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lundi 15 avril 2013

L'avènement d'une quatrième Guerre mondiale est scientifiquement probable


La pause accordée à l’humanité entre la troisième et la quatrième guerre mondiale pourrait bien toucher à sa fin. C’est la conclusion qui a été faite par des scientifiques de l’Académie russe des sciences militaires, en se basant sur la théorie des cycles de Kondratiev.

Selon cette théorie développée par l’économiste soviétique Nikolaï Kondratiev – également appelée théorie des ondes longues – une nouvelle guerre mondiale pourrait débuter dans la décennie à venir, a déclaré Sergei Malkov, membre de l’Académie des sciences militaires et professeur de l’Université de Moscou. À la demande de La Voix de la Russie, le professeur a présenté son sentiment sur les perspectives d’évolution du monde.

D’après une vision très simplifiée des cycles de Kondratiev, les périodes de développement économique des civilisations modernes durent entre 40 et 60 ans.

Nikolaï Kondratiev a identifié six cycles pour la période historique de 1803 à 2060. Le quatrième cycle a duré de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la première moitié des années quatre-vingt. Nous sommes actuellement dans le cinquième cycle qui, selon Kondratiev, devrait s’achever en 2018. Les partisans de cette théorie relient étroitement chaque cycle économique à un niveau de technologie spécifique. Notre époque se distingue par le développement des nouvelles technologies, des télécommunications et de la robotique. Le sixième cycle devrait être marqué par une percée des nano et biotechnologies, mais aussi de l’intelligence artificielle et des sciences cognitives.

Mais chaque cycle d’essor technologique s’accompagne invariablement de crises et de guerres. La fin du cycle actuel et la transition vers un nouveau stade de développement technologique se feront dans un contexte de forte instabilité politique, voire d’une nouvelle guerre mondiale, affirme Sergei Malkov.

« Nous traversons actuellement une période de crise, de dépression, et cherchons le moyen d’en sortir. En particulier, en s’appuyant sur les nouvelles technologies qui seront les moteurs de la croissance. Ce que l’on nomme les technologies NBIC : nanotechnologies, biotechnologies, intelligence artificielle et sciences cognitives. Mais cette période est très dangereuse, car nous n’y trouvons pas d’issue, alors que beaucoup de tensions se sont accumulées. C’est habituellement à ce moment-là que commencent les guerres mondiales. Le commerce international, les finances, le système économique, politique et classique, tout arrive à terme.»

En effet, si nous prenons pour modèle la théorie des cycles, nous pouvons voir qu’au cours des deux derniers siècles, les événements les plus sanglants de l’histoire du monde ont eu lieu en ces phases de déclin, aussi appelées « vagues de Kondratiev ». La crise a déjà eu lieu, et nous approchons à présent du cap fatidique. Selon les prévisions des partisans de la théorie de Kondratiev, le moment le plus critique devrait advenir en 2016-2017.

Bien sûr, il est aujourd’hui difficile à dire s’il s’agira d’une guerre mondiale au sens traditionnel du terme. Mais selon le professeur Makov, l’avènement de guerres informationnelle, psychologique, économique et commerciale, ne fait aucun doute.

« Précédemment la troisième guerre mondiale a eu lieu justement à la jonction des quatrième et cinquième cycles de Kondratiev. Elle s’est déroulée sans utilisation généralisée des armes, mais le résultat est clair : la carte géopolitique du monde a été redessinée, lechallengerpour la domination du monde, l’Union soviétique et ses alliés, ont été vaincus et ont cessé d’exister dans leur forme passée. Aujourd’hui, le rôle de l’Union Soviétique est joué par le nouveau prétendent auleadership mondial : la Chine. »

Durant cette nouvelle étape du développement de l’humanité, les événements majeurs dépendront de l’évolution des relations sino-américaines. Le conflit larvé qui menace la péninsule coréenne illustre parfaitement ce schéma de division du monde, selon Sergei Malkov. Dans le cas des deux Corée, nous sommes face aux conséquences de la politique américaine qui encourage le développement de zones de conflit dans le seul intérêt des Etats-Unis. Tous les concurrents « technologiques » des Etats-Unis – la Russie, la Chine, le Japon, voire même la Corée du Sud – se trouvent dans cette région de l’Asie et du Pacifique.

Selon Malkov, les Etats-Unis sont en train de perdre leur position dans le monde. L’instabilité économique mondiale provoque l’augmentation du cours du Dollar américain, et les déséquilibres politiques conduisent à accroître les attentes envers les Etats-Unis, en tant qu’arbitre mondial. En raison de l’essoufflement de la puissance économique américaine, les Etats-Unis ne peuvent plus s’imposer comme uniqueleader mondial, c’est pourquoi ils commencent à mettre davantage en avant les composantes politiques, financières et même technologiques de ce leadership. Les Américains sont forcés de soutenir l’instabilité du monde.

Il est clair que nous sommes dans l’utopie. Cependant la réalité est telle, que même indépendamment de la théorie des cycles, la transformation du monde ressemble fort à un scénario de science fiction.


Nikita Sorokine

mardi 21 août 2012

« L'hygiène » des émotions nous sauvera du suicide ?



La récession économique à la fin des années zéro est devenue la raison de plus de mille suicides en Grande-Bretagne, écrit le journal The Daily Mail citant les recherches des universités de Cambridge et de Liverpool. Dans la plupart des cas, il faut chercher les raisons des suicides plus profondément, les experts russes en sont persuadés.

Les crises graves provoquent en effet la croissance des suicides. Aux États-Unis, par exemple, à l'époque de la Grande dépression, dans les années 30, le nombre des suicides a doublé. Il y a un exemple récent : le scandale en France avec l'ancien chef de France Telecom Didier Lombard. On l’a accusé du fait que sa politique rigide de gestion du personnel dans les années 2008-2009, pendant la crise, avait engendré dans la compagnie une vague de suicides.

Cependant, les problèmes comme la perte du travail, le manque d'argent, le conflit avec les autorités ou le divorce, jouent d'habitude seulement le rôle de la dernière goutte, disent les experts russes. Les raisons principales des suicides sont liées à la mentalité et la physiologie. En effet, il y a beaucoup de gens qui, ayant connu des problèmes, mobilisent leurs forces et trouvent le moyen de les résoudre.

Dans la société de consommation, les difficultés économiques poussent plus souvent les gens au suicide, dit le chef de l'Institut du comportement Igor Kouzitchev. D'ailleurs, la question de vie ou de mort dépend non seulement d’elles, précise-t- il.

« La motivation de la prise de décision fatale, économique, morale, interpersonnelle, est secondaire par rapport à la philosophie de la vie, comment la personne réagit aux différentes situations. Dans la société, on nous apprend l'hygiène corporelle, par exemple, prendre une douche. Mais l'hygiène des idées, la prophylaxie des émotions, malheureusement, dans plusieurs États, y compris industrialisés, n’est pas enseignée aux gens ».

La personne, qui réagit de façon trop émotionnelle aux difficultés, se retrouve dans une impasse. À propos, plus souvent ce sont justement les hommes. Ce n’est pas un hasard si on comptait 850 suicides masculins sur 1 000 cas en Grande-Bretagne à la fin des années zéro. Le fait est que les hommes veulent avoir l'air forts devant leurs proches : le salaire et la position dans la société sont importants pour eux.

D'ailleurs, assez souvent la personne se trouve dans un piège génétique, dont, cependant, il existe beaucoup de moyens de sortir, dit Natalia Chemtchouk.


« Beaucoup de choses dépendent de la prédisposition génétique. Il y a des familles, où il y a plus souvent des suicides, des dépressions. Il doit y avoir des bases morales, qui arrêteront la personne avant le dernier pas - la religion, la famille, les valeurs morales ».


Maintenant, l'Espagne et la Grèce connaissent les plus grandes difficultés économiques. Mais, quelle que soit la situation, les habitants de ces pays ne devraient pas céder aux émotions. Et les médias ne doivent pas semer la panique. D'ailleurs, plusieurs habitants de l'Europe du sud sont de nature optimiste et ils sont habitués à venir à bout des difficultés économiques. 

Olga Sobolevskaïa
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