mardi 26 juillet 2011

Libye : Michel Collon interpelle le gouvernement belge

Djerba, Tunisie - Après un séjour de deux semaines en Libye, Michel Collon interpelle M. Leterme, Premier ministre belge, qui a suivi l'OTAN dans l'attaque sur la Libye.

Haïti-Post-séisme : La surpopulation se renforce à Port-au-Prince



P-au-P, 25 juil. 2011 [AlterPresse] --- L’aide humanitaire concentrée à Port-au-Prince suite au séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et les initiatives centralisées à la capitale dans le cadre de la reconstruction amènent à une concentration plus élevée de la population dans cette ville, confirment des experts.
« C’est clair que la zone métropolitaine a atteint sa saturation », affirme le statisticien-démographe, Jacques Hendry Rousseau. Le secteur qui regroupe les communes de Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétion Ville, Tabarre et Cité Soleil, croit au rythme annuel de 4,5% l’an, souligne t-il.

« La concentration devient très importante et c’est une évidence rien qu’à la lumière de la présence physique dans les rues de Port-au-Prince. Et… on se rend compte que les quartiers populeux fourmillent d’individus », observe t-il.
Plus de 18 mois après la catastrophes qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et emporté 120% du PIB, les tendances migratoires ont abouti à un scenario qui laisse présager le pire, alors que les habitudes de construction n’ont pas évolué.

L’incroyable revient au galop

« Avant le séisme la densité dans l’aire métropolitaine était de 12 000 habitants par kilomètre carré et ceci a été (…) étroitement lié à la sévérité des dégâts du séisme », rappelle l’expert.

Au lendemain de la catastrophe si 600 mille personnes ont quitté l’aire métropolitaine principalement pour les villes de provinces, plus de la moitié était revenue 6 mois plus tard, attirée par l’aide humanitaire, notamment le Cash for Work. Mais à côté de cela, les perspectives de reconstruction ont joué un grand rôle.

Dans « Aide alimentaire, Environnement et migration en Haïti, après le 12 janvier », une étude publiée en mai 2011, Hancy Pierre rappelle que la migration a toujours existé en Haïti mais ne suscite l’attention qu’en période de crise. Selon lui la question de la migration est avant tout liée aux soucis économiques, très marqués dans les provinces.

« De nouvelles villes secondaires viennent jouer les fonctions commerciales et culturelles, en l’occurrence Pétion Ville et Tabarre, en raison du phénomène d’excroissance de la capitale. Port-au-Prince…est considéré comme un lieu de prestige. Ainsi le discours sur les opportunités de reconstruction d’Haïti a des effets significatifs sur le projet des ruraux de migrer vers Port-au-Prince », indique Hancy Pierre.

En réalité, à l’intérieur de la capitale et ses périphéries, la population a aussi énormément bougé. A Tabarre, 4 personnes sur 10 habitaient une autre commune de la zone métropolitaine avant le séisme, selon une enquête réalisée par le Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) . Une commune comme Pétion Ville a accueilli 14% des déplacés du secteur.

« Ce qui est important de souligner c’est que cette concentration urbaine s’accompagne de l’émergence de certaines poches de pauvreté dans les quartiers défavorisées à la périphérie urbaine », affirme Rousseau, soulignant que cette population croît « en dehors de l’habitat ».

Renforcement du chaos

Alors que les expulsions forcées et autres mauvaises conditions de vie ont notamment fait fuir des résidents de camps, certains sont revenus à la faveur des promesses de logements gratuits.

« Jusqu’à présent, on ne nous a rien dit. Ils ont dit qu’ils allaient donner de l’argent et des tentes, mais ils ne l’ont pas fait », raconte Myrlene Osias qui occupe un abri de fortune dans un camp à Carrefour Feuilles.

La maison qu’elle louait à Savane Pistache, toujours à Carrefour Feuilles, a été détruite lors du séisme, indique t-elle. Depuis quelques mois elle est venue s’installer dans un camp qui se vidait de certains de ses occupants, croyant qu’elle recevrait de l’aide pour se bâtir une maison.

« Ce n’est pas un endroit pour vivre, reconnait-elle. Les gens balancent les déchets n’ importe où. L’odeur est insupportable. Là bas, pas loin, il y a une latrine qui déborde et il n’y a personne pour la vider... On ne peut pas élever des enfants dans ces conditions. Ils grandissent et deviennent des délinquants… Je n’aime pas cette vie ».

En général les camps sont érigés au sein même ou non loin des quartiers d’origine. Mais l’exemple le plus inquiétant est celui de Canaan , une zone squattérisée au Nord de Port-au-Prince, et qui du jour au lendemain est devenu le plus gros bidonville du pays.

« Canaan n’est pas reconnu comme un camp de personnes déplacées par le Gouvernement d’Haïti. La terre a été déclarée ‘d’intérêt public’ par un décret présidentiel promulgué le 22 mars 2010 et le statut de ses résidents doit encore être clarifié », affirme le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son bulletin février-mars 2011.

Faute d’emploi, la plupart des 60 mille personnes habitant le site sont arrivés après le séisme et « beaucoup ont commencé à cultiver les terres autour de leur abri ou sur des zones inhabitées, afin de nourrir leur famille ».

La capitale est non seulement en train de s’étendre de manière incontrôlée mais aussi d’accentuer sa vulnérabilité notamment sur le plan environnemental. Les constructions anarchiques dans les hauteurs et le long du littoral rendent la capitale très vulnérable en période pluvieuse. Ceci a été démontré en juin dernier lorsque la ville a subi de sévères inondations au passage d’une onde tropicale.

Le pire à venir ?

« Avec la bidonvilisation, l’eau de pluie tombe sur du béton, des tôles des maisons et n’a même pas le temps de s’infiltrer dans le sol. L’eau dévale ainsi sur la ville. Or nous avons également construit au coeur de son exutoire », explique le ministre sortant de l’environnement, Jean Marie Claude Germain, évoquant les Cité de Dieu, Cité de L’eternel, bidonvilles situées le long du littoral.

« Et le phénomène actuel c’est que la capitale est prise en sandwich entre l’exutoire bouché et les constructions anarchiques en montagne. Et si on veut que la capitale demeure au même endroit, il faut des solutions drastiques, et même des délocalisations de personnes »

A coté des risques climatiques, les risques sismiques sont encore très forts, notamment pour la région métropolitaine. Selon les recherches, la faille Enriquillo qui traverse la capitale dans pratiquement toute sa longueur n’a pas encore libéré l’énergie qu’elle accumule depuis plus de deux siècles.

Cette situation soulève une fois de plus la nécessité de penser la reconstruction en tenant compte des grands problèmes du pays où des gravats laissés par le séisme restent encore à enlever, alors que les promesses faites à New York, soit 10 milliards de dollars, sont délivrées à la petite semaine.

Selon Jacques Hendry Rousseau l’aménagement du territoire est plus que jamais une « priorité ».

Le président de la République Michel Martelly, a dévoilé la semaine dernière son plan de logement basé sur 3 axes. Il s’agit de développer de nouveaux quartiers à l’intérieur et en dehors de la zone métropolitaine, restructurer et urbaniser les quartiers existant et densifier ceux qui sont déjà urbanisés en construisant en hauteur.
Cependant, si le président a signalé que ces axes seront intégrés « dans un cadre global d’aménagement du territoire », jusqu’ici les projets présentés, notamment « Kay pa m » , ne sont pas destinés aux pauvres et la question de l’aménagement du territoire n’est toujours pas concrétisée dans un plan.

« La reconstruction ne devra pas profiter qu’à Port-au-Prince. La reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines, et un code de construction définitif », fait savoir Martelly, promettant qu’une fois son gouvernement formé ce code définitif pourra être présenté et appliqué.

Plus de deux mois depuis son investiture, le président n’est pas arrivé à un accord avec le législatif pour mettre en place son gouvernement. Les différends politiques entourant le processus de validation du nouveau candidat à la primature, Bernard Gousse, semblent indiquer que le statu quo perdurera encore et la reconstruction gardera du plomb dans l’aile. 

En Côte d’Ivoire: le gouvernement Ouattara emprisonne un journaliste



New York, le 22 juillet 2011—Les autorités de la Côte-d'Ivoire ont arrêté jeudi dernier un journaliste pour avoir animé une émission-débat télévisée soutenant l'ancien président ivoirien évincé, Laurent Gbagbo, selon des journalistes locaux.
Hermann Aboa, animateur à la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), la première chaîne de télévision publique ivoirienne, est détenu dans une prison du camp de gendarmerie d'Agban, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, ont dit des journalistes au CPJ. Il a été inculpé par le procureur de la République d'activités antiétatiques, notamment l’atteinte à la défense nationale,  l'atteinte à l'ordre public, participation à un mouvement insurrectionnel, et l'incitation à la haine raciale, a déclaré au CPJ une source proche du dossier qui a parlé sous couvert de l'anonymat.
Ces accusations sont liées à une émission-débat intitulée Raison d'État dont M. Aboa était un des animateurs au cours des cinq mois de crise politique qui ont suivi le second tour du scrutin contesté qui avait opposé l’actuel président, Alassane Ouattara, et le président sortant, Laurent Gbagbo. Cette émission recevait exclusivement des invités soutenant M. Gbagbo, alors président, qui contrôlait la RTI avant qu’il ne soit évincé en avril dernier par les forces fidèles à M. Ouattara.
« Les poursuites contre Hermann Aboa pour avoir animée une émission de télévision contredisent le discours de réconciliation nationale du président Ouattara et les promesses de son gouvernement de ne pas persécuter les journalistes ayant travaillé pour la presse pro-Gbagbo », a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique du CPJ. « Nous demandons la libération immédiate de M. Aboa et l’abandon des charges retenues contre lui ».
Une quinzaine de personnes, parmi lesquelles six autres journalistes et des personnalités des médias sont détenus depuis plusieurs semaines par le gouvernement de M. Ouattara, sous des accusations d'activités antiétatiques liées à leur militantisme en faveur de M. Gbagbo, selon des médias et des recherches du CPJ.

lundi 25 juillet 2011

HAÏTI, LE PAYS OU IL Y A LE MOINS DE PRISONNIERS !


Haïti est le pays des Caraïbes où il y a le moins de prisonniers, c'est ce que nous apprend la neuvième étude intitulé « Liste mondiale de la population des prisons » portant sur 218 pays et territoire indépendants, publiée ce jeudi 21 Juillet par le Centre International d'Etudes Pénitentiaires, un partenaire de l'Université d'Essex.

Selon cette étude à la date du 31 décembre 2010 la population carcérale en Haïti était de 5,331, soit 55 prisonniers par 100,000 habitants, le taux le plus bas des caraïbes ! Notre voisin, la République Dominicaine affiche tant qu'à elle 21,050 détenus soit 213 par 100,000. La palme au niveau de la région caribéen est détenue par les îles vierges (US) avec 539 par 100,000. Tandis qu'au États-Unis d'Amérique se chiffre s'élève à 743 personnes par 100,000 habitants, soit un total de 2, 292,133 personnes enfermées !

Toujours selon cette même étude, en Haïti, 67.7% de la population carcérale est en détention provisoire/prévenus [souvent depuis des années], 8.6% sont des femmes, 3.9% sont des mineurs [souvent ils sont détenus avec des adultes]. Il est aussi indiqué qu'il y a 18 prisons dans le pays et qu'en juin 2010 trois prisons étaient inopérants suite au 12 janvier 2010 et que la capacité du système carcéral est de 2,448 (à la date de mars 2009).

Sources: HL / CANAL + HAÏTI EN LIGNE NOUVELLES

Nafissatou Diallo veut que "DSK aille en prison"



Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaîne américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d'acné. Selon le magazineNewsweek, qui était aussi présent lors de l'interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d'amis. Selon le magazine, la femme de chambre a pleuré plusieurs fois au cours de l'interview et ces pleurs, par moments, "avaient l'air forcés".
"Je n'ai jamais voulu parler publiquement, mais je n'ai pas le choix... Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité, explique-t-elle. Je veux que justice soit faite, je veux qu'il aille en prison, dit-elle. Je veux qu'il sache qu'il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil", ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l'affaire, elle reconnaît "des erreurs", mais affirme : "Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait."
"Cirque indécent" (avocats de DSK)
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. "Il est temps que ce cirque indécent s'arrête", expliquent-ils. "Madame Diallo est la première accusatrice de l'Histoire à lancer une campagne médiatique pour convaincre le procureur de poursuivre les accusations contre une personne à qui elle veut soutirer de l'argent. Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d'évènements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur après qu'elle a avoué ses efforts extraordinaires pour le tromper. La conduite de ses avocats n'est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d'enflammer l'opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours."
Dans l'interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l'a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu'elle était vide. Elle est rentrée en disant "Bonjour, femme de chambre" et puis elle a vu apparaître un type à poil avec des cheveux blancs. "Oh ! mon Dieu, je suis désolée", raconte-t-elle, ajoutant qu'elle a fait demi-tour. "Ne vous excusez pas", lui a-t-il dit. Mais il s'est mis à agir comme "un fou", selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. "Tu es très belle", lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. "Arrêtez, monsieur, je veux pas perdre mon boulot." "Tu vas pas le perdre." "Il m'a tirée violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche", affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. "Je l'ai poussé je me suis levée, je voulais l'effrayer." 
"Je ne voulais pas perdre mon job"
"J'ai dit Regardez, il y a mon chef qui est là." Mais DSK lui répond qu'il n'y a personne. Selon le récit, il la pousse dans le couloir vers la salle de bains, remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. "Il me tenait la tête très fort là", dit-elle en montrant son crâne, "il bougeait et faisait du bruit. Il faisait 'uhh, uhh, uhh'", il m'a dit "suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j'ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j'ai couru dans le couloir, j'étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job."
Elle raconte qu'elle s'est cachée dans un coin et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. "Il m'a regardée comme ça", dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. "Il n'a rien dit." Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour "la nettoyer". Ce qui ne correspond pas à son témoignage devant le Grand Jury où elle a affirmé qu'elle était allée nettoyer la chambre 2820 et ensuite la chambre de DSK. Elle a aussi changé sa version disant d'abord à la police que DSK n'avait pas parlé pendant l'attaque. Newsweek a apparemment vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d'irritation et qu'elle a un ligament déchiré dans l'épaule.
Procès ou non-lieu
Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s'affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l'extérieur pendant des semaines. Son visage s'éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28e étage. "On travaillait en équipe. J'adorais ce job, j'aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici", raconte-t-elle.
Elle reste vague sur son passé, sur son père. Elle dit que son mari est mort "de maladie", qu'elle a été violée par deux soldats en Guinée. "Nous sommes pauvres, mais nous sommes des gens bons, je ne pense pas à l'argent." Quid alors de la fameuse conversation téléphonique avec Amara Tarawally, un trafiquant de drogue emprisonné en Arizona ? Selon le New York Times, elle lui aurait déclaré le lendemain de l'incident dans son dialecte : "Ne t'inquiète pas, ce type a plein de fric, je sais ce que je fais." Mais apparemment la citation est une paraphrase du traducteur et la vraie citation serait différente. Dans l'interview, elle nie avoir touché de l'argent d'Amara Tarawally. Il a eu accès à ses comptes en banque en lui donnant de faux sacs de marque. "Six ou sept. Ils n'étaient pas de très bonne qualité." 
Ces déclarations publiques risquent de compliquer les rapports déjà très tendus entre les avocats de Nafissatou Diallo et le procureur. Les derniers interrogatoires au bureau de Cyrus Vance ont été particulièrement houleux. Reste maintenant au procureur à décider s'il peut aller au procès ou s'il vaut mieux un non-lieu. Une décision qui peut survenir à tout moment. 

vendredi 22 juillet 2011

Une bombe explose à Oslo en Norvège

Un violent attentat en Norvège près du siège du gouvernement a conduit à la mort de sept personnes et occasionné de nombreux blessés.


jeudi 21 juillet 2011

Pourquoi les pays Africains sont-ils si faciles à dominer ? Exemple contradictoire de la Côte d'Ivoire et de la Libye


Je m'interrogeais, oui une simple interrogation sur la capacité de l'Africain à protéger ses femmes et ses enfants, sa maison et le champ de son père. Oui je m'interroge au vue des derniers evenements en Côte d'Ivoire et en Libye.

D'un côté, un pays la Côte d'ivoire : 20 000 000 d'habitants  matés  militairement par l'Onucci riche de 6 000 hommes et la Force Licorne en quelques jours ; de l'autre la Libye un pays de 6 000 000 d'habitants bombardé par 19 pays Occidentaux, utilisant du matériel sophistiqué, des Tomowaak et autres armements mortels, un peuple qu'ils n'arrivent pas à assujettir  depuis bientôt cinq mois.

Ne nous vexons pas. Ne nous voilons pas la face.  Il y a un véritablement problème dans l'organisation des Etats Africains, dans l'organisation des armées, dans la projection que l'Homme Africain se fait de lui-même dans le monde, par rapport à l'Autre different, un véritable complèxe d'infériorité qui trouve certainement ses racine dans une histoire lointaine. Et j'aimerais mes amis, que chacun intervienne pour me dire son point de vue sur cette question. Car il y a un véritable problème que l'on ne saurait plus avant taire pour se faire plaisir.

Dans le même ordre, les Vietanamiens malgré les guerres successives menées contre eux par les Occidentaux ont réussi à bouter l'étranger hors de ses frontières et sans grand moyen militaire.

Quid de l'Africain ? Pourquoi donc est-il si facile de nous dominer ? Il ne s'agit pas ici d'accuser seulement nos dirigeants, cette excuse est trop facile. Peut-être fuyons nous l'inéluctable, à savoir la mort ? Un peuple qui a peur de faire troupe, un peuple qui a peur de mourir est un peuple qui ne sortira jamais du cycle de la domination.

Calixthe Beyala