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jeudi 3 mai 2018

Attention arrivée massive de sargasse dans les Petites Antilles


C’est l'image du jour dans la Caraïbes. Une image satellite de la Nasa. Elle montre l'arrivée de gigantesques bancs de sargasses sur la Martinique et les îles voisines. 

C’est tout ce que vous voyez en bleu à droite entouré par des cercles rouges. Ces bancs d'algues sont plus grands que les petites Antilles. Ils menacent nos côtes.

La crise sargasse n'est qu’à son début. Le phénomène est impressionnant cette année et inquiétant pour la santé des riverains du littoral. Ces derniers en veulent au gouvernement français, en estimant que Paris ne prend pas ce danger au sérieux. 

 S. Bilé

lundi 14 novembre 2011

Harmoniser les normes alimentaires entre l'outre-mer et la métropole



En outre-mer, les taux de sucre et de graisse autorisés dans les produits alimentaires diffèrent de ceux en vigueur en métropole. L'association pour la défense de la démocratie en Martinique (A2DM) dénonce un «génocide par empoisonnement».
La proposition de loi du député Victorin Lurel avait comme finalité la lutte contre l'obésité, véritable fléau pour la jeunesse antillaise.
Cette intention très louable de la part du député de Guadeloupe n'a reçu que du mépris de la part de la majorité présidentielle et a été rejeté par les membres UMP de l'Assemblée nationale (à la demande de l'Association martiniquaise pour la promotion de l'industrie, AMPI, en la personne de son président, Pierre Marie-Joseph) au motif qu'il n'était pas besoin de faire une loi à ce sujet, un simple arrêté ministériel pouvant régler le problème car demeurant du domaine réglementaire.
La question première que cela m'inspire, est:
Pourquoi a-t-il fallu attendre cette proposition du député de Guadeloupe pour s'apercevoir que les normes alimentaires sont différentes aux Antilles? N'y a-t-il pas un délégué de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en Martinique?
Pourquoi les aliments fabriqués sur place ou importés pour notre consommation locale sont-ils plus sucrés, plus salés?
Pourquoi ont-ils besoin d'avoir toutes sortes de conservateurs en grande quantité alors même que les produits ne sont plus stockés et conservés pendant de longues périodes?
Si, comme avancé par la majorité, ce problème peut être réglé par une décision administrative (peut-être par un simple arrêté préfectoral), pourquoi attendre?
Ce scandale de produits trop gras, trop sucrés, trop salés n'est pas un simple problème d'obésité qui en effet est plus susceptible de provenir de la «malbouffe»que des aliments eux- mêmes.
Quand on sait que les départements antillais sont champions en matière de nombre de diabétiques.
Quand on sait que nous sommes les champions en matière d'hyper-tension artérielle et que nous sommes les premiers en matière d'AVC et d'infarctus, nous nous demandons pourquoi les pouvoirs publics s'obstinent à ne pas appliquer la réglementation nationale ici aux Antilles.
Aimée Césaire parlait de génocide par substitution. Maintenant nous devons compter avec le génocide par empoisonnement.
Car il n'y a pas d'autre terme pour qualifier ce comportement irresponsable du gouvernement aidé en ce sens par nos propres compatriotes par pure cupidité. Combien d'amputations, de cécités, de dialyses, d'infarctus et de décès sont dus au diabète et à l'hypertension?
Quand ont sait combien cela coûte à la collectivité en frais d'hospitalisations, en drame familiaux (qui n'a pas un parent qui a fait une «congestion» ou une «crise cardiaque»)? Qui n'a pas un diabétique dans sa famille?

Le pire c'est que cette teneur en sucre est justifiée par nos industriels eux-mêmes, qui nous sortent les arguments les plus fallacieux à l'image de ceux avancés par Pierre Marie-Joseph.
Admirez l'argumentaire:
Sur un plan plus technique, on constate que l'article 1er de cette proposition de loi aurait pour objectif de prohiber la différence de taux de sucre entre la composition des produits manufacturés et vendus dans les régions d'outre-mer et celle des produits similaires de même marque vendus en France hexagonale. Cet article serait de fait inapplicable aux produits alimentaires fabriqués outremer qui ne seraient pas de marques identiques aux marques nationales, ce qui créerait de toute évidence une discrimination des uns par rapport aux autres et par là, une distorsion de concurrence.
Par ailleurs l'appellation «sucres» (au pluriel) ne constituerait pas une caractérisation suffisamment précise des molécules concernées, les glucides contenus dans les aliments constituant une famille de «sucres» très diversifiée (exemple du lactose contenu en plus grande quantité dans les yaourts fabriqués outre-mer du fait de l'utilisation de lait en poudre).
Les industriels souhaitent également rappeler que, dans bien des cas, la concentration en sucre du produit est indispensable pour assurer la conservation elle-même de l'aliment dans le temps, en particulier dans les conditions de température élevée de nos latitudes tropicales.
On empoisonne sciemment la population par des produits que l'on sait nocifs pour la santé et qui sont autorisés à la vente pour que certains fassent du profit en créant artificiellement une addiction au sucre.
Cela nous rappelle étrangement les dérogations qui ont perduré pendant des années autorisant l'utilisation (et de par ce fait l'empoisonnement de la population et des terres agricoles) du chlordécone.

vendredi 30 septembre 2011

Outre-mer : haro sur le sucre ajouté




Des députés veulent mettre fin aux méthodes des producteurs de yaourts et sodas pour les Antilles.
Un litre de Fanta orange : +44% de sucre par rapport à la métropole. Un yaourt Activia à la mangue : +26,6%. Un yaourt nature sucré : +29,8%. Les habitants de Guadeloupe, Martinique et Guyane sont victimes des méthodes commerciales des grands groupes de l'agroalimentaire, selon Le Parisien de vendredi .
Des méthodes qu'ont décidé de combattre une centaine de députés socialistes. "Je ne vois pas au nom de quoi on peut justifier que des produits lactés soient plus sucrés dans les DOM. Il faut donner un vrai signal aux fabricants", argumente Yves Bur, le rapporteur du budget de la Sécurité sociale.
La proposition de loi, qui sera débattue à l'Assemblée nationale le 6 octobre, a de grande chance d'être votée. Selon plusieurs sources, citées par Le Parisien, le texte a été adopté par la commission des Affaires sociales, où aucun député UMP n'a voté contre. Sept parlementaires de droite ont même appuyé la démarche, précise le quotidien.
L'obésité, un véritable fléau en Guadeloupe
Cette proposition de loi vise à combattre l'obésité, véritable fléau en outre-mer, avec un enfant sur quatre et un adulte sur deux en surcharge pondérale. Victorin Lurel, député et président de la région Guadeloupe, à l'origine de la proposition, met en cause ouvertement les grands groupes agroalimentaires.
"Un enfant en Guadeloupe qui consomme un yaourt par jour contenant 4g de sucre supplémentaire en moyenne par rapport au produit équivalent vendu dans l'Hexagone, a une prise de poids supplémentaire de 0,5 à 1 kg par an", explique-t-il.
Danone, notamment visé avec ses yaourts, se défend pourtant d'appliquer une telle méthode. "La production laitière outre-mer n'est pas suffisante pour répondre à la demande locale. Les yaourts sont fabriqués à partir d'un fort taux de poudre de lait, plus concentré en lactose. C'est ce qui explique en partie un taux de glucides plus élevé".
Benoist Pasteau

dimanche 25 septembre 2011

Résultats du 1er tour des sénatoriales en Martinique

Résultats du 1er tour des sénatoriales en Martinique : ANTISTE Elu avec 425 voix 51,33% LARCHER 386 voix 46,62% LISE 313 voix 37,80% OCCOLIER 265 voix 32,00% VIRASSAMY 80 voix 9,66% LAVENAIRE 68 voix 8,21% HAYOT 51 voix 6,16% LAOUCHEZ 22 voix 2,66%.


Résultats du 2ème tour des éléctions sénatoriales en Martinique :


Serge LARCHER, réélu avec 474 voix 59,10%
Claude LISE 328 voix 40,90%


Les sénateurs martiniquais :  Maurice Antise et Serge Larcher.

jeudi 23 juin 2011

Esclavage à Saint-Barthélemy : Denis Gréaux Services (DGS) s’y colle s’y plante

Retour sur le dossier Territoire consacré à Saint-Barthélemy dans le numéro de Juin 2010 du « Courrier du Parlement » : fantomatique mais très juteux…

Des prestataires prêts à se taire

Voilà une parution qui nous avait totalement échappée : « La Collectivité de Saint-Barthélemy – De nouveaux enjeux »… et pour cause, elle n’a pas été distribuée dans l’île, bien que des cartons entiers de ce magazine croupissent actuellement dans les locaux de la Chambre Économique Multiprofessionnelle locale ! Certes, ce « dossier Territoire » du « Courrier du Parlement » était avant tout destiné « aux parlementaires [et aux] ministères de façon à donner les clés de compréhension de notre collectivité » (Michel Magras, Le Journal de Saint-Barth n°819 du 19 mars 2009) mais c’est tout de même près d’une quarantaine d’entreprises locales, la plupart prestataires de la Collectivité, qui, sollicitées par les Sénateur et Président Magras, ont dépensé une somme globale qui doit avoisiner la bagatelle de 130.000 euros (environ 3 fois le budget transat MemoireStBarth.com 2010… au Nord au Centre au Sud 2012) en encarts publicitaires et autres publi-rédactionnels et ont donc ainsi manifestement (plus que) financé ce magazine… et à moins que le but inavoué de cette « vaste campagne de communication (…) [dont] l’enjeu [était] de préserver à long terme Saint-Barthélemy de décisions qui pourraient lui nuire, parce que prises par méconnaissance ou « mal-connaissance » » (Michel Magras, JSB n°819) n’ait été de faire emménager à Saint-Barthélemy nos chers députés et sénateurs les plus récalcitrants, et ainsi de communiquer à messieurs Brard, Dosière ou Frimat l’adresse de Pécard Architecture, Plasse Bâtiment ou Peinture Daviau pour la construction de leur future résidence : on en vient presque à regretter que l’attelage PMU qui est intervenu dernièrement dans Gustavia pour une campagne d’affichage « La République vous protège » sauvage et au combien maladroite, n’en ait pas profité pour opérer une petite distribution de ce magazine (12 € pièce en librairie) en remerciement aux gracieux annonceurs : ça aurait été là la moindre des choses que de gommer la petite frustration que quelques-uns d’entre eux doivent peut-être encore ressentir ? Quoique « prestataires » rime fort bien avec « prêts à se taire ».

Le bon abbé Raynal



Et question de se taire, il y en a un qui a justement raté là une belle occasion; car dans la droite ligne du Sénateur Michel Magras (désormais connu de la postérité sous le pseudonyme « votre rapporteur » : 194 occurrences dans sa dernière synthèse touristique), à l’origine de cette opération séduction du « Courrier du Parlement » et qui répondait ainsi en mars 2009 au Journal de Saint Barth : « Objectivement, que pouvez-vous faire pour améliorer cette image [faussée de St Barth] ? » : « je [NDLR : votre rapporteur] veux d’abord souligner que notre image est surtout déformée auprès de ceux qui ne sont jamais venus sur l’île » (JSB n°819), voici donc venu en Juin 2010, comme télécommandé, le Directeur Général des Services de la Collectivité de Saint-Barthélemy, Mr Denis Gréaux, et que l’ont a manifestement envoyé au front faire le ménage sur l’épineuse question du métissage… point noir si l’en est. Et voilà le travail : « Pour connaître la réalité et avant d’en parler, il faut venir à Saint-Barthélemy et y vivre. Cette assertion est valable aussi pour l’histoire et l’économie de l’île. »; aha , mais alors en parfait contre-pied tout juste quelques lignes plus loin il vient : « il ne faut pas hésiter à se référer aux témoins de l’époque parmi lesquels l’Abbé Raynal qui écrivait que Saint-Barthélemy est “la seule des colonies européennes établies dans le nouveau monde, où les hommes libres daignent partager avec les esclaves les travaux de l’agriculture” »; sauf que, Guillaume-Thomas Raynal, tout comme le Père Labat d’ailleurs, n’a jamais mis un seul pied à Saint-Barthélemy ! Comme quoi il convient de toujours se méfier des journalistes, fussent-ils de la fin du 18ème siècle… et pour s’en convaincre il suffit de lire ses deux seuls écrits mentionnant Saint-Barthélemy où, à dix ans d’intervalle, l’île est tantôt « ingrate, mais rachète ce défaut par la commodité d’un port où des flottes nombreuses trouvent un sûr asile » (Raynal, 1770) et tantôt « même privée des commodités d’un bon port quoique tous les géographes l’aient félicité de cet avantage » (Raynal, 1780)… alors l’abbé ? Le Port de Gustavia : bon port ou mauvais port ? Même pour les motor-yachts ? Faudrait-il donc désormais s’accommoder de tout endiguer ? Mais quelle valeur donner au juste à cette assertion “la seule des colonies européennes établies dans le nouveau monde, où les hommes libres daignent partager avec les esclaves les travaux de l’agriculture” ? Une citation combien de fois brandie comme pour s’indemniser ? Ou pour se dédouaner… par complexe du Port Franc ? Comme en son temps le fameux traité de rétrocession franco-suédois, étendard du « contre tout impôt »; mais toujours pas de convention fiscale…


À la Campagne comme à la Ville


Au delà du pied de pilote de nez de notre abbé, c’est en fait le paragraphe tout entier page 18 de ce dossier du « Courrier du Parlement » qui met mal à l’aise :
« Une Population aux composantes variées.
En étudiant la population de Saint-Barthélemy – peut-être devrait-on parler de peuplement – il est grand temps de lever un certain nombre de fausses interprétations de la réalité sur les caractéristiques ethniques de la population de l’île.
Pour connaître la réalité et avant d’en parler, il faut venir à Saint-Barthélemy et y vivre. Cette assertion est valable aussi pour l’histoire et l’économie de l’île. Les descendants des premiers colons représentent un groupe dont les caractéristiques sont aujourd’hui très métissées, et le deviennent de plus en plus. C’est une réalité de laquelle seuls des observateurs de l’extérieur concluent voir sous leurs yeux une population blanche.
L’esclavage que Saint-Barthélemy a connu est un phénomène que l’on peut rattacher à l’expansion économique qui a concerné essentiellement Gustavia et ce, pendant la période suédoise. Bien évidemment, le reste de la campagne a aussi connu l’esclavage mais il ne faut pas hésiter à se référer aux témoins de l’époque parmi lesquels l’Abbé Raynal qui écrivait que Saint-Barthélemy est “la seule des colonies européennes établies dans le nouveau monde, où les hommes libres daignent partager avec les esclaves les travaux de l’agriculture”. Les uns et les autres étaient les mêmes travailleurs de la terre et ils étaient tous confrontés à la même réalité de subsistance face à l’âpreté du milieu. Il n’y avait pas de différence. Et aujourd’hui, nous ne faisons aucune différence.
 
»
Car ce n’est certainement pas en se rendant à Saint-Barthélemy qu’on connaîtra mieux cette histoire, les archives nécessaires à sa bonne compréhension étant de plus dispersées hors de l’île et qui plus est pour partie inaccessibles du fait de leur mauvais état matériel; et on ne peut que déplorer le peu d’entrain mis par la Collectivité de Saint-Barthélemy pour la sauvegarde et la mise à disposition de ce patrimoine… Par ailleurs, pourquoi cette volonté palpable de rejeter l’histoire sur Gustavia la suédoise ? Alors même qu’à l’heure de l’abolition (suédoise) il y eût au final plus d’esclaves rachetés à des propriétaires à la Campagne qu’à la Ville Gustavia… Comment, enfin, et c’est le plus grave, peut-on écrire qu’ « il n’y avait pas de différence » alors que le « Code Noir » français puis suédois y avait force de loi comme ailleurs ? Tout ça en ne se basant que sur une petite phrase écrite par un chroniqueur qui n’est jamais venu à Saint-Barthélemy tandis qu’il existe de surcroît des kilomètres d’archives encore inexploitées, que la Collectivité de Saint-Barthélemy même néglige encore et toujours ?


Bref, Mr le Sénateur : rien ne sert de donner les clés si l’on n’explique pas où sont les serrures…

île de Nantes, le 21 juin 2011. Source : http://logbook.memoirestbarth.com - Logbook, le livre de bord de Mémoire St Barth : point de vue oblique sur l'actualité de l'île de Saint-Barthélemy (Antilles) et d'ailleurs... 

jeudi 24 février 2011

Royal à la rencontre de "la France qui souffre" aux Antille


LA TRINITE — Jeunes en insertion, marins-pêcheurs, Ségolène Royal, candidate aux primaires socialistes, au troisième jour de sa visite en Martinique, a privilégié mercredi "la France qui souffre".
La Trinité, commune du littoral de 14.000 habitants, à 28 km au nord-est de Fort-de-France, est "socialiste sans désemparer depuis 1945", a rappelé Louis-Joseph Manscour, en accueillant Mme Royal dans sa mairie.
Le député-maire PS s'est plu à rappeler qu'en 2007, lors de sa campagne présidentielle, l'ex-candidate à l'Elysée avait lancé cette phrase "mwen Famm doubout" (moi femme debout) qui a fait "le tour du monde".
Devant les militants mardi soir à Fort-de-France, Mme Royal a dit faire "un tour de France", de la "France qui espère" et de "la France qui souffre".
Au programme, mercredi matin, table ronde sur le chômage des jeunes, réunissant élus, formateurs, et brochette de jeunes, certains en insertion et d'autres en train de créer leur entreprise.
Séverine Joséphine raconte comment sa grand mère lui "a transmis l'amour de la pharmacopée". Cette jeune ingénieure chimiste, ayant travaillé en Belgique, a décidé de rentrer au pays où elle se bat pour créer une entreprise cosmétiques à base de produits locaux, sucre de canne, aloé, ou hibiscus.
Mme Royal la félicite, interroge: "Combien de jeunes en situation d'inactivité sur la commune?". "6.900", répond-on. "C'est très dur, le chômage des jeunes, c'est 62% en Martinique. Beaucoup d'entreprises ne veulent plus jouer l'insertion", explique Jean-Michel Loutoby, directeur de mission locale.
Pour la présidente de Poitou-Charentes, "toutes les entreprises qui reçoivent une aide, on leur dit, +en échange, vous prenez des jeunes en alternance+. C'est un sujet explosif. Un jour, ça va se retourner contre elles. C'est un état d'esprit qu'il faut changer".
"Si on tient publiquement un discours de valorisation des entreprises (qui engagent des jeunes), un cercle vertueux se met en place", soutient celle pour qui le chômage des jeunes est un "défi colossal à relever".
Après la réunion, Mme Royal se rend non loin, en bordure de mer, au quartier La crique, où l'on reconstruit le marché aux poissons. Là, elle rencontre des pêcheurs. Ils lui disent la raréfaction du poisson, les problèmes avec La Dominique, la pollution chimique due au chloredecone et les charges de carburant.
"Tout augmente, on n'en peut plus", confie l'un d'eux. Un autre lui parle d'un problème de machine à glace qui fonctionne avec du gaz interdit. "Pourquoi pas une machine à glace avec l'énergie solaire? On a bien un climatiseur solaire. On va faire une coopération avec l'université de La Rochelle. Allez on regarde cela.. Laissez vos coordonnées", répond la présidente de Poitou-Charentes.
Plus de grand-messe médiatique, Mme Royal privilégie "proximité", "dialogue", "observation et travail de fond", "consolidation des fondations" avant la vraie campagne qui démarrera au soir du dépôt de candidatures le 13 juillet.
Discrètement, elle a rencontré à son domicile le docteur Pierre Aliker, ami d'Aimé Césaire, 104 ans, figure très respectée. "Vous êtes au courant de la politique nationale?" lui a demandé Mme Royal. "Martine Aubry - Ségolène Royal, c'est un match que nous avons suivi et que nous suivrons", lui a répondu le sage.
Autre moment, Mme Royal a voulu, avant de quitter la Martinique pour la Guadeloupe, se recueillir sur la tombe d'Aimé Césaire disparu en avril 2008

 Christine POUGET (AFP)

mercredi 17 mars 2010

L'Anse mitan



Puisant dans ma photothèque des clichés réalisés en 2006, ce jour il faisait beau, je n'avais rien à faire dans l'après-midi alors j'ai pris la "pétrolette" sur le bord de mer et je me suis rendu à l'Anse mitan, je crois, bref l'une des destinations où ces bateaux vous emmènent.

Après une traversée de 20 minutes, il vous débarque, vous vous retrouvez sur un long quai , face à une plage bondée de monde et où des touristes font bronzette ou trempette.

Dans un premier temps , je ne me suis pas attardé sur la plage préférant découvrir la bourgade, allez à la rencontre des gens et nouer des conversations.

Je ne vous raconterai pas, mais ce jour j'ai été confronté à quelque chose de particulier, une rencontre troublante, ces rencontres qui remettent en cause vos certitudes, font vaciller vos fondements.

Voilà mes photos, voilà ma poésie.

Evariste Zephyrin