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jeudi 25 avril 2013

La Corée du Nord, ce pays qui refuse les diktats américains !, par Akil Hussein



Un dictateur fou, dirigeant d'un Etat voyou, veut lancer ses bombes nucléaires, sur la Corée du Sud, le Japon et même, sur les Etats-Unis, tous des pays démocratiques, épris de liberté et n'ayant d'autres soucis que de servir les grandes causes de l'humanité... Bref, la perfide histoire de l'agneau féroce et méchant qui veut dévorer le gentil loup et dont les cercles mondiaux de l'agression font usage, chaque fois que les Etats-Unis et leurs alliés décident de mettre en application l'un de leurs projets hégémoniques.

L'actuelle escalade des tensions, dans et autour la péninsule coréenne, est la résultante d'un ensemble de conflits, dont les origines remontent à l'effondrement de l'empire coréen et à la défaite, en 1905, de la Russie tsariste, suite à laquelle la Corée est tombée, sous la domination japonaise, qui a duré, jusqu'à la défaite du Japon, devant les armées américaines, en 1945.

A partir de cette date, la Corée, peut-être plus que les autres pays asiatiques occupés, auparavant, par les Japonais, devait faire l'objet des convoitises des deux puissances «libératrices», qui ont remporté la victoire, dans cette région du monde, à savoir, les Etats-Unis et l'ex-Union soviétique. 

Malgré le climat alors favorable aux idées socialistes, dans l'ensemble de la rue coréenne, les soviétiques, qui donnaient plus d'importance à la consolidation de leurs positions, dans les pays qu'ils ont libérés de l'occupation nazie, en Europe centrale et de l'Est, se sont contentés d'occuper, militairement, la partie de la péninsule, située au Nord du 38e parallèle, laissant, ainsi, la partie Sud aux Américains.

Ces derniers -qui avaient largué leurs bombes atomiques sur le Japon, non pour l'obliger à se soumettre, parce qu'il était déjà vaincu, militairement et économiquement, mais pour effrayer les autres pays de la région et les obliger à capituler sans résistance- entendaient étendre leur domination sur la totalité de la péninsule coréenne. Ils projetaient, ainsi, d'établir une tête de pont, sur le continent asiatique, censée leur donner des avantages stratégiques, dans les confrontations à venir avec les Soviétiques, mais aussi avec la Chine, qui était, au bout de la Longue marche dirigée par Mao Tsé-Toung, sur le point de passer au communisme. 

Entre 1945 et 1950, la Corée du Nord construisait, sans problèmes, son régime communiste, en profitant de l'aide soviétique et du climat révolutionnaire, en Chine. En Corée du Sud, les Américains qui, en Europe, ont intégré les anciens Nazis, ont fait de même, en récupérant les anciens collaborateurs avec l'occupation japonaise et en leur confiant les postes clés, dans toutes les administrations de l'Etat. De plus, ils ont refusé de reconnaître les organisations politiques et ouvrières fondées par les Coréens, ce qui a causé plusieurs insurrections populaires et ouvrières.

Moyen privilégié, pour changer le cours de l'histoire, la guerre de 1951-1953, qui a fait 2 millions de morts, parmi les civils, a été provoquée et conduite, par les Américains, sous la bannière des Nation Unies, avec la participation de plusieurs armées occidentales, dans le but de renverser le régime en place, au Nord et, du même coup, contenir la progression du communisme, en Asie, surtout, après la victoire des Communistes chinois, en 1949. Peine restée inutile, malgré le déluge de bombes traditionnelles et au napalm larguées, par les bombardiers stratégiques américains, sur les villes du Nord, et même si les faucons politiques et militaires américains menaçaient de lancer des attaques chimiques, bactériologiques et nucléaires. La division de la péninsule a été consacrée et, faute d'un traité de paix, l'accord, sur un cessez-le feu, entre les belligérants est toujours en vigueur.

Des dizaines de heurts limités ont eu lieu entre les deux Corées, depuis le cessez-le-feu. Pourtant, un dialogue fut amorcé, à partir de 1972, et les dirigeants des deux pays se sont rencontrés, à plusieurs reprises, dans le but de promouvoir la paix et la prospérité économique, dans la péninsule, et certaines formes de coopérations ont fait leur apparition, dont l'installation, en l'an 2000, par la Corée du Sud, d'un grand central industriel, en Corée du Nord. 

Dans le cadre des négociations à Six, entamées, en 2003, Pyongyang a accepté de démanteler ses installations nucléaires et a même détruit l'une de ces installations.

Mais ce qui est certain est que les Etats-Unis n'ont point renoncé à leur projet hégémonique et entendent toujours renverser le régime nord-coréen, qui est, pratiquement, le seul qui a résisté à l'effondrement du communisme. Ils n'ont rien fait, pour dissiper les inquiétudes de Pyongyang. Au contraire, ils insistent à vouloir voir la Corée du Nord renoncer à la totalité de son programme nucléaire et stopper ses essais nucléaires et ses tirs de missiles balistiques.

La Corée du Nord, soumise depuis plus de soixante ans à d'énormes sanctions économiques, à des pressions politiques et à des intimidations militaires, devrait-elle, pour autant, s'incliner devant les diktats américains, pour ne plus être traitées d'Etat-voyou et rejoindre, ainsi, la foule d'Etats qui, partout, dans le monde, sont dorlotés, par l'oncle Sam, en récompense aux crimes qu'ils commettent, à l'égard de leurs propres peuples ? 

Source : moqawama

jeudi 21 février 2013

Essai nucléaire : la Corée du Nord utilise une substance radioactive inconnue



Les services de renseignement occidentaux et sud-coréens ne réussissent pas à déterminer la substance radioactive utilisée par la Corée du Nord lors de son essai nucléaire du 12 février 2013, annoncent les médias occidentaux.

Selon les experts, la nouvelle bombe dépasse de plusieurs fois la puissance de celle testée en 2006.

Les spécialistes prétendent que la Corée du Nord avait utilisé du plutonium lors de ses essais nucléaires en 2006 et en 2009.

lundi 16 avril 2012

Pour le 100e anniversaire de naissance du 1er président nord coréen






















Pour le 100e anniversaire de naissance du 1er président nord coréen,les dignitaires ont organisé une grande parade militaire.L'occasion pour son petit-fils actuel président de menacer les occidentaux:"La supériorité militaire et technologique n'est plus uniquement aux mains des impérialistes. Le temps où l'ennemi nous menaçait et faisait du chantage avec des bombes atomiques est bel et bien terminé. Aucun pays ne peut nous attaquer."

samedi 14 avril 2012

Le secret de la survie de la Corée du Nord


La Corée du Nord est une nouvelle fois parvenue à se retrouver sous le feu des projecteurs du monde entier. Le lancement promis de la fusée spatiale à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance du Grand Leader Kim Il Sung a donné la migraine à tous les voisins de la RDPC et aux Etats-Unis. En dépit de la transparence de l'événement, inhabituelle pour la Corée du Nord (on a invité activement les journalistes étrangers), le monde refuse de croire que c'est un simple programme spatial pacifique, et non pas un test de missile balistique. D'autant plus que l'expérience montre que les engins fabriqués par les "artisans" nord-coréens peuvent s'écarter de leur trajectoire et simplement tomber n'importe où.

Il y a vingt ans, lorsque l'URSS s'est effondrée et que le régime du Juche a été privé de son aide matérielle, pratiquement tout le monde supposait que Pyongyang était condamné à l'effondrement imminent. Et on en était définitivement convaincu en 1994, après la mort du guide irremplaçable Kim Il Sung, lorsque son fils, considéré par tous comme un playboy incapable de diriger un pays, lui a succédé. Cependant, un autre changement s'est récemment produit au sommet du pouvoir, et cette fois le petit-fils du Grand Leader, jeune et inexpérimenté, à qui on prédit également un effondrement rapide, s'est retrouvé à la barre. Il serait intéressant de voir le résultat dans quelques années…

Il existe plusieurs raisons à la solidité exceptionnelle du socialisme coréen. Premièrement, Pyongyang ne s'est jamais permis aucune expérience libérale: la pression répressive incessante empêche l'apparition de tout germe alternatif. Les dirigeants nord-coréens ont retenu la leçon des "pays socialistes fraternels" – la libéralisation contrôlée devient immédiatement incontrôlable.

D'autant plus que les autorités nord-coréennes arrivent à conserver une opacité sans précédent pour le monde contemporain – il n'existe aucun autre Etat où l'influence extérieure soit aussi fermement contenue. Cela donne une protection très solide, même si elle n'est pas fiable à 100%, contre des événements similaires au printemps arabe.

Deuxièmement, au stade initial de la création de la nouvelle situation mondiale, Pyongyang avait astucieusement misé sur le programme nucléaire. Ainsi, lorsqu'à la charnière des XXe et XXIe siècles l'administration américaine a commencé à pratiquer le renversement des régimes indésirables par la force, il était trop tard pour s'en prendre à la Corée du Nord: le risque de provoquer une riposte nucléaire suicidaire en infligeant un préjudice inacceptable à l'ennemi était trop élevé; comme c'est souvent le cas dans les relations de voisinage, la réputation de cinglé et d'écervelé est parfois bénéfique. Même la Corée du Sud, en dépit des menaces proférées, préfère ne pas franchir cette ligne. On ignore à coup sûr si le gouvernement nord-coréen est prêt à devenir kamikaze ou non, mais personne n'est volontaire pour essayer de le savoir. Ceci dit, Pyongyang renforce activement son image de partenaire irrationnel et dangereusement écervelé.

Troisièmement, le soutien de Pékin joue un rôle décisif. A l'époque soviétique la Chine était déjà la "patronne" de Pyongyang, et à partir des années 1990 elle a accédé au rang de grand protecteur. Cela n'a rien à voir avec les affinités idéologiques: le dogmatisme agressif des camarades nord-coréens est étranger aux pragmatiques Chinois. Mais la Chine part du fait que le statu quo est préférable à toute alternative. Que ce soit une Corée unie proaméricaine ou la "grande" Corée avec des ambitions et une tendance nationaliste, Pékin ne retirera aucun avantage d'un tel voisinage.

Quatrièmement, pratiquement personne ne veut voir l'unification de la Corée. Pyongyang a depuis longtemps renoncé à ses velléités d'expansion: toutes ses forces sont engagées dans la survie du régime. Par ailleurs, la réunification inopinée avec les frères du Nord serait susceptible de ruiner la Corée du Sud. Bien que le Japon craigne les Nord-Coréens cinglés, il ne sera certainement pas ravi de voir apparaître une Corée unie, même sous l'égide de Séoul: pendant les cent dernières années, les Coréens ont accumulé beaucoup de griefs envers leurs voisins, mais avant tout envers les Japonais.

Curieusement, la Russie aurait le plus à gagner de la réunification de la Corée. Les relations particulières avec la Corée du Nord relèvent de la pure fantaisie. Mais en cas d'unification on assisterait à l'émergence d'un grand pays influent, avec bien moins de griefs historiques ou autres envers Moscou qu'à l'égard de tout autre voisin. Au vu de son nouveau positionnement en Asie, la Russie est très intéressée par une diversification maximale des relations afin d'éviter une dépendance totale envers Pékin, et la Corée pourrait devenir le partenaire le plus pratique. Sans parler des projets d'artères énergétiques et de transport qui n'aboutissent pas à cause du conflit coréen. D'où les efforts de la Russie pour changer le paradigme du règlement du litige. De l'approche américaine qui a échoué à la tentative d'intéresser Pyongyang par des dividendes économiques (le projet de gazoduc transcoréen).

Enfin, pour les Etats-Unis la question nord-coréenne est plus ambiguë qu'il ne paraît. Bien sûr, un Etat imprévisible, qui n'arrête pas de taquiner la superpuissance avec ses essais nucléaires, ses tirs de missile ou ses nouvelles cascades de centrifugeuses, ne peut pas ne pas irriter fortement Washington. Cependant, en regardant la situation à plus long terme, il s'avère que les parias nord-coréens sont très utiles pour les Etats-Unis.

Le principal objectif des Etats-Unis dans la prochaine décennie consiste à renforcer ses positions en Asie-Pacifique, ce qui a déjà été officiellement annoncé. La concurrence stratégique avec la Chine n'est pas encore prédéterminée, mais sa probabilité augmente rapidement. Lancer un défi franc à Pékin en commençant son "encerclement", constituerait une provocation trop grosse (bien que l'intensification de l'activité de la diplomatie américaine au Vietnam, en Birmanie et dans toute l'Asie du Sud-est soit évidente). D'autant plus que l'interdépendance économique sur plusieurs niveaux ne permet pas d'agir de front. Or la présence dans la région d'un régime agressif, qui confirme sa réputation, et qui est réellement craint par les voisins alliés des Etats-Unis, est un prétexte idéal pour renforcer les alliances et la présence militaro-politique US, qu'elle soit terrestre, maritime ou antimissile.

De ce point de vue, Pékin aurait dû depuis longtemps calmer ses clients nord-coréens en les mettant sur le chemin de la transformation pacifique, cependant on ignore s'il aurait été capable de le faire. Il est impossible de simplement convaincre les guides nord-coréens. Et l'Occident pourrait se tromper en supposant que Pyongyang ferait marche-arrière si la Chine réduisait ou fermait le robinet de l'aide économique. Le gouvernement nord-coréen est conscient que leurs partenaires chinois voudront avant tout éviter une aggravation de la situation qui serait capable de faire pencher le statu quo d'un côté défavorable pour Pékin. Par conséquent, on peut exercer un chantage à une telle aggravation non seulement sur les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, mais également sur la Chine. De cette manière, par sa pression Pékin pourrait engendrer un sursaut d'agression de Pyongyang contre Séoul ou Tokyo, ce qui provoquerait une implication plus importante des Américains et affecterait la Chine selon le principe du boomerang. On assiste à un paradoxe. La clé de la survie du régime anachronique de la RDPC, fruit étrange d'une époque révolue et d'une idéologie ratée, réside dans les relations extrêmement complexes des puissances en Asie qui marquent les contours d'une forte concurrence à terme.

Fedor Loukianov

lundi 13 février 2012

Balade de 20 jours en Corée du Nord



Très intéressant reportage photographique en Corée du Nord:

J'ai fait un voyage de plus de 20 jours en Corée du Nord en septembre 2011, je souhaite vous présenter les quelques milliers de photographies et vidéos que j'ai pu prendre sur place :

http://www.flickr.com/photos/cyril_groue/collections/72157627943766307/

Certaines sont vraiment aux antipodes des clichés entendus sur ce pays pour lequel la désinformation est très souvent de mise. En guise d'exemple, voyez ces deux photographies : 
http://www.flickr.com/photos/cyril_groue/6325701469/


Quoi de plus ouvert et subversif que cette photographie ? Deux demoiselles, au sein de l'armée nord-coréenne, réputée la plus rigide qui soit, échangeant ce bref moment glamour et, disons-le, érotique ?

Aussi, cette photographie : 

http://www.flickr.com/photos/cyril_groue/6353198541/in/set-72157628068525970

Propagande omniprésente et oppressante. Pourtant, la jeunesse partage son appétit de vie et sa tolérance par-delà le Régime fort. Peut-on y voir ici les prémices d'une "révolution" comme l'ont connue les pays arabes dernièrement ?

De plus, de nombreuses autres photographies prises en "trichant" valent le détour pour témoigner de la situation actuelle en Corée du Nord.



Groué Cyril

lundi 19 décembre 2011

Kim Jong-Il meurt à l'âge de 69 ans


Corée du Nord: Le chef suprême Kim Jong-Il est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 69 ans, selon les rapports de la télévision de l'État nord coréen.