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mercredi 3 mai 2017

Quand la France se comporte en valet des USA


Il faut dire non à la guerre que nous promette l'OTAN. Nous voulons la paix !

jeudi 6 avril 2017

La 3e guerre mondiale


Le comportement imprévisible et instable du président Donald Trump est une occasion propice pour l´oligarchie mondialiste pour lui faire endosser le déclenchement de la 3ème guerre mondiale contre la Russie à partir du conflit syrien. Grace à ce comportement impulsif de brute, on pourra alléguer sans ambages que la 3ème guerre mondiale fut déclenchée par un président multimilliardaire, paranoïa et immature. Les historiens de l´establishment passeront alors tout leur temps de façon hypocrite à écrire des livres dressant le portrait psychiatrique de Donald Trump. Pourtant nous savons tous les chefs-d´orchestre de l´apocalypse sont ailleurs. Les marionnettistes mondialistes de cette dangereuse guerre aux conséquences inimaginables se drapent toujours à l´ombre des décideurs pour manipuler la réalité des faits qui mèneront l´humanité vers le CHAOS INFERNAL. - 

Patrick Mba´lla

mardi 29 mars 2016

Analyse de GILLES BLONDIAU sur les causes de tous ces attentats dans le monde.



" On a mis le feu aux quatre coins du monde et voilà que les braises volent jusque chez nous.
On a donné à l’Iraq le droit d’attaquer le Koweït par ce que Saddam était notre ami. Puis on a attaqué l’Iraq parce que l’Irak avait attaqué le Koweït (et que de toute façon, Saddam n’était plus notre ami).
On a créé Al Qaïda pour emmerder les soviétiques qui avaient osé envahir l’Afghanistan et Al Qaïda a attaqué l’Amérique. Alors, on a attaqué l’Afghanistan qu’on a mis à feu et à sang.

On a dit que l’Irak avait des armes de destructions massives parce qu’un américain à l’Onu avait agité une petite fiole contenant du yaourt, et on a encore une fois attaqué l’Irak. On a compris alors qu’il n’y avait jamais eu d’armes de destructions massives, mais on y est resté et depuis, c’est l’horreur tous les jours.

On a soutenu El Assad jusqu’au jour où il ne nous intéressait plus. Alors, on a armé les islamistes dits « modérés » (et les autres aussi, mais cela, il ne faut pas le dire !) et on a mis la Syrie à feu et à sang.
On a invité Kadhafi à planter sa tente dans les jardins de l’Elisée parce que Kadhafi était notre ami, et puis surtout, qu’il finançait la campagne de Sarko (mais chut : on ne peut pas le dire non plus !). Et puis, Sarko a gagné les élections, et on est allé tuer Kadhafi (ce n’était peut-être pas raisonnable, mais c’était quand même plus prudent !). Depuis, les fous (de Dieu) qui lui succèdent sont bien pires que lui, et … c’est la tristesse et la désolation tous les jours…

Mais n’allez surtout pas croire que nous sommes en guerre avec tous les pays arabes ou musulmans ! Non ! Par exemple, on est ami avec l’Arabie Saoudite qui après tout n’a pas grand-chose à se reprocher, si ce n’est d’entretenir une société féodale où on décapite, où on coupe des mains, où on a des esclaves… et qui subventionne le terrorisme (pas grand-chose, en somme !). Nous sommes aussi amis avec la Turquie qui n’a pas non plus grand-chose à se reprocher si ce n’est de glisser lentement mais surement vers la dictature (lentement mais plus vite que nous quand même), de massacrer quelques Kurdes (et probablement aussi quelques réfugiés, mais cela nous arrange) et d’écouler le pétrole de l’Etat Islamique (mais bon… business is business !)

On a mis le monde à feu et à sang et aujourd’hui, la tempête qui se lève emmène des braises jusque chez nous. Aujourd’hui, nos guerres nous reviennent au visage et certains de nos malheureux enfants innocents ont perdu la vie à Bruxelles. 

On va les pleurer, on va faire quelques amalgames, on va surtout adopter quelques mesures sécuritaires et liberticides en plus, et tout continuera comme avant… sauf qu’on aura fait un pas de plus vers le fascisme. 

Mais un jour, ce ne sont plus des braises qui nous arriveront. Un jour toute notre maison va brûler. Ce jour-là, il sera malheureusement trop tard et cela me fait chier car j’ai des enfants."

GILLES BLONDIAU

lundi 15 avril 2013

L'avènement d'une quatrième Guerre mondiale est scientifiquement probable


La pause accordée à l’humanité entre la troisième et la quatrième guerre mondiale pourrait bien toucher à sa fin. C’est la conclusion qui a été faite par des scientifiques de l’Académie russe des sciences militaires, en se basant sur la théorie des cycles de Kondratiev.

Selon cette théorie développée par l’économiste soviétique Nikolaï Kondratiev – également appelée théorie des ondes longues – une nouvelle guerre mondiale pourrait débuter dans la décennie à venir, a déclaré Sergei Malkov, membre de l’Académie des sciences militaires et professeur de l’Université de Moscou. À la demande de La Voix de la Russie, le professeur a présenté son sentiment sur les perspectives d’évolution du monde.

D’après une vision très simplifiée des cycles de Kondratiev, les périodes de développement économique des civilisations modernes durent entre 40 et 60 ans.

Nikolaï Kondratiev a identifié six cycles pour la période historique de 1803 à 2060. Le quatrième cycle a duré de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la première moitié des années quatre-vingt. Nous sommes actuellement dans le cinquième cycle qui, selon Kondratiev, devrait s’achever en 2018. Les partisans de cette théorie relient étroitement chaque cycle économique à un niveau de technologie spécifique. Notre époque se distingue par le développement des nouvelles technologies, des télécommunications et de la robotique. Le sixième cycle devrait être marqué par une percée des nano et biotechnologies, mais aussi de l’intelligence artificielle et des sciences cognitives.

Mais chaque cycle d’essor technologique s’accompagne invariablement de crises et de guerres. La fin du cycle actuel et la transition vers un nouveau stade de développement technologique se feront dans un contexte de forte instabilité politique, voire d’une nouvelle guerre mondiale, affirme Sergei Malkov.

« Nous traversons actuellement une période de crise, de dépression, et cherchons le moyen d’en sortir. En particulier, en s’appuyant sur les nouvelles technologies qui seront les moteurs de la croissance. Ce que l’on nomme les technologies NBIC : nanotechnologies, biotechnologies, intelligence artificielle et sciences cognitives. Mais cette période est très dangereuse, car nous n’y trouvons pas d’issue, alors que beaucoup de tensions se sont accumulées. C’est habituellement à ce moment-là que commencent les guerres mondiales. Le commerce international, les finances, le système économique, politique et classique, tout arrive à terme.»

En effet, si nous prenons pour modèle la théorie des cycles, nous pouvons voir qu’au cours des deux derniers siècles, les événements les plus sanglants de l’histoire du monde ont eu lieu en ces phases de déclin, aussi appelées « vagues de Kondratiev ». La crise a déjà eu lieu, et nous approchons à présent du cap fatidique. Selon les prévisions des partisans de la théorie de Kondratiev, le moment le plus critique devrait advenir en 2016-2017.

Bien sûr, il est aujourd’hui difficile à dire s’il s’agira d’une guerre mondiale au sens traditionnel du terme. Mais selon le professeur Makov, l’avènement de guerres informationnelle, psychologique, économique et commerciale, ne fait aucun doute.

« Précédemment la troisième guerre mondiale a eu lieu justement à la jonction des quatrième et cinquième cycles de Kondratiev. Elle s’est déroulée sans utilisation généralisée des armes, mais le résultat est clair : la carte géopolitique du monde a été redessinée, lechallengerpour la domination du monde, l’Union soviétique et ses alliés, ont été vaincus et ont cessé d’exister dans leur forme passée. Aujourd’hui, le rôle de l’Union Soviétique est joué par le nouveau prétendent auleadership mondial : la Chine. »

Durant cette nouvelle étape du développement de l’humanité, les événements majeurs dépendront de l’évolution des relations sino-américaines. Le conflit larvé qui menace la péninsule coréenne illustre parfaitement ce schéma de division du monde, selon Sergei Malkov. Dans le cas des deux Corée, nous sommes face aux conséquences de la politique américaine qui encourage le développement de zones de conflit dans le seul intérêt des Etats-Unis. Tous les concurrents « technologiques » des Etats-Unis – la Russie, la Chine, le Japon, voire même la Corée du Sud – se trouvent dans cette région de l’Asie et du Pacifique.

Selon Malkov, les Etats-Unis sont en train de perdre leur position dans le monde. L’instabilité économique mondiale provoque l’augmentation du cours du Dollar américain, et les déséquilibres politiques conduisent à accroître les attentes envers les Etats-Unis, en tant qu’arbitre mondial. En raison de l’essoufflement de la puissance économique américaine, les Etats-Unis ne peuvent plus s’imposer comme uniqueleader mondial, c’est pourquoi ils commencent à mettre davantage en avant les composantes politiques, financières et même technologiques de ce leadership. Les Américains sont forcés de soutenir l’instabilité du monde.

Il est clair que nous sommes dans l’utopie. Cependant la réalité est telle, que même indépendamment de la théorie des cycles, la transformation du monde ressemble fort à un scénario de science fiction.


Nikita Sorokine

lundi 21 janvier 2013

Mali: Une carte suffit pour tout vous expliquer...



Les discours, les débats, il suffit ! Une simple carte vous explique clairement les enjeux de la guerre au Mali. 

Pour faire court, si le Qatar a investi en France depuis quelques années, c'est que ce petit pays plein de sous n'a pas d'armée, il a donc financé et armé (avec l'intermédiaire "déjà" de la France) les islamistes, cela pour que la France se rende au Mali les affronter (oui oui, ils affrontent ceux que Sarkozy a placé), et ainsi, se partager les formidables richesses premières qui se cachent dans les profondeurs maliennes... Tout cela explique la présence du Qatar dans l'hexagone !... qui repartira, une fois une partie du pétrole, de l'or, de l'uranium et de la Beauxite dans la poche...

Cette guerre est fabriquée de toute pièce...  Prochaine étape: l'Algérie... la case manquante pour le projet européen d'un méga gazoduc qui passera dans tous les pays arabes qui ont sauté (Egypte, Libye, Tunisie). Il ne manque donc plus qu'à ce projet visant à l'indépendance énergétique de  l'Europe vis à vis de la Russie, que l'Algérie (dont le gazoduc doit remonter vers l'Espagne), et la Syrie (mais l'OTAN se positionne)...


dimanche 12 août 2012

À la recherche de la nouvelle star qaïdiste!



Qaidistes de tous les pays, unissez-vous, vous n’avez rien à perdre que votre trac. Après la Bosnie, la Tchétchénie et l’Afghanistan, l’Occident est tombé amoureux de vous tous, une fois de plus – un grand moment.

Et si toute preuve supplémentaire était nécessaire, la voilà – directement de la bouche de l’establishment US, incarné par le Council of Foreign Relations (CFR). [1]
Comment il est charmant d’apprendre que «les bataillons de l’Armée Syrienne Libre (ASL) sont fatigués, divisés, chaotiques, et inefficaces. Abandonnées par l’Occident, les forces rebelles sont de plus en plus démoralisées… Al Qaïda, cependant, peut aider à améliorer le moral. L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat de l’Irak, le financement des sympathisants sunnites dans le Golfe persique, et surtout, des conséquences mortelles. En bref, l’ASL a besoin aujourd’hui d’Al Qaïda».
Maintenant, nous allons réécrire ce qui précède et le placer? au milieu des années 2000, en Mésopotamie. «La résistance sunnite irakienne est fatigué, divisée, chaotique et inefficace. Se sentant abandonnées par le monde arabe, les forces rebelles sont de plus en plus démoralisées dans leur lutte contre l’armée la plus puissante de l’histoire. Al Qaïda, cependant, peut améliorer le moral. L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat de tous les coins du monde musulman, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des conséquences mortelles. En bref, le résistance sunnite irakienne contre l’occupation US a besoin aujourd’hui d’Al Qaïda».

Imaginez les hurlements d’horreur, à travers l’Occident, si quelqu’un avait proposé cela, il y a quelques années. Comment est-il, humainement, possible de soutenir des «terroristes *» ?

C’est simple : aussi longtemps que ces «terroristes» sont «nos bâtards**».
Le messager de «terro», dans ce cas du CFR, est un certain Ed Husain, décrit comme «attaché supérieur d'études sur le Moyen-Orient» au CFR. Avant de mettre en place le premier laboratoire d'idées de contre-terrorisme en Grande-Bretagne, il était «un militant de la Jamat-e-Islami, du Hizb ut-Tahrir (HT), et d'organisations écrans des Frères Musulmans au Royaume-Uni». Mais grâce à Allah, il s'est repenti, et est devenu «un critique sévère de l’extrémisme et l’islamisme».

La Syrie prouve une fois de plus que l’Occident aime les transfuges. Pourtant, notre transfuge islamiste prend soin de couvrir ses arrières, en ajoutant, «le calcul tacite des décideurs politiques est de se débarrasser d'abord d’Assad – affaiblissant ainsi la position de l’Iran dans la région – et de négocier ensuite avec Al Qaïda plus tard».

Évidemment, notre transfuge – qui parle arabe et est «familier» avec l’ourdou – doit croire que le «blowback» (retour de manivelle) est un film porno (en fait, il est également). Même les nourrissons savent qu’après le djihad afghan des années 1980, les USA, l’Arabie saoudite et le Pakistan ont obtenu leur changement de régime à Kaboul. Ils ont également obtenu les Taliban, Oussama ben Laden, Ayman Al Zawahiri et le«terro» mondial.

Maintenant, j’ai une raison d’être patient.

La Syrie est aujourd’hui l'ultime version du morceau Holiday in the Sun (le remix qaidiste) des Sex Pistols : un aimant pour des Libyens, des Jordaniens, des Saoudiens, des Algériens, desTchétchènes, des Af-pakis, et même des Britanniques aux forts accents londoniens. [2]

Ils se battent aux côtés des Salafistes-wahhabistes syriens, comme cet Abou Bakr, qui vient d’avoir ses 15 minutes de gloire, sur Reuters. [3]

Interrogé sur ses plans futurs, Abou Bakr a admis : «Je ne veux pas imposer dans l'immédiat la charia et commencer à couper les mains des gens qui ont volé. Je crois en la charia. Mais si nous l’imposons à la population, nous allons créer la peur. Nous devons rassurer les minorités que nous les traiterons bien».

Le mot clé ici est, bien sûr, «dans l'immédiat» D’abord, nous nous débarrassons du sanguinaire dictateur et de son régime maléfique. Nous nous réservons de couper les mains et de décapiter les infidèles alaouites, chrétiens, druzes et kurdes, pour plus tard.

Composant la farce d’une ASL, totalement, infiltrée, par des djihadistes, et dans le cas de nombreux gangs ou brigades, dominant, en réalité, tout cela, les grands médias occidentaux ne font pas de prisonniers, en vendant la notion d'une présence de la CIA, sur le terrain, en train d’exécuter l'innocent travail consistant à séparer le bon grain de l'ASL de l’ivraie djihadiste, arbitrant sur qui doit recevoir les valises de dollars US.

Croyants, prenez note : les armes de destruction massive de Saddam Hussein sont, à présent, en vente, sur Ebay.

Apparemment, personne n’a rien raconté à la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton – auteure de la célèbre phrase «Nous sommes venus, nous l’avons vu, il est mort» [lorsqu’elle a été mise au courant de la mort de Kadhafi, NdT] – à propos de ce «monkey business» (affaires louches) djihadiste. [4]

Elle persiste et signe, elle n’aura rien de «la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience de l’Irak», qui valent des éloges à Al-Qaïda. Mais elle l'aura quand même : l’Iran, après tout, reste le Mal Suprême, au-delà de tout Axe possible; d’ailleurs, Washington a besoin d'une tête de Turc fiable, sur qui jeter la faute, dans la mascarade sans fin de la «guerre contre le terrorisme».

Alors oubliez le prochain film de Kathryn Bigelow [réalisatrice US de films sur la violence et les menaces contre l'humanité, NdE] glorifiant le raid contre Oussama Ben Laden, à Abbottabad. «Nous dépensons des milliards de dollars. Et nous ne sommes toujours pas près d’en finir avec notre ennemi».

Vous ne vainquez pas votre ennemi, vous le séduisez et co-optez. Imaginez un remake de l'emblématique Sunset Boulevard de Billy Wilder, avec Norma Desmond jouée par Oussama Ben Laden. «J'étais grande d'habitude. Ce sont les images qui sont devenus petites».

Djihadistes du monde, vous n’avez rien d'autre à perdre que votre collection de discours d’Al Zawahiri sur DVD. Le temps est venu pour vous d’aller en pèlerinage à Hollywood, et enfin d’entrer dans la légende. «Je suis prête pour mon gros plan, M. Ben Laden». Préparez-vous à être submergés par des critiques dithyrambiques.

* Prononciation erronée du mot "terroriste" propre à George W. Bush. [NdE]
** Allusion à la réponse faite par le président Franklin D. Roosevelt à son secrétaire d'Etat qui lui avait dit : "Somoza (dictateur du Nicaragua) est un bâtard !": "Oui, mais c'est notre bâtard". [NdE]


Pepe Escobar



Notes de l'auteur :
1. Voir Council of Foreign Relations.
2. Voir rapport ici.
3.Voir ici.
4. V. dépêche Reuters ici.
5. Voir 
ici
Date de parution de l'article original: 10/08/2012

Traduit par Saïd Ahmiri

mercredi 1 août 2012

Syrie/Iran/Chine : des manoeuvres conjointes s'approchent



Selon le quotidien syrien Al Watan, les forces navales chinoises iraniennes et russes s'apprêtent sous peu de mener des exercices navals de grande envergure dans les eaux territoriales de la Syrie.

Al Watan souligne la mise enn garde de l'Iran lancée à la Turquie selon laquelle Téhéran n'hésitera pas une seule seconde en action si la Turquie attaquait la Syrie. l'Iran et la Syrie sont liés par un accord sécuritaire et militaire . "Les exercices navals que la flotte russe iranienne et chinoise s'apprêtent à organiser dans les eaux syriennes veulent envoyer un message clair auxx ennemis de la Syrie".

mercredi 20 juin 2012

Géostratégie du pire : ils l'auront, leur Troisième Guerre mondiale !



IRIB- «On ne peut vivre sans nuire». Ça c'est certain...
... Mais «nuire pour vivre», relève de ce qu'il convient d'appeler la stratégie du pire. Et, malheureusement, l'arrogance de l'Occident est en train de contraindre l'Humanité, si elle ne l'y a déjà poussée, à ériger la nuisance en règle de confrontation géostratégique.

Sur la question de l'utilité géostratégique de la  nuisance, les rhétoriciens de la stratégie du pire comme passage obligé du bien être de l'Occident, ne manquent pas d'inspiration. Certains, beaucoup plus nuancés comme Anatole France, justifiaient déjà assez maladroitement bien, aux yeux des jeunes générations occidentales, les pires perversions  qui ont endeuillé des peuples allant de leur réduction à l'état d'esclave à leur extermination complète, pure et simple. Il le disait si bien :

Il y a des hommes qui firent sans doute beaucoup de mal, car on ne peut vivre sans nuire, mais qui firent plus de bien encore, puisqu'ils préparèrent le monde meilleur dont nous jouissons aujourd'hui.
- Anatole France
A l'évidence, pour la pensée occidentale, lorsque la finalité du mal permet à l'Occident de jouir d'un monde meilleur, ce mal devient le bien.La Côte d'Ivoire, la Libye, la Syrie et un peu plus tard, le Liban et l'Iran, puis parallèlement à tous ces futurs projets de nuisance, l'attaque meurtrière de la Guinée Equatoriale, du Soudan du Nord, du Cameroun, de la Guinée Conakry, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, etc., constituent les formes achevées de la provocation de l'Occident en quête d'une nouvelle guerre de destruction massive.

Les enjeux sont énormes. C'est pourquoi le projet ne manque pas d'énormité. En effet, les théoriciens de la géostratégie du pire croient dur comme fer qu'il faut une Troisième Guerre mondiale pour rétablir l'équilibre financier dans les Etats de surendettés de l'Occident en s'offrant l'opportunité d'une victoire sur la Chine et la Russie, ce qui leur permettrait de passer ces nombreuses dettes en pertes et profits. Des géo-stratèges américains avec à leur tête, un certain Monsieur Zbigniew Kazimierz Brzeziński, ont réussi à convaincre la Maison Blanche que le monde meilleur qu'ils ont rêvé pour le peuple américain, est menacé parce qu'il y aurait trop d'hommes sur la terre. Or, à l'horizon 2050, il y aurait encore plus d'hommes et un déséquilibre insurmontable naîtrait entre les ressources naturelles disponibles et le stock d'hommes vivants sur terre.
"Zbigniew Kazimierz Brzeziński est né le 28 mars 1928, à Varsovie, en Pologne. Il est un politologue américain d'origine polonaise. Il a été Conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS, [..] qui mettrait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou." (source Wikipédia)

Aujourd'hui, Brzeziński fait partie des conseillers en matière de politique étrangère d'OBAMA. Depuis la barbarie de Georges Bush fils en Irak, il donne l'impression d'avoir révisé ses positions extrémistes à une proportion hypocrite moins choquante, qui tranche avec son radicalisme guerrier d'hier. Mais de toute évidence, ce sont les théories développées par Brzeziński qui sont mises en œuvre en Syrie, après avoir fait leurs preuves en Libye comme elles feront leurs preuves bientôt au Liban et en Iran.

Mais quand on cherche obstinément la guerre, on finit par la trouver. La Troisième guerre mondiale est devenue pour tous les dirigeants européens et américains, la solution unique à la crise dite de la dette. Tous raisonnent comme si aucune autre alternative n'existe. A les regarder agir, tout porte à croire qu'ils reconnaissent aujourd'hui qu'Hitler a été un siècle en avance sur eux. La reconquête du monde par les armes, la soumission des peuples, la déconstruction des Etats stables qui empêchent le triomphe de l'hégémonisme occidental, sont érigés en devoir civique aussi bien en Amérique du Nord qu'en Europe occidentale. Ils veulent tuer et détruire pour vivre heureux.

C'est ce qu'ils croient. C'est ce qu'ils font croire à leurs peuples. Ayant très peu d'esprit critique grâce à plusieurs siècles de manipulation médiatique et d'instrumentalisation, leurs opinions nationales sont favorables à la guerre, à cette grande guerre qu'ils leur présentent comme une petite aventure au moyen Orient, en Asie de l'Est et en Afrique avec des millions d'Arabes, de chinois et au besoin, d'Africains à la gueule cassée, loin des ambiances paisibles de Washington ou de Paris.

Et pourtant ils se trompent. Toute guerre de dimension internationale qu'ils déclencheraient en Asie de l'Est ou ailleurs, finirait dans les rues de Paris et de Washington.

C'est ce message que le Président russe Vladimir Poutine essaie de leur faire passer. En exécutant les dernières semaines, deux tirs de semonce de missiles  intercontinentaux, il envoie un message très clair à l'opinion occidentale pour dire que cette fois-ci, la guerre ne lui sera pas contée. Les peuples occidentaux qui auront commandité cette guerre la subiront et mourront dans leurs lits douillets et alors, ils comprendront le malheur des peuples que leurs Nations massacrent en les diabolisant pour ainsi justifier par le mensonge, le massacre d'innocentes vies.

Mais l'opinion occidentale est sourde et stupide. Elle pense qu'un père qui tue les enfants des autres pour te nourrir avec le pain qui était prévu pour ces enfants-là, est un bon père.Mieux, cette opinion qui se fait de plus en plus batarde, sous influence médiatique, politique et surtout à la merci des idéologues du néo nazisme incarné par des hommes de peu d'éthique sociale comme  Bernard-Henri Lévy, est une opinion égarée, convaincue d'accepter son autodestruction, car en vérité, les dirigeants de l'Occident sont désormais dans le rôle du Gourou qui prépare le suicide collectif parce qu'ils sentent que  l'heure approche et le miracle qu'ils ont promis ne se réalise pas. Or ceux qui ont cru attendent des jours encore meilleurs qui ne reviendront plus jamais et leur désillusion actuelle, qui se mue en désespoir permanent, déclenchera la révolte populaire et la ruine de "l'Empire américain" tout comme de "l'Empire européen".

C'est exactement de cela qu'il s'agit. Ils ont promis une société où l'égalité sociale sera la règle, où le bonheur sera le partage collectif et où le lait et le miel couleront chaque jour. Mais ils ont échoué. Leurs Etats se sont appauvris et surendettés. Ils n'ont aucune solution pour y remédier. Le modèle économique enseigné par le capitalisme barbare et malhonnête à atteint ses limites comme une chaine  d'escroquerie pyramidale.Pendant ce temps, en face, le Communisme remanié en épousant les règles de l'économie de marché triomphe sans partage. Or ce triomphe brise l'équilibre géostratégique et condamne les anciennes puissances à la pauvreté irréversible.

Voici donc la raison première de la guerre qu'ils recherchent. Et ils l'auront, dans un futur proche, cette guerre qui leur manque tant pour faire le bonheur de leurs peuples. Malheureusement, ils ont prévu l'action et non la réaction. Tout comme ils n'ont pas prévu ce Troisième réveil de l'Afrique qu'ils ne pourront, ni empêcher, ni retarder davantage.

A Très bientôt.
Hassane Magued

samedi 10 mars 2012

Iran – Beaucoup de points d’interrogation ou intox ?


Selon l’agence de renseignement Stratfor, il y a pour le moment une volonté de ne pas envenimer les choses avec l’Iran. D’aucuns parlent même d’effort « désespéré pour arriver à un compromis avec l’Iran ». Toutes les grandes puissances impliquées d’une manière ou d’une autre avec l’Iran se concertent. Zbigniew Brzezinski a averti qu’une attaque d’Israël contre l’Iran créerait une catastrophe. Le chef d’état-major chinois Zhang Zhaozhong a récemment déclaré que si les Etats-Unis / Israël attaquaient l’Iran :« La Chine n’hésiterait pas à protéger l’Iran, même au risque de déclencher une Troisième Guerre mondiale ». Vladimir Poutine a également mis en garde l’Occident d’une attaque contre l’Iran.

Il existe de nombreuses études sur les forces militaires iraniennes, en hommes et en matériels. Mais il est finalement assez difficile de déterminer avec certitude ce que sont les moyens de défense de l’Iran, souvent dépeints comme ridiculement faibles.

Les Russes ont livré de grandes quantités de missiles Sunburn conçus pour voler à très basse altitude. Ils peuvent être lancés à partir d’un camion adapté et cibler n’importe quel objectif dans le détroit d’Ormuz. Le missile supersonique SS-N-22 Sunburn peut donc impacter n’importe quel navire. Il est connu comme l’un des plus meurtriers au monde. Il pourrait même mettre en échec le système de radar de défense américaine Aegis. Il faut rappeler qu’un missile russe adapté d’un équipement antibrouillage a frappé une frégate israélienne au large des côtes du Liban lors de la dernière attaque d’Israël contre le Liban.

Une attaque contre l’Iran servirait de prétexte aux grandes firmes du cartel bancaire pour catapulter les cours du pétrole vers des sommets inconnus. La Russie serait le bénéficiaire de cette envolée des prix de l’or noir. Comment réagirait la Chine qui a préparé ce scénario en investissant beaucoup, ces dernières années, en Afrique ?

Gros point d’interrogation

On sait que la Chine a également vendu des missiles de croisière à l’Iran, mais on s’interroge sur ce que l’Iran a pu acheter au marché noir à des vendeurs russes, à l’époque de l’effondrement de l’URSS, quand tout se vendait, y compris des missiles de croisière russes à tête nucléaire. DEBKA affirme que l’Iran possède des dizaines de ces missiles nucléaires achetés au début des années 1990. Depuis plusieurs décennies, les responsables iraniens connaissent les objectifs d’Israël. Sont-ils restés les bras croisés comme on veut nous le faire croire ? Nous ignorons la réponse.

Mais si l’on prend l’hypothèse selon laquelle, les informations transmises à l’agence d’information DEBKA sont justes parce qu’elles furent transmises, par exemple, par Meir Dagan, l’ancien chef du Mossad israélien, on comprend pourquoi ce dernier considère une attaque de l’Iran comme quelque chose de suicidaire pour Israël.


Source: liesi

vendredi 30 septembre 2011

La guerre de Libye, une « cause juste »



Partie I: Désinformation, censure et partilité médiatiques


Très peu de temps après être entré en fonction, [Ronald] Reagan a annoncé la création d’un groupe spécial pour étudier « le problème libyen » […] Un plan a rapidement été rédigé par la CIA, lequel a été révélé par Newsweek en août 1981 : « un stratagèmecoûteux, de grande envergure et en plusieurs étapes pour renverser le régime libyen » et obtenir ce que la CIA appelait la déposition « absolue » de Kadhafi. Le plan réclamait un programme de « désinformation » destiné à embarrasser Kadhafi et son gouvernement; la création d’un « contre-gouvernement » pour contester sa prétention au leadership national; ainsi qu’unecampagne paramilitaire progressive constituée d’opérations de guérilla à petite échelle. (William Blum, Killing Hope, Common Courage Press, 2004, p.283.)


Campagne de désinformation, création d’un contre-gouvernement et campagne paramilitaire comportant des opérations de guérilla, ces trois étapes élaborées en 1981 par la CIA pour renverser le régime libyen ont bien été mises en œuvre en 2011. Drapée dans de faux idéaux « d’intervention humanitaire », une guerre d’agression menée par les forces de l’OTAN a dévasté un pays entier et anéanti tous ses progrès.

Bien qu’archaïque et utilisé presque systématiquement contre les régimes résistant aux intérêts occidentaux, ce modus operandi en trois étapes continue de faire ses preuves dans le cas de la Libye, surtout grâce à la complicité des grands médias. Ce stratagème s’accompagne de censure et de diffamation envers ceux qui condamnent l’opération « Unified Protector » de l’OTAN, vouée, selon son nom, à « protéger les civils libyens ». 

Les médias dominants sont ou complètement aveugles et dans l’ignorance totale ou ils participent volontairement à cette opération occidentale clandestine vouée à installer des dirigeants serviles. Quoi qu’il en soit, ils font de la propagande de guerre, ce qui constitue une violation du droit international. 

Désinformation, censure et partialité

Les médias ont d’abord affirmé sans le démontrer que Kadhafi avait réprimé dans le sang des manifestations pacifiques et qu’il s’apprêtait à massacrer une population sans défense réclamant la démocratie. En réalité, le gouvernement libyen faisait face à une rébellion armée, soutenue clandestinement par les services de renseignement occidentaux, un fait amplement documenté dans les médias indépendants.

En utilisant une technique traditionnelle de diabolisation, les médias ont nourri le mensonge en s’appuyant sur le caractère farfelu du dirigeant libyen. Les médias dominants ont propagé l’idée suivante : « Kadhafi est un fou sanguinaire, il doit être renversé ». L’exemple suivant est tiré d’un article du 2 avril dénonçant le biais des médias en faveur de la rébellion.

La plupart des tyrans trouvent des prétextes nobles pour massacrer ceux qui les contestent. Kadhafi, lui, affirme sans la moindre gêneson intention de déclencher un carnage illimité. À ses yeux, aucun prix n'est trop élevé pour se maintenir au pouvoir. (Agnès Gruda,Le devoir de protéger, Cyberpresse, 5 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

Les faits concernant la Libye ont été complètement substitués par la désinformation et les attaques ad hominem. La Libye, avant les bombardements de l’OTAN, avait l’indice de développement humain le plus élevé d’Afrique. Elle se classait au 56e rang, devant l’Arabie Saoudite (60), la Russie (71), le Brésil (75) et la Turquie (76).

Au lieu de nous parler de son bilan positif sur le plan des droits humains, louangé par l’ONU, les médias ont martelé que Kadhafi était un monstre qui commettait des crimes contre l’humanité, sans jamais amener de preuves concrètes que son armée s’attaquait à des civils sans défense.

La diabolisation de Mouammar Kadhafi a remplacé les faits pour justifier une intervention militaire en appui à une insurrection armée dite démocratique. « Démocratie » et « insurrection armée » ne sont pas des concepts compatibles. Pourtant l’absurdité du concept « rebelles armés prodémocratiques » n’est jamais soulignée ni questionnée dans les médias dominants. Cela démontre la puissance de la propagande : une affirmation répétée et propagée par les autorités devient vérité en dépit de son illogisme et de sa fausseté.

De plus, dans une absence totale de neutralité, les médias nous présentent la propagande des « rebelles démocrates » comme source d’information fiable et la remettent rarement en question.

Un article du Journal de Montréal, le plus grand quotidien francophone d’Amérique, annonçait le 26 août dernier : « Un autre Canadien a été tué en Libye, a annoncé vendredi le Conseil libyen canadien sur sa page Facebook. » (Kelly Roche, Un Canadien perd la vie en Libye, Journal de Montréal, 26 août 2011.)

D’emblée, on peut se demander : depuis quand Facebook est une source d’information fiable? Ensuite, qu’est-ce que le Conseil libyen canadien?

C’est un fait avéré que les services de renseignement et l’armée des États-Unis utilisent les médias sociaux comme Facebook à des fins de propagande et de surveillance, et il faudrait s’étonner que d’autres pays n’en fassent pas autant.

En février 2011, on révélait que « HBGary Federal [avait] obtenu un contrat du gouvernement étasunien pour développer un logiciel pouvant créer une multitude de faux profils dans les médias sociaux afin de manipuler et d’influencer l’opinion publique sur des sujets controversés en faisant de la propagande ». (Darlene Storm, Army of Fake Social Media Friends to Promote Propaganda, Computer World, 22 février 2011.)

Dans le manuel de l’U.S. Air Force, on trouve un schéma expliquant bien la dynamique entre les médias indépendants, les médias sociaux et les médias de masse, ainsi que l’importante influence des médias sociaux sur l’opinion publique.




Un minimum de rigueur journalistique exige des sources fiables et Facebook n’en est pas une. Par ailleurs, en deux clics ont peut constater que le site du Conseil libyen canadien et son compte Facebook ont été mis en ligne en mars 2011, au plus fort de la propagande contre Kadhafi, et qu’ils ne contiennent aucun nom. On ne dit pas qui est à l’origine de ce conseil. Pas de numéro de téléphone, seule une adresse courriel comme coordonnée.

Même anonymat pour son partenaire, l’organisation caritative Canadian Libyans for Relief and Prosperity (Les Libyens canadiens pour l’aide et la prospérité). La section About Us (À propos) demande des informations comme votre nom, votre adresse courriel et votre site web plutôt que de décrire l’organisme et de renseigner sur ses membres.

À la désinformation, aux sources douteuses et à la censure s’ajoute la sympathie notoire des médias envers les opposants de Kadhafi, comme dans ce reportage du Globe and Mail (vidéo ici) :
J’étais dans un hôpital à Misrata et j’ai discuté avec les pauvres gars qui revenaient du front à Zliten, une ville à l’est de Tripoli […] C’était une manœuvre vraiment brillante, frapper Tripoli simultanément à trois endroits, vraiment, à l’est, à l’ouest et de l’intérieur vous voyez, durant le mois du Ramadan, les émotions sont vives […] cela signifie que les portes du paradis sont ouvertes à ceux qui sacrifient leur vie pour une cause noble […] rompre le jeûne […] au moment où le taux de glycémie des troupes de Kadhafi étaient peut-être à son plus bas et qu’elles étaient peut-être somnolentes […] le moment était très bien choisi. (Graeme Smith, The Globe's Graeme Smith on Libya, the Globe and Mail, 22 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Mahdi Darius Nazemroaya, correspondant de Mondialisation.ca à Tripoli, et les journalistes indépendants Julien Teil et Mathieu Ozanon, ont fait un reportage à Zliten démontrant la dévastation causée par les bombardements de l’OTAN. Ce bombardement, qui a fait des milliers de victimes civiles, dont un grand nombre étaient des femmes et des enfants, avait pour but d’ouvrir la porte à la « brillante manœuvre » des rebelles glorifiés plus haut par le Globe and Mail.



Les attaques des rebelles et les bombardements de l’OTAN font des victimes civiles, mais elles ne sont jamais dénoncées, voire mentionnées dans les médias mainstream (médias dominants). On ne nous montre pas les femmes et les enfants morts ou blessés par ces bombardements. On ne parle jamais de massacre ou de carnage relativement à ces attaques.
Les rares fois où des exactions des rebelles sont signalées, elles font tout au plus l’objet de critiques anodines, d’avertissements timides quant aux conséquences néfastes sur la crédibilité du Conseil national de transition représentant les rebelles. Lorsque des cadavres aux mains ligotées ont été retrouvés, laissant très peu de doute quant aux auteurs de ces exécutions sommaires, on disait qu’il était « impossible » de savoir qui les avaient assassinés : 

TRIPOLI, Libye (AP) — Les corps sont éparpillés sur un espace vert près de Bab al-Aziziya, complexe de Mouammar Kadhafi, allongés face contre terre comme s’ils faisaient une sieste, étalés dans des tentes. Certains ont les poignets liés par des attaches en plastique.

L’identité des morts est incertaine, mais selon toute probabilité, ce sont des activistes ayant improvisé un village de tente en solidarité avec Kadhafi à l’extérieur de son complexe, défiant la campagne de bombardement de l’OTAN.

Il est impossible de savoir qui les a tués, mais leur découverte évoque le spectre du massacre de non-combattants, de détenus et de blessés. (Associated Press, Libya: Bodies Raise Specter Of Mass Killings In Tripoli, Hunffington Post, 25 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Dans une incohérence totale, on minimise le crime et l’on tente clairement de semer le doute sur ses auteurs. Les cadavres n’ont pas du tout l’air de « faire une sieste » comme le suggère l’article. Par ailleurs, si, « selon toute probabilité », ce sont des partisans de Kadhafi, comment peut-il être « impossible de savoir qui les a tués »? Le simple bon sens voudrait que « selon toute probabilité », ce soit les opposants de Kadhafi. Enfin, ces images, loin d’« évoque[r] le spectre [d’un] massacre », semblent plutôt en être la preuve.

Sur TF1, on a pris soin de dire que de telles atrocités étaient commises d’un côté comme de l’autre.

Seules quelques poches de résistances subsistent mais actes de torture et violences se multiplient dans les deux camps. (Libye : les rebelles progressent, Kadhafi en Algérie?, TF1, 27 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Dans cet article, on montre des cadavres ensanglantés. La photo accompagne une déclaration du chef du Conseil national de transition (CNT), le contre-gouvernement libyen :



Le conflit en Libye a fait «plus de 20 000 morts» depuis le début mi-février de l'insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi, a déclaré jeudi Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion. (Agence France-Presse, Le conflit en Libye aurait fait « plus de 20 000 morts », Cyberpresse, 25 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Le langage utilisé ne démontre aucune prudence à l’égard de cette affirmation : le chef politique des rebelles a déclaré que le conflit a fait plus de 20 000 morts. Il aurait été plus juste de dire que selon lui, le conflit a fait 20 000 morts. D’où viennent ces chiffres? On ne nous le dit pas.

En outre, l’angle de l’article porte à croire que les forces de Kadhafi en sont responsables :

Interrogé sur la possible présence d'armes chimiques dans le pays, il a assuré ne rien craindre d'elles: « en tant qu'ancien membre du régime, je sais bien que ces armes sont périmées », a-t-il dit. (Ibid.)

Les déclarations du régime libyen, en revanche, font à peine l’objet d’une couverture médiatique et lorsqu’elles sont mentionnées, elles servent davantage à discréditer le régime.

[Les gens du régime] étaient totalement dans le déni. Le porte-parole du gouvernement et ministre des communications Moussa Ibrahim […] reprochait aux rebelles et surtout à l’OTAN 1300 morts disait-il, à Tripoli, de sorte que les hôpitaux ne pouvaient pas fournir[…] Ibrahim disait « ils sont en train de détruire notre belle ville paisible […et] demandait à l’OTAN d’arrêter les bombardements afin que les deux partis, rebelles et gouvernement, puissent négocier, ce qui n’est vraiment pas réaliste […] (Marc Laurendeau,C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada, 22 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Selon cette analyse, la diplomatie n’est pas réaliste. Demander à l’OTAN de cesser des bombardements intensifs parce que les hôpitaux sont bondés n’est pas réaliste.

Selon son communiqué du 24 août, l’OTAN avait fait 20 121 sorties aériennes et 7 587 missions de frappes depuis le début de l’opération « Unified Protector » en Libye. En date du 28 septembre, un mois plus tard, le nombre de sorties se chiffrait à 24 140 et celui des sorties de frappes à 9010, soit 4019 sorties et 1423 sorties de frappe en un mois. Aucun chiffre sur les victimes de ces frappes, aucune image des dégâts dans les médias.

Les médias dominants occidentaux sont partiaux, désinforment et censurent. En ne montrant pas l'ampleur des massacres commis par les forces de l'OTAN et les rebelles, en  leur donnant le beau rôle dans cette guerre meurtrière et dévastatrice, les médias font de la propagande de guerre.


Julie Lévesque est journaliste et chercheure au Centre de recherche sur la Mondialisation.


lundi 19 septembre 2011

Libye: les pro-Kadhafi capturent 17 "mercenaires étrangers"



Les forces fidèles au colonel Kadhafi ont capturé à Bani Walid 17 "mercenaires" dont des "experts techniques" étrangers, a annoncé lundi la chaîne syrienne Arrai TV se référant au porte-parole de Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim.
"Un groupe comprenant 17 mercenaires a été capturé à Bani Walid. Il s'agit d'experts techniques avec parmi eux des officiers présents à titre consultatif", a indiqué le porte-parole.
"La plupart d'entre eux sont des Français, il y a un ressortissant d'un pays d'Asie qui n'a pas été déterminé, deux Anglais et un Qatari", a-t-il précisé.
Auparavant, l'Otan ainsi que les autorités françaises et britanniques ont démenti les informations de la chaîne syrienne qui affirmait que des soldats de l'Alliance avaient été capturés par les forces pro-Kadhafi.

lundi 12 septembre 2011

Face à la farouche résistance de la population de la ville de Ben Walid, l’OTAN et ses "Rats" du CNT utilisent le Gaz moutarde.



Selon la chaine de télévision Alrai, l’OTAN a utilisé cet après midi vers 17H00 le gaz moutarde, une arme chimique  contre la population de la ville libyenne de  Ben Walid. 

Les journalistes de cette télévision informe que Sachant que tôt  ce matin, l’OTAN  a demandé aux insurgés de s'éloigner de Bin Walid.  

Mort du chef d’ Al-Qaida à Bin Walid
Les nouvelles qui parviennent de Bin Walid font état de la mort du  leader d'al-Qaida  Mouftah Abdulrahman Abo shnaf . De source digne de foi certifie  que ce terroriste a été tué dans une bataille de Wadi Dinar (la vallée de Dinar) hier soir.Aussi, les insurgés battus dans les combats contre l'armée nationale de la Libye, ont reculé  vers la ville de Tarhona.  Plus tard cet après-midi, les avions de l'Otan ont bombardé et fait  usage des missiles à l'uranium appauvri contre des populations dans des quartiers de la ville de Bin Walid. La correspondance téléphonique (par mobile satellite Thuraya)  certifie que ces bombardements de l'OTAN ont causé beaucoup de victimes mortes et des blessés graces et aussi  que la ville est envahie par des  fumées immenses suite à ces bombardements des avions de l'OTAN.

Encore de nouveaux bombardements de l'OTAN sur Syrte après une nuit de bombes sonores. Après une grande bataille dans la vallée Rouge située à 90 km à l’Est de la ville de Syrte, les forces armées libyennes ont fait reculé les insurgés jusqu’à Ben Jawad  qui se trouve à150 km de Syrte. Lors de ces combats terrestres même temps l’OTAN a continué en même temps à bombarder. Après avoir intensifié le largage des bombes "sonores", c'est-à-dire qui rendent des gens sourds, l'OTAN est encore passé à l'offensive.Les bombes  de ces avions occidentaux ont atteint des maisons de la population civile en causant la mort de 7 personnes dont 6 sont membres de la même famille. Les civils qui sont dans ces zones où des combats ont eu lieu, confirment sur  page-FaceBook  que 36 insurgés sont morts. 3 soldats anglais des forces spéciales britanniques SAS qui combattaient aux côtés des insurgés, ont été tués .

Tourgha, une ville vidée de ses habitants par des rebelles-insurgés.
La ville de Taourgha  qui se trouve à 50 kilomètres à l’Est de la ville de  Misrata, a été complètement vidée de ses habitants par les insurgés de Misrata. Il est capital de savoir que les habitants de Taourgha ont la peau noire. Les rebelles ont égorgé beaucoup de ces Noirs adultes pour en faire un exemple et terroriser tout le reste de cette population libyenne noire qui a été déporté.

Khamis

samedi 10 septembre 2011

Contre info sur la Libye : Reuters Libya live - Ben Walid



- Les habitants scandent Allah Akbar après la mort d'un grand nombre de rebelles de l'OTAN dans plusieurs embuscade aux alentours de la - ville.

Arrivée d'un grand nombre de volontaires dans la ville de Beni walid, munis d'armes légères et de RPG.

Lien de la source : Reuters



-  La ville de Benghazi connait des énormes manifestations dans plusieurs quartiers (Al Kowifiya, Sidi Khalifa, Ras Abida, Al Slimani et Jaliana) de la ville en soutien à la ville de Ben Walid "Tribu Worfala", tribu loyaliste à Mouammar Kadhafi.

Il y a un bon nombre de libyens de tribu Worfala qui vivent à Benghazi et plusieurs tribus de Benghazi se sont ralliés à eux.

Benghazi connait une insécurité et le CNT n'a plus aucun pouvoir afin d'arrêter ses manifestants. Des tirs ont retenti et ont tué une dizaine de personnes.

Le CNT est en train de réprimer les manifestants. 


- Bani Walid est sous la ville de Bani Walid est désormais lourdement bombardée par des avions de l'OTAN, ce qui conduit à démolir les deux maisons et tué des dizaines de civils.


- Syrte, désormais sous les bombardements de l'OTAN.