jeudi 14 novembre 2013

Combattre le racisme décomplexé (Communiqué de Patrick Karam)


"Patrick Karam, ancien délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et conseiller politique de l’UMP, dénonce les attaques à connotation raciste que subit Christiane Taubira depuis plusieurs semaines et à travers elle des millions de Français, dans l’hexagone et en outre-mer, et des centaines de millions d’êtres humains dans le monde.

Les injures racistes tenues par une candidate du Front National, reprises lors d’une manifestation par des enfants encadrés par leurs parents et enfin la Une du journal Minute rappellent à la France que le combat contre l’abjection et la salissure doit demeurer une priorité au-delà même des divergences et du combat politique.

Ce racisme décomplexé qui s’exprime désormais sans honte doit trouver une limite.

Patrick Karam, conseiller politique de l’UMP, demande à l’ensemble de la classe politique, dont l’UMP, de condamner avec la plus grande fermeté ces agissements répréhensibles aux relents nauséabonds qui salissent la France et rabaissent la République.

Patrick Karam demande de nouveau aux associations ultramarines, et en particulier au Collectifdom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais), dont la mission est justement de combattre tous les racismes et la discrimination, de déposer systématiquement plainte et de prendre la tête d’une grande marche populaire contre toutes les formes de racisme.

Le Ministre de l’intérieur doit aussi engager la dissolution du journal Minute qui par sa Une humilie des millions de Français et constitue un appel à la discrimination et à la haine raciale

Désormais, la création du Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer (CREFOM), en chantier depuis un an, devient urgente afin d’apporter des réponses systématiques par tous les moyens à ceux qui imaginent pouvoir salir en toute impunité."

 Patrick Karam

Les socialistes ont tout foutu en l'air

La situation socio-politique en France est tendue, je doute que cela s'améliore lors des prochains mois, car la crise économique et les politiques mises en oeuvre pour y remédier n'ont pas l'assentiment des Français, mais plus encore, certains choix de société imposés par le gouvernement les ont durablement divisé.

Des clans s'opposent, presque dans l'attente de l'affrontement, à l'instar des chrétiens qui ont résolument tourné le dos aux socialistes et à ce président.

Les antagonismes sont forts, la société française est en voie de délitement et le PS en voie d'anéantissement. 

Et comme l'écrivait  Léon-Gontrand Damas :
"Ils ont si bien su faire
si bien su faire les choses
qu’un jour nous avons tout
nous avons tout foutu de nous-mêmes
tout foutu de nous-mêmes en l’air."

Les socialistes censés apporter  plus de justice sociale, créer une société apaisée après 5 années de sarkozisme, d'affairisme et de catastrophisme, n'ont réussi qu'à exaspérer tout le monde, diviser les Français et fait monter le racisme.

Ils ont tout foutu en l'air, d'eux-mêmes, ils ont tout foutu en l'air ! 


Evariste Zephyrin

REFLEXE MALHEUREUX...

Quelle que soit la profonde vexation qu'humainement on ne peut manquer d'éprouver, se plaindre des propos racistes tenus par quelques poignées d'imbéciles, et même si nous demeurons conscients que ces propos peuplent les arrières pensées de nombreux autres, c'est prêter le flanc à l'ennemi, et lui offrir pour sa satisfaction salace, l'occasion de nous porter gravement atteinte avec de simples mots, ce dont il ne se privera plus s'il constate qu'un coup aussi lâche et aussi facile, a effectivement porté...

Et ceci, alors même que nous devrions nous montrer prêts à encaisser sans en être le moins du monde affectés, les coups les plus redoutables, justement parce que nous sommes nous, face à notre destinée...

Nous ne pouvons pas être ainsi vulnérables à de simples injures, non, nous devons tout au contraire être capables d'encaisser beaucoup plus, sans jamais être atteints, sans jamais accorder quelque importance que ce soit aux paroles de ces attardés, et sans que quelque souffrance de notre part ne s'en vienne adoucir leur douleur d'être tristement ce qu'ils sont, c'est-à-dire des minables...

Car, il est clair que les hommes de grande stature n'ont jamais éprouvé le besoin de rabaisser les autres pour pouvoir se prétendre de la hauteur, et que cette façon de faire est celle des pauvres types qui tentent désespérément de se donner une consistance...

Nous n'avons même pas à nous sentir de quelque manière attaqués par l'insignifiance, par l'inexistence, et nous devons non seulement nous montrer, mais effectivement devenir "indestructibles", et ne pas nous laisser déstabiliser un tant soit peu, par un simple chapelet d'âneries sorties de la bouche d'analphabètes...

Nous n'avons qu'une chose à opposer à ces gens, notre mépris de leur médiocrité, en les abandonnant ainsi à leur néant...

Paris, le 14 novembre 2013
Richard Pulvar

mercredi 13 novembre 2013

POURQUOI EST-IL SI MAL AIME...?

Il n'est pas plus mauvais que tous les autres d'aujourd'hui...
Il serait plutôt plus honnête que tous ces autres...
Il a hérité de la pire des situations...
Il tente avec vaillance de surmonter les obstacles...

Pourquoi donc cela ne va pas ?

Tout d'abord parce qu'il n'a tout simplement pas de chance, il arrive dans la pire période historique qui soit pour une prise de fonction présidentielle, et il doit faire héritage d'années d'inconséquence politique...

La médiocrité intellectuelle de son parti de carriéristes, comme il l'est d'ailleurs lui-même, définitivement déserté par l'idée, ne lui est d'aucun secours...

Il n'est pas homme de conviction, il n'est qu'un apparatchik et il ne dispose donc, ni de la puissance que donne un idéal, ni de la parole d'un chef à la poursuite de celui-ci, ce qui fait gravement défaut à un peuple qui attend et espère encore, et qui pourrait supporter les pires épreuves, pourvu qu'il soit convaincu que la félicité se trouve à l'issue de celles-ci...

Il subit l'influence de lobbys et de groupes de pression qui pour certains, donnent à son action politique l'aspect de n'être au service que de puissances financières et de puissances étrangères, ce que les citoyens vivent à juste titre comme une trahison...

D'autres de ces groupes, issus de ces fabriques de la pensée unique que l'on nomme "grandes écoles", lui ont fait renoncer à la poursuite de l'idéal de progrès, pour s'accommoder de la médiocrité sous prétexte de réalisme.

D'autres encore, revanchards au sectarisme chevillés aux tripes, déterminés à régler des comptes avec la droite et de s'en réjouir, lui ont fait adopter dès le début de son mandat, un projet réputé "clivant", qui en provoquant une division douloureuse et durable de la société française, que leur manque total d'empathie, de considération, et de respect pour tous ceux qui ne pensent pas comme eux, eux qui se croient volontiers être le peuple à eux seuls, rend incapables de comprendre, lui ont fait définitivement perdre toute chance de rassembler le peuple français. Ceci, pour pouvoir mener une action efficace pour sortir la nation de son actuel marasme, tant il est vrai que ce n'est qu'à condition de mobiliser celle-ci à 110% de ses moyens, qu'il peut y avoir une chance de s'en sortir...

Dans leur soif revancharde, tous ces clowns ont manqué de comprendre qu'il existe par la force des choses un ordre de priorité, et que ce n'était pas le moment de courir un tel risque, avec un tel projet qui n'avait aucun caractère d'urgence, avant de s'attaquer aux problèmes les plus fondamentaux et les plus difficiles, et voilà le résultat, plus rien désormais n'est possible...

Enfin, il faut constater qu'emporté par son enthousiasme et son ambition, et n'ayant à ce jour vécu aucune des difficultés qui assaillent depuis des années ses compatriotes, ce président n'a absolument pas évalué à sa juste mesure, la tâche énorme qui allait lui incomber, l'ampleur de la rénovation que nécessitait le pays, l'état de totale exaspération d'une grande partie du peuple qui ne lui accordait aucune chance de rattrapage en cas d'erreur, et que tout simplement, il n'avait pas la carrure, et ne disposait surtout pas de l'organisation politique efficace, pour pouvoir affronter ce problème colossal...

C'est probablement cette dernière erreur, celle de s'être proposé alors qu'il aurait du se savoir dès le départ, lui et les siens insuffisants, qui ne lui sera pas pardonnée...

Richard Pulvar

LE RACISME ET LA FEMME.


Pendant que j´y pense. En sachant que chacun lit et capte selon son niveau d'éducation, d´instruction, de compréhension, de susceptibilité et de ses besoins, puisque la liberté d´expression semble être faite pour les chiens de luxe, afin d´éviter des malentendus et ne pas être encore une fois mise en quarantaine, bizutée ou lynchée pour avoir exprimer ma lucidité, cette fois sur le racisme en France et ailleurs, expressions à dessein de protéger le pigment des fibres de ma sensibilité féminine et créative de certains comportements, je vous rassure que je suis aussi consciente que c'est une situation aberrante pour Madame la Ministre de la Justice Christine Taubira d'être ainsi traitée dans son propre pays la France, qu'elle défend avec acharnement contre typhons et tsunamis. Son pays, votre pays, notre pays, leur pays, où devrait régner la devise "Liberté, Égalité, Fraternité". C'est triste et pathétique ! 

J'écrivais à un ami que j'ai quitté la France entre autres pour des raisons racistes et méchancetés, et voilà que les actualités me montrent que rien n'a changé et ne changera, puisque cela semble s'empirer sur tout le globe. Ma mémoire qui n'est pas celle d'une poule se souvient de ce que la première femme à qui on a sculpté un monument à Basse-Terre à la Guadeloupe, je nomme l´avocate Madame Gerty Archimède, a subit des… SIENS. Petite fille, ahurie, impuissante je l'ai vécu, vu, entendu. Ils s'en prenaient à son physique. C'était la première fois que j´entendais l´expression "un derrière volumineux", ceci ajouté au titre de démon, Satan dû à son appartenance au communisme. À son baptême, les prêtres ont refusé à ma petit soeur son prénom de Gerty qui rappelait l'engouement à cette grande dame qui soi-disant représentait le Mal alors qu'elle ne voulait qu´inculquer leur droit aux travailleurs. Ma mère, Louisette Beaugendre, en femme fonctionnaire travailleuse qui découvrait son droit, était communiste et dû menacer de faire un scandale à l'église. Bref ! Et plus récemment Lucette Chevry que je suis depuis mon enfance à Basse-Terre car une des premières femme que je voyais serrer les main à un homme les yeux dans les yeux sans ciller et que j'ai rencontré. Qu'est-ce qu´elle a dégusté aussi de la part des Français et sur le continent et sur les îles. On l'accusait d'être à la fois une prostituée et la maîtresse de Jacques Chirac... et que sais-je ? 

Et alors ? Ce n'est pas pareil me dira-ton. Allons donc ! On ne peut comparer les humiliations. N'avez-vous pas remarqué que toutes les nations, les peuples qui insultent, dénigrent et mortifient la Femme, ce genre qui accouche l'Univers, sont en décadence ? 

Malgré ces souvenirs, j'aimerais croire et espère en fanm tonbé pa janmé dézèspéré moi-même, que ces tollés en l'honneur de Christiane Taubira qui à l'instant catalyse la rage d'un peuple dernier boyau de l'esclavage, un peuple en souffrance toujours en quête d´identité, de réhabilitation et de libération, auront pour résultat d'effacer désormais cette "théorie de la hiérarchie des races (III., 1), qui conclut à la nécessité de préserver la race prétendue supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres" selon la définition du racisme dans le Grand Robert. Ce même racisme qui je répète le bel air est une hostilité violente qui me menaçait d'être sans domicile. Oui une des raisons pour laquelle je me suis exilée en Suède. Exilée seule pour avoir le droit d'être Négresse, de ne pas être battue et d´avoir un toit.


j'ai cru lire que Madame la ministre attendait et réclamait le soutien d'une belle et haute voix, c´est-à-dire une voix comme celle de son employeur le Président de la République Française. Une voix qu'elle aurait dû entendre naturellement, spontanément, tout simplement. Bon c'est mon avis, mais finalement elle l'entendit, ainsi que celle de toutes ses personnalités certifiées de civisme. Mais je me demande depuis quand une affaire de racisme met mal à l'aise la République Française ? Depuis quand ? Je ne sais pas, car je ne sais pas tout, mais si c'est sincère, (un adjectif que je ne sais pas lier à la politique), c'est un bon début… de la fin du racisme en France.

Off track : Voilà en passant l´actualité en Suède où je vis : "... dans la commune de Trollhättan en Janvier de cette année : Un homme qui avait cherché un stage municipal ne voulait pas donner la main à la personne en charge parce qu'elle est une femme. Comme explication, il a dit qu'il ne peut pas prendre ou toucher la main des femmes à cause de sa foi musulmane. L'homme ne fût pas engagé et les dirigeants municipaux horrifiés ont réagi. Ils ont payé rapidement des dommages et intérêts au jeune homme pour éviter d'être signalés pour discrimination. En outre les employés municipaux punirent la femme qui n'avait pas employer l´homme. Elle reçut un sévère avertissement écrit qui relatait son manque de jugement en refusant un stage interne à ce pauvre jeune homme qui ne voulait pas lui serrer la main, parce qu'elle avait violé la loi de discrimination et le plan de la diversité urbaine de sa commune."
Depuis, il semble que le comportement de l'homme (soit le refus de prendre la main de la femme directrice du personnel) vient d'une coutume et ne concerne pas la liberté de religion, écrit Reinhold Fahlbeck, Christer Sturmark et Bengt Westerberg. Le débat continue. dn.se/debatt

Revenons donc à nos moutons. J'attends et pas impatiemment, car avec de la patience disait ma grande tante on peut voir les tétés d´une puce. J´attends tout simplement le changement que toutes ces manifestations SOS RACISME à venir en France en soutien à Madame la Ministre de Justice Christiane Taubira apporteront. En attendant, je surveille les gestes macaques, est l'expression d´une sagesse créole qui signifie que l'attention et la vigilance sont les premières vertus de la patience… et longueur de temps qui font plus que force ni que rage. 

En ce qui concerne le racisme en Suède voilà comment je le vis : http://www.potomitan.info/maxette/racisme.php
Paix et Unité ! est ma devise.
Maxette Olsson

CELUI-CI LUTTAIT CONTRE LES MOULINS A VENT, MAIS AUJOURD'HUI EN FRANCE...



Aujourd'hui en France il y a ceux qui prétendent lutter contre le vent lui-même, celui de l'histoire qui les bouscule et les emporte bien plus vite qu'à leur gré et qui, en provoquant une altération sensible de la "race" des Français, altération qui est à la fois un héritage inévitable du passé de ce pays, et une nécessité indispensable à son avenir, remplit ses citoyens d'un sentiment qui leur devient insoutenable, celui d'un péril biologique et d'un péril sociologique, qui leur barre l'horizon...

Pour ces citoyens qui manquent de comprendre que "l'altération", c'est à dire le fait de se faire "d'autre", est le propre de "l'être", puisqu'il ne peut rien être qui ne devienne graduellement "autre" selon le temps, celle-ci leur semble mortelle, à cause de ce qu'ils croient être la mauvaise qualité nominale de cet autre s'en venant les polluer.

Ils se montrent cependant moins pertinents que les anciens qui avaient bien compris que la solidité résultait de termes "d'alliance", et qui pour renforcer un métal mou, le cuivre, lui ont adjoint un métal encore plus mou, l'étain, pour finalement obtenir un "alliage dur", le bronze.

Plus tard leur héritiers vont allier au robuste fer, un banal métalloïde inconsistant, le carbone, pour obtenir le redoutable acier...

Ceci pour dire que la qualité prétendue à un allié par destination, ne permet pas de préjuger de la qualité de "l'alliage", ou de "l'alliance", et que des insignifiants peuvent cependant très bien occuper une place irremplaçable dans un dispositif efficace, tout comme le simple mais indispensable fusible d'une installation, sans lequel rien fonctionne...

La difficulté réside alors dans le fait tout comme le corps physique, le corps social ne supporte que de lentes et partielles modifications. Mais, c'est le monde occidental lui-même qui au nom de sa modernité, et en se posant comme modèle au devant des nations, a par son entreprise, transformé la brise qui assurait jusqu'alors la marche tranquille du temps et des peuples, en cette tourmente qui aura tôt fait de détruire le cadre des familiarités...

Ce fut d'abord celui des autres qui fut détruit, mais la "bête" du consumérisme étant devenue vorace, c'est à son tour le cadre de familiarités du monde occidental qui lui aussi à voltigé en éclats, et les citoyens de ces nations se constatant devenus étrangers à tout ce qui normalement les concerne, en n'ayant plus aucune prise sur cet événement, en ont alors rendu confusément coupables, les étrangers, ce phénomène n'étant ni nouveau, ni inattendu...

Ceci étant, quel que soit le "mal vécu" des gens, il demeure qu'il n'y a pas à prétendre inverser l'ordre logique des choses et que c'est d'un "règlement général" que naitront les solutions à tous les problèmes particuliers, y compris le problème particulier que posent les étrangers dans ce pays, et non pas l'inverse, et que ce n'est certainement pas par la chasse menée contre ces derniers, que viendra le règlement du problème global qui se pose à la nation...

D'autre part, c'est précisément de ce bouleversement démographique que naitra la nécessaire et prochaine "capacité" de la nation, et comme on ne remontera pas le vent de l'histoire, et qu'on ne l'arrêtera pas davantage, il faut comprendre une bonne fois que s'acharner comme certains le font pour empêcher "qu'il se passe", c'est se garantir "qu'il va mal se passer".

En fait, les choses ne peuvent bien se passer, que par une anticipation de leur formes "à venir", telles qu'elles sont obligées selon l'époque, et il est facile de comprendre que l'exclusivité raciale n'en fera pas partie. Car il doit être bien clair pour tous que dans le monde de demain, il se trouvera partout des gens de toutes les origines. Ceci impose alors de construire un nouvel imaginaire incluant ces données, quant à la représentation de que sont, la France, et les Français...

Paris, le 13 novembre 2013
Richard Pulvar

dimanche 10 novembre 2013

QUAND LE SORT EN EST DEFINITIVEMENT JETE, 1er AOUT 1914


C'est le 28 juin 1914, que l'étudiant nationaliste serbe Gavrilo Princip, partisan d'un mouvement qui se proposait de rassembler tous les "slaves du sud", selon la signification même du mot "Yougoslavie", dans une même nation, y compris ceux de la Bosnie-Herzégovine, laquelle faisait alors partie intégrante de l'empire austro-hongrois, va assassiner l'archiduc François-Ferdinand, l'héritier de la couronne d'Autriche-Hongrie, et son épouse, à Sarajevo.

Soupçonnant la Serbie dont les ambitions territoriales et nationalistes étaient connues, d'avoir elle-même fomenté cet attentat, les Austro-hongrois qui se trouvaient alors liés à l'Empire allemand et à l'Italie dans la "triple alliance", et après une intense activité diplomatique qui malheureusement n'aboutira pas, vont lui lancer le 23 juillet, un ultimatum en dix points, dont un qu'elle n'acceptera pas, celui de permettre à des enquêteurs autrichiens de se rendre en Serbie, pour pouvoir établir une éventuelle complicité des autorités serbes, dans cette affaire.

C'est à la fin de cet ultimatum, le 28 juillet, que l'empire austro-hongrois, en accord avec son allié allemand, déclare la guerre à la Serbie, tout en sachant cependant que les Russes qui lui étaient alliés, risqueraient de se porter à son secours. Ces empires "centraux" tentent d'en dissuader la Russie, mais celle-ci cependant mobilise...

Tout n'était peut-être pas encore perdu, mais c'est alors qu'à Paris, Jean Jaures, un des plus farouches opposants à cette guerre annoncée, se fait assassiner par un nationaliste, partisan de la "revanche", Raoul Vilain, et la dernière chance de pouvoir éviter la conflagration générale, par l'intermédiaire de "l'Internationale socialiste", étant perdue, la France, alliée à la Russie et à l'Angleterre dans la "triple entente", mobilise à son tour.

On peut donc dire que c'est par la "déclaration de guerre", de l'Allemagne à la Russie, datée du 31 juillet et officialisée le 1er aout, que débute, sans que dès lors plus rien ne puisse l'arrêter, la "grande guerre". Car face à l'ultimatum lancé par l'Allemagne à la France, lui enjoignant de ne prendre aucune mesure pour se solidariser de la Russie, et donc de ne pas honorer son alliance, le gouvernement français répondra que la France prendra toutes les mesures nécessaire à la défense de ses intérêts, ce qui constituait une fin de non recevoir, le sort en était jeté. 

Les Allemands qui craignaient bien davantage la France que la Russie, ont confié pour l'essentiel le front de l'est, aux troupes austro-hongroises, se réservant le front de l'ouest où, selon le plan "Schlieffen", ils se proposaient de mener une offensive éclair, en passant par la Belgique et donc en violant la neutralité de celle-ci, afin de contourner et d'encercler l'armée française qui par respect de cette même neutralité de la Belgique, ne se trouvait massée que le long de sa frontière avec l'Allemagne.

Ainsi, en même temps que sa déclaration de guerre à la France, l'Allemagne lança son offensive à travers la Belgique le 3 aout. 

Cependant, cette opération qui selon le haut commandement allemand ne devait durer que 6 semaines, pour anéantir l'armée française, un peu à la façon de l'offensive de 1870 qui se fit dans les mêmes conditions, buttera tout d'abord sur une résistance inattendue de l'armée belge, sur l'entrée en guerre de l'Angleterre qui était garante avec la France, de la neutralité de la Belgique, et surtout, sur la mémorable manoeuvre du général Gallieni qui, avec ses fameux taxis, et alors que le gouvernement s'était déjà réfugié à Bordeaux, va parvenir à porter des troupes sur la Marne, en faisant ainsi échec à la manoeuvre d'encerclement...

Ces nations européennes possédant d'immenses empires coloniaux, la guerre deviendra de ce fait, une guerre mondiale qui mobilisera au total sur ces quatre années et tout autour de la planète, le chiffre absolument ahurissant de 60 millions de soldats...!

Partant de là, imagine-t-on ce que serait aujourd'hui un conflit mondial comme les cloportes qui nous gouvernent actuellement, s'activent d'une façon maladive et obsessionnelle, à nous en préparer une au proche orient...?

Non, on n'imagine pas, car c'est totalement inimaginable...!

Paris, le 1er aout 2013
Richard Pulvar