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mercredi 9 octobre 2019

La misère explose à Paris


Il y a une explosion de la pauvreté à Paris, jamais autant vu de monde faisant la queue devant les stands mobiles du resto du coeur, vu aussi que les points de distribution de nourriture se multiplient, puis aussi beaucoup de gens qui le soir venu essayent de se faire une petite place sur un bout de trottoir, et si vous longez le bd de l'Hôpital c'est carrément un village de bric-à-brac qui fait face au commissariat.

Là, c'est un homme qui tente de faire face au froid, s'installant sur une bouche de métro et en s'enveloppant de plastique bulle.

Cette situation de grande paupérisation n'est pas normale, dans un pays qui fait des cadeaux par dizaines de milliards aux plus nantis.

E.Z

samedi 11 juin 2011

La France a son affaire DSK et sa Nafissatou Diallo




Paris comme New York a eu son affaire DSK, celle d’un homme puissant troussant une domestique, comme dirait notre truculent Jean-François Khan.


Là encore, nous retrouvons une femme  de chambre d’origine guinéenne, qui aurait été  agressée par un prince qatarien ou un membre de l’entourage de la famille princière du Qatar, le prince en question étant présumé innocent, bien entendu.

L’agression supposée aurait eu lieu en juillet 2010, dans le palace du Park Hyatt Vendôme,  d’après ce que dit le Parisien, comme pour l’affaire DSK, le prince aurait « sollicité » la femme de chambre.

Mais la France n’étant pas l’Amérique, l’égalité des droits juste proclamée et non formelle, même prévenu  par la direction, la police n’a pu agir,  à cause de « blocages ». Les enquêteurs ont été empêchés d’arrêter et d’auditionner le supposé coupable des faits d’agression, l’homme a pu rentrer tranquillement chez lui, sans autres formalités.

On ne sait pour quelles raisons, voilà le parquet de Paris  vient de relancer l’enquête, on se demande bien pourquoi,  le changement de ministre  de l’intérieur et de la justice est-il  pour quelque chose ?


Comme pour ces affaires de moeurs, il est de bon ton d’être de mauvaise foi, surtout quand il s'agit d'un puissant,   alors commençons. 

Chers lecteurs ne vous laissez pas abuser, rien ne prouve que le prince a violé cette femme de chambre,  cette relation aurait pu être consentie, la femme de chambre a peut-être mentie, un prince, un milliardaire pouvant avoir toutes les femmes qu’il veut, d'aucunes seraient heureuses qu’un tel homme, un être de cette qualité la sollicite. Les femmes ne sont t’elles pas demanderesses du sperme des puissants et des bien nés ? 


Cette femme de chambre ne serait-elle pas une ingrate,  elle aurait dû se sentir honorer par un tel privilège, à moins que cette affaire ne soit qu’une vulgaire affaire d’extorsion.

Non et non, je n’y crois pas c’est un complot  contre la famille princière du Qatar, des forces obscures veulent ébranler la pétromonarchie,  l’Iran ne serait-il pas derrière cette affaire ?

Puis, c’est parole contre parole, personne n’était dans la chambre quand cela s’est produit, rien ne prouve que le Prince ait agressé la femme de chambre.

Je continue ?

Evariste Zephyrin

jeudi 13 mai 2010

Allocution prononcée le 10 mai 2010 à Paris, place du général-Catroux, pour l’abolition de l’esclavage.

Chaînes brisées
Pour la cinquième année consécutive, après un long silence, la France commémore l’abolition de l’esclavage qu’elle avait institué dans ses anciennes colonies, ainsi que l’abolition de la traite humaine qui alimentait ce système.

D’aucuns ne comprennent pas ou feignent de pas comprendre le sens de cette commémoration.

Comme si elle ne concernait qu’une partie de la population : celles et ceux qui, Français ou non, ont un nombre d’ancêtres assez significatif pour que l’esclavage laisse encore dans leur vie d’aujourd’hui des traces économiques, sociales, culturelles, morales.

C’est vrai que ceux là, qui sont tout de même plusieurs millions en France, dix millions en Haïti, ce qui n’est pas négligeable, sont les premiers concernés.

Les Haïtiens, par leur révolution, ont su dès 1802, créer une identité nouvelle et n’ignorent rien de leur histoire. Pour les autres, les Français, dont les ancêtres ont subi le rétablissement de l’esclavage, après une première abolition, la commémoration d’aujourd’hui contribue à réinventer une identité que l’histoire leur a volée.

Car, après l’abolition de 1848, l’esclavage a été nié. Comme si tout avait été définitivement réglé et qu’on pouvait tourner la page. Mais comment construire son avenir, sans savoir qui l’on est ni d’où l’on vient ?

Si une partie des Français porte encore aujourd’hui les stigmates de l’esclavage, les autres aussi sont concernés. Non pas que les Français qui ne sont pas descendants d’esclaves doivent se repentir de l’esclavage qu’ont subi les ancêtres de certains de leurs compatriotes. Mais simplement parce que l’esclavage a laissé une trace profonde qui concerne la nation tout entière.

Tant que cette trace n’est pas complètement effacée, tant que l’esclavage, qui en est la cause, est encore occulté, il faut que l’esclavage soit commémoré parce qu’il produit encore ses effets. Et tant qu’il produit encore ses effets, il n’est pas complètement aboli.

Quelle est cette trace ? Il n’est pas bien difficile de l’apercevoir au quotidien. Rien de moins que la discrimination qui frappe encore celles et ceux dont la couleur de peau rappelle les esclaves de jadis. Pas seulement les descendants d’esclaves, les Antillais, les Guyanais, les Réunionnais, mais tous les Africains aussi.

La trace de l’esclavage, encore évidente au XXIe siècle, s’appelle le racisme. Il ne s’agit pas d’une fatalité qui serait propre à la nature de l’homme, comme les racistes, qui ne croient pas à la perfectibilté de cette nature, le soutiennent volontiers.

Le racisme c’est une conséquence logique de la pratique dont nous commémorons aujourd’hui l’abolition.

Pour justifier cette pratique, l’Europe avait en effet déclaré que les victimes de l’esclavage étaient prédéterminées à l’esclavage par la couleur même de leur peau. Ainsi, tout Africain était un esclave potentiel. Pour beaucoup de nos contemporains, cette idée absurde a survécu. Elle transparaît dans le langage, où le « nègre » est un esclave et rien de plus.

Pour les Français de l’outre mer ou originaires d’Afrique, cela veut dire : discriminations au logement, à l’emploi, à l’éducation, à la participation à la vie politique, pour les autres, discrimination pour entrer et demeurer sur le territoire français, pour accéder à la nationalité française,

Et c’est l’esclavage, oui, c’est l’esclavage, pourtant aboli depuis cent soixante deux ans qui est responsable de tout cela.

Comment, dans ces conditions, pourrions-nous refuser d’en parler ? Le déni n’est-il pas une manifestation du racisme, donc encore un effet de l’esclavage ? Ce n’est pas la crainte d’une prétendue repentance qui explique le silence et l’occultation, c’est la croyance que l’esclavage concernerait principalement des hommes et des femmes qui sont méprisés par une certaine élite : politique, économique, culturelle. Leur histoire n’intéresse pas cette élite.

Pourtant le racisme est un fléau dont tout le monde peut-être victime.

L’esclavage a produit le racisme. Le racisme était d’abord la justification de l’esclavage. Il est devenu ensuite le principe de la colonisation et ce sont toutes les populations colonisées, et plus seulement les Africains subsahariens, qui en ont été victimes.

Il s’est enfin appliqué à d’autres populations qui n’avaient jamais été mises en esclavage, qui n’avaient pas été colonisées, mais qui étaient traditionnellement à l’écart, méprisées, persécutées. On a fait de ces populations des « races ». La suite est connue.

Oui, tout le monde a été ou peut être un jour victime du racisme. On le voit : si la liberté générale a bien été proclamée d’une manière définitive en 1848, l’égalité et la fraternité sont encore des buts à atteindre plus que le reflet de la réalité quotidienne.

Une nation sans égalité, sans fraternité est-elle une nation prospère, une nation heureuse, une nation capable de faire l’admiration des autres nations, capable de solidarité vis-à-vis de nations moins favorisées, surtout quand ces nations sont d’anciennes victimes, comme Haïti, comme les pays d’Afrique dont on célèbre l’anniversaire de l’indépendance ? Certainement pas !

La commémoration de l’abolition de l’esclavage est une manière de parvenir à une autre abolition, bien nécessaire, celle du racisme, et de satisfaire ainsi à l’exigence de liberté et d’égalité inscrite parmi les principes fondateurs, donc fondamentaux de la nation française.

Pour commémorer l’abolition de l’esclavage et lutter ainsi contre le racisme, nous avons choisi d’honorer un héros de l’histoire de France, le général Alexandre Dumas.

L’occultation de son existence, y compris dans la personne de son fils, le fait qu’il soit privé de récompenses symboliques depuis plus de deux cents ans, montre que le racisme ne frappe pas que les humbles. C’est le signe qu’il est vivace et dangereux.

Nous avons besoin, nos enfants ont besoin, la France a besoin, de pareils héros, qui ont triomphé non seulement des ennemis de la République, mais aussi de l’esclavage et qui, par notre combat, triompheront un jour du racisme.

Le monument au général Dumas érigé ici, place du général-Catroux, outre qu’il est le seul mémorial parisien à la fois significatif et accessible, puisqu’il est sur la voie publique, nous permet désormais, à travers le général Dumas, de rendre hommage à tous les esclaves, à toutes les victimes du racisme, à toutes celles et à tous ceux qui luttent, chacun à leur manière, pour son abolition, c'est-à-dire, à la majorité des Français.

Cette cérémonie est donc juste et nécessaire, comme est juste et nécessaire le combat que nous menons pour la défense de la liberté, l’avènement de l’égalité et de la fraternité entre Français et, d’une manière générale, entre tous les êtres humains.

Claude Ribbe

jeudi 6 mai 2010

FORUM « L’esclavage et la traite, crimes contre l’humanité » à Sciences Po Paris, le 10 mai à 17h3


A l’occasion de la 5e édition de la Journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et suite à la reconnaissance par le Sénégal le 25 mai dernier de l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Association des étudiants de Sciences Po pour l’Afrique (ASPA) organise le 10 mai 2010 à Sciences Po Paris le Forum « L’esclavage et la traite, crimes contre l’humanité ».

En partenariat avec
La Fédération des Associations Africaines et Créoles (FAAC) : www.lafaac.com
DiversCités, la Fondation européenne du Mémorial de la traite des Noirs : www.diverscite.eu
L’Association ORIG’IN, initiatrice en 2007 du Festival AFRICAPHONIE pour commémorer la mémoire et l’histoire des peuples originaires d’Afrique : www.origin-asso.fr
L’Agence de communication COM12 : http://agencecom12.com

La France par la Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 (Loi Taubira), a été le premier pays au monde à reconnaitre la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Aux Etats-Unis, la Chambre des Représentants a présenté en 2008 au nom du gouvernement américain des excuses officielles pour « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité » de l’esclavage et de la ségrégation raciale des Noirs. Le 18 juin 2009, le Sénat des Etats-Unis lui a emboîté le pas en adoptant, au nom du peuple américain, une résolution symbolique mais historique. En Afrique, l’Assemblée Nationale du Sénégal a adopté le 25 mars 2010 un projet de loi déclarant l’esclavage et la traite crimes contre l’humanité, devenant ainsi le premier pays africain à en prendre l’initiative, une première lourde de sens et de conséquences. Historiens, politiques et défenseurs des libertés d’Afrique, de France et des Etats-Unis, viendront ainsi débattre le lundi 10 mai de 17h 30 à 21h à Sciences Po Paris, 27 rue Guillaume 75007, Amphi Chapsal. Le Forum a été intégré dans l’agenda officiel des événements du 10 mai en France piloté par le Comité national pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CPMHE).

Programme

17h00 : Accueil des participants
17h25 : Présentation du film documentaire : « 10 mai Africaphonie » Un film d’Alain BIDJECK et Modeste SALLAH, Réalisé par Michael GOSSELIN Projection du film, durée 35 minutes
18h00 Allocutions d’ouverture
M. Hervé LADO, Président de l’Association des étudiants de Sciences Po pour l’Afrique (ASPA)
M. Frank ANRETAR, Président de la Fédération des Associations Africaines et Créoles (FAAC)
18h15 : Premier volet Approche historique de la traite et de l’esclavage.
Définitions, formes en Europe, en Asie, en Afrique, sur le continent américain
La traite négrière
Le long processus d’abolition de l’esclavage
Conséquences et héritage de l’esclavage et de la traite
Mme Christiane TAUBIRA, ancienne Ministre, Député de la Guyane
Mme Françoise VERGES, Présidente du CPMHE, Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage.
M. John W. FRANKLIN, Historien, Directeur des Partenariats et des Programmes Internationaux du Musée National de l’Histoire et de la Culture Afro-Américaine, un des Musées de la Smithsonian Institution à Washington.
Mme Nelly SCHMIDT, Directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l’histoire des Caraïbes, les abolitions de l’esclavage et les politiques coloniales européennes du XVIIIe au XXe siècle. Auteur de l’ouvrage : « La France a t-elle aboli l’esclavage » aux éditions Perrin.
Modérateur M. François DURPAIRE : Historien, Membre du CPMHE Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage.
19h30 : Deuxième Volet Dynamiques en faveur de la mémoire et de l’histoire de la traite et de l’esclavage.
Les enjeux des dynamiques pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
Les dynamiques internationales au sein d’organisations intergouvernementales
La démarche en France et ses enjeux
La démarche au Sénégal et ses enjeux
Maître El Hadj Amadou SALL, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Sénégal
M. Karfa DIALLO, Président de DiversCités, Fondation européenne du Mémorial de la traite des Noirs
Mme Véronique HELENON, Historienne, Professeur au Florida International University à Miami.
M. Ivan VOICE, Président de l’Association Archives Modérateur M. Ahmed El KEIY, Journaliste, Animateur du talk show "Toutes les France" sur France O

21h : Clôture du Forum

Entrée gratuite mais sur inscription par mail à aspa @ sciences-po.org