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samedi 28 septembre 2019

Témoignage de Betty à propos de l'explosion de Lubrizol


"J'ai fui Rouen avec mes enfants, beaucoup trop insoutenable. Les autorités sont en train de jouer avec nos vies.

Si vous pouvez faire remonter mon message de désespoir, faites le. La situation est surréaliste.

Je suis à Paris actuellement, je peux témoigner des dépôts de suie dans les pluies, des odeurs d'hydrocarbures et de plastique brûlés, des maux de tête, des nausées, de la gorge qui brûle... Nous vivons en plein cauchemar...

J'ai été réveillée à 6h hier par les bruits d'explosion alors que je suis à plusieurs kilomètres. Nous avons vu le nuage noir passer toute la matinée, confinés dans la maison conformément aux consignes. Écoles et lieux publics fermés.

Mes migraines ont débuté vers 12h hier. Le soir vers 21h, les odeurs ont fini par rentrer dans la maison, j'avais l'impression d'avoir la tête dans un bidon d'essence, littéralement.

Nous avons hésité à partir hier soir vers 22h mais l'odeur était encore plus insoutenable dehors que dedans et je n'ai pas osé traverser cela avec mes enfants de 4 et 6 ans. Ce sentiment atroce d'être autant en danger dans sa maison que dehors.

Ce matin, toujours des odeurs atroces, par vagues en fonction des vents, les gens se cachent le visage dans la rue pour ne pas respirer ça. Je suis partie avec mes enfants à la gare, traverser la ville nous a donné la nausée, gorge qui brûle et yeux qui piquent.

Les écoles sont toujours fermées, par mesure de sécurité nous dit-on, alors que tout est sensé être sans danger.
Les gens, ma famille, mes amis, mes collègues, tout ceux à qui je parle ONT PEUR, on sait qu'on nous ment. J'ai appelé la préfecture, langue de bois, le samu hier soir, débordés d'appels.

Des dépôts de suie noire, grasse, collante partout suite aux pluies. La mairie nous dit qu'ils sont en train de nettoyer les cours de récréation pour lundi. Des oiseaux morts retrouvés dans Rouen sur les quais.

La population se sent en danger, et abandonnée à cause de l’œil médiatique focalisé sur Chirac. c'est un sentiment irréaliste, que jamais je n'aurais cru vivre un jour... Mon fil facebook est plein de gens qui disent qu'ils vont porter plainte, qu'ils sont effarés de constater une telle inaction de la part des autorités.

Je m'arrête là, mais égoïstement, je suis partie, je suis à Paris, j'ai la chance d'avoir une sœur qui m'accueille. J'ai encore la gorge qui pique mais la migraine est partie.

J'ai 32 ans, un bon boulot, je suis éduquée, pragmatique et sensée, mais aujourd'hui j'ai peur. Je voudrais le dire et que le message soit transmis. Toute la ville est inquiète."

mardi 22 mai 2012

EPANDAGE AÉRIEN


NE SOYONS PAS COMPLICES
Malgré les études alarmantes établissant de façon irréfutable la dangerosité de l'épandage aérien de pesticides, le lobby des planteurs de bananes a décidé de poursuivre l'empoisonnement de la Guadeloupe et de ses habitants.
Il vient de demander une nouvelle dérogation à la loi qui interdit l'épandage aérien en France, comme dans toute l'Union européenne.

Une consultation publique est ouverte en Préfecture et en Sous-préfecture du 18 mai au 18 juin 2012.

Il est du devoir et de la responsabilité de chaque Guadeloupéen de se mobiliser pour empêcher le Préfet de continuer à céder aux pressions des gros planteurs de bananes.
N'oublions pas que c'est grâce à des dérogations que nous subissons les conséquences terrifiantes et irrémédiables de l'utilisation de la chlordécone.

Rendons-nous en masse à la Préfecture (Bureau de Monsieur LAROCHE) ou en Sous-préfecture (Bureau de Madame CONSTANT), avant le 18 juin, pour consigner sur les registres mis à la disposition de la population notre refus de nous voir une fois encore sacrifiés pour préserver les profits d'une minorité.

GWADLOUPEYEN DOUBOUT"

dimanche 18 mars 2012

Les scientifiques prédisent la mort de l'humanité à cause de l'air pollué


Les scientifiques croient que l'air pollué tue progressivement l'humanité. Cela est confirmé, en particulier, par les données de l'Organisation pour la coopération et de développement économiques (OCDE).

Selon un rapport de l'OCDE, vers 2050, la mortalité par maladies respiratoires causées par la pollution de l'air, sera doublé, atteignant 3,6 millions de personnes par an. C’est la pollution de l'air en zone urbaine que les experts ont mis à la première place dans la liste des facteurs qui influent sur la santé de l'homme. Pour la Chine et l'Inde les perspectives dressées sont les moins radieuses.

mercredi 29 février 2012

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion...


Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...
C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.
Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par l'OMS). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.
Les pesticides, c'est bon... buvez-en !
La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur !Défoliant Décoiffant !
"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.
Le ministère de la Santé en eaux troubles...
Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...
"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...
Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...

mardi 6 décembre 2011

Les marins pêcheurs disent « non » à l'épandage aérien


La Martinique vient de subir une de ses plus graves pollutions avec la chlordécone, et jusqu'à ce jour, on n'a pas fini d'en mesurer les conséquences.

Personne n'a oublié que l'ampleur de cette pollution, qui touche même le milieu marin, a pour origine l'inconséquence des lobbys agricoles relayée par un politique de l'époque, qui par le biais de dérogation, a permis l'empoisonnement des terres agricoles et du milieu marin.

Aujourd'hui, sans aucun scrupule, et toujours au nom de la sacro-sainte raison économique, la même histoire se répète avec l'épandage aérien. Mais le plus grave c'est que par le truchement d'une pseudo enquête publique dont les conditions de mise en oeuvre ont déjà été publiquement dénoncées, c'est tout le peuple Martiniquais que ces scélérats veulent entrainer dans ce nouvel empoisonnement.

En effet, après cette pseudo enquête publique, ils auront beau jeu de dire « taisez vous, on vous empoisonne » car vous avez été légalement consultés et vous n'avez rien dit.

Victimes de la pollution à la chlordécone, c'est pour ne pas être complices de cette logique d'empoisonnement à tout prix au nom de l'économie bananière, que les marins pêcheurs de la Martinique disent « non » à la poursuite de l'épandage aérien et exigent une stricte application de la loi dans ce domaine.

Conscients de l'importance des risques générés par cette méthode, ce qui a d'ailleurs amené le gouvernement à légiférer, nous trouvons vraiment curieux qu'aucun principe de précaution n'ait été évoqué pour dire non à ce lobby agricole.
Pour sa part, le Syndicat Indépendant des Marins Pêcheurs de la Martinique affirme avec force son opposition à cette méthode.

René Ademar, 1er Vice Président du Syndicat Indépendant des Marins-Pêcheurs ¦

dimanche 12 juin 2011

La bactérie tueuse, un nouveau éclairage ?


Sur l’un de mes blogs destiné à un plus large public, je reçois souvent des commentaires pertinents, qui souvent éclairent le sujet.

Je vous fais profiter de celui-ci en rapport avec la bactérie tueuse (ECEH)

« La plupart des E.Coli étant maintenant résistantes à presque tous les antibiotiques, en trouver sur des légumes ou des fruits, même si ce n'est pas la souche recherchée actuellement, prouve l'existence de dysfonctionnements liés notamment à l'insalubrité des élevages industriels qui consomment des antibiotiques à haute dose, alors qu'on nous demande de moins en consommer nous-même.

Les microbiologistes s'inquiètent aussi de la pollution bactérienne qui remonte des sols avec les techniques d'extraction du gaz de schiste et la Basse-Saxe n'est pas épargnée.

Ce qui est clair, c'est que toutes les manipulations possibles seront à l’œuvre pour détourner notre attention de ce qui se profile en matière de scandales pour la santé publique et pour nous inciter à retourner à nos consommations tous azimuts.


Ce qui est intéressant, c'est que le consommateur découvre enfin comment il peut mettre à genou une filière et ça, à mon avis, il ne va pas l'oublier ;) Alors que l'on envisage le retour des farines animales, j'envisage de devenir végétarienne en privilégiant les fruits et légumes anciens et en supprimant les produits transformés. C'est peut-être à ce prix que l'on pourra contraindre l'économie à respecter un peu plus la vie quelle qu'elle soit car tout est lié. Les jardins ouvriers ont sauvé dans le passé bien des Français de la misère et de la faim, il faut en exiger le retour. »