Blog d'informations politiques, économiques, sociologiques et culturelles offrant une vision alternative du monde et des problèmes internationaux auxquels sont confrontés le monde.
mardi 12 mars 2013
lundi 11 mars 2013
Toto, dis merci à Hugo et rentre à la maison ! (Lettre ouverte à Victorin Lurel)
Cher Monsieur Lurel,
Pris dans la fougue de nos convictions politiques et dans notre vision manichéenne des choses, nous en oublions les trésors de notre sagesse populaire qui nous enseigne : « Rayi chien, di dan’y blan ! » Même si tu détestes l’autre, accepte de reconnaître ce qu’il a ou ce qu’il fait de positif !
Et dieu, oui, que je te déteste d’avoir permis, de permettre aux békés et autres grands planteurs de continuer de nous empoisonner, de leur donner carte blanche en leur accordant une dérogation supplémentaire pour l’épandage aérien !
Que je t’en veux d’avoir si aisément intimé ordre à tes pieds de Guadeloupéen d’entrer et de se « kalanndjer » dans les souliers de la personne !
Que je t’en veux de n’avoir pas su être aussi cohérent et grand qu’Aimé Césaire en refusant d’être « le jouet sombre à leur (grand) carnaval » !
Non pas que je me sois fait quelque illusion que ce soit sur le sens de ta nomination au Ministère des DOM-TOM ou sur la volonté du gouvernement socialiste de faire bouger les choses ou de tenter d’établir un autre rapport de la « Métropole » aux colonies ! Moi qui ne vote jamais aux présidentielles, je suis allée cette fois mettre un bulletin dans l’urne pour Monsieur Hollande parce que s’imposait l’urgence de bouter hors du pouvoir cet agent de l’ombre, ce génie malfaisant de Sarkozy. Et je ne peux m’estimer déçue de sa vision politique étriquée et petite. Je ne lui en veux pas de ne pas faire l’effort de nous comprendre. Je n’ai pas besoin qu’il nous comprenne. Je veux juste qu’il nous respecte et qu’il respecte les peuples dont nous sommes proches !
Mais aujourd’hui que te voilà la cible de tous pour t’être exprimé dans ta vérité nue, je me dois de te dire que je suis de ton côté ! L’honnêteté intellectuelle l’exige de moi.
Ce que j’ai vu et entendu de ta bouche aux obsèques d’Hugo Chávez te grandit. Discours certes maladroit mais ô combien authentique! Je crois que s’il n’y a qu’une seule fois dans toute ta carrière politique où tu as été vrai, sincère et honnête, c’est bien celle-là !
Par tes mots, tu as reconnu implicitement que tu t’étais trompé sur la nature du processus en cours au Venezuela et sur la personne d’Hugo Chávez. Tu as laissé transparaître à quel point tu as été troublé, bouleversé, remis en cause dans tes fondements même par ce que tu as vécu à Caracas! Ce peuple versé par centaines de milliers dans les rues, ce peuple faisant la queue de manière disciplinée pour dire au revoir à son Comandante a su toucher ton âme mieux qu’aucun discours pro-chaviste n’aurait pu le faire! Tu as reconnu que l’on t’avait trompé, que tu avais accepté de te laisser tromper, que l’on trompait le monde entier sur les enjeux de la Révolution Bolivarienne. En acceptant d’être aussi vulnérable et nu que tu as pu te sentir à cet instant-là, en acceptant de paraître pitoyable et maladroit, en réalité, tu t’es offert de grandir. La magie du Comandante a opéré dans tes abysses ! Même mort –surtout mort- il a su te conduire au nannan de ton être pour te dire : « Regarde, vois, comprends… Prends ce que tu peux… Et dis au Monde notre vérité qui est désormais la tienne… »
La malhonnêteté de l’establishment et des media français est monstrueuse ! Ils te font payer l’épine que Chávez n’a pas cessé d’être à leurs pieds de colosse aux pieds d’argile. Le peuple du Venezuela, en criant an monde leur amour pour leur Comandante Presidente leur criait en même temps: “Notre Président a démontré qu’un autre monde est possible! Que votre modèle capitaliste peut être battu en brèche, qu’il est moribond! Ayez enfin l’honnêteté de le reconnaitre!”
Ils crient à l’indécence et à la trahison quand la vérité leur explose en pleine face. Et, si tu te berçais d’illusions sur la façon dont ils te considèrent réellement, aujourd’hui devant tes yeux surpris leurs masques tombent !
Que vas-tu faire ? S’ils exigent de toi que tu te dédises, que tu te renies, le feras-tu ? Trahiras-tu ton âme, TA vérité ? Accepteras-tu de trahir le peuple du Venezuela ? Accepteras-tu de renier El Comandante et de rentrer piteusement dans les rangs ?
De grâce, écoute ton cœur et ton âme. Sache remercier Hugo et son peuple de t’avoir ouvert les yeux, de t’avoir conduit au centre de ton être, de t’avoir donné le courage de transcender ta peur du rejet et des représailles !
Et… rentre à la maison, enfant prodigue ! Ton peuple te donnera quelques ziginok, quelques taloches bien senties et bien méritées et puis il te dira : « Toto, nou kontan vwè’w ! Nou kontan davwè ou déviré, Akaz, Opéyi ! Annou pran an sek ! Bienvenue chez toi d’où tu n’aurais jamais dû partir Toto! »
Schoelcher, le 11 mars 2013
Depuis la future République de Martinique,
Nicole Cage
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Victorin Lurel a raison.
Personne ne sera surpris, j’espère, que j’accorde un total soutien aux propos tenus par Victorin Lurel à propos d’Hugo Chavez. Ils sont tout à fait justes. Dans le fond comme dans la forme.
Le ministre des Outre-mer, l’un des rares intellectuels du gouvernement Ayrault, est un homme qui sait peser ses mots.
Rien de trop dans ce qu’il a dit.
Vu de Londres, où je me trouve en écrivant ces lignes, la comparaison du « Comandante » avec le De Gaulle de 1940 n’a vraiment rien de choquant.
Et la meute pétainiste qui jappe aujourd’hui contre Lurel , qui vient lever la patte sur la tombe de Chavez, aurait certainement aboyé de la même manière contre le De Gaulle de 1940.
Oui, Chavez était un homme politique aimé de son peuple. Il aura marqué l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.
Non, la dictature n’est pas du côté de Chavez. Elle est du côté des médias français, de cette poignée de plumitifs racistes et négrophobes qui ne sauraient pas situer le Venezuela sur une carte muette, mais pérorent depuis des lustres dans les colonnes de journaux appartenant à une poignée d’hommes pour lesquels la manipulation de l’opinion est une affaire comme une autre.
Une certaine France n’aime pas Chavez. Et elle n’aime évidemment pas Lurel. Elle n’aurait pas non plus aimé Blum qui, de son vivant, était, lui aussi, volontiers traité de métèque.
Que personne ne s’y trompe : de même que le mépris affiché contre Chavez est lié à ses origines indiennes et afro-vénézuéliennes, la violence des propos tenus contre Lurel s’explique par la couleur de sa peau.
L’idée qu’un ministre nègre représente la France aux obsèques d’un autre nègre, un chef d’État honni des conservateurs, les rendait déjà malade. Mais qu’il prenne courageusement ses responsabilités et rende compte avec justesse de l’opinion unanime des Vénézuéliens au lieu d’exprimer ce que les réactionnaires français voudraient entendre leur est insupportable.
Quant à ceux, à gauche, dont le premier réflexe serait de se désolidariser du ministre des Outre-mer, ils devraient bien réfléchir.
L’Outre-mer et les Français d’origine africaine feront bloc derrière Victorin Lurel. Et sans eux, la Gauche ne serait pas au pouvoir.
Claude Ribbe
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Hugo Chavez : J'avais une grand-mère, on l'appelait Inés la Noire
« J'avais une grand-mère, on l'appelait Inés la Noire. Elle était une femme Noire magnifique, célèbre dans toute la plaine. C'était il y a près de 100 ans et pourtant les poètes de la plaine se souviennent d'elle: Inés la Noire, qui vivait dans la maison de Semeruco , près de l'église (une maison où il y avait beaucoup de fruits Semeruco - un fruit tropical au Venezuela). Ils disent que Inés la Noire, ma grand-mère, était la fille d'un Africain qui a traversé ces plaines. Ce n'est pas seulement qu'ils le disent, cela est vrai parce que, quand une centaine de personnes disent la même chose dans une petite ville, c’est que c’est vrai. Bien que je ne connaitrais probablement jamais le nom de ce grand-père Africain qui était d’origine Mandingue » [...] « Inés la Noire, la mère de Rosa Inés, était une femme Noire extraordinairement attractive. Elle était la fille de cet Africain et ils disent que cet Africain était originaire du Peuple Mandingue. Un Italien est tombé amoureux d’Inés la Noire, et de cette relation est née ma grand-mère Rosa Inés, qui est la mère du Professeur Hugo Chávez de los Reyes. Et de ce prof est né ce maigre, moitié Africain qui a été nommé Huguito (« le petit Hugo»). Donc, c'est comme ça que j'ai fini par être un Mandingue ».
(HUGO CHAVEZ)
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dimanche 10 mars 2013
Faire le ménage c'est faire du sport
Quand vous faites le ménage, peut-on dire que c’est du sport ? Oui, répond une étude américaine qui indique que les effets du ménage sur le corps sont proches de ceux du sport. L'étude précise même que si, comparées à leurs aînées, tant de femmes sont en surpoids, c'est en partie parce qu'elles font beaucoup moins de ménage. En 1965, les femmes américaines passaient en moyenne 25 heures par semaine à s'occuper de leur maison, tandis qu'en 2010, elles n'y passaient "plus" que 13,3 heures hebdomadaires. En parallèle de ces chiffres, l'étude nous apprend qu'en 1965, les femmes passaient en moyenne huit heures assises à regarder la télévision, tandis qu'en 2010, elles en passaient plutôt 16,5. Aux États-Unis, l'idée que le ménage c'est du sport se retrouve également dans certains journaux, où sont dispensés des conseils un peu ridicules, du genre: "Affinez votre silhouette en passant l’aspirateur", ou encore "Musclez vos jambes en repassant", voire "Musclez vos fesses en faisant la vaisselle"
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samedi 9 mars 2013
Pourquoi n’avons nous pas vu ces images à la télévision ?
La prochaine fois que vous regarderez les informations, et que les médias vous diront qu’il était un dictateur. S’il vous plait, souvenez-vous de ces images. Une estimation de 9 millions de personnes présentes à ses funérailles, c’est un record mondial.
Hugo Chavez, en avant vers la victoire !
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Alep, une marche populaire
Alep : Une marche populaire imposante a été organisée à al-Achrafyeh à Alep en signe d'appui à l'armée arabe syrienne et de réclamation de la sortie des terroristes des quartiers où ils sont présents dans la ville. (Alep, 08.03.2013)
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