lundi 13 avril 2020

CORONAVIRUS...


QU’EST-CE QU’ON NOUS RACONTE...?
CETTE MACHINE FRANCAISE EST CAPABLE DE PRODUIRE
12 000 MASQUES CHIRURGICAUX PAR HEURE... !

Depuis le début de l’épidémie et du fait de l’impéritie des différents gouvernements qui ont sacrifié les réserves qui devaient justement nous mettre à l’abri d’une pénurie en cas d’urgence sanitaire, nous manquons de masques, et au bout de près de trois mois dans une situation désastreuse de laquelle tout aurait du être mis en œuvre pour nous en sortir, l’actuel gouvernement ne se trouve toujours pas en mesure de fournir, ni a la population d’une façon générale, ni aux professionnels qui doivent continuer d’exercer, ni même aux personnels de la santé, les masques qui seraient nécessaires pour assurer la protection des personnes...

La défausse de ce gouvernement consiste à dire que les stocks ont été réduits par l’équipe précédente, en oubliant de préciser qu’ils l’ont été sous la directive de celui-là même qui était ministre de l’économie et des finances à l’époque, et qui se trouve aujourd’hui à la présidence, que les approvisionnements en provenance de Chine sont très convoités et de ce fait difficiles à assurer, et que l’industrie française ne se trouve actuellement pas en état et ne le sera pas à temps, pour assurer cette production, ce dernier point étant totalement faux...

La question est donc de savoir pour quelles raisons, selon quelle stratégie sanitaire, ou alors en vue de la défense de quels intérêts, les professionnels français du papier n’ont-ils toujours pas été réquisitionnés à ce jour, et depuis tout ce temps, pour être engagés à produire les masques en quantité nécessaire afin d’assurer la protection de la population... ?

L’industrie française du papier est par importance la neuvième au monde, elle emploie 12 500 salariés, dans 85 usines produisant du papier sur 130 lignes de production, et 75 entreprises de mise en forme et de commercialisation de ce papier, pour une production annuelle de plus de huit millions de tonnes de papier dont notons le bien, plus de la moitié de cette production se trouve exportée...

Si donc elle n’est pas la première au monde et que sa capacité a un peu baissé ces dernières années, elle est bien loin d’être insignifiante et personne ne dira que si tous les industriels qui produisent des articles similaires aux masques, tels que les produits en papier d’hygiène, avaient été mandatés pour cela par les autorités dans le cadre d’un plan d’urgence, ils ne seraient pas en mesure au prix de la modification de quelques outillages sur leur lignes et au bout de tout ce temps, de produire en quantité suffisante les masques dont le pays à urgemment besoin. Or, ils ne l’ont toujours pas été et la question est de savoir pourquoi...?

Ceci, d’autant que contrairement à la légende d’une incapacité industrielle, d’un manque de savoir faire, il existe en ce pays des industriels fabricants de machines très performantes à produire des masques, comme celle mise en illustration et qui, toujours dans le cadre d’un plan d’urgence, auraient pu renforcer les capacités des quatre entreprises françaises qui produisent actuellement des masques et qui sur leur propre initiative, et avec leurs propres moyens, ont triplé leur production en quelques jours seulement. Ceci pour être d’ores et déjà en mesure d’assurer un tiers des besoins actuels du pays...

Car, ce qu’il y a de surprenant dans cette affaire et dont se passe de parler la presse pour laisser croire à une indolence des citoyens, c’est que face à la crise, de nombreux professionnels de toutes les catégories se sont mobilisés sur leur seule initiative et avec leur moyens propres, pour voler au secours de la nation en danger. C’est ainsi que des entreprises sucrières ont elles-mêmes détourné une partie de leurs moyens pour pouvoir produire en urgence du gel pour se désinfecter les mains, et qu’un célèbre parfumeur en a fait autant, sans que personne n’ait eu besoin de leur demander, et que partout dans le pays, de telles initiatives ont été prises...

Il est facile partant de là de comprendre que si par une action rapide, intelligente, volontariste et déterminée, un gouvernement bénéficiant de la confiance du pays était parvenu à mobiliser toutes les énergies et surtout, s’était préoccupé de réquisitionner tous les moyens de production considérables que possède la nation, nous ne serions pas dans cette situation à la fois ubuesque, indigne, et angoissante, où la population demeure sans moyen pour se protéger, et surtout, où aucun dirigeant ne se trouve en mesure de lui dire quand elle pourra en bénéficier...

Au bout du compte, la question est de savoir s’il s’agit d’une totale incompétence de ce gouvernement, ou s’il ne s’agirait carrément pas de malfaisance, et là.... ?

Richard Pulvar

Confinement


Je ne suis pas soumise volontairement au confinement dès lors que le non-respect constitue une infraction pénale. Je subis ce confinement. Je continuerai à le subir car le gouvernement a décidé de ne pas faire de dépistage systématique, de ne pas soigner et isoler dès le début des symptômes les personnes dépistées positives et de ne pas permettre aux autres de sortir avec le respect des mesures barrières et le port obligatoire du masque. Je subis le confinement car le gouvernement préfère dire que le masque ne sert à rien si on ne sait pas le mettre. Je subis le confinement car le gouvernement n'a pas su anticiper et qu'il manque tout pour le personnel soignant comme pour la population : masques, gel hydroalcoolique etc. Je subis le confinement car le gouvernement a préféré détruire le système de santé publique : suppressions de lits, fermetures d'hôpitaux, manque de moyens pour le personnel de santé...

Sandrine Saint Aimé

mercredi 8 avril 2020

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté le référé de Patrick Karam visant à obliger l’Etat à créer un bouclier anti-COVID-19



Révolté par les défaillances de l’Etat dans sa gestion de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, Patrick Karam conseiller régional d’Ile-de-France, avait démissionné de son mandat de Vice-président de la Région pour préserver l’action déterminée de Valérie Pécresse qui met tout en œuvre pour protéger les franciliens en bonne coopération avec l’Etat et avait engagé avec son avocat maitre Benaiem mercredi 1er avril un référé pour enjoindre l’ARS et l’APHP d’assumer leur mission première qui consiste à créer un bouclier anti-COVID-19 pour protéger tous les Français, y compris les Français d’Outre-mer, lesquels risquent de payer un prix fort en raison des carences de l’Etat et de ses bras armés.

* la mise à disposition de tous les franciliens de masques protecteurs : ce qui dans nombre de pays asiatiques tels Hong-Kong, la Corée du Sud, ou encore Taiwan a permis de limiter la propagation de la pandémie en lien avec les tests de détection
* la mise en place de tests de détection en nombre suffisant afin de confiner les malades ignorant leur contagiosité
* l'achat massif de respirateurs
* la mise à disposition de tous des traitements possiblement curatifs dont celui du professeur Raoult

Alors qu’il s’astreint d'habitude à ne pas commenter des décisions de justice, Patrick Karam fait part de sa profonde déception et de son incompréhension. En effet, le Tribunal Administratif considère qu’il n’y a aucun manque, que les masques, les tests de détection et les respirateurs sont en quantité suffisante et que tous les besoins des franciliens sont assurés.

Cette décision incompréhensible contredit les orientations de l’Académie de Médecine qui a recommandé le port obligatoire des masques pour tous dès le vendredi 2 avril et ne prend pas en compte le fait que selon le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, les commandes de 2 milliards de masques n’arriveront que d’ici fin juin alors que l’épidémie continue de tuer des français, que les hôpitaux sont saturés et que les équipes médicales se retrouvent contraintes de faire des choix particulièrement cruels par exemple en refusant en réanimation les malades en provenance des EHPAD comme l’indique de nombreux témoignages.

Il s’agit d’un véritable déni des réalités comme peuvent le constater tous les français qui souffrent au quotidien de l’impréparation de l’Etat et de ses carences. Cette décision qui suit celle du Conseil d’État rendue samedi 4 avril et qui avait censuré le Tribunal Administratif de Guadeloupe sur le même sujet est un signal malheureux qui indique que les actions pour obliger l’Etat à faire sont dans les circonstances actuelles malheureusement vouées à l’échec.

S’il est évident que nous ne pourrons pas nous dispenser à l’avenir de faire le bilan des manquements et des défaillances, Patrick Karam en tire les conséquences : un appel au Conseil d’Etat qui a déjà statué samedi 4 avril est voué à l’échec. Il considère que le seul choix à l’heure actuelle est celui de la mobilisation pleine et entière comme le fait la Région Ile-de-France sous l’impulsion de sa Présidente Valérie Pécresse qui met tous les moyens de la Région en œuvre pour lutter contre cette crise sanitaire sans précédent.
Patrick Karam
Conseiller régional Ile-de-France

vendredi 3 avril 2020

Patrick Karam démissionne de la vice-présidence du conseil régional Ile-de-France et lance une action contre l’ARS Ile-de-France et l’APHP


J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de vice-président du conseil régional Ile-de-France. Cette décision fait suite au référé que j’ai engagé, avec mon avocat maitre Bernard Benaiem, devant le Tribunal Administratif demandant que l’ARS Ile-de-France et l’APHP assument dans les plus brefs délais leurs missions premières dans la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui. L'audience est prévue ce vendredi 3 avril.

Pour ne pas mettre en difficulté la présidente de région qui subit des pressions, je l’ai donc informé hier de ma décision de démissionner de mon mandat de vice-président. Je me décharge dès aujourd'hui du suivi d'une partie des commandes de masques que je gérais avec mon réseau de chefs d'entreprise chinois. En revanche, j'assurerai l'intérim pour gérer les arrivées de malades du COVID ou des jeunes de l'ASE sur nos îles de loisirs et au CREPS.

En ma qualité de conseiller régional soucieux de l'intérêt général, et également de citoyen profondément préoccupé et révolté d'une situation où les plus faibles peuvent être les plus impactés par les multiples défaillances de l’État et de ses bras armés, j'ai en effet engagé un référé devant le Tribunal Administratif enjoignant l'ARS Ile-de-France et l'APHP d'assumer dans les plus brefs délais, leurs missions premières dans cette crise, à savoir :

la mise à disposition de tous les franciliens de masques.
la mise en place de tests de détection en nombre suffisant afin de confiner les malades ignorant leur contagiosité
l'achat massif de respirateurs
la mise à disposition de tous des traitements possiblement curatifs
L'ensemble de ces mesures sont indispensables afin de lutter efficacement contre ce virus particulièrement dangereux. En effet, les pays ayant réussi à maitriser l’épidémie sont ceux qui les ont appliquées le plus rapidement et le plus efficacement.

L’utilisation des masques et la réalisation de tests de détection en nombre permettent de limiter la propagation du virus. Par ailleurs, ces mesures préventives s’accompagnent d’une meilleure prise en charge des malades avec la mise à disposition de respirateurs en quantité suffisante pour permettre au personnel soignant de faire face aux urgences d'admission et éviter ainsi des choix cruels.

Enfin l'accès aux traitements possiblement curatifs doit être facilité et rendu possible pour tous car il est scandaleux que soient réservés à ceux que la vie sociale avantage la possibilité d'y avoir recours ou non.

Vous trouverez le référé déposé au Tribunal Administratif en suivant ce lien : https://bit.ly/39B4k0x

Patrick Karam

lundi 30 mars 2020

CORONAVIRUS... QU'EST-CE QU'ON ESSAIE DE NOUS FAIRE AVALER...?



On veut nous faire croire qu'un pays qui produit l'Airbus, la fusée Ariane, le TGV, et des sous-marins nucléaires, et combien même se serait-il trouvé un instant dépourvu à cause de l'impéritie de gouvernements précédents, ne se trouve pas, au bout de deux mois et demie, en mesure de fabriquer des masques en papier...?

Qui aura le culot de dire qu'il n'était pas possible de mandater des professionnels du papier qui fabriquent des quantités de produits similaires, pour qu'ils puissent modifier au prix de quelques outils spécifiques, leurs lignes, afin de produire dans l'urgence des masques, et que la pénurie depuis deux longs mois et demie, ne s'expliquerait que par cette difficulté, comme s'il s'agissant d'un problème insurmontable au delà de la capacité des ingénieurs et industriels français...?

Il est clair dans cette affaire que notre difficulté du moment découle tout simplement de l'inadéquation de décisions prises au plus haut niveau de l'état, et il faudra forcément un jour, que ces gens s'expliquent pour savoir quelles sont les raisons qui ont fait qu'ils ont manqué de mettre autant que possible, la population de ce pays dans les meilleures conditions pour pouvoir faire face efficacement à l'épidémie...?

Richard Pulvar

CHRONIQUE AUX TEMPS DU CORONAVIRUS JOUR 13. Texte 2, 30 mars 2020.


 Chères amies, , chers amis, comme annoncé,, voici le deuxième texte de notre chronique, en lien avec l'Inde, ses mouvements de masse actuelles liées au confinement et la mémoire de l'engagisme ou du coolie trade, que j'ai rappelé brièvement ce matin, dans une réflexion liée au travail au temps du coronavirus.

Un article intitulé « What India Has Now Is A Clone Emergency: Just Ask The Police » (1), écrit le 28/3/ par Sunil Menon, me donne à réfléchir en rapport avec ma propre histoire et celle des engagés ou coolies.
Ce sera le troisième texte de ma chronique d’aujourd’hui.
Sunil Menon part d’un constat : l’état de droit, tout comme les Indiens, semble avoir été mis en confinement en Inde. L’espace public s’est vidé, la contestation contre la contestable réforme de la citoyenneté est rentrée à la maison en temps de pandémie.
Rappelons que cela vaut pour les mouvements citoyens et grognes en France, en Espagne ou ailleurs. Sauf dans le sud de l’Italie, souvent vivant d’économie informelle (une similitude avec l’Inde), où on fait entendre des voix dissonantes face aux pénuries que le confinement engendre. Il ya eu des actes de violence et de pillage, ceux qui vivent du petit boulot, souvent au noir, n’ayant plus d’argent pour se nourrir. Ici, je pressens que la fracture Nord-Sud de la péninsule italienne laisse entrevoir ses failles sociales et biopolitiques, une donnée à prendre en compte dans l’après-pandémie. La même configuration s’installe au Brésil, où l’état dominé par les évangélistes, les ultra nationalistes et populistes, fait peu de cas aux défavorisés des favelas, où des dealers assurent la sécurité des habitants face au coronavirus, face aux carences de l’état. Bolsonaro, lui, préfère faire tourner la machine économique, même s’il y a des morts, pratiquant une forme de darwinisme social et d’eugénisme. Chaque soir, aux balcons, les brésiliens, non pas pour encourager les équipes soignantes invisibles, tapent sur leurs casseroles, pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec Bolsonaro. Cela laisse présager des jours troubles au pays du Trump tropical. Le confinement est donc révélateur de beaucoup de tensions, divisions, méfiances et comportements puisant de l’inconscient collectif des peuples et de leur Histoire.
L’Inde, après la crise des lois de citoyenneté, qui a montré que la démocratie indienne était engoncée dans le populisme et l’hindouisation à tout-va, générant des violents actes des supporters du pouvoir BJP, fait face ici à un autre choc de nature biopolitique, cette fois. Après le populisme des rues, elle est confrontée aux temps d’une démocratie des espaces publics vacants. Les bastonnades de la police révèlent cette maladie autoritaire. Aussi, l’analyse de Menon m’interpelle sur quelques points.
Le premier, c’est la peur du policier en Inde. Il explique que les coups de bâton sont légion en raison du confinement à mettre en oeuvre « sans tarder ». Le citoyen lambda, recevant ces coups de lathi ou de matraque, n’a d’autre réaction que d’avaler son cri de douleur, la rage au cœur. D’autres, dans un réflexe pavlovien, on le voit sur les téléviseurs du monde, approuvent ces coups de matraque, sensés sauver des vies, car des « gens sont
irresponsables »…
Une habitude devenue méthode de gouvernance ?
La police, on l’a vu à l’œuvre lors des manifestations contre les lois de citoyenneté exclusives du BJP, parti ultra nationaliste au pouvoir, critiquées par l’ONU pour son aspect discriminant à l’encontre des minorités. On l’a accusée d’être « partisane », aux bottes du pouvoir Hindutva. Les vidéos ont relayé par milliers les coups de matraque sur les minorités, prenant fait et cause pour des « goons » ou nervis proches du pouvoir. Des Indiens, soucieux de préserver leurs diversités, ont protesté contre ces lois divisives et les brutalités policières. Lors de ce que certains qualifient de « pogrom de Delhi », il y a un mois, la police a été montrée du doigt pour des violences contre des manifestants et inefficacité dans la « gestion » de la crise. Des coups pleuvaient sur les gens opposés, pacifiquement, au projet ultra nationaliste du pouvoir. L’Inde et sa police malade de l’autoritarisme… Lors de l’exode, prélude au confinement, l’Inde retrouve donc ses vieux démons et les blessures de son Histoire violente.
Menon a bien raison de souligner que si le coronavirus renvoie certains à pied chez eux pour se confiner dans leurs habitats lointains, souvent à la campagne, ces pauvres hères y vont à pied, en courbant l’échine. En route, ils ne sont pas à l’abri d’un certain sadisme policier. Cette image de foules rentrant précipitamment chez elles, à pied, en interminables files désordonnées, révèle une constante de la psyché indienne, celle du déplacement (de masse) forcé. Et aussi, actuellement, celle de la soumission à l’autorité punitive.
Sunil Menon rappelle que durant la colonisation, la police était un instrument au service du pouvoir et de l’assujettissement des Indiens. Cette mentalité, selon lui, expliquerait pourquoi les policiers battent les gens à tout va, encore imprégnés de cette mentalité répressive bordant sur le sadisme. Les gens, habitués à subir la force du dominant, semblent prendre cela comme un fait intangible de leur quotidien, comme un aspect régulateur de la démocratie la plus peuplée du monde. La police, en somme, c’est le représentant du pouvoir en place, dans une Inde développée, mais pas tout à fait...
Menon nous rappelle que celle-ci a conservé sa mentalité coloniale et se sent investie du pouvoir de réprimer le peuple à tout-va.
Cette relation que l’auteur décrit comme « sadique » me rappelle des faits semblables presque au même moment à l’île Maurice. En effet, là aussi, la police s’est livrée à des actes répréhensibles sur la population, pour faire respecter le confinement. Les citoyens ont protesté, les responsables ont promis une enquête. Menon m’aide à dire que là-bas aussi, nous avons, à des échelles différentes, ce même rapport de sadisme entre la police et le citoyen. Nous avons une histoire commune d’exode de populations par le coolie trade, Maurice étant le centre névralgique du despatching des coolies dans l’océan Indien et en Atlantique, elle a accueilli des centaines de milliers de colies. Dans l’île britannique, la police a été un instrument au service des planteurs et du pouvoir pour confiner le coolie dans la plantation comme dans les dépôts des errants ou vagabonds (Vagrants depot), se livrant à des actes de brutalité que la mémoire coolie a intégrés.
Sans surprise, donc, ces déplacements difficiles avant confinement nous ramènent au coolie trade. Sunil Menon fait état de la photo d’une vieille dame de 90 ans, rentrant chez elle à pied, marchant sur 400 kms. Indubitablement, cela fait remonter aux temps d’exode du 19ème siècle. Jadis, c’était l’inverse, le laboureur allait de la campagne vers les villes, avant de camper au bord d’un port, dans un coolie dépôt. Peggy Mohan, auteure de Trinidad, pays de Naipaul, descendant de coolies ou engagés indiens, fait état d’un pathos historique lié au coolie trade. En effet, elle rappelle que des gens marchaient sur des centaines de kilomètres, avant d’embarquer sur des coolie ships. Ensuite, ils voguaient, contrat en poche, vers l’eldorado, à travers le kala pani ou eaux sombres. Cela m’évoque le même souvenir. Le coolie marchait vers la mer. Ici, c’est le laboureur devenu citadin qui retourne dans son village, renversant le flux.
L’auteur Sanyasini Atmaprajnananda évoque aussi, l’épisode de la Partition de l’Inde, tellement les mouvements de population se déplaçant à pied pour le confinement est massif. Inutile d’ajouter que ces migrations ne laissent rien présager de bon. Le cas italien fait état de la propagation du virus au sud et dans d’autres régions de la péninsule, suite aux flux migratoires des italiens du nord. En France, un million de Franciliens ont probablement aidé à la propagation de celui-ci, en plus de saturer les structures de soins de la province. L’on saura, pour l’Inde, les conséquences épidémiologiques de ce transfert massif des populations des villes vers les campagnes. Je présage une situation intenable, sauf miracle. Réfléchissant à ces scènes migratoires, Menon parle de la « bestialisation » des masses. Cela me rappelle que, d’un point de vue de l’engagisme, l’autre nom du coolie trade, le coolie était une bête de somme, un serf de la glèbe, une paire de bras. Le sort de ses ancêtres serait-il différent après le coolie trade, dans la Grande Péninsule qui se targue d’avancer vers le Progrès ? Dans l’ère où une partie des masses indiennes subit une pauvreté accrue et une marginalisation aggravée par une politique mettant des castes basses à l’index, on pourrait en douter. Je pense que, fondamentalement, nous assistons aux mêmes mouvements des masses pauvres d’un point à l’autre de l’Inde, jadis vers la mer, dans le but d’échapper à leur sort de marginaux sociaux et économiques. En route, ces bêtes de somme sont victimes d’un abêtissement des représentants de l’ordre, ce qui laisser présager des jours compliqués pour l’Inde, dont l’autoritarisme du pouvoir est une réalité amère et mortifère.
Rappelons que l’Inde, à son tour, a construit des centres de détention, certains les appellent des camps de concentration, pour des personnes ne pouvant prouver leur citoyenneté ou n’ayant pas leurs précieux documents de citoyens indiens. Une Inde qui instaure dans sa loi des citoyens de seconde zone. L’Inde, en somme, est en train de continuer une mentalité coloniale non seulement dans les agissements de sa police mais aussi dans son traitement des populations minoritaires. Ces camps sont, pour moi, des répliques des dépôts de vagabonds, ces « vagrants’ depots » où l’on enfermait ceux et celles qui n’avaient pas des « pass » (maintenant, la carte d’identité indienne), au nom d’une politique d’exploitation et de contrôle des mouvements des coolies. Actuellement, ils indiquent un troublant espace de confinement de l’identité indienne, déclinée sur la base de la religion et des castes.

L’Inde et l’île Maurice… Deux pays du coolie trade, à travers les mouvements des masses liées au confinement, et à des degrés divers, semblent remettre l’exode des engagés au goût du jour. Leurs histoires de colonisation et de coolie trade, qui expliquent en partie la violence policière, est un fait partagé, avec leurs propres déclinaisons. L’île Maurice et l’Inde, pendant le confinement, devraient travailler à décoloniser leurs polices, en faisant d’elles des « services » de l’ordre et non des « forces de l’ordre », comme le propose Sunil Menon avec beaucoup d’à-propos…

© KT, 29/03/2020

dimanche 29 mars 2020

Les sociopathes qui nous gouvernent


Vous vous focalisez sur le confinement, qui est juste une stratégie comme une autre, les Coréens et les Allemands ne confinent pas, testent et soignent et ont de meilleurs résultats que les pays qui confinent.


Le professeur Raoult le dit explicitement il faut tester, et soigner, et confiner les malades.

Ils vont vous dire que la Chine a confiné et que ça a fonctionné, mais ils oublient de dire que la Chine a testé, séparé les individus en fonction qu'ils soient sains sans gène du corona dans le corps, porteurs sains du coronavirus et les malades, puis les a soignés.

La France ne fait rien de tout cela, ne teste pas, ce n'est qu'article de la mort que le SAMU vous prend en charge et ce n'est pas général, car beaucoup meurent chez eux ou arrivent trop tard à l'hôpital.

Alors, le gouvernement français est soit composé d'incompétents ou de sombres abrutis ou de personnes qui déroulent un plan pré-établi qui consisterait à se débarrasser des plus vieux, des personnes fragiles ou malades, voire autre chose, car il interdit le seul médicament susceptible de sauver sa population, puis l'autorise avant d'en limiter la portée, en autorisant qu'il ne soit administré que pour les cas grave, alors que l'on sait que ce médicament est efficace au début de l'infection, et pas après.

https://blogs.mediapart.fr/…/080510/alain-minc-veut-tuer-le…

https://ripostelaique.com/pour-attali-lennemi-cest-le-vieux…

Donc, ces gens qui gouvernent ce pays sont directement responsables de tous ces morts et de la situation actuelle, et il va falloir à un moment qu'ils soient jugés, qu'ils soient mis face à leurs responsabilités.

Quant aux partisans de "rester chez soi sauve des vies !", je voudrais leur dire que la limite du confinement est qu'à un moment il s'arrête, et que nous allons devoir sortir de nos maisons, reprendre nos vies sociales et nous confronter à des porteurs sains ou non.

Quant à cette décision de justice, elle sera certainement cassée, vu que le conseil d'état, vient de prendre un arrêt contraire à celui du T.A de la Guadeloupe.

https://francais.rt.com/…/73313-covid-19-conseil-etat-rejet…

https://www.rci.fm/…/Coronavirus-lUGTG-obtient-gain-de-caus…

Victoire totale pour l'UGTG qui avait déposé une requête et un mémoire mercredi 25 mars et hier vendredi 27 mars, devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Guadeloupe. Celui ci a statué et vient de lui donner entièrement raison. Le Syndicat de l'Union Générale des Travailleu...

Evariste Zephyrin