mardi 4 octobre 2011

Une affiche sexy fait bondir les féministes



La nouvelle campagne de promotion de l'équipe féminine de Bourges Basket crée la polémique en France. Des associations et des syndicats protestent contre «une image choquante et dégradante de la femme».



Certains sont heurtés par la campagne «Osez le Tango» qui montre un fessier féminin en shorty, dos nu, «joliment potelé», et «avec un petit ruban que les mateurs sont invités à tirer», rapporte «France 3».
Dans un communiqué commun, le Mouvement pour la paix, la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), l'union locale de la CGT, Attac 18, ont écrit une lettre commune au président du club, Pierre Fosset, pour expliquer qu’ils se demandent ce que cette image a à voir avec «le sport, avec le sport de haut niveau, avec l’exploit sportif, avec le respect des joueuses et d’une équipe».
Une «image dégradée de la femme»
«La nouvelle campagne d'affichage du «Bourges BasketEntreprise» nous indigne! Elle est hors sujet et véhicule une image à nouveau dégradée des femmes, des sportives, qui ne seraient que corps, et dont les corps seraient ravalés au rang de bien de consommation (...) Les sportifs, qu’ils soient hommes ou femmes ne sont pas des choses, mais des humains. Le sport doit continuer à véhiculer des valeurs d’humanité et de respect des personnes, quelque soit leur sexe» dénoncent les associations. Elles exigent que Bourges Basket Entreprise retire cette image sur tous les supports de communication et aux financeurs publics de peser dans ce sens.
Pierre Fosset, le président du club dont les basketteuses ont été sacrées en 2011 championnes de France pour la dixième fois, défend cette campagne et s'étonne que cette affiche «déclenche autant de passions». «Il faut arrêter les pubs pour les soutiens-gorge, il faut arrêter les pubs pour les strings. C'est un retour 50 ans en arrière, même pour les femmes!» a-t-il déclaré à la radio «France Inter».

Et si Hollande n'était pas au second tour?



Nous y sommes et l'heure de vérité approche. Celle du vote qui devrait, comme souvent depuis des années, infliger une cinglante humiliation aux sondeurs (Balladur, Jospin, Eva Joly), et pourrait consacrer un second tour en forme de coup de tonnerre: Ségolène Royal-Martine Aubry, la première ayant mené une campagne tambour battant, à la fois visible et souterraine, précise dans ses solutions, claire, combative et mature , la seconde finissant mieux qu'elle n'a commencé.

François Hollande, lui, s'est concentré sur les médias et les élus. Pas de campagne " des petits pieds", ces militants qui montent les marches, sonnent aux portes, dialoguent, expliquent, jour et nuit pour leur leader. Il a fait une campagne de congrès, en oubliant trop vite que ce ne sont pas 120.000 militants qui votent mais 1 million de citoyens au minimum.
Il a par ailleurs concentré sa stratégie politique sur l'aile droite de la gauche, les bobos, les CSP + , le centre , qui lui accordent leur faveur mais ne sont pas certains d'aller voter.
Il a enfin misé en grande partie sur la France rurale, qui, en raison de l'éloignement des bureaux de vote et la peur de l'identification à gauche dans les villages ou l'on goute peu ce genre d'outing . Nouvelle erreur de stratégie électorale , dans un scrutin qui devrait consacrer le vote urbain, péri urbain et populaire.
L'illusion d'optique est telle qu'aucun commentateur ( paix à leur âme) ne prendra le risque d'émettre cette hypothèse. . Et pourtant, elle est fondée sur ces quelques arguments concrets et nourrit par l'autre vacuité de François Hollande : sa vision politique.
Rarement, un candidat ne se sera autant renié, et n'aura pratiqué avec une telle constance l'art du flou artitstique.
Je l'écoutais sur France Info ce matin.
-Incapable d'avancer un argument censé sur la dette en Corrèze , hormis le fait qu'il a réduit les investissements. Bravo , ca c'est de la vision politique qui consiste à réduire les investissements d'avenir , façon Sarkozy
-Incapable de se mettre d'accord avec lui même sur le non cumul des mandats. Voilà un monsieur qui, en 10 ans à la tete du parti socialiste n'a RIEN fait, hormis gérer des écuries et des équilibres subtils d'appareil, a soutenu la candidate Royal comme la corde soutient le pendu , a refusé de céder sa place quand la logique après la présidentielle voulait que Madame Royal devienne 1er secrétaire comme celà avait été accordé fort logiquement à Jospin en 1995 , et promet aujourd'hui une loi sur le non cuml pour 2014 , ce qui lui permet de ne pas effaroucher, avant le 1er tour, les dizaines de barons qui le soutiennent et pensent déjà aux municipales de 2014 justement
-Incapable d'avancer des chiffres réels sur les 60.000 emplois qu'il veut rétablir dans l'éducation nationale
-Incapable d'émettre une idée en nom propre, préférant faire les poches de Royal , notamment sur la taxation des produits pétroliers ou de Montebourg
Nous sommes dans une campagne de masques , nourrie par un système pervers qui ne réfléchit plus, ne pense, plus, ne pose plus clairement les enjeux.
Cette fois ci, l'affaire est trop sèrieuse pour nous laisser aller à la facilité d'un vote réflexe dont on nous dit qu'il serait une assurance vie absolue pour battre Nicolas Sarkozy.
On ne peut pas battre Nicolas Sarkozy en étant aussi prudent, en se défaussant à ce point, en se reniant autant de fois qu'il y a de jours dans une semaine.
Les fissures dans la maison Hollande apparaissent déjà. Les électeurs les ont certainement déjà vu, avant les éditorialistes, comme souvent en pareil cas.
Gare au coup de tonnerre , Dimanche prochain.



Rosebud

lundi 3 octobre 2011

« Les requins restent confinés à leur milieu naturel et ils n’investissent jamais le nôtre »



« En tant que femme française, je suis profondément choquée de l’attitude de certains de mes concitoyens réunionnais. En effet, on dirait bien qu’une partie des surfeurs de la Réunion ne soient rien d’autre qu’une bande de froussards vindicatifs.

Le 19 septembre dernier, un requin a attaqué et tué le bodyboarder Mathieu Schiller, âgé de 32 ans. Cet accident est une tragédie que nous regrettons tous mais il ne s’agissait aucunement d’un acte de malice. C’est le genre de chose qui peut arriver. Pour un requin, vu de dessous la surface, un homme sur une planche ressemble à s’y méprendre à la silhouette d’un phoque. Les phoques et les requins font partie de ce milieu naturel et les phoques sont la proie naturelle des requins. Et même si les phoques ne sont pas présents dans l’île de la Réunion ils font néanmoins partie des proies naturelles des requins. Les surfeurs en revanche ne font pas partie de l’écosystème marin.

Les requins restent confinés à leur milieu naturel et ils n’investissent jamais le nôtre. Le nombre moyen de personnes tuées chaque année par les requins dans le monde est de cinq. À titre de comparaison, les autruches tuent en moyenne une centaine de personnes par an, ce qui veut dire que les autruches sont vingt fois plus dangereuses que les requins. Et pourtant on ne voit pas beaucoup de gens crier au scandale et exiger la “chasse préventive” des autruches...

En fait, n’importe quel joueur de golf s’avère être plus courageux et viril que ce petit groupe de surfeurs réunionnais qui semble faire la loi sur l’océan Indien. Ce groupe s’il n’est pas représentatif de la communauté des surfeurs réunionnais est néanmoins celui qui se fait le plus entendre et c’est regrettable.

Sea Shepherd Conservation Society est soutenue par de nombreux surfeurs dans le monde. Kelly Slater et Dave Rastovich, deux des meilleurs surfeurs au monde, font partie de notre bureau de conseillers. Nous avons trois plongeuses qui nagent régulièrement avec des grands blancs et des requins-tigres et nos équipages surfent et nagent avec des requins à longueur de temps.

Mais sans doute est-ce parce que nous ne sommes pas faits du même bois que ce groupe de surfeurs pleurnichards de la Réunion qui s’est lancé dans cette chasse aux sorcières, en quête de vengeance, suite à l’attaque récente de l’un des leurs. L’expédition punitive a déjà commencé avec la mise à mort hier matin (NDLR - 29 sptembre 2011) d’un premier requin-bouledogue d’un mètre quarante-quatre. L’arrêté préfectoral soutenu par une grande partie des surfeurs autorise l’abattage d’une dizaine de squales.

Comparez donc cette réaction à celle de la jeune adolescente Hannah Mighmal, alors âgée de quinze ans, mordue par un requin en Tasmanie, il y a deux ans. La première chose qu’elle fit fut de déclarer publiquement qu’elle ne voulait pas que l’on tue de requins en représailles, car ils ne sont pas fautifs. Nous lui avons remis une médaille et Kelly Slater l’a personnellement félicitée pour avoir compris que les surfeurs se doivent de respecter la Nature et non, la mépriser. Ou encore le cas de ce membre de Sea Shepherd, mort récemment à la suite d’une attaque de requin. Il avait dit à ses parents que si un requin s’en prenait un jour à lui, il ne voulait pas qu’on cherche à le venger et qu’au contraire, il souhaitait que tous les soutiens qu’ils pourraient recevoir soient reversés à Sea Shepherd pour nos campagnes de protection des requins.

Chaque année, les humains exterminent 90 millions de requins, une grande partie d’entre eux voient leurs ailerons arrachés avant d’être rejetés à la mer, promis à une mort lente et douloureuse. Les requins sont une espèce essentielle à la santé de nos océans et seuls des ignorants peuvent souhaiter les voir disparaître. Si nous éliminons les requins, nous détruisons l’intégrité écologique des océans et si les océans meurent, nous mourrons avec eux. Ce qui veut dire aussi, plus de surfeur boys...

En tant que femme française, je reste perplexe devant ces pseudos surfeurs français qui réclament le lynchage des requins dans les eaux réunionnaises quand une vraie surfeuse comme la jeune Hannah Mighmal, âgée de quinze ans, a le courage et la sagesse d’accepter la responsabilité qui est la sienne, lorsqu’elle prend le risque conscient et volontaire de surfer dans l’habitat naturel des requins, littéralement déguisée en la proie naturelle des squales.

Qu’il est insultant à la mémoire de Mathieu Schiller que le massacre de ces magnifiques créatures soit mené en son nom ! Mathieu Schiller était un grand surfeur et, en tant que tel, je présume qu’il respectait la mer et les magnifiques créatures qui la peuplent - requins y compris. Comment vous, surfeurs de la Réunion pouvez-vous croire faire honneur à la mémoire de ce grand homme, de ce talentueux surfeur en menant cette campagne indigne de vengeance à l’encontre d’une créature cruciale et magnifique qui n’a rien fait d’autre que de se comporter de manière naturelle. Après tout, les requins ne nous pourchassent pas sans pitié par millions pour concocter un bol de soupe. Ils ne sont ni destructeurs, ni vindicatifs comme nous le sommes avec à peu près tout ce qui vit dans les océans.
Faites donc ce qui est juste pour Mathieu Schiller. Honorez sa vie au lieu de déshonorer son nom avec votre insensée chasse aux sorcières à l’encontre de créatures qui ne méritent pas un tel sort ».

Lamya Essemlali
Présidente de Sea Shepherd France

Wall Street occupé par les « Indignés »




Les « indignés » américains avaient prévu de camper dans la rue du “New York Stock Exchange” (Bourse new-yorkaise) pour protester contre la cupidité, la corruption et les coupes dans les budgets sociaux américains, ils souhaitaient également dénoncer un système financier qui, selon eux, favorise les riches et les puissants. Mais face à la masse de manifestants, la police les a contenus à 300 mètres de leur objectif.
Débuté il y a deux semaines à New York, le mouvement a pris de l’ampleur où une marche vers le quartier général de la police a rassemblé près de 3.000 personnes vendredi 30 septembre. Plusieurs syndicats de la ville se sont ralliés pour la première fois aux manifestants, qui sont de plus en plus nombreux dans le pays : Boston, Los Angeles, Seattle, Tampa, Chicago ont déjà leur « Occupy » locaux.
A Los Angeles, le « Mouvement des 99% » a défilé dans les rues de la Cité des anges avec des pancartes sur lesquelles étaient écrits : « Nous sommes les 99% », « C’est notre pays, nous l’occuperons », ou encore « Les banques, on les a sauvées, nous, on nous a abandonnés », a indiqué l’agence de presse “Xinhua”. « Nous sommes les 99% veut dire tout le monde, sauf les 1%, les plus riches de la population, dont les manifestants estiment qu’ils sont les seuls bénéficiaires des politiques économiques des États-Unis », a expliqué un manifestant à l’agence de presse chinoise.

COMMUNIQUE de L’UGTG Relatif à l’agression raciste dont ont été victimes les pompiers



Une créole ayant une attitude créole. 

« Pa mannyé mwen, sal nèg », (ne me touchez pas sale nègres), jets de crachats, gifles, …. Voilà en résumé ce qu’ont subi les sapeurs pompiers venus secourir une automobiliste accidentée samedi 01 octobre vers 19 heures 45 à Destrellan – Baie-Mahault - Guadeloupe. L’un des gendarmes (d’origine africaine) a également reçu une gifle. Et cette dernière rajouta qu’elle fait partie d’ « une grande famille qui a ses entrées à l’Elysée ». Sans doute pour bien faire comprendre aux pompiers nègres que nul ne pourrait rien lui faire. Car elle est blanche et que nous sommes en Guadeloupe ; colonie où lé blan, lé kréyòl toujou fè sa yo vlé davwa pitit a esklav pa moun.

Mais plus précisément, qui peut bien être cette jeune blanche dont les injures racistes rappellent - de par leur violence et leur gravité - celles ayant provoqué en 1978 la révolte des lycéens de Baimbridge ?

Il est vrai qu’ils ne sont pas nombreux sous nos cieux à avoir « leurs entrées à l’Elysée ». Après enquête, il s’agirait d’une certaine Sylvie HAYOT, une créole, digne descendante des colons blancs esclavagistes, qui n’a rien perdu des attitudes, des usages, des goûts et habitudes, de la culture de ses arrières parents sur leurs plantations négrières.

Nous condamnons de tels propos, de tels actes et exigeons une justice exemplaire. Mais, ne soyons pas surpris… Ayen pa chanjé et nous ne le dirons jamais assez : la Guadeloupe est construite sur des rapports de classe et de race, kon pannan lesklavaj. Avec la bénédiction de l’Etat colonial Français qui – an Fwans kon isidan - pratique ce même racisme à l’encontre des Guadeloupéens d’ascendance ou d’origine africaine et indienne.

Et bien entendu, pour tenter de minimiser l’affaire et peut-être même de l’étouffer, l’héritière créole a été transférée à l’hôpital psychiatrique de Saint-Claude, sans doute pour laisser croire kè tèt ay pati. Et qu’elle aussi serait frappée d’anosognosie ?…

PON MOUN PEKE KOUYONNE NOU. SE PONPYE LA POTE PLENT DAVWA I SAV SA-Y FE - I SAV SA-Y DI.

L’UGTG :

- Apporte donc son soutien sans faille aux pompiers et annonce d’ores et déjà qu’elle se réserve le droit de se constituer partie civile dans cette affaire.

- Appelle les travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à prendre toutes les dispositions qui s’imposent pou arété pòté moun ka trenné nou dépi nanni nannan.

« Alors, une créole ayant une attitude créole…
Quoi de plus naturel ? »


Le Secrétaire Général

Elie DOMOTA

La prétendue « révolution » syrienne : une guerre impérialiste contre la Syrie



À en croire les dirigeants des puissances impérialistes qui se montrent naïfs et candides, la Syrie aurait été, dans ces derniers mois, l’arène où se confrontent, d’un côté, les « forces du mal », incarnées par le régime et ses adjuvants iraniens ; et de l’autre côté, les « forces du bien » manifestées par « l’âme immortelle » d’un « bon peuple » par nature, malheureusement réduit par le « Tyran de Damas » en une simple populace d’esclaves.


Le retour du colonialisme

Il est certain que cette approche superficielle aux violences en Syrie, qui divise le monde, plutôt l’existence avec ses dimensions multiples, en deux forces opposées, celle du Bien (la soi-disant « opposition ») et celle du Mal (le régime), joue un rôle argumentum ad captandum vulgus dans la justification des ambitions de l’impérialisme français et britannique en Afrique du Nord et au Levant, d’où elles y furent chassées le lendemain de la deuxième Guerre mondiale.
Notons à ce propos la dernière visite de Sarkozy et Cameron, maîtres d’œuvre de l’opération militaire par délégation du triumviratus (Sarkozy, Cameron et Obama) en Libye ; une visite qui prépara la table pour charcuter et dépecer la prise de « l’après-Kadhafi ». À Tripoli, ces deux conjurateurs allèrent célébrer leur victoire, encadrés de leurs gorilles locales du CNT et de leurs propagandistes charlatans, tels que les tambours, trompettes et cymbales des médias occidentaux « principaux » et arabes « subordonnés ». [1]
À plus forte raison, il était incontestable que les forces impérialistes préparaient à mobiliser leur artillerie lourde contre la Syrie et son régime, une fois le soi-disant « roi des rois d’Afrique », Kadhafi, serait détrôné. Pour en faire, un deuxième triumviratus (Sarkozy, Erdogan et Obama) naquit. Et les trois triumviri hurlèrent : « Carthago delenga est ! Nous devons nous débarrasser du tyran de Damas ! ».

Le causus belli

Dès lors, la Syrie se trouve cible d’une guerre systématique (médiatique, diplomatique et même armée) orchestrée selon le développement des événements sur le terrain. L’exemple le plus significatif de cette campagne féroce nous est fourni par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui dénonça des « crimes contre l’humanité » en Syrie : « On constate que le régime syrien s’est livré à des crimes contre l’humanité », déclara-t-il à Moscou, le 7 septembre. [2]
En plus, des milliers de chaînes télévisées, des radios, des journaux, des sites et des réseaux sociaux sur internet, partout dans le monde, bombardent intensivement le régime syrien d’adjectifs diaboliques, visant à réduire son image dans la rue arabe, et à le présenter comme simple phénomène sauvage, dépouillé, bien sûr, de toute qualité humaine, donc de tout droit d’exister. Ajoutons que les États-Unis et l’Union européenne ne cessent pas d’appeler le président syrien Bachar Al-Assad à la démission : « … il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir », déclara Mme Ashton ; « Dans l’intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer », expliqua M. Obama ; « Les graves violations des droits de l’Homme en Syrie contre les manifestants pourraient relever de crimes contre l’humanité », indiqua le 17 août un rapport du Haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU. [3]

La propagande impérialiste

Il est à noter ici que dans tous les bouleversements politiques sérieux, les machines médiatiques de l’Hégémonie impérialiste y mettent leur grain de sel. Il en va de même, le cas du « Grand Mensonge » de George Bush sur les armes de destruction massive en Irak. La preuve en est que plus de dix ans après l’invasion américaine de l’Irak, les administrations américaines successives n’ont toujours pas présenté la moindre preuve que ce pays avait des armes de destruction massive. Ce qui vient à dire que les masses tombèrent victimes d’une machination de malinformation. Il va de soi que les récentes violences, qui ébranlent la rue syrienne, ne sont pas exemptes de la même machination de propagandes, de mensonges et d’autres manipulations médiatiques, loin s’en faut.
Pour en croire les médias de l’Hégémonie impérialiste, des militants pacifistes et des manifestants non violents auraient passé la journée, pour ainsi dire, à faire la méditation transcendantale ; et pendant la nuit, ils se seraient rassemblés dans des places publiques, pour allumer des bougies aux immortelles âmes des « martyrs de liberté » ; tandis que le « monstre de Damas » s’enorgueillirait dans son harem. Cependant, loin de cette naïveté caricaturale que les machines médiatiques de l’Hégémonie nous créent, une question se pose au préalable : Qui sont-ils ces « militants de liberté »agnus Dei auxquels on fait l’éloge trois fois par jour : au lever, au midi et au coucher ? Qu’est ce qui se passe donc alors ?
L’un des problèmes pour dévoiler le paradoxe syrien c’est qu’il y a effectivement une demande interne réelle de changement. Personne ne nie cette réalité, ni même le régime syrien ne la nie. Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al-Moualem, a dénoncé le 26 septembre les ingérences étrangères qui manipulent les aspirations légitimes du peuple syrien à des réformes politiques, économiques et sociales, dans un discours prononcé à l’Assemblé générale de l’ONU à New York : « les revendications du peuple ont été utilisées comme tremplin par des groupes armés pour semer la discorde et saboter notre sécurité. La Syrie a exercé sa responsabilité de protéger ses citoyens. Le gouvernement a agi pour garantir leur sécurité et la stabilité du pays », a déclaré M. Moualem en référence à ce qu’il qualifie d’ingérences étrangères. [4]
Aussi, une vaste majorité de Syriens veulent des réformes. Le peuple syrien se trouve indigné, depuis des décennies, de la corruption envahissante et les tentacules des autorités sécuritaires.

La rébellion islamiste armée

Pourtant, cette demande largement répandue de réformes est-elle, comme l’affirme les machines médiatiques impérialistes, à l’origine des violences en Syrie ? S’il est vrai qu’il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts, que l’armée est intervenue, il n’est pas moins vrai que la Syrie est devenue un terrain de bataille entre les forces armées syriennes d’un côté, et des insurgés islamistes sunnites armés, de l’autre côté, tels que les Frères musulmans, Al-Qaïda, et d’autres groupes salafistes wahhabites.
Ce que les médias aux ordres ne disent pas, c’est qu’il y a une rébellion armée soutenue par l’extérieur, et que la Syrie se trouve face à un causus belli déclaré par l’OTAN et les émirats et sultanats arabes « subordonnés ». Ici, il convient de mentionner que Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN, commentait, le 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, le rôle que joue l’OTAN dans l’augmentation de la violence en Syrie : « l’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar Al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran ». [5]
Aussi, dans un entretien de la chaîne Euronews TV avec Dimitry Medvedev, le président russe avertit des dangers réels que pourrait créer une approche « blanc / noir » à la situation en Syrie : « les manifestants anti-gouvernementaux en Syrie ne sont pas partisans de certains modèles raffinés de la démocratie européenne ». [6]
À plus d’un titre, les événements en Syrie ramène ici une citation de Lénine dans son célèbre Un pas en avant, deux pas en arrière, traitant les mouvements révolutionnaires en Russie : « … lorsqu’une lutte prolongée, opiniâtre et ardente se poursuit, il arrive d’ordinaire un moment où les points litigieux, centraux et essentiels, commencent à apparaître, dont la solution déterminera l’issue définitive de la campagne, et auprès desquels les menus et insignifiants épisodes de la lutte sont de plus en plus reculés à l’arrière-plan ». [7]
Sans nul doute possible, les conflits sociaux et politiques au Levant, passent rapidement en conflits religieux et confessionnels ; et les réclamations sociales se réduisent, malheureusement, en tueries tribales. Cette réalité amère nous offre, au moins, une meilleure lecture de la soi-disant « révolution » syrienne ; une lecture qui se met à distance des fanfaronnades des hâbleurs du « Printemps arabe », écourté, à bride abattue, en « Hiver américain » très funèbre !
Avant toute chose, il est impératif de noter ici, que le Levant constitue un espace hétérogène coupé par des frontières ethniques, linguistiques et religieuses autres que celles imposées par l’accord Sykes-Picot (1916), le lendemain du démembrement de l’Empire ottoman en 1918. En plus, ce qu’il faut aussi noter, c’est que ces frontières intérieures se transforment, rapidement, en des zones des conflits sanglants, une fois qu’un pouvoir central capable de maintenir la paix, serait bouleversé. Considérons l’exemple de l’Irak après l’invasion américaine.
Les évènements en Syrie cachent, en effet, des motivations d’une nature religieuse plutôt que sociale ; en tenant compte du conflit historique entre l’islam orthodoxe (le sunnisme) et l’islam hétérodoxe (le shiisme). Dans un témoignage sur la violence religieuse en Syrie, Hala Jaber pointe la présence d’extrémistes armés (et barbus), agents provocateurs s’employant avec d’assez gros moyens à faire dégénérer les manifestations au départ pacifiques. Elle donne notamment un récit détaillé des graves incidents survenus le 18 juin à Ma’rrat al-Nu’man, ville du nord-ouest : « on voit que les djihadistes y ont fait régner la terreur, et ont versé le sang – alors que l’armée a fait profil bas, pour éviter des incidents. Le récit de l’enlèvement d’un opposant modéré, Mohamed Salid Hamadah, et des tortures et menaces qu’il a subi de la part d’extrémistes sunnites fait froid dans le dos, et laisse supposer ce que serait le climat de la Syrie si elle tombait dans leurs mains ! » [8]
Il est vrai qu’au début des violences en Syrie, les protestations prirent, du point de vue des slogans utilisés (liberté, justice, démocratie, réclamations sociales, etc.), une forme pacifique ; et les demandes des manifestants demeuraient encore à la limite des revendications sociales. Cependant, ces protestations se sont transformées, précipitamment, en actes de violence confessionnelle ciblés contre les minorités religieuses du pays, telles que les musulmans hétérodoxes et les chrétiens.

La conjuration impérialiste

Aussi, les slogans politiques croulèrent en brousse de haine religieuse. Même si le régime politique en Syrie est « contaminé », depuis des décennies, d’une bureaucratie corrompue et contagieuse, il n’en découle nullement de justifier les actes de barbarisme commis par des fanatiques religieux contre les groupes minoritaires et les institutions de l’État.
Dans ce sens, il sera dangereux d’oublier que derrière les réclamations d’une partie du peuple syrien, légitimes au point de départ, se cachent, en effet, les intérêts, pour ainsi dire, des vrais conjurateurs : un bonapartisme caricatural français à la Sarkozy en premier lieu, un impérialisme de carcasses américain à l’Obama, un « humanisme » islamiste turc à l’Erdogan et un wahhabisme « éclairé » arabe à la Saoudienne.
De ce qui vient d’être dit et dans des circonstances pareilles, il est clair d’emblée que la prétendue "révolution" syrienne n’est qu’une machination dirigée alpha et oméga par les centres de pouvoir impérialistes, dont l’objectif fixé à court terme se présente dans le renversement du régime du président syrien Bachar Al-Assad, et à long terme dans la réoccupation du Proche-Orient et la reconstruction de sa carte géopolitique ; un objectif qui nous promet, désastreusement, un futur catastrophique dans la région.
En guise de conclusion, nous trouvons pertinent de raconter une petite anecdote : « Naguère un brave homme s’imaginait que, si les hommes se noyaient, c’est uniquement parce qu’ils étaient possédés par l’idée de la pesanteur. Qu’ils s’ôtent de la tête cette représentation, et les voilà désormais à l’abri de tout risque de noyade ». Ce brave homme, c’était le type même des hâbleurs et fanfaronnades des machines médiatiques impérialistes et leur subordonnées arabes, qui croient, tristement, que les problèmes du monde arabe, tels que le développement social et économique, l’analphabétisme, les droits de l’Homme, les libertés, la démocratie, l’occupation, le confessionnalisme, les droits des minorités, les droits des femmes, etc. seront résolus une fois le régime syrien serait bouleversé.

Fida DAKROUB
Ph.D Études françaises
[1] Selon nous, un média subordonné est un moyen de malinformation placé sous la dépendance d’un autre moyen de malinformation principal. Le subordonné ne peut assurer un message cohérent en dehors de cette dépendance. Par exemple : les médias arabes pétrodalliers entrent en relation de subordination avec les médias occidentaux principaux.
[2] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/syrie-juppe-accuse_10...
[3] Chitour, Chems Eddine. http://www.legrandsoir.info/face-a-la-democratie-aeroportee-...
[4] http://french.peopledaily.com.cn/International/7605693.html
[5] http://www.lepost.fr/article/2011/08/11/2566824_syrie-le-rep...
[6] http://rt.com/news/russia-syria-medvedev-interview-167/
[7] http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1904/05/vil1904...
[8] http://www.michelcollon.info/Oui-il-y-a-des-terroristes.html...

L'anthologie du sport Guadeloupéen sous la direction d'Harry Méphon

L'anthologie du sport Guadeloupéen, un ouvrage écrit sous la direction d'Harry Méphon sera présenté pour sa sortie officielle le 25 au 27 Novembre lors des Foulées littéraires à Lormont.


Anthologie Du Sport Guadeloupeen