jeudi 5 décembre 2013

Nelson Mandela est mort


Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain et prix Nobel de la paix est mort ce jeudi soir à 20h50 heure locale, vient d'annoncer le président actuel de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma...

"Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d'Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013, est un homme d'État sud-africain ; il a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique d'apartheid avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l'histoire du pays."

INTERVENTION AU CENTRAFRIQUE


On fomente une rébellion contre un dirigeant indocile, et les candidats exaltés, rêvant d'établir chez eux un ordre religieux autoritaire, ne manquent pas pour se faire les acteurs de cette insurrection...

On refuse d'appliquer les accords de défense prévoyant la charge pour la puissance de tutelle, de se porter au secours de l'administration légale en place dans le pays...

Son armée ayant été rendue impuissante par la cessation des livraisons d'armes et de munitions par la puissance tutélaire, le président est contraint de prendre la fuite...

On laisse sans sourciller les rebelles s'étant rendus maitres des lieux, accomplir des exactions...

Ensuite, face à l'opinion mondiale alertée de ces crimes odieux, on intervient sous l'égide des Nations Unies pour assurer la sécurité des populations, et ce, sans se gêner pour abattre les rebelles qu'on avait auparavant armés et instrumentalisés. Tant pis pour eux dans leur naïveté...

On profite de cette vacance du pouvoir pour mettre en avant son candidat, celui auquel on a auparavant arraché des concessions pour l'exploitation des ressources naturelles du pays, pour une élection qu'on organise au plus vite, afin de rétablir la démocratie, et bien sûr, il est élu...

Et le tour est joué...

Cela a toujours fonctionné, cela fonctionne encore aujourd'hui, et cela risque de fonctionner encore longtemps...

Ceci, parce que face à cette réalité, le seul réflexe des Africains c'est de hurler et cracher contre la puissance tutélaire qui du fond de ses sales habitudes colonialistes, ne connait que ce mauvais moyen pour tirer avantage du continent, alors que d'autres comme la Chine, montrent qu'on peut intelligemment gagner tout en faisant gagner les autres...

Mais ces Africains ne comprennent pas que leur vociférations ne sont que la preuve même de leur grande faiblesse, et que ce qui les maintient dans celle-ci, c'est qu'ils ne se donnent que l'impérialisme de la puissance tutélaire qui, dans l'empoignade qui existe entre les nations, joue tout simplement son intérêt comme toutes les nations sont tenues de le faire, même si d'évidence elle le joue mal, comme explication de leur malheur.

Ils n'ont encore pour explication de quatre siècles de défaites, que de se dire que "c'est la faute des autres"...

Quand on est défait c'est bien sûr de la faute de celui qui vous défait, mais la seule et vraie question qui se pose c'est de savoir pourquoi est-on toujours défait, et on ne peut par rendre l'autre responsable de ses faiblesses...

Dans le rapport d'un faible à un fort, le premier n'a évidemment aucune chance de pouvoir affronter efficacement le second sans préalablement se renforcer, c'est-à-dire sans préalablement se débarrasser de tout ce qui l'affaibli.

C'est donc bien au coeur d'eux-mêmes que les Africains doivent rechercher sans aucune concession, les raisons de leur faiblesse. Il leur faut se poser toutes les questions quant à eux-mêmes, en faisant une analyse rigoureuse de cinq siècles de leur histoire, et même remonter au-delà si nécessaire pour savoir tout d'abord pourquoi sont-ils aussi divisés, pourquoi manifestent-ils si souvent tant de haine les uns des autres à travers leur "ethnicisme" archaïque et malsain, pourquoi est-il toujours aussi facile pour les puissances impérialistes, d'envoyer les uns pour assassiner les autres...?

Ils devront à cette occasion cesser de se dédouaner comme ils le font avec bien peu de courage et de fierté, quant à leur responsabilité dans la déportation esclavagiste, plutôt que de ne cesser de proclamer stupidement qu'ils n'y sont absolument pour rien, ce qui n'a aucun sens, et qui ne résiste pas à l'analyse. Car si on n'a déjà pas le courage d'affronter les heures sombres de son histoire, on ne se prépare pas au meilleur avenir.

J'ai évoqué précédemment la relative et surprenante facilité de la puissance coloniale, qui ne disposa de jamais plus de 6000 hommes sur tout le continent, et qui su habilement engager des Africains pour combattre d'autres Africains comme elle le fait en ce moment. Et ceci, à rapporter aux 22 000 hommes qui furent envoyés pour mater la révolte haïtienne, et qui furent pourtant vaincus.

Aujourd'hui la puissance tutélaire enverra peut-être 800 à 1200 hommes, et l'affaire sera réglée, même si certains se rêvent dans leur délire et dans leur mauvais état, de l'affronter militairement, alors même qu'ils demeurent au fait de toutes leur divisions...

Seul un examen sérieux d'eux-mêmes et rien d'autre, de leur sociologie, et en cessant une bonne fois, puisque cela ne sert strictement à rien, de hurler à la faute de l'autre, ce que tout le monde sait, permettra aux Africains d'envisager sereinement l'avenir, de se renforcer eux-mêmes, pour se sortir de ce carcan...

Et si, comme pour ma part je le comprends, le noeud de toute cette affaires se trouvait au niveau de la "haute métaphysique", il est clair que toutes les agitations vindicatives n'y seront d'aucun effet...

Nous en reparlerons...

Paris, le 5 décembre 2013
Richard Pulvar

dimanche 1 décembre 2013

DÉCLARATION DU PRESIDENT JACOB ZUMA A PROPOS DU SOMMET FRANCEAFRIQUE

"Je ne trouves pas l’intérêt d'aller à un sommet France-Afrique, alors que la France n'encourage pas la démocratie que veut les peuples de ses colonies. En effet la France renforce et consolide que ses intérêts dans ses colonies; dès qu'on veut la rappeler à l'ordre, elle n'hésite pas de déstabiliser les nationalistes qui trouvent gênant qu'après le soit disant indépendance, que les richesses du colonisé continu de nourrir l'économie du colonisateur. Nous voulons une Afrique forte et qui doit avoir un leadership encourageant; et non une Afrique que la France initie dans un processus de continuer à renforcer le pillage des ressources d'Afrique."

samedi 30 novembre 2013

LA MARCHE CONTRE LE RACISME EN FRANCE : UN FLOP RETENTISSANT !


Ils étaient nombreux à demander aux français d'aller marcher contre le racisme.

Ils étaient nombreux, organisations syndicats, partis politiques.

Ils étaient nombreux à téléphoner, envoyer des mails !

Pourtant, hélas, ça été un flop retentissant, malgré les médias, ce battage !
Comme si le peuple français en avait assez de ce mot.

Comme si ceux qui en étaient victimes savaient déjà que ça ne servaient à rien.

Oui, un flop retentissant, aussi assourdissant que ce silence qui a entouré pendant des semaines les injures à l'endroit de Christiane Taubira. 

Je suis maintenant certaine que le racisme ne sera plus jamais manipulé électoralement parce qu'il n'y a pas que Le Pen ou Sarkozy.

Il y a pleins d'autres aux mots humanisme, égalité ou fraternité dans la bouche mais qui excluent, ostracisent plus sûrement que Madame Le Pen.

Réjouissons-nous, le racisme ne sera plus jamais un argument électoral ! On veut le respect, l'amour on s'en fout !

Calixthe Beyala

Une marche contre le racisme


Plus de 30 000 personnes selon les organisateurs et 3 900 selon la police ont manifesté dans les rues de Paris,   à l'appel des organisations antiracistes (SOS Racisme, de la Licra et de la Ligue des droits de l'Homme) et des associations afro-antillaises à l'instar du Collectifdom et du CM98  ou africaines comme le CRAN pour dire non au racisme. Cette marche se voulait une réponse aux insultes racistes dont Christiane Taubira, Garde des Sceaux, furent victimes.

En province des manifestations se sont aussi déroulées, toutes se voulant solidaires de Mme Taubira et pour dire non  à  la montée du racisme ou de la parole raciste qui s'est libérée ces derniers temps en France.

Toutefois, compte tenu de la notoriété des associations et des élus (PS, PC, FG) ayant appelé  à manifester on peut-être déçu de cette mobilisation,  qui s'avère relativement faible.

Les photos :


NOUS N'IRONS PAS À LA MARCHE CONTRE LE RACISME : ASSEZ DE LA RÉCUPÉRATION POLITIQUE DU PHÉNOMÈNE !


Qu'ils se détrompent, ceux qui pensent nous manipuler, croyant qu'en secouant le spectre du racisme, nous allons voter pour eux, croyant qu'ils sont nos protecteurs, qu'ils nous aiment ! C'est à se demander s'ils n'ont pas eux-mêmes monter le phénomène pour pouvoir s'en servir, notamment dans le cas TAUBIRA ! C'est ainsi qu'ils nous bassinent avec le sujet : " Allez rencontrer Taubira pour débattre du racisme " et les " marchons ensemble contre le racisme " ! Et ils nous harcèlent via nos boîtes mail ! Et ils nous harcèlent au téléphone ! Comme si c'était à nous à combattre le racisme, un sentiment qui n'a pas de nom dans les langues africaines, donc ignoré des africains ! Ils veulent qu'on se regroupe autour du PS, qu'on vote socialiste parce qu'on a peur, parce qu'on veut être aimé ! Comme dans les années 80 où les voix des noirs et des arabes étaient captées, rien que pour ça ! Ils oublient que l'eau a coulé sous les ponts ; que nous avions bien appris la leçon ! Que nous considérons que le racisme n'est pas un sujet de campagne électorale !

Calixthe Beyala,
 présidente du MAF

jeudi 28 novembre 2013

Le pape François a dit

Les hommes sont des esclaves qui doivent "se libérer des structures économiques et sociales qui [les] réduisent à l'esclavage"