Trois mois d’insécurité totale, sans appareil de répression et de correction. La maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) est vidée de ses pensionnaires, évadés aux heures chaudes de la bataille d’Abidjan, au grand dam de la population.

 Les attaques de domiciles et les braquages sur les routes sont légions, malgré les patrouilles des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ( composés la plupart d'apprentis gbaka, de maçons, plombiers, de gardiens de maisons....) . A cause de cette insécurité, les services publics et privés ont réaménagé leurs emplois du temps pour faciliter la tâche de leurs employés.

Cette situation s’explique par l’absence, depuis bientôt trois mois, des membres des Forces de sécurité (FDS), pour la plupart cités comme déserteurs. Les commissariats étant toujours occupés par les FRCI, ils ne semblent pas fonctionner nonobstant les tournées et injonctions de Guillaume Soro et de son ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko de rétablir l’ordre.

A cela, il faut ajouter les conséquences des pillages de ces postes de police qui ont été mis à sac avant d’être brûlés, pour la plupart, par les forces pro-Ouattara au plus fort de la crise de leadership opposant le président Laurent Gbagbo au camp Ouattara soutenu par la France. « Il faut trois cent milliards de frais d’équipement et de matériel roulant », estime le ministre de l’Intérieur de Ouattara, pour que les éléments des FDS jouent leur rôle efficacement dans la société.

D’énormes difficultés donc, sans parler de la réunification de l’armée régulière ivoirienne qui piétine encore. Selon le programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC), 11 000 milicines pro-ouattara devraient rejoindre l’effectif des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI). Une mission du PNRRC est d’ailleurs à l’intérieur du pays pour une évaluation.

La méfiance règne

Cependant, la cohabitation qu’appelle de tous ses vœux le camp Ouattara,  ne donne pas grand-chose sur le terrain. La méfiance entre ces forces ennemies est de mise. La chasse aux déserteurs dans le rang des FDS, taxés de miliciens à la solde du président, se poursuit. Et pour les « dénicher », tous les corps habillés ont été payés directement en liquide, de la main à la main, le mois dernier.

Quant à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), elle est en manque de pensionnaires, et d’ailleurs sans commodités administratives. Aucun matériel pour les procès verbaux, notifier les mandats de dépôts, les condamnés, etc. Tout a été saccagé.

Autant de problèmes en suspens qui doivent vite trouver solutions. Sinon toutes les promesses de dons, d’aides au développement - malgré la bonne volonté de la communauté internationale - pour reconstruire le pays resteront vaines, et les populations continueront de souffrir.

Pour résoudre cette situation, le conseiller de Ouattara, le colonel de l'armée française, Marc Paitier, en charge de la restructuration de l’armée ivoirienne, manoeuvre. La visite éclaire de Gérard Longuet à Abidjan dimanche 26 juin, pour consolider les nouvelles relations, et la signature du nouvel accord de Défense entre les deux pays, devraient permettre de sauver ce régime en ballotage, installé par la France elle-même.

Source: Autre presse

vendredi 24 juin 2011

L’image qui choque les Baoulés


Charles Coovi Gomez écrit : « La France de Nicolas Sarkozy humilie la Côte d’Ivoire en Obligeant avec la la honteuse complicité d’Henri Konan Bédié les Chefs baoulés à se prosterner un à un devant le ‘‘préfet’’ Dramane Ouattara… Même au temps de Houphouet Boigny cela ne s’était jamais produit. »

Arrestation de Laurent Gbagbo; L'ex Dame de compagnie de Simone Gbagbo fait des révélations


Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien(Fpi) jusqu’au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l’Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d‘Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livredans cet entretien les derniers instants dans le bunker…


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d’Angré que nous sommes, ce n’était pas du tout le repos car la nuit c’était les bruits d’armes en provenance d’Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d’Abidjan ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d’habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j’ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d’avant nous avions été informés que j’étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j’habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j’apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ‘’Allées’’ et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu’ à l’arrestation du Président Gbagbo. D’ailleurs je préférais être sur les lieux dans ces circonstances. 

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvé dans les mêmes circonstances et je me suis rendu utile. J’ai ouvert les bureaux de la première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d’être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J’étais la quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n’était pas en fuite. J’ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l’accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé. 

Pour ce qui s’est passé, il faut noter qu’avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d’arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en actions. Ainsi, il y a eu l’attaque de l’école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d’Agban( etc). 

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l’Ambassade du japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l’Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l’entrée de la résidence. C’est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l’arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au dessus de sa chambre alors qu’il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous sol car c’est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D’autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21h à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au levé du jour. Le bureau de la première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l’Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l’accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c’est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu’ à l’arrestation du Président. 

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous nous attendions 21 heures pour la ‘’pluie de feux’’, comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s’est poursuivi jusqu’ à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n’a pas atteint l’intérieur du sous-sol. 

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d’égouts. Cela s’est transformé en une fumée opaque. Ils l’ont fait a dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d’électricité étaient à cet endroit. Le commandant Seka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la notre, il n’y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adje Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ‘’certainement’’ la Première Dame, le Ministre Aboudramane Sangare, etc.

Le Ministre Tagro s’est proposé à la négociation. Je l’ai vu et entendu téléphoner quelqu’un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, « demandez leur d’arrêter de tirer, je viens discuter ». J’ai appris plus tard que cette personne était l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l’attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous - sol, il était encore à l’entrée de la résidence, téléphone à l’oreille. 

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine, a-t-il mis le nez dehors qu’il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d’entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grande chose. Quelques instants après, d’autres (soldats rebelles ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo ndlr) qu’ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit, qu’ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s’il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c’est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d’autres garder notre porte. La suite de l’arrestation, vous l’avez vu par les images qu’ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury , le Ministre Adjobi Christine, l’ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en dessous de l’aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l’assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant complètement trempé de son sang. Il est allé s’adosser au mur de la résidence de l’Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l’un d’eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L’objectif des deux groupes (forces licorne et des forces rebelles ndlr) était de tuer le Pr Laurent GBAGBO et d’éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d’entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armée des forces nouvelles ndlr) pour commettre l’exploit de l’assassinat de plus d’une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n’ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C’est Dieu qui a travaillé en notre faveur, psaume 23

Abidjandirect.net : Qu’en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l’enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d’une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d’un obus la veille, n’ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu’après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l’Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s’échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s’ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C’est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu’elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n’étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c’est qu’il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l’Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu’ au golf.

Réalisé par Abidjandirect.net

jeudi 23 juin 2011

Un diplomate français avoue : «Nous nous sommes trompés sur Ouattara»



Malgré les discours officiels de Nicolas Sarkozy, la diplomatie française commence à reconnaître que l’Elysée s’est trompé sur le compte de Ouattara dans le dossier ivoirien. Car les nouvelles d’Abidjan ne sont pas bonnes, surtout pour la communauté française qui a de gros intérêts en Côte d’Ivoire.

Depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir, la situation sécuritaire s’est complètement dégradée avec des Fds remplacées par des Frci, une armée à la gâchette facile. Avec eux, tous les problèmes se règlent dans le sang. Plus de police, plus de gendarmerie… La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays au monde qui fonctionne sans justice. Du reste, ce sont les Frci qui rendent la justice. Bonjour les dérives.

C’est d’ailleurs ce qui se passe dans les régions de l’Ouest, du Sud et de l’Est jugées très proches du président Gbagbo. Selon des journaux étrangers, Abidjan est devenue un véritable Far West aux mains des Com-zones qui y font la loi. Ce sont eux qui ont véritablement le pouvoir face au préfet de police. Le petit monde diplomatique français et celui des affaires installé au bord de la lagune Ebrié est bien au fait de cette nouvelle donne depuis le départ de Gbagbo du pouvoir. Ils savent que deux mois après, malgré les tapages médiatiques, les structures régaliennes ont du mal à se mettre en place. L’armée française se trouve alors obligée de se substituer à la police et à la gendarmerie ivoiriennes pour voler au secours du pouvoir.

Une tâche qui provoque naturellement la colère de la jeunesse qui assiste impuissante à une recolonisation de la Côte d’ivoire. Mais Paris n’a pas le choix, elle est obligée de se mettre en première ligne à Abidjan, en 2011, ce qu’elle ne fait même plus dans bien d’autres petits pays africains. Une telle situation n’est pas faite pour arranger les choses. Par exemple, fuyant l’insécurité d’Abidjan, plusieurs hommes d’affaires français sont encore cloîtrés au 43è Bima, à Port–Bouet. Ils sont nombreux ceux qui refusent de regagner leurs résidences de zone 3, zone 4, ou de Cocody. Par peur de subir la justice des hommes en tenue.

Car Abidjan vit aujourd’hui à l’heure des règlements de compte. Il suffit d’une simple dénonciation et vous êtes inscrit à l’article de la mort. A ce tableau déjà sombre, viennent s’ajouter les graves violations des Droits de l’Homme. La France officieuse en Côte d’Ivoire, c'est-à-dire des diplomates et des hommes d’affaires, est aujourd’hui au temps des regrets pour avoir misé sur un cheval qui leur crée tant d’ennuis. Ce que résume d’ailleurs un diplomate français face à un confrère proche du pouvoir. «La France s’est trompée sur Ouattara. On se rend compte qu’il n’est pas aimé par les Ivoiriens. Rien ne marche actuellement. Il n’y a pas de sécurité à Abidjan. Aucun investisseur au monde ne peut investir dans un tel pays». Confie ce conseiller d’ambassadeur dans un restaurant très chic abidjanais au confrère qu’il a invité à une table bien arrosée. Un constat totalement en déphasage avec la théâtralisation très grotesque de Nicolas Sarkozy qui se fait plus amoureux de la Côte d’Ivoire que les Ivoiriens eux-mêmes. Et ce n’est pas tout, puisque l’insécurité s’étend désormais aux œuvres de l’esprit, plus clairement à la propriété intellectuelle.

Dans le monde industriel, il se raconte que certains entrepreneurs véreux veulent profiter de la situation pour déposséder des industrielles de leurs propriétés. Cela pourrait se faire avec la complicité de certains cadres de l’Office de la propriété intellectuelle. Ainsi va la Côte d’Ivoire comme l’a voulu la France qui a imposé un Président de la République aux Ivoiriens. La BAD (Banque Africaine de Développement) refuse aujourd’hui de revenir pour les mêmes raisons sécuritaires. Le RDR  au pouvoir se trouve donc pris à son propre chaos qu’il a installé en Côte d’Ivoire.