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samedi 11 juin 2011

La France a son affaire DSK et sa Nafissatou Diallo




Paris comme New York a eu son affaire DSK, celle d’un homme puissant troussant une domestique, comme dirait notre truculent Jean-François Khan.


Là encore, nous retrouvons une femme  de chambre d’origine guinéenne, qui aurait été  agressée par un prince qatarien ou un membre de l’entourage de la famille princière du Qatar, le prince en question étant présumé innocent, bien entendu.

L’agression supposée aurait eu lieu en juillet 2010, dans le palace du Park Hyatt Vendôme,  d’après ce que dit le Parisien, comme pour l’affaire DSK, le prince aurait « sollicité » la femme de chambre.

Mais la France n’étant pas l’Amérique, l’égalité des droits juste proclamée et non formelle, même prévenu  par la direction, la police n’a pu agir,  à cause de « blocages ». Les enquêteurs ont été empêchés d’arrêter et d’auditionner le supposé coupable des faits d’agression, l’homme a pu rentrer tranquillement chez lui, sans autres formalités.

On ne sait pour quelles raisons, voilà le parquet de Paris  vient de relancer l’enquête, on se demande bien pourquoi,  le changement de ministre  de l’intérieur et de la justice est-il  pour quelque chose ?


Comme pour ces affaires de moeurs, il est de bon ton d’être de mauvaise foi, surtout quand il s'agit d'un puissant,   alors commençons. 

Chers lecteurs ne vous laissez pas abuser, rien ne prouve que le prince a violé cette femme de chambre,  cette relation aurait pu être consentie, la femme de chambre a peut-être mentie, un prince, un milliardaire pouvant avoir toutes les femmes qu’il veut, d'aucunes seraient heureuses qu’un tel homme, un être de cette qualité la sollicite. Les femmes ne sont t’elles pas demanderesses du sperme des puissants et des bien nés ? 


Cette femme de chambre ne serait-elle pas une ingrate,  elle aurait dû se sentir honorer par un tel privilège, à moins que cette affaire ne soit qu’une vulgaire affaire d’extorsion.

Non et non, je n’y crois pas c’est un complot  contre la famille princière du Qatar, des forces obscures veulent ébranler la pétromonarchie,  l’Iran ne serait-il pas derrière cette affaire ?

Puis, c’est parole contre parole, personne n’était dans la chambre quand cela s’est produit, rien ne prouve que le Prince ait agressé la femme de chambre.

Je continue ?

Evariste Zephyrin

dimanche 22 mai 2011

Affaire DSK: un retour du French bashing?


Assis dans l’avion, une Américaine découvre la photo de Dominique Strauss-Kahn devant la juge. «Quel regard méchant, il a! Avec cet air de Français arrogant, il ne peut pas s’en sortir… » Devant l’immeuble de DSK, un passant sourit d’un air entendu: «En matière de sexe, les Français ont toujours eu un problème, non ? »… Sentiment de supériorité, sexualité débordante, amoralisme… Depuis une semaine, l’affaire DSK réveille les caricatures anti-françaises. Pas au point de verser du vin rouge dans les caniveaux comme à la grande époque du non-engagement de la France en Irak, mais un certain French Bashing renaît.
Editos très durs
Particulièrement dans les médias. Passons sur les unes plus anti DSK qu’anti-françaises comme « Pepe le putois » ou encore «La grenouille a pris ses jambes à son cou»... Quoi que sur cette dernière, le terme Frogs (grenouille) est plutôt péjoratif. Mais c’est dans le cœur des articles que les attaques sont les plus franches. Parfois en Français et de façon gentillette («chauds lapins», «Au revoir Rikers»), parfois en dessous la ceinture («Vermine accro à la luxure»). «Je suis fier d’habiter un pays où une femme de ménage peut faire tomber un directeur du FMI», analyse un éditorialiste du New York Post en affirmant qu’en France ce ne serait pas possible. Le philosophe «à la chemise ouverte», Bernard Henri Lévy est devenu une cible de choix depuis qu'il a défendu DSK. Plus mesurés, les journaux sérieux ne sont pas en reste. Etonné que les Français soient choqués par les images de DSK menottés, le New York Times contre-attaque. «Année après année, le réalisateur Roman Polanski a lui arpenté le tapis rouge, souriant aux caméras, jamais inquiété, alors que les autorités françaises savaient qu’il avait drogué, violé et sodomisé une jeune fille de 13 ans», écrit le quotidien qui oppose l’efficacité un peu voyeuriste de la justice américaine au laxisme bien français.
Et l'anti-américanisme
 «C’est vrai qu’avec les Français, c’est épidermiques. A chaque fois, ça prend de grandes proportions. En fait, ça me fait penser à ce qu’il se passe en France avec les Américains», analyse Linda, une compatriote expatriée à New York et croisée devant chez DSK. Car dans le même temps, les médias américains croient percevoir une montée de l’anti-américanisme en France. «Dès le troisième jour, les Français ont eu besoin de trouver un bouc émissaire à blâmer pour expliquer la perte de leur futur président et ils se sont lancés dans de prévisible spasmes anti-américains », analyse le Los Angeles Time qui revient largement sur le débat des images de DSK qui ont choqué la France. Je t'aime moi non plus...

 Matthieu Goar