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lundi 5 décembre 2011

Laurent GBAGBO -OUATTARA : ou l'erreur Politique de ce millénaire.


Mais qui donc conseille si mal Ouattara ? Quel imbécile, quel idiot, quel sot lui a demandé d'envoyer Laurent Gbagbo à la CPI ?

L'autre nom de l'erreur est l'aveuglement provoqué par la haine ; oui la haine qui nous fait faire n'importe quoi d'insensé, n'importe quoi de fou, de débile, de stupide. Oui du grand n'importe quoi qui fait sourire les fous eux-mêmes.

C'est ainsi que l'on peut qualifier Ouattara aujourd'hui, sans l'ombre d'un doute. Un insensé. Un malade mental. Un déglingué de la cervelle, car il faut cumuler toutes ces tares pour avoir un comportement tel que celui de cet homme qui veut conduire la destinée du peuple ivoirien.

En voulant se débarrasser de Laurent Gbagbo, en s'acharnant à le faire oublier, à le bannir, Ouattara a cru qu'en l'envoyant devant la CPI, cet acte le libérerait de son rival politique et peut-être le grandirait, mais aux yeux de qui ? Pensait-il que ce faisant, les Ivoiriens l'aimeraient ? Que le monde entier l'applaudirait ?

Tout au contraire ! Que c'est cocasse ! Que c'est drôle si ce n'était point si triste ! Ouattara est devenu la risée de l'univers.

Il est sans nul doute, l'homme politique le plus stupide que terre humaine ait connu ! Quelle imbécillité que de donner une telle visibilité à son adversaire ? Quelle ânerie que de lui offrir sur un plateau d'argent une telle tribune.
Eh, oui ! 

Voila LG en Emile ZOLA accusant à juste titre la France ! Voilà Laurent Gbagbo en grand dénonciateur des manigances mortifères de la France Afrique ! Voila Laurent Gbagbo en justiticant hurlant aux vents les meurtres de Ouattara et tout le monde l'écoute... et tous reconnaissent qu'il a raison... Il y a de quoi avoir honte. Oui, il y a de quoi avoir honte pour ses adversaires.
Eh oui !


Voilà Laurent Gbagbo en grand défenseur du continent Africain, tout debout seul devant une horde de sauvages, d'hommes malhonnêtes, d'esclavagistes ! Et l'Ivoirien accuse au nom de la Côte d'Ivoire, sa CI natale et aimée ! Et l'Ivoirien accuse au nom de l'Afrique spoliée ! Il Accuse au nom des peuples d'Afrique piétinés et écrasés ! Oui, Laurent Gbagbo accuse au nom du passé, du présent est de l'avenir.

Je ne voulais pas de cette injustice dont il a été victime... Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est de ces hommes faits pour l'Histoire et dont leur propre destin ne leur appartienne pas, que Laurent Gbagbo bâtit l'Histoire, qu'il fait l'avenir sans l'avoir voulu, car il en est ainsi de certains d'entre nous qui, malgré eux, sont des agneaux sacrificiels pour que le devenir des peuples changent... et peut-être s'améliorent.

Je puis affirmer que dans un futur proche, le nom de Laurent Gbagbo s'affichera sur les frontons des écoles, des gymnases, des salles de classes... Que ce nom de l'histoire africaine sera le nom des rues, des avenues, des bâtisses prestigieuses du Nord au Sud, de l'est à l'ouest du Continent Africain. Quant au nom de Ouattara, fera sursauter les futurs générations d'horreurs, soulèvera des hoquets nauséeux.

Quelle idée stupide ! Oui, mais il n'y avait rien de bon à attendre d'un humain qui a appelé des étrangers à tuer son peuple, des milliers d'Ivoiriens pour s'emparer du pouvoir.

Calixthe Beyala

mardi 29 novembre 2011

Laurent Gbagbo a quitté la Côte d'Ivoire pour être jugé par la CPI



Laurent Gbagbo a quitté par avion ce soir la Côte d'Ivoire et est en route pour la Cour pénale internationale à La Haye, après s’être vu notifié un peu plus tôt dans la journée un mandat d'arrêt de la CPI. Ce mandat est "illégal" et va "exacerber les antagonismes entre toutes les parties", s’est indigné Lucie Bourthoumieux, l'avocate de Laurent Gbagbo à Paris. Ce transfert intervient à une dizaine de jours des élections législatives du 11 décembre. La CPI conduit depuis octobre une enquête sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la crise et dont sont accusés le camp Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara

samedi 17 septembre 2011

Korhogo : Les avocats du Président Gbagbo à nouveau empêchés de voir leur client



Disposant de l’autorisation écrite des autorités judiciaires ivoiriennes les autorisant à rencontrer leur client, Jean-Serges Gbougnon du barreau d’Abidjan et Emmanuel Altit du barreau de Paris se sont vu refuser, le jeudi 15 septembre 2011, l’accès au Président Gbagbo.

Le commandant Fofié Kouakou, le chef de guerre qui détient dans son fief de Korhogo au Nord du pays l’ancien chef de l’Etat ivoirien a refusé de déférer aux ordres du juge d’instruction chargé de l’affaire et à ceux du Procureur de Korhogo; il a empêché les avocats d’accomplir leur mission.

Les avocats ont essayé de joindre sans succès les officiels ivoiriens du ministère de la Justice, dont le ministre de la Justice qui se trouvait en France, accompagnant le Président Ouattara à la remise à l’Unesco du prix Houphouët-Boigny des Droits de l’Homme.

Il convient de noter d’ailleurs que lors de ce déplacement officiel le Président Ouattara a assuré auditoires et journalistes que les droits du Président Gbagbo étaient scrupuleusement observés et respectés. 

Quant aux responsables du Bureau des Droits de l’Homme de l’Onuci, ils se sont déclarés impuissants. 
Les avocats du Président Gbagbo déplorent ces atteintes aux droits de leur client et appellent les nouvelles autorités ivoiriennes à mettre leurs actes en accords avec leurs déclarations et au respect de la règle de droit.

Fait à Abidjan, le 16 septembre 2011
Maître Emmanuel Altit
Avocat à la Cour
Avocat du Président Gbagbo
Avocat inscrit à la Cour pénale internationale
Contact : Jennifer Naouri 95, rue de Courcelles 
75017 Paris 06.14.68.46.91 

Source :  Le Temps

jeudi 4 août 2011

MA PART DE VERITE



La vérité des urnes


La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale.


Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010. Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse.

Les procès verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

Les procès verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :
- PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)
- PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)
- PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV
supplémentaires)

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.


Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :
- Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;
- Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;
- Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;
- les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;
- Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;
- Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;
- Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

- Nombre de PV fictifs : 2 090
- Nombre de PV sans sticker : 1 320
- Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97
- Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66
- PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31
Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix.

J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :
- Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.
- GBAGBO Laurent 2 132 229 soit 52,45%
- OUATTARA Alassane 1 933 033 soit 47,55%

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.


Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.


En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en cote d’ivoire, le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien. Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.


Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

Les ponts d'une réconciliation durable Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors jeu en dernière minute.

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2ème tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en oeuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine.

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise.


Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère et du matériel de guerre après avoir braqué l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.


Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO, l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.


Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010 n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis. Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.


Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une oeuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

Par Ahoua DON MELLO
Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
Ex Directeur Général du BNETD
Ministre de l’équipement et d’assainissement,
porte parole du gouvernement AKE NGBO

Le 03 Août 2011
(Depuis le lieu de son exil)

vendredi 24 juin 2011

Arrestation de Laurent Gbagbo; L'ex Dame de compagnie de Simone Gbagbo fait des révélations


Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien(Fpi) jusqu’au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l’Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d‘Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livredans cet entretien les derniers instants dans le bunker…


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d’Angré que nous sommes, ce n’était pas du tout le repos car la nuit c’était les bruits d’armes en provenance d’Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d’Abidjan ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d’habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j’ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d’avant nous avions été informés que j’étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j’habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j’apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ‘’Allées’’ et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu’ à l’arrestation du Président Gbagbo. D’ailleurs je préférais être sur les lieux dans ces circonstances. 

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvé dans les mêmes circonstances et je me suis rendu utile. J’ai ouvert les bureaux de la première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d’être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J’étais la quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n’était pas en fuite. J’ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l’accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé. 

Pour ce qui s’est passé, il faut noter qu’avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d’arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en actions. Ainsi, il y a eu l’attaque de l’école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d’Agban( etc). 

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l’Ambassade du japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l’Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l’entrée de la résidence. C’est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l’arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au dessus de sa chambre alors qu’il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous sol car c’est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D’autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21h à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au levé du jour. Le bureau de la première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l’Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l’accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c’est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu’ à l’arrestation du Président. 

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous nous attendions 21 heures pour la ‘’pluie de feux’’, comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s’est poursuivi jusqu’ à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n’a pas atteint l’intérieur du sous-sol. 

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d’égouts. Cela s’est transformé en une fumée opaque. Ils l’ont fait a dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d’électricité étaient à cet endroit. Le commandant Seka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la notre, il n’y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adje Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ‘’certainement’’ la Première Dame, le Ministre Aboudramane Sangare, etc.

Le Ministre Tagro s’est proposé à la négociation. Je l’ai vu et entendu téléphoner quelqu’un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, « demandez leur d’arrêter de tirer, je viens discuter ». J’ai appris plus tard que cette personne était l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l’attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous - sol, il était encore à l’entrée de la résidence, téléphone à l’oreille. 

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine, a-t-il mis le nez dehors qu’il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d’entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grande chose. Quelques instants après, d’autres (soldats rebelles ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo ndlr) qu’ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit, qu’ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s’il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c’est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d’autres garder notre porte. La suite de l’arrestation, vous l’avez vu par les images qu’ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury , le Ministre Adjobi Christine, l’ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en dessous de l’aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l’assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant complètement trempé de son sang. Il est allé s’adosser au mur de la résidence de l’Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l’un d’eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L’objectif des deux groupes (forces licorne et des forces rebelles ndlr) était de tuer le Pr Laurent GBAGBO et d’éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d’entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armée des forces nouvelles ndlr) pour commettre l’exploit de l’assassinat de plus d’une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n’ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C’est Dieu qui a travaillé en notre faveur, psaume 23

Abidjandirect.net : Qu’en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l’enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d’une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d’un obus la veille, n’ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu’après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l’Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s’échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s’ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C’est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu’elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n’étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c’est qu’il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l’Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu’ au golf.

Réalisé par Abidjandirect.net

mercredi 15 juin 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO RELATIF AUX EVENEMENTS DU 4 AVRIL 2011 AU NOVOTEL D’ABIDJAN


Le 4 avril 2011, le jour même où le président français allait lancer les hélicoptères de l’armée française contre les positions de l’armée régulière ivoirienne, quatre personnes étaient enlevées  dans le hall de l’hôtel Novotel, dans le quartier d’affaires du Plateau à Abidjan.

Trois d’entre elles travaillaient à la société SIFCA, premier groupe agro-industriel ivoirien soit Mr Yves Lambelin, PCA de l’entreprise, de nationalité française et deux de ses collaborateurs, l’un malaisien, l’autre béninois. La quatrième personne enlevée étant le directeur, français, de l’hôtel.

Les auteurs de cet enlèvement ont été décrits comme des hommes « en armes », vêtus d’uniformes plutôt dépareillés. Il faut noter que plusieurs journalistes français étaient ce jour-là domiciliés au Novotel et qu’ils n’ont pas été inquiétés, les agresseurs semblant se concentrer sur les personnels de SIFCA.
Plus de deux mois après les faits que nous déplorons et condamnons  totalement, et alors qu’aucune enquête judiciaire n’a été menée à terme, le conseil d’une des victimes présumées et certains organes de presse semblent vouloir désigner arbitrairement le camp du président Laurent Gbagbo, et le président lui-même, comme les auteurs et les responsables de cet acte.

Ces allégations mensongères sont dans le droit fil  de la campagne de désinformation orchestrée depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui, au mépris du Droit Constitutionnel d’un Etat souverain, a conduit au brutal changement de pouvoir le 11 avril 2011.

C’est donc le lieu de rappeler ici quelles étaient les conditions qui prévalaient ce 4 avril et de poser certaines questions :
-la situation militaire à Abidjan était telle qu’il est difficile de dire avec précision qui a pu faire quoi  ce jour du 4 avril. En effet, l’armée régulière avait repoussé les forces rebelles sur pratiquement tous les points stratégiques de la ville. Ces force rebelles s’étaient constituées dès lors en groupes armés « informels » circulant sans contrôle. La description des assaillants du Novotel est une première indication que l’on pourrait avoir affaire à ce type de groupes.
- pourquoi les assaillants n’ont-ils pas inquiété les journalistes étrangers ?
-pourquoi enlever uniquement trois membres de la même entreprise et que faisaient ils là dans une journée aussi dangereuse à Abidjan ?
-depuis quand le directeur du Novotel était arrivé à Abidjan et quel était son poste précédent ?

Pur le cas de Yves Lambelin, il est important de noter que la société SIFCA venait de connaître une crise interne au niveau de sa direction. Un conseil d’administration avait été convoqué pour remettre de l’ordre dans le groupe en changeant certains dirigeants influents du groupe.  Par ailleurs Yves Lamblin etait resté fidèle à la Côte d’Ivoire. Malgré les pressions de toutes sortes,  non seulement il y etait resté mais, en plus, il s’était opposé vigoureusement à la campagne de non paiement de l’impôt à «  l’Administration GBAGBO » que certains opérateurs économiques nationaux avaient lancé pour soutenir la cause du « Gouvernement Ouattara ». Dans ces conditions, qu’est ce qui peut justifier que le Président GBAGBO ou l’un de ses proches s’attaquent à un homme qui leur a montré tant de fidélité.

Quant au  directeur de l’hôtel que l’on « tente de présenter comme un héros disparu dans un pays qu’il aimait tant »,  il serait en réalité arrivé depuis très peu de temps en provenance d’un pays de la sous-région. Il n’était ni homme politique ni homme particulièrement influent. D’où vient qu il soit présenté comme une personne qui pouvait déranger le Président GBAGBO au point de lui ôter la vie. Il y a à l’évidence trop de points d’ombre sur cette affaire et, seule, une enquête judiciaire sérieuse peut en déterminer les auteurs.

C’est pourquoi, l’acharnement médiatique à indexer un coupable, et toujours le même, nous oblige désormais à réagir vigoureusement. Ainsi nos avocats ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité.


Le 15 Juin 2011,
Le Porte parole du président Laurent Gbagbo