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lundi 14 mai 2018
MEMO de Christian ANTENOR-HABAZAC à propos des sargasses
Pour les sargasses, ce qui est sur, c'est qu'elles ne viennent pas du Brésil, mais de la Mer des Sargasses (située dans le Nord des Grandes Antilles) et font le tour de l'Océan Atlantique, entraînées vers l'Europe et l'Afrique par le Gulf Stream avant de revenir vers nous par le Courant des Antilles.
Exemple : les commentaires des vainqueurs de la course AG2R à leur arrivée à St Barth "L'Atlantique est pleine de bancs de sargasses... Nous les avons rencontrées en quantité au large des Canaries..." Les Canaries, c'est au large du Maroc. Congo et Brésil sont loin...
L'importance des arrivées actuelles est probablement liée aux variations des courants marins qui confinent ces algues dans la Mer des Sargasses. Des masses d'algues peuvent s'en échapper et faire le tour de l'Atlantique. ll s'agit de phénomènes naturels et non de pollution. Cela s'est déjà produit par le passé... sans ère industrielle, sans pesticides. Ces algues brunes n'ont rien à voir avec les algues vertes de Bretagne qui sont, elles, produites par des pesticides.
Les sargasses sont des végétaux qui poussent et vivent naturellement à la surface des mers... Elles existent depuis plus de 200 millions d'années dans la Mer dite des Sargasses qui voit la reproduction des anguilles, alors que les continents actuels commençaient à dériver et que l'Atlantique s'ouvrait.
L'histoire des Sargasses continue, mais il faut se rappeler quelques faits :
En l'an 800 av. J.C., les Phéniciens et Carthaginois, qui ont fondé la ville de Tunis, s'aventuraient dans l'Atlantique par Gibraltar. Ces excellents marins croyaient que la Terre était plate. Dès qu'ils voyaient les sargasses, ils rebroussaient chemin, de peur de tomber de l'autre côté. Les Vikings, en l'an 1000, après avoir découvert Terre-Neuve, ont signalé ces algues. Christophe Colomb, par le biais de son secrétaire Shanka, parle de ces sargasses dans son livre de bord.
Les pirates et autres flibustiers en parlent aussi. Et Jules Verne, dans 20.000 lieues sous les mers.
On n'a plus de mémoire, on se laisse influencer.
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samedi 12 mai 2018
La sargasse ça intoxique !
Bonsoir Mr le préfet,
Je suis médecin anesthésiste au CHUM, responsable du service d’anesthésie et président du conseil des blocs du CHUM
Ceci n'est pas important!
Les conséquences des sargasses sur la santé des martiniquais, sur l'environnement et sur l’écologie le sont beaucoup plus!!
Je subis ce phénomène en ligne directe, habitant un des coins, certainement un des plus touchés de la Martinique, Pointe savane, mais aussi en ligne éthique, morale et professionnelle!!!
En tant que médecin j'ai alerté l'ARS MAIS AUCUNE RÉPONSE!! Surprenant, surtout que je leur parlais comme professionnel de la santé avec des mesures de toxicité au dessus de la normale et une expérimentation probante non recevable mais réelle équivalente au dernier jugement de St Brieux...
Mon impression: on se voile la face mais on est face à un véritable problème de santé publique et écologique et je suis malheureux de voir tous les jours les pêcheurs du Robert vendre leurs poissons au bord de mer avec cette puanteur PESTILENTIELLE (et je pèse mes mots) en toute confiance alors que vous êtes en train de les laisser s'intoxiquer!
Eu égard au profond respect que j'ai de votre fonction, je vous invite dimanche midi à venir manger un poisson frais dans mon domicile,en toute simplicité, près de l'habitant ou plutôt chez l'habitant avec vos proches (dites moi juste combien vous êtes; pas plus que 6 svp) et vous vivrez quelques heures ce que des martiniquais vivent H 24 depuis plusieurs mois.
J'ai un regret: de ne pas avoir assez de fond pour porter plainte contre l'état pour " non assistance à personne en danger et abus de confiance" et pas assez de temps pour m'en occuper.Ceci ressemble étrangement au HIV en 84/86 où pour la première fois naissait la notion de "RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE"
Je ne suis pas fâché, ni aigri, ni procédurier ou revendicatif; je suis tout simplement triste et déçu que les décideurs ne prennent pas leur responsabilité, que l'on joue de l'innocence voire incrédulité des gens, des martiniquais, qui nous amènent en toute confiance vers de graves pathologies qui engageront notre avenir.
En l'attente de votre réponse a mon invitation ce dimanche, je vous prie de croire en ma respectueuse considération
Dr Thierry Lebrun
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