mercredi 4 avril 2018

DE LA CRIMEE A LA SYRIE… L’AFFRONTEMENT DES IMPERIALISMES ET LE CREPUSCULE DES PEUPLES...

Regardez ces hommes…

Ils portent sur leurs visages mêmes, toute la gravité du drame syrien. Ceux du haut et leurs postures altières, se projetaient d’être les empereurs les plus puissants, et rêvaient pour cela de triomphes guerriers. Il leur faudra donc des guerres, mais ils seront justement vaincus par celles-ci et notre malheur à tous, c’est qu’elles ne prendront pas fin avec leur disparition…

Ceux du bas qui, pour trois d’entre eux, en sont les héritiers naturels, se sont trouvés rejoints par un quatrième issu d’au-delà de l’immense océan, et dont la seule raison pour cela fut l’obsédante ambition de se substituer dans la conduite des affaires de ce monde, aux deux puissantes nations de la façade atlantique de l’Europe qui avaient justement donné naissance à la sienne, et qui avaient jusqu’alors outrageusement dominé ce monde.

Ces derniers affichent la moue ou le rictus de ces hommes à la fois pleins de défiance et assoiffés de pouvoir et qui, n’ayant justement jamais eu à souffrir par eux-mêmes de telles épreuves, considèrent la dévastation de nations entières avec tout son cortège de morts et de malheurs, comme étant une façon acceptable et même nécessaire, de mener une politique…

Mais ne soyez pas dupes, car malgré la complexité de l’analyse historique et politique de cette affaire, il ne s’agit quant à sa cause profonde que de l’éternelle volonté pathologique, permanente et sourde à tout appel à la raison, de puissance, de possession, et de domination, qui se traduit par une volonté de capture des ressources de peuples qu’on s’en va soumettre, voire même dans le cas extrême, d’accaparement pur et simple de l’espace de ceux-ci…

Il y eut ainsi les royaumes francs, fondés par le glaive à l’époque des croisades, dans un proche Orient alors devenu musulman, et dont la disparition après une existence éphémère allait créer une nostalgie durable dans un royaume de France conquérant, qui attendait d’avoir un nouveau rendez-vous avec l’Orient, et c’est finalement ce dernier qui viendra à lui…

C’est le 4 février 1536 que le roi de France François 1er, recevant le sultan Soliman le Magnifique dans le cadre d’une alliance franco-ottomane, va signer avec celui-ci le traité des “capitulations”. Cet accord qui sera décrié par certains comme étant une “alliance impie” entre la fleur de lys et le croissant, fut rendu nécessaire à ces deux pays pour pouvoir faire face à leur ennemi commun, le redoutable empereur d’Autriche de la maison de Habsbourg, Charles Quint…

Il s’agit alors en ces capitulations, tout d’abord d’un certain nombre de faveurs commerciales accordées aux Français qui obtiennent ainsi un quasi-monopole du commerce fait avec l’Orient, les navires marchands devant arborer le pavillon français après s’être acquittés d’une taxe. Il y a également des accords militaires et financiers, le sultan fournissant une aide financière considérable à François 1er. Mais il y a surtout des accords concernant des questions religieuses et leurs implications, à l’occasion desquels le sultan renoncera à une partie de sa souveraineté sur son empire et ses sujet, d’où le terme capitulation, en accordant aux Français de pouvoir pratiquer librement leur religion au sein de l’empire ottoman, en leur accordant également la garde des lieux saints, et surtout en faisant d’eux les défenseurs de la sécurité et des intérêts des chrétiens d’Orient, tel que par exemple, ceux-ci ne relèveront pas de la justice ottomane mais de la justice française…

Si le sultan fait tant de concessions, c’est parce qu’il vient de subir une terrible défaite à Tunis face à Charles Quint, et il lui faut absolument trouver un puissant allié à l’Ouest, pour pouvoir ouvrir un deuxième front contre son puissant ennemi, et il est remarquable que ce traité signé en 1536, va demeurer en vigueur malgré bien des vicissitudes, jusqu’en 1923, date de la création de la république turque qui n’en fera pas héritage…

Ainsi les Français devenus protecteurs des chrétiens d’Orient, possèdent-il un droit de regard et même d’intervention, concernant des affaires qui se passent dans l’empire ottoman. Ceci offrira à Napoléon comme prétexte pour intervenir en Egypte, la charge de lutter contre les Mamelouks qui constituaient une armée jugée infidèle au sultan, et plus tard à son petit neveu Napoléon III, une raison d’intervenir militairement en 1850, pour la protection des chrétiens maronites du Liban, et les abus de ce droit sous différents prétextes, se trouveront à l’origine de bien des difficultés d’aujourd’hui.


Car, depuis la fin du 18ème siècle et le début du 19ème, l’immense empire ottoman, dirigé d’une façon très autoritaire à l’heure même où les idées de la révolution française se répandent à travers toute l’Europe et au-delà même de celle-ci, se trouve secoué par de terribles soubresauts et des tentations sécessionnistes, annonçant son probable démantèlement. C’est donc d’une façon opportuniste que dès les années 1850, les trois grands empires concurrents qu’étaient alors la Russie de Nicolas 1er, la Grande Bretagne de la reine Victoria, et l’empire français de Napoléon III, vont se préparer à s’élargir à ses dépens…

Or, l’obsession séculaire des tsars selon la logique même des choses, est de parvenir absolument à la Méditerranée, pour y obtenir un débouché direct et désenclaver la mer noire en exerçant le contrôle sur les détroits. Il est clair que cet accès leur aurait permis de considérablement augmenter leur commerce et par le fait leur puissance et leur influence, tant sur l’Europe, que sur l’Orient. C’est d’ailleurs selon cette même préoccupation de présence en Méditerranée, que les Anglais vont ravir l’île de Malte aux Français...

Il faut se rappeler à ce sujet que ce “tropisme” qui détermine les Russes à tenter de parvenir à la Méditerranée, se trouve à l’origine de la fondation de la nation russe elle-même, puisque c’est selon lui que les Varègues (ou les Rus), peuple scandinave, se sont mis en marche vers le Sud, empruntant le Dniepr pour atteindre la mer noire et de là, Constantinople.

Les Varègues entretenaient en effet un important trafic commercial avec les Byzantins, dont celui d’esclaves “slaves”, surtout des femmes, qu’ils razziaient au passage pour s’en aller les vendre sur le marché aux esclaves de Constantinople, ce qui fera leur richesse. Telle est d’ailleurs l’origine même du mot “esclave”, et surtout, du contentieux “atavique” terrible qui existe jusqu’aujourd’hui entre les Russes et les Ukrainiens qui eux, ne sont pas des slaves, et c’est à cette occasion que sera fondée sur les bords du Dniepr la fameuse “Rus de Kiev”, qui se trouve pourtant à l’origine de la nation russe, puisque ces Rus vont conquérir d’immenses espaces slaves, pour en être ensuite chassés par les Mongols, mais en leur laissant leur nom.


Les liens des Russes avec Byzantins qui leur transmettront leur religion et l’écriture, étaient si forts que lorsque les Ottomans vont s’emparer de Constantinople et y imposer l’islam, les Russes vont proclamer Moscou comme étant la troisième Rome, dans la poursuite d’un héritage issu de la ville éternelle ayant succombé aux invasions germaniques, et transmis aux Russes par la seconde Rome, Constantinople, ayant à son tour succombé aux Ottomans. Ils se voyaient ainsi comme étant les authentiques dépositaires de la foi chrétienne…

C’est dans cet esprit que bien plus tard, ils vont longuement tenter mais sans succès, de se faire reconnaitre par les sultans comme étant les protecteurs des chrétiens orthodoxes de l’empire ottoman qui, du fait de ses possessions européennes, avait un tiers de sa population de confession orthodoxe, proportion qui atteignait 75% dans les Balkans. Mais la diplomatie française s’employait à ce qu’il n’en fut rien, pour conserver à la France son rôle exclusif de protecteur des chrétiens d’Orient, qui lui fut accordé par les capitulations…

C’est alors que toujours dans cet esprit d’assumer la fonction religieuse de la troisième Rome, va naitre avec l’impératrice Catherine II de Russie, le projet de libérer les Balkans et les nations du pourtour de la mer noire, de la présence des Ottomans, et de les refouler vers l’Anatolie pour faire renaitre l’empire Byzantin avec Constantinople pour capitale.

Ce projet sera à l’origine d’une série de 9 terribles guerres, qui vont opposer les Russes aux Ottomans, et se terminer la plupart des fois à la faveur des premiers. Il sera engagé par le célèbre maréchal Grigori Potemkine, favori de l’impératrice Catherine II, et fondateur de la flotte russe de la Mer Noire, avec la conquête de l’Ukraine qui après avoir été polonaise, était devenue la vassale de l’empire Ottoman, et qui possédait une assez forte minorité musulmane, qui sera chassée. Les Russes lui donneront alors ne nom de “nouvelle Russie”, nom repris aujourd’hui avec les événements d’Ukraine, et y feront venir de nombreux Russes afin de la peupler, pour qu’elle puisse demeurer attachée à la Russie…

Viendra ensuite le tour du khanat de Crimée, nation vassale elle aussi des Ottomans, que les Russes vont vassaliser à leur tour, avant de carrément l’annexer et toujours selon le même principe, c’est-à-dire en chassant les Tatars, peuple musulman qui la peuplait, pour les remplacer par des Russes et en créant à cette occasion, les villes de Sébastopol en Crimée, et d’Odessa en Ukraine, peuplées de Russes.

Puis viendra le tour des provinces musulmanes du Caucase de sorte que les Ottomans ne posséderont plus aucun territoire au nord de la Mer Noire…

Compte tenu de la pression que leur supériorité militaire leur permettait d’exercer sur les sultans, les Russes étaient parvenus à obtenir de ceux-là, une souveraineté partagée avec eux sur les provinces roumaines de Valachie et de Moldavie, presque exclusivement peuplées d’orthodoxes.

Cependant, face au refus obstiné du sultan de leur reconnaitre le rôle de protecteurs des orthodoxes de l’empire, en 1853, le tsar de Russie Nicolas 1er, décide d’annexer carrément ces provinces. C’est le début de la guerre de Crimée qui voit tout d’abord s’affronter les Russes et les Ottomans. Mais il est clair que les Français et les Britanniques ne pouvait voir se constituer sans réagir, un monstre qui s’étendrait de la Sibérie à l’Afrique du nord, suite la vassalisation de l’empire ottoman par les Russes. Ils décident donc d’intervenir pour soutenir le sultan.

Mais, craignant de voir les Autrichiens qui les concurrençaient depuis toujours pour la possession des Balkans, s’allier opportunément à eux, Nicolas 1er va opérer un repli stratégique et enlever ses troupes de Moldavie et de Valachie…

Les choses auraient pu momentanément en rester là, mais Napoléon III qui venait de faire son coup d’état, était clairement en quête d’un exploit guerrier pour pouvoir fédérer les Français autour de lui. Il voudra réellement l’affrontement et en trouvera une bonne occasion dans des violences qui feront une quarantaine de morts, opposant des catholiques romains et des orthodoxes qui jusqu’alors, s’étaient entendus pour la gestion des lieux saints à Jérusalem.

Rappelant tant au sultan qu’au tsar, que c’est à lui d’assurer la protection des lieux saints, et en l’occurrence de contrer la volonté des Russes de s’approprier ce droit, il décide pour éviter toute nouvelle tentative de ceux-là, de s’en aller détruire leur flotte en Mer Noire, laquelle se trouvait stationnée à Sébastopol, et il envoie pour cela un corps expéditionnaire en Crimée…

La puissante armée russe, depuis sa victoire sur Napoléon, était jusqu’alors réputée invincible, et elle se croyait telle. Mais, malgré un avantage numérique du simple au double, puisque 310 000 Français, 250 000 Ottomans, et 98 000 Britanniques durent affronter plus de 1 200 000 Russes, et malgré les succès qu’elle obtiendra contre les Ottomans, elle se fera finalement écraser par les Français, du fait de la supériorité sans égale de leur intendance, comme celle de leur armement et de leur commandement.

Le traité de Paris qui mettra fin en 1856 à cette guerre de Crimée, va comporter une clause catastrophique pour la Russie, puisqu’il va proclamer la neutralité de la Mer Noire, plus aucun navire de guerre ne devra s’y trouver, et c’est ce qui va constituer le début d’un problème absolument obsédant pour la Russie et qui va expliquer son intervention directe dans l’actuelle guerre de Syrie, la question de son “enclavement”…

Cependant, nous sommes à cette époque où les Etats-Unis d’Amérique qui ont acquis leur indépendance avec l’aide des Français, au traité de Paris de 1887, mènent une politique expansionniste qui leur permettra d’atteindre l’étendue qui est devenue la leur, après avoir racheté l’immense Louisiane de l’époque qui s’étendait alors du golf du Mexique jusqu’au Canada, aux Français, la Floride aux Espagnols, et fait l’acquisition de l’Oregon grâce à un accord avec les Canadiens. Ils vont intriguer pour provoquer la sécession du Texas qui faisait alors partie du Mexique, pour les rejoindre, puis carrément déclencher une guerre contre le Mexique pour lui ravir le Nouveau Mexique et la Californie…

Après des acquisitions coloniales cette fois, faites contre les Espagnols à Porto-Rico et aux Philippines, et leur protectorat imposé à Haïti et Saint-Domingue, leur volonté sera de s’afficher clairement comme étant une nouvelle grande puissance de ce monde, et de ne plus accepter la domination de celui-ci par les Britanniques et les Français. C’est dans cet esprit qu’ils enverront en 1858 un navire de guerre en Mer Noire, au motif qu’ils n’étaient pas signataires du traité de Paris. Ils font ainsi leur apparition aux Proche-Orient, pour ne pas laisser seuls, les Russes, les Britanniques, et les Français, se partager l’empire Ottomans dont il est de plus en plus clair, qu’il sera tôt ou tard démantelé, et ils veulent être du festin…

A cet instant, il faut prendre conscience pour la bonne compréhension de cette affaire syrienne, de la persistance des données historiques traduisant la détermination des peuples les uns envers les autres, dans la géopolitique mondiale, et ne surtout pas se laisser berner par toute la propagande et tout le baratin officiel, qui veulent laisser croire que l’intervention de puissances étrangères en Syrie serait justifiée par la présence en ce pays d’un dictateur. Car, rendez-vous compte que depuis cette époque déjà lointaine, 1858, il y a donc 160 ans, sont déjà au complet, tous ceux qui aujourd’hui vont intervenir directement dans le drame syrien, les Turcs bien-sûr, mais également les Russes, les Américains, les Britanniques, et les Français…

En réalité, nous sommes bel et bien là dans un affrontement déjà séculaire entre puissances impérialistes, dans leur volonté de domination, qui va entrainer le crépuscule des peuples qui ne deviendront alors que des instruments dans la lutte qu’elles se livrent, et c’est le cheminement depuis la situation de 1858 jusqu’à l’actuelle, que je vous propose de découvrir dans une seconde partie de cet article…

A bientôt donc…

Paris, le 4 avril 2018
Richard Pulvar

dimanche 1 avril 2018

IL ARRIVE QUE LA POESIE SURVIVE A L’HORREUR, MAIS ELLE EN REVELE ALORS TOUTE L’AMPLEUR…



Cet habitant de la ville d’Alep avait comme tous les autres citoyens de ce monde, le droit de vivre en paix, surtout dans un pays qui n’en avait agressé aucun autre…

Il aura été victime du fait que le droit sacré des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui se trouve coulé en lettres de bronze dans la charte des Nations Unies, aura été violé par ceux-là mêmes qui, membres permanent du Conseil de Sécurité, avaient à charge de faire respecter la loi internationale, mais qui s’en sont venus tout au contraire, ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain, au prétexte que son dirigeant n’avaient pas l’heur de leur plaire…

Leur action malfaisante aura provoqué une dévastation totale de ce pays, avec un océan de douleurs et une montagne de cadavres infligés à son peuple, et ceci, pour ne même pas parvenir à renverser ce dirigeant devenu pour sa vaillante résistance à cette agression extérieure, le héros de son peuple…

Les Français qui jusqu’à cette heure, ne demeurent préoccupés que par la défense de leur pouvoir d’achat, manquent dans la plus totale indignité, d’assumer leur responsabilité qui en l’occurrence est écrasante, quant au contrôle des actions extérieures que leur gouvernement mène en leur nom, alors que celui-ci s’en est allé mener une guerre criminelle, injuste et illégale, contre une nation qui ne leur avait pourtant strictement rien fait…

Ainsi, alors même qu’au sein de la population française, nous assistons à la persistance déstabilisante des conséquences d’un contentieux historique très douloureux, qui frappent les citoyens issus des anciennes nations colonisées, dans leur négligence coupable, les citoyens dit “de souche” de ce pays, ne sont en rien préoccupés, ni de la justice qui doit régner entre les nations, ni de la préservation de la paix qui doit être le devoir sacré de dirigeants dignes de ce nom, ni du respect du droit international qui s’applique à ce pays comme aux autres…

Mais il y a surtout qu’ils ne sont en rien préoccupés d’éviter que leur nation n’apparaisse aux yeux des peuples du monde, lassés de tant d’injustice, comme étant une nation criminelle, ce qu’elle est malheureusement devenue par ses interventions guerrières illégales et illégitimes, prise en main comme elle l’est par des dirigeants traitres à leur nation, et qui l’ont vassalisée à des puissances étrangères malfaisantes et bellicistes, pour finalement en faire leur exécuteur de basse besogne…

Il est temps que les citoyens de ce pays se ressaisissent, pour empêcher la poursuite des actions guerrières qui sont menées en leur nom, alors qu’elles ne servent que des intérêts étrangers, en se souvenant que c’est à Paris que furent signés les accords de paix mettant fin à la terrible guerre du Viet Nam, tout comme ceux mettant fin à la guerre de Yougoslavie, alors que leur pays se trouvait sous la conduite de dirigeants au service de celui-ci, et que telle doit être la noble mission de leur nation…

Richard Pulvar

mercredi 28 mars 2018

LA "MANIPULATION PAR LE SENTIMENT"...


ELLE CONSTITUE DEPUIS L'AFFAIRE CHARLIE, L'ARME SUPREME DES FORCES DE DOMINATION...

NOUS N'AVONS DONC PAS FINI D'AVOIR DES ATTENTATS...

Deux dispositions fondamentales président au comportement de l'humain, "l'affect", et "l'intellect"...

Elles sont indissociables parce que sans le "sentiment", qui est ce qui rassemble, il ne pourrait y avoir le "discernement", qui est ce qui sépare...

Les manipulateurs ont donc bien compris que pour amoindrir le second, celui permettant aux citoyens de prendre conscience de la situation dans laquelle ils se trouvent, il fallait exacerber le premier, et c'est ce à quoi ils s'emploient...

Nous en dirons plus une prochaine fois...

Richard Pulvar

dimanche 25 mars 2018

QUE FERONT LES JUGES, FACE A LA PERSPECTIVE D’UN CATACLYSME INTERNATIONAL…?



La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si, face aux pressions directes ou médiatiques dont ils ne manqueront pas de faire l’objet, les juges pourront continuer à mener jusqu’au bout une action qui serait susceptible d’aboutir à une condamnation de cet homme, pour les faits qui lui sont actuellement reprochés, ou si en leur âme et conscience, ils jugeront que le péril que fait courir cette affaire à la nation et aux autres, justifie d’enterrer purement et simplement, ce dossier à l’odeur de souffre… ?

Pour l’instant, il n’est poursuivi que pour une sombre affaire de financement illégal de sa campagne électorale, qui plus est, par une puissance étrangère, et de recel, et il semble qu’après cinq longues années d’une instruction qui semblait demeurer jusque la infructueuse, les juges soient maintenant en possession d’éléments pouvant établir formellement sa culpabilité…

Il pourrait donc être jugé et condamné pour cela, mais on n’en resterait pas là…

Car, par-delà cette affaire de magouilles financières qui, s’il elle n’est pas très flatteuse pour la nation, concernant un homme qui fut à sa tête durant cinq ans, n’est finalement qu’une rigolade par rapport à ce qui serait une tout autre affaire aux conséquences véritablement dévastatrices et qui lui serait liée, celle qui fait l’objet d’une expectative internationale, et qui est “la” question que tout le monde aujourd’hui se pose…

Cet homme à-t-il profité d’une crise intervenue en Libye et dont les complications en ont fait une crise internationale, pour engager les forces armées de la nation française sans en avoir été autorisé par le parlement, en usant abusivement de la notion d’urgence, pour mener des opérations justifiées par un mensonge, le prétendu massacre des civils de Benghazi, et en outrepassant le simple mandat “d’exclusion aérienne” qu’il était parvenu à obtenir des nations unies, pour mener une véritable guerre contre une nation souveraine, en allant jusqu’à faire assassiner son chef par les forces spéciales française, et tout cela, oui tout cela, pour sa seule convenance personnelle...?

Rien qu’à énoncer ce qui pourrait constituer un acte d’accusation, on tremble…

Car dans l’esprit des citoyens du monde entier, qui ont appris à connaitre cet homme au fur et à mesure que la révélation de ses turpitudes lui valait de se faire entendre par la justice, il ne fait aucun doute qu’il existe fatalement un lien entre cette affaire financière mafieuse, et la volonté acharnée de cet homme d’en découdre jusqu’à lui faire donner la mort, avec celui qui fut son “bienfaiteur” et qui aurait fort bien pu révéler l’affaire…

Renforce cette conviction, le fait qu’un chef d’état étranger qui avait engagé lui aussi son pays dans cette opération, à avoué avoir été berné par les raisons qui se sont finalement révélées fausse, par lesquelles on s’était employé à obtenir son engagement…

Cet homme aurait donc déclenché une guerre injuste, illégale, et criminelle, dont les conséquences dramatiques se font sentir douloureusement du Sahel où l’on se bat désormais, à la Méditerranée qui rend les corps de milliers de malheureux désirant fuir ce drame, et aurait commandité comme un parrain de la mafia, l’assassinat d’un chef d’état, tout ceci pour des raisons personnelles crapuleuses. Et ceci, sans qu’aucun des mécanismes régulateurs du pouvoir, d’une nation qui se réclame de la démocratie avancée et qui se propose volontiers comme modèle d’institution politique pour les autres, n’ait pu, ni déceler sa folie, ni arrêter son bras malfaisant…

Quelle honte nationale devant la face du monde…!

Mais il n’y aura pas seulement que la honte et un discrédit durable. Car la poursuite de l’enquête, s’il y a condamnation, ce qui signifie que les résultats en seront révélés, ne pourra masquer les liens qui comme tout le monde le présume, existent entre les deux affaires, ce qui va conduire, soit la justice française à se saisir elle-même pour aller plus loin afin d’établir ce qu’il en est exactement, soit des associations françaises ou étrangères, voire même des nations étrangères, à la saisir et en cas de blocage, à saisir la Cour Pénale Internationale, qui cette fois, ne pourra pas faire semblant de n’avoir rien vu…

Dans tous les cas le résultat sera dévastateur, les peuples courroucés demanderont justice, les ambassades verront des foules déchainées venir maculer leurs façades, et le pire, c’est que cette révolution nécessaire en ce pays, mais qui ne semblait pas jusqu’alors possible, pourrait trouver son étincelle nécessaire dans cette affaire…

Il est impossible que les juges ne soient pas conscients de cela, et une responsabilité écrasante pèse désormais sur leurs épaules…

Richard Pulvar

jeudi 22 février 2018

"le gouvernement supprime une prime d'activité pour les handicapés"


Les gens qui composent ce gouvernement et celui qui le dirige sont des empapaoutés, totalement asservis aux riches dont ils font bénéficier de toute leur largesse et mansuétude, et d'une sévérité vis à vis des pauvres, des chômeurs, des retraités dont ils ne cessent d'appauvrir.


La France de la 5 e république n'a jamais  connu une présidence et orientation autant réactionnaire, même l'extrême droite n'aurait mené une telle politique ultralibérale.

Cela devient tout bonnement pas possible,  cette inégalité de traitement entre nantis et "pauvres" me devient insupportable.


l'article : le gouvernement supprime une prime d'activité pour les handicapés

dimanche 28 janvier 2018

Qu'on l'aime ou qu'on le haïsse, Trump est en train de nous libérer des mensonges de l'Empire


Trump et l’art subtil de la dialectique


Alexandre Blok, un Russe d’une remarquable intelligence et d’une grande noblesse, est l’auteur d’un essai magistral sur Catilina, un rebelle romain dont la conjuration fut déjouée et qui fut violemment calomnié par le plus grand colporteur de foutaises que la Terre ait jamais porté, Cicéron.

Catilina était un patricien, un fils de pute décadent qui, malmené et contesté par l’Establishment romain, rassembla autour de lui la cohorte des « déplorables » romains et fomenta une rébellion.

Elle fut évidemment écrasée mais pour Blok, Catilina était un héros. Blok le qualifie de bolchevik romain et insiste pour qu’on l’étudie non du point de vue moralisateur typique des médias mainstream, mais de celui de la Révolution mondiale.

Pour Blok, le cœur de l’Empire romain cessa de battre à la naissance du Christ. L’Empire survécut pendant quelques centaines d’années, mais à l’état de zombie. Sa nature mesquine, militariste, provinciale et matérialiste fut finalement démasquée et l’Empire, cette imposture de toujours, s’effondra sous le poids de sa propre corruption. Blok nous fait part de sa vision paradoxale : ce n’est qu’en adoptant cette perspective que la rébellion de Catalina prend tout son sens.

Catilina avait beau être corrompu, décadent, débauché et tout ce que voulez, il dévoila Rome dans toute sa pourriture. Pour cette seule raison, Blok et Ibsen (un autre rebelle qui s’insurge contre l’oppressant ordre bourgeois) voient en Catilina un saint.

Ce qui m’amène à Trump. Qu’importe ce que racontent ses détracteurs, tout comme Catilina, Trump dévoile l’extrême corruption, la cupidité et la mesquinerie de l’ordre établi.

Il est trop tard pour faire rentrer le génie dans sa bouteille. Les mass médias – cette machine de propagande au service de l’ordre tyrannique militariste, ces pourvoyeurs de fake news – ont été démasqués. Et ce n’est pas là la simple opinion d’un obscur universitaire comme Chomsky. C’est celle du Président des États-Unis.

N’est-ce pas libérateur ?! Plus de boucherie, de bombardements, de destruction applaudis par une presse qui assure la claque pour l’Establishment, et qui est toujours prête à partir en campagne pour promouvoir une nouvelle « intervention humanitaire » – en Serbie, en Iraq, en Libye ou ailleurs. Le génie est sorti de la bouteille. Les gens ne croient plus à tous ces bobards.

Les politiciens sont corrompus ! Trump assène cette vérité. Les mass médias mentent et déforment ! Ça aussi, il le dénonce. C’est la débandade au sein des mass médias. La seule chose que l’Establishment avait appris à faire en cette période de Fin de l’Histoire, c’était promouvoir les politiques gouvernementales à grand renfort de désinformation et de déformation des faits. Aujourd’hui, avec leur haine insensée de Trump, ils ne peuvent plus faire ça. Et ceux qui s’abreuvent aux mamelles de ce même Establishment sont devenus tellement paresseux et corrompus qu’ils ne peuvent pas non plus se résoudre à dévoiler la corruption politico-militaire.

Tout ce qui leur reste, c’est le Russiagate. Comme c’est pathétique. Alors laissez-les dire que Trump, l’Empereur, est nu. Sa réponse ? Leur rire au nez, et tortiller du croupion devant eux. Trump met tout ce beau monde à nu – leur lâcheté, leur corruption, leur immaturité et leur absence d’honneur. Tout ce qu’ils savaient faire, c’était montrer leur servilité et beugler « Gloire au Chef ». Et maintenant, ils ne peuvent même plus faire ça, parce que… #NotMyPresident ! Quel glorieux scandale !

Désormais, l’Empire bâti sur des mensonges, sur la corruption, sur le militarisme et le matérialisme mesquin ne peut plus nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Et nous devrions remercier Trump pour ça. Trump, et les Américains qui ont voté pour lui.

Les Français ont eu leur chance, mais ils ont voté pour leur propre version d’Obama, un petit banquier insignifiant en cheville avec leurs médias corrompus. Autrement dit, ils ont choisi de faire l’autruche, de s’enfouir la tête dans le sable, et de penser qu’en signant l’accord de Paris, tout ira bien et que « Rome perdurera, sans rival ».

Sauf que non. Le cœur de l’Empire romain moderne a cessé de battre, les gémissements et les grincements de dents ont commencé, et les autruches marchent au pas.


 Vladimir Golstein

vendredi 26 janvier 2018

La misère dans Paris


"PARIS 2018/ Comme chaque soir vers 18h, ils sont des centaines à « faire leurs courses » dans les poubelles a récupérer les restes à moitié pourris des supermarchés. Je demande à cette dame pourquoi elle ne prend pas les patates et les poireaux qui m’ont l’air acceptables pour faire une soupe. Réponse: Comment voulez-vous que je fasse une soupe dans la rue! Elle se rabattra sur un reste de pizza ! 7 à 10 000 femmes SDF en région parisienne. No comment."

I. Mouton