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mercredi 6 mars 2013

Un quatrième soldat français a été tué au Mali


Un quatrième soldat français a été tué au Mali. Ce brigadier-chef du 68e régiment d’artillerie d’Afrique de La Valbonne de Clermont-Ferrand est mort dans la matinée, mercredi 6 mars. Il participait à une opération dans l'est du pays, à 100 km de Gao. Son décès a été annoncé par l'Elysée dans un communiqué.
François Hollande "rend hommage au sacrifice de ce militaire qui a accompli avec courage et dévouement sa mission pour libérer le Mali des groupes  terroristes.
Le chef de l'Etat "adresse à sa famille et ses proches ses très sincères condoléances et les assure de la pleine solidarité de la Nation".

lundi 4 mars 2013

Mokhtar Belmokhtar est mort (photo)


Mali: C'est la photo exclusive (à droite) qui prouverait que Mokhtar Belmokhtar est mort. Elle a été prise par un militaire tchadien sur son téléphone portable. Il affirme que ce cadavre est bien celui du chef d'AQMI, qui aurait été tué samedi au cours des combats contre les soldats tchadiens. Hier, le président Idriss Déby a une nouvelle fois affirmé que ses troupes avaient abattu Belmokhtar et que sa dépouille, ainsi que celle d'Abou Zeid, n'ont pas été exposées par respect des principes de l'islam.

mercredi 13 février 2013

Mali : un général français appelle à retenir la leçon de la guerre d’Algérie



La guerre au Mali va durer très longtemps et risque de ne pas avoir l’effet escompté. Les craintes viennent des spécialistes français eux-mêmes. Selon le général français Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, «l’armée française est là pour très longtemps». «Dès lors qu'elle s'est engagée, la France est responsable de ce qui se passe dans ce pays. Si elle part trop tôt et que, dans la foulée, la situation se dégrade, Paris en portera la responsabilité», estime-t-il dans une interview publiée par le journal L’Express d’aujourd’hui. Pour lui, la France est déjà responsable du chaos libyen. Elle «a fait une erreur stratégique en Libye qu'elle ne doit pas répéter au Mali», met-il en garde. «Quand on fait le choix de déclencher une guerre, il faut pousser jusqu'au bout la logique impliquée par cet engagement. En Libye, il aurait fallu soit s'en tenir à la mission initiale prévue par la résolution de l'ONU, c'est-à-dire protéger la ville de Benghazi face aux menaces de l'armée libyenne, soit s'engager au sol et désarmer les milices. L'entre-deux adopté par la France a détruit le pouvoir politique et ne l'a remplacé par rien. On en paie maintenant les conséquences au Sahel», dénonce-t-il. Pour le général Desportes qui enseigne également à Sciences Po, le problème est que l’armée française n’est pas en mesure de sécuriser une zone qui s’étend sur 1 500 km. Même avec des techniques de renseignement très sophistiquées, la mission de «pacifier le Mali» est quasi impossible pour cet expert qui estime que «les terroristes ont toujours l'avantage de la surprise ; et ce type d'attaque est très peu coûteux pour eux. Pour les actions menées à Gao ces derniers jours, il est difficile de savoir si elles représentent le chant du cygne des groupes armés ou le début de quelque chose de nouveau». Il souligne que si les armées française et malienne ont progressé sans couacs vers le nord du pays, c’est parce que les terroristes ont adopté la stratégie de l’évitement. Il précise que même si l’armée française réussit à sécuriser les villes du Nord, chose qui reste extrêmement difficile, cela ne suffirait pas pour enrayer la menace terroriste. «La guerre d'Algérie a montré qu'on peut gagner une bataille – comme celle d'Alger – et perdre la guerre», rappelle-t-il. Ce général, qui a connu la malheureuse expérience de la guerre d’Afghanistan dans laquelle la France était engagée, appelle à renouer le dialogue politique pour régler la crise. «Au Mali, non plus, on ne l'emportera pas si on ne s'attaque pas aux racines de la crise», alerte-t-il. Pour lui, le règlement de la crise malienne passerait par le retour à la légitimité du pouvoir de Bamako et le traitement de la question des Touareg dans toute sa complexité à travers un dialogue permanent. A cela s’ajouterait la nécessite de «rétablir l'unité de l'armée malienne, en proie à de graves luttes intestines actuellement».

Sonia B.

mercredi 6 février 2013

Des dizaines d’extrémistes français sont allés se battre en Syrie



Des ressortissants français pourraient figurer dans les rangs des combattants islamistes opérant au Mali, a déclaré mardi le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls interviewé par la chaîne BFM TV.

«Il y a une poignée de Français qui sont au Sahel et qui peuvent combattre effectivement l'armée française», a indiqué M. Valls. Selon lui, les forces spéciales françaises ont interpellée mardi en région parisienne quatre islamistes présumés dans le cadre d'une enquête portant sur le recrutement de Français par les « terroristes » opérant en Syrie et au Sahel. Dans le même temps, «plusieurs dizaines» de Français et de personnes résidant en France se sont rendus en Syrie pour s'engager dans des groupes affiliés à Al-Qaïda, a fait savoir le ministre.

Ria Novosti

dimanche 27 janvier 2013

Mali : les troupes françaises se déplacent vers Tombouctou



Les troupes françaises se déplacent vers la ville de Tombouctou, dans le nord du Mali. La ville fut prise par les islamistes armés en avril l'année dernière.

Il est prévu que les troupes françaises prennent la ville avec facilité. Les forces considérables se déplacent vers Tombouctou. En outre, les positions des militants auraient été bombardées de l'air.

Samedi dernier, les troupes françaises et maliennes ont pris la ville de Gao, qui était l'un des bastions des militants islamistes.

mardi 22 janvier 2013

Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN



De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».
Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.
Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.
Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.
Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.
L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.
Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.
RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?
Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.
RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?
NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.
RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?
NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.
RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?
NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.
RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?
NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.
Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.
Par Neil Clark
20 janvier 2013 – Russia Today
Article original en anglais :
Traduction : Info-Palestine.eu – al-Mukhtar

UNE GUERRE AU MALI ET DE L’URANIUM AU NIGER : DES ISLAMISTES TRÈS UTILES AU POUVOIR FRANÇAIS





Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.

Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions "religieuses", battent toute personne dont le comportement ne leur plait pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent - en particulier des femmes - pour des broutilles ou même pour rien.

Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.

Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération "pour la démocratie au Mali" ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique" ?

De même, qui croira qu’il s’agit de "sécuriser la région" ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.

A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique.

C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s’accaparer en toute tranquillité de l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile "pouvoir" politique nigérien.

Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d’être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d’autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.

Des salariés d’Areva, cadres dans les sociétés d’extraction de l’uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger.

L’Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer (*) l’opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d’otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages qui ont effectivement été tués dans l’opération.

Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l’extraction de l’uranium mais, c’est évident, l’idée était de décourager d’éventuelles prochaines actions contre des salariés d’Areva.

Depuis, les mouvements Touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s’est allié à AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d’extraction de l’uranium au nord du Niger.

La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l’État. C’est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s’enhardir et à avancer vers Bamako.

De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l’ancienne puissance coloniale et son entreprise d’extraction de l’uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.

Les récents mouvements des groupes islamistes n’ont effectivement fait que précipiter l’intervention militaire française qui était en préparation. Il s’agit indéniablement un coup de force néo-colonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l’aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu’il est en place suite à un coup d’État qui a eu lieu 22 mars 2012.

Précisons à nouveau que nous n’accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d’armes et n’hésitent pas à blesser et tuer.

Par contre, nous refusons la fable de l’intervention militaire "pour la démocratie". Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l’approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d’ailleurs que, à 27 000 euros l’heure de vol d’un Rafale, le tarif réel du courant d’origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l’on pouvait craindre...

En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l’atome, et la raison d’Etat qui l’entoure, ne nuit pas seulement à l’environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie."

Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire

lundi 21 janvier 2013

Fabius entre francs mensonges et dénégations embarrassées

Et pendant ce temps-là (dimanche), le chef de « notre » diplomatie, Laurent Fabius, pérorait chez Jean-Pierre Elkabbach pour Europe 1, Le Parisien et I-Télé, réaffirmant la détermination de la France à lutter, de façon « implacable« , contre ce mal absolu qu’est le terrorisme islamique. tout en continuant à soutenir l’opposition armée – et islamiste – en Syrie.



Mais là encore, la langue de bois fabiusienne a été prise plusieurs fois en défaut à l’antenne :


-D’abord, Fabius, interrogé sur la « rumeur », colportée ces derniers jours par le quotidien Le Monde, de l’utilisation par l’armée syrienne de gaz de combat « non léthaux » à Homs, Fabius donc a dû reconnaître qu’après vérification par les services français compétents, ceux-ci lui avaient dit que cette accusation était infondée en l’état. Dont acte. Le Monde, désormais quotidien de référence en matière de désinformation à but atlantiste, a donc répandu un bobard de plus.

-Après cet aveu, des dénégations éclairantes. D’abord le ministre des Affaires étrangères (à l’intérêt de la France) a tenu à affirmer que Bachar al-Assad « ne regagne pas de terrain« . On ne sait si Elkabbach et ses collègues avaient entendu parler des événements de Daraya, ou des difficultés de l’insurrection en général, face à l’armée syrienne et aux Kurdes. Mais pour que Fabius ait crû devoir apporter ce genre de démenti, c’est qu’il y a justement quelque chose à démentir – ou plutôt à nier.

Ensuite, le ministre, qui a annoncé une énième réunion de l’opposition syrienne à Paris, lundi 28 janvier, a eu droit une remarque désobligeante d’Elkabbach, qui s’interrogeait carrément sur la « ringardise » et même le caractère « fantoche » de la Coalition nationale syrienne couvée par le Qatar et intronisée, en novembre dernier, par Hollande et ses amis les monarques du Golfe « seule représentante du peuple syrien« . Fabius s’est cabré sous l’outrage : »Qui a dit cela ? » s’est-il indigné. Avant de préciser aux auditeurs que les hommes de cette Coalition, payée par le Qatar et dirigée de fait par les Frères musulmans, étaient « des gens extrêmement bien ». Nous voilà rassurés. Enfin, pas tant que ça : à notre avis, pour qu’un Elkabbach, pourtant d’un conformisme atlantiste sans failles, ait osé faire pareille remarque à Fabius, c’est vraiment que le roi est nu, et que l’opposition sous perfusion occidentale est totalement décrédibilisée !

Et puis, normal, Laurent Fabius a « franchement menti ». À propos du Front al-Nosra, émanation désormais bien connue d’al-Qaïda en Syrie. Un groupuscule « ultra-minoritaire« , selon Fabius, d’importation irakienne et donc non représentatif de la valeureuse et démocratique résistance syrienne et même complètement étranger à celle-ci a assuré le continuateur d’Alain Juppé. Là, on se demande de qui se moque le triste patron du Quai d’Orsay : on ne compte plus les articles, reportages et analyses, y compris dans la « grande » presse française – le Journal du Dimanche, hier -, sur la montée en puissance d’al-Nosra dans le conflit syrien : son sigle est cité à propos d’Alep, de Damas, d’Idleb, de Deraa, de Deir Ezzor, alors que dans le même temps l’occurrence de l’acronyme ASL a presque disparu des pages syriennes de Yahoo et de l’AFP !

Ajoutons que Le Figaro.fr confirme que les armes et même les tenues des preneurs d’otages du site gazier d’In Amenas venaient directement de la Libye « libérée » par les amis de M. Fabius. Un équipement, précise le Figaro, fourni dans un premier temps par le Qatar, interlocuteur arabe n°1 de Hollande, Fabius et de l’essentiel de la classe politique française. Mon dieu, que le rôle de ministre atlantiste peut devenir « compliqué », à la longue !

Louis Denghien

Mali: Une carte suffit pour tout vous expliquer...



Les discours, les débats, il suffit ! Une simple carte vous explique clairement les enjeux de la guerre au Mali. 

Pour faire court, si le Qatar a investi en France depuis quelques années, c'est que ce petit pays plein de sous n'a pas d'armée, il a donc financé et armé (avec l'intermédiaire "déjà" de la France) les islamistes, cela pour que la France se rende au Mali les affronter (oui oui, ils affrontent ceux que Sarkozy a placé), et ainsi, se partager les formidables richesses premières qui se cachent dans les profondeurs maliennes... Tout cela explique la présence du Qatar dans l'hexagone !... qui repartira, une fois une partie du pétrole, de l'or, de l'uranium et de la Beauxite dans la poche...

Cette guerre est fabriquée de toute pièce...  Prochaine étape: l'Algérie... la case manquante pour le projet européen d'un méga gazoduc qui passera dans tous les pays arabes qui ont sauté (Egypte, Libye, Tunisie). Il ne manque donc plus qu'à ce projet visant à l'indépendance énergétique de  l'Europe vis à vis de la Russie, que l'Algérie (dont le gazoduc doit remonter vers l'Espagne), et la Syrie (mais l'OTAN se positionne)...


LES RAISONS FRANÇAISES DE LA DESTABILISATION DU MALI


La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ». Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. L’ex- président, Amadou Toumani Touré, faisait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon... sont depuis, tenus en laisse par Paris.

Première raison

Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse. Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par Petro Plus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien. Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.

Deuxième raison

Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.

Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville ! Larmes et sang couleront bientôt dans la miséricorde d’une France, elle aussi en larmes de crocodile, qui se dira totalement effondrée par la pitié pour ce peuple africain dont elle n’aurait toujours voulu que du bien mais qui aurait préféré vivre dans des souffrances volontaires. Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde. Comme en Côte d’Ivoire ou en Libye, le principe de « diviser pour mieux régner » est parfaitement sous orbite au Mali. Objectif : commencer par diviser le Mali en zones nord et sud avec, au milieu des deux zones, des armées étrangères d’interposition (genre Licorne, Casques blancs, Casques bleus…) qui, au nom de la réunification du pays, les occuperont progressivement pour s’y implanter quasi-définitivement, le temps que la France installe durablement ses larbins et s’assure de la mainmise de l’or noir annoncé afin de procéder au pillage avec autant de cruauté que d’avidité. Ficelle de la scission tirée dans la clandestinité depuis Paris et bien d’autres capitales occidentales, les rebelles se sont déjà constitués dans le nord du Mali en un mouvement tribal appelé Azawad. Équipés par les maîtres occidentaux d’une quantité impressionnante d’armes, de munitions et autres matériels de guerre en provenance d’Europe et de la Libye, ils ont lancé les attaques contre les garnisons militaires de la région et occupe actuellement toute la partie nord du pays. Pour affiner la stratégie de la déstabilisation du Mali, le Quai d’Orsay peut sans gêne recevoir à visage ouvert les membres voilés de cette rébellion d’autant que toute forme d’aide qui leur est due ne peut que relever du bon sens, le prétexte étant tout trouvé : le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.

La troisième raison

La déstabilisation du Mali par la France, enfin, relève de la mesquinerie d’un homme : Nicolas Sarkozy. De Dominique de Villepin à Mouammar Kadhafi en passant par Laurent Gbagbo, chacun d’eux (du moins pour les survivants) à souvenir que Sarko n’oublie ni ne rate quiconque l’aurait éclaboussé sur le chemin de ses abus du pouvoir au point de réduire en affaire personnelle toute affaire d’État qui oserait contrarier sa vision des choses. Mieux que tout citoyen malien, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’Amadou Toumani Touré était à un mois de sa retraite politique et ne se présenterait plus à l’élection présidentielle annoncée pour fin avril 2012. Malgré tout, le laisser partir sans l’humilier passerait Sarko pour vaincu ; d’où le putsch qui n’aura eu ni sens ni fondement. En incitant une partie de l’armée malienne à destituer un président en fin de mandat, Sarko a voulu tout simplement se faire plaisir, montrer qu’il reste le chef et pousser ses obligés (CEDEAO, larbins des palais, etc.) à s’occuper, à se rendre indispensables et à finir par décliner leur impuissance pour les obliger de faire appel à l’éternel sauveur, la France. Parvenue à ses fins, la France dirait qu’elle n’aurait rien fait en soi qui ne fût un ordre venu des Africains eux-mêmes ou de l’ONU. Vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, ATT aura ainsi payé un temps ses doutes dans la manière d’instaurer la démocratie en Côte d’Ivoire et son opposition à l’assassinat de Kadhafi par Nicolas Sarkozy, au nom de la démocratie alors qu’en réalité, les raisons de la haine sont strictement personnelles. ATT humilié, le putsch n’a plus de raison d’être ; les abrutis à l’ordre et au service du maître n’ont plus qu’à rétablir les institutions déclarées caduques il y a seulement quelques semaines et rentrer dans les casernes pour attendre, disciplinés, que l’armée véritable débarque de Paris pour venir tracer les limites de la division du Mali.

En entendant que les larbins d’Abidjan et d’Ouagadougou, courroie de transmission via la CEDEAO, transmettent l’ordre venu de l’Élysée pour annexer le Mali au concert des nations non plus de la démocratie initiée par ATT mais de celle de la Françafrique, si chère aux valeurs de la République française. Et ce, pour de longs siècles encore, tant que la « mère patrie » trouvera sur le sol africain des répondants qui sont toujours prêts à passer pour de braves soldats… en fait de piètres serviteurs.

Calixte Baniafouna

mercredi 16 janvier 2013

Le Qatar dénonce l'offensive française contre le Nord-Mali!!



IRIB- Grand ami des politiciens français et des salafistes à la fois, le Qatar vient d'annoncer officiellement son opposition à l'intervention armée de la France au Mali.

Le Premier ministre Hamad Ben Jassem a même appelé à ce que " la crise malienne soit résolue via les voisins du Mali et l'union africaine et l'Onu  " Le Qatar propose même sa médiation pour résoudre cette crise". Selon l'agence Anatolie, citant Cheikh Jassem, "la crise malienne ne peut avoir qu'une solution diplomatique et tout recours à la force doit être exclu ", cette prise de position en faveur de l'Aqmi et du Muji intervient alors que le Qatar finance depuis deux ans le terrorisme salafiste en Syrie et il est l'un des principaux facteurs de l'échec de toute démarches diplomatiques qui ont été jusqu'à présent entreprises pour résoudre la crise syrienne. Le PM qatari s'exprimait au cours d'un point de presse en présence de Ali Zydan, son homologue libyen. " Doha n'a pas l'intention de s'ingérer politiquement dans la crise malienne, a -t-il dit" 

Mali : la guerre éclair des intervenants


La situation au Mali évolue très rapidement. Les Mirages et Rafales français bombardent les positions et les bases arrières des jihadistes, des blindés français sont entrés dans la capitale Bamako et des rebelles touaregs ont récemment apporté leur soutien au pouvoir malien. Cependant, les experts sont loin d’être optimistes : il y a de fortes chances que le Mali devient l’Afghanistan de la région, et même pire, qu’il entraîne dans un chaos sanglant les pays voisins.
La décision des touaregs du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad) de se ranger du côté des autorités maliennes est une des nouvelles les plus récentes du front. Il s’agit, bien évidemment, d’une nouvelle positive, mais cela ajoute encore de la confusion à une situation à l’avenir encore bien incertain. Les touaregs sont prêts à combattre les forces ouest-africaines et les militaires français avec les islamistes, mais ne souhaitent pas, en cas de victoire, voir une armée du gouvernement ou de la coalition au nord du Mali, qu’ils considèrent comme leur territoire.

Les forces de maintien de la paix de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) seront déployées cette semaine. De plus, le président François Hollande a récemment déclaré que le corps expéditionnaire français comprenait 750 soldats et officiers et qu’il allait bientôt être renforcé.
Dr Lori-Anne Théroux-Bénoni, expert en opération de paix de l’Université de Montréal au Canada, constate dans un entretien avec La Voix de la Russie, que nous sommes les témoins de la finalisation de l’internationalisation du conflit malien :

« Il y a de nombreux participants à ce jeu. Pour que l’opération soit un succès, il faut une forte coordination entre les différents intervenants. Il le faut pour comprendre nos objectifs et s’assurer que tous joignent leurs efforts dans cette direction. Lorsque l’opération a commencé, une des questions que se posaient les analystes et les commentateurs concernait les buts de la mission : quels sont les objectifs de l’opération et quelle est leur portée ? »
Dans un entretien avec La Voix de la Russie, Méhari Maru, chercheuse à l’Institut d’études de sécurité de l’Union africaine, souligne que la durée et l’issue du conflit sont imprévisibles, et ce, depuis le début :
« De tels conflits ne peuvent se régler seulement par une intervention militaire, comme le pense la France, parce qu’ils impliquent une multitude de problèmes. Il ne s’agit pas que de terrorisme, mais aussi des dirigeants des mouvements nationalistes, qui aspirent à une autonomie et une meilleure gestion du pays. Ils insistent également sur la liberté religieuse en tant que telle. Le mouvement d’insurrection a donc plusieurs aspects et le climat ambiant requiert une solution complexe. Que peuvent faire les Français ? Ils sont arrivés, mais divers groupes, qui « dorment » en ce moment, peuvent de nouveau reprendre le dessus grâce à leurs exigences nationalistes et régionales.

Les touaregs veulent être autonomes ; les islamistes du groupe Ansar Dine (qui aurait des liens avec Al-Qaïda) et les salafistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) souhaitent installer un califat au Mali ; les autorités de Bamako, faibles et disparates, cherchent à retrouver le statu quo. Pour de nombreux experts, les oppositions au sein du conglomérat, tout aussi bariolé, de différents groupes politiques, ethniques et religieux rappellent la situation en Afghanistan. Au Mali, exactement comme en Afghanistan, les islamistes, très idéologiquement marqués, agissent de façon plus habile et plus organisée. Il est peu probable qu’ils cèdent rapidement à la bienveillance des Français et de leurs alliés locaux du CEDEAO. Les experts pensent plutôt le contraire, à savoir que cette intervention peut provoquer l’intensification des activités islamistes dans les pays voisins, vu que leurs frontières n’ont qu’une signification conventionnelle et géographique et qu’elles ne sont pas défendues. En somme, la guerre éclair des militaires français et ouest-africains, qui rencontre un franc succès pour le moment, risque de devenir une très longue guerre pour un très grand territoire.

D’ailleurs, certains pensent que tout ce qu’il s’est produit ces dernières années en Afrique du Nord et de l’Ouest, les révolutions arabes, est un processus tout à fait normal, dicté par l’époque. Comme l’a dit Véniamine Popov, ancien ambassadeur de l’URSS et de la Russie à Tripoli, à la fin de la guerre en Libye, il se produit un « déplacement des plaques tectoniques » au niveau mondial. Il se trouve qu’il a commencé dans cette partie du monde.

Nikita Sorokine 



mardi 15 janvier 2013

Les djihadistes se déplacent à bord de pick-up, oui mais des Toyota


Depuis le début de la guerre au Mali il ne se passe pas un jour sans qu’on nous explique que les djihadistes se déplacent à bord de pick-up. On nous en cite même la marque. Il s’agit de Toyota. Pas de quoi réjouir le constructeur japonais, qui se serait bien passé de cette publicité, même si ça confirme in fine la robustesse de ses véhicules. Ses concurrents eux ne doivent certainement pas se plaindre d’un tel tapage. Comme quoi, derrière une offensive militaire, peut aussi se cacher, volontairement ou non, une guerre… commerciale !!

S. Bile

dimanche 13 janvier 2013

Que se passe-t-il au Mali ?






Pour quelles raisons la France fait-elle la guerre au Mali ? 
La raison tactique initiale de la France, c'est-à-dire de ses dirigeants, est qu'après la guerre contre la Libye, les Touaregs, qui avaient pris parti pour Kadhafi, ayant reçu de sa part autant d'armes qu'ils le souhaitaient, ont reconquis l'Azawad, c'est-à-dire ce que les colonialistes appellent le nord du Mali. Lire à ce sujet l'article ci-dessous : http://mai68.org/spip/spip.php?article4550 

Une autre raison, plus stratégique celle-là, c'est la guerre secrète contre la Chine, qui, parce qu'elle est plus gentille que l'Occident avec les Noirs, est en train de conquérir petit à petit toute l'Afrique noire, comme on conquiert une fiancée ; et non par la guerre, contrairement à l'Occident : 

Or, l'impérialisme occidental éprouve le besoin de se nourrir de divers minéraux qui, justement, sont présents dans le Sahel, notamment au Mali. En particulier l'uranium : http://mai68.org/spip/spip.php?article4820 

Après ça, qu'on ne nous fasse plus croire que le capitalisme est devenu écologique. Ils veulent de l'uranium pour quoi faire, à votre avis ? 

Mali - Somalie - La France mégalo se prend pour Jacques Mesrine : J'ai bien rigolé, hier, samedi 12 janvier 2013, quand j'ai entendu à France-info que la France, profitant que l'attention était tournée et donc détournée vers le Mali, avait décidé de faire une opération militaire en Somalie. et s'est plantée en beauté ! 

Ça m'a rappelé Jacques Mesrine qui, quand il venait de faire un casse de banque dans un coin de Paris, se précipitait aussitôt à l'autre bout de la ville pour en faire immédiatement un autre, profitant du fait que toute la police s'étant rendue à son premier casse, la voie était libre. Lire à tout prix son livre « L'instinct de mort » ! 

Mais, si l'action de la France en Somalie, pendant qu'elle croyait toute l'attention du monde portée sur son opération au Mali, rappelle le Grand Jacques, tout le monde ne s'appelle pas Mesrine. Et surtout pas la France ! 

Il me paraît indispensable de constater d'une part que la France (c'est-à-dire ses dirigeants) prétend combattre les islamistes au Mali ; mais, d'autre part, se sert d'eux en guise de mercenaires venus du monde entier pour faire sa guerre contre la Syrie ! Voici les preuves :  http://mai68.org/spip/spip.php?article4646 

Il faut remarquer aussi que, depuis que les sionistes ont pris le pouvoir avec Sarkozy en 2007, puis s'y sont maintenus avec Hollande en 2012, la France fait la guerre partout : en Afghanistan, en côte d'Ivoire, en Libye, en Syrie, au Mali, etc. Il n'y a aucune différence entre Sarko et Hollande. C'est Sarkonazi I et Sarkonazi II ! La marionnette a changé, mais pas le marionnettiste : 

Hollande, au plus bas dans les sondages, comme Bush en 2001, réactive le spectacle de terrorisme, et justifie sa guerre en la présentant comme "une guerre contre le terrorisme". C'est-à-dire qu'Hollande, comme Bush, nous fait le chantage suivant : « Soit avec nous, soit avec les terroristes ! ». 

Le seul problème, c'est que la direction d'AQMI appartient aux services secrets français, et que, par conséquent, tout ce que fait AQMI est commandité par la France. Les preuves sont au lien ci-dessous : http://mai68.org/spip/spip.php?article1372 

Hollande est au plus bas dans les sondages, disais-je, et la révolte gronde : Grèves et manifs ouvrières, point de fixation de Notre-Dame des landes qui rappelle le Larzac, etc. 

On a eu beau casser la classe ouvrière française par le biais des délocalisations dans les années 1980, parce que plus qu'aucune autre au monde elle avait l'expérience de la lutte de classe, les mutins refont entendre leurs voix. Certes, seulement un chuchotement pour le moment, mais qui fait peur au pouvoir. La guerre au Mali est essentiellement là pour qu'on les remarque le moins possible. 

Et la réactivation de Vigipirate, qui n'est rien d'autre qu'un coup d'État, servira non seulement à augmenter le pouvoir des flics, mais aussi à faire peur, par exemple pour que les gens n'osent pas aller aux AG de grève ou aux manifs par peur des bombes. D'une façon générale, la peur, loin de pousser à la révolte, invite à se terrer chez soi. La peur paralyse. RIEN DE TEL QUE LE SON DU CANON 

POUR COUVRIR LE CHUCHOTEMENT DES MUTINS ! 

La manipulation du terrorisme par l'État : 
http://mai68.org/spip/spip.php?article1053 

DO

jeudi 10 janvier 2013

La France va-t-elle intervenir dès aujourd'hui au Mali ?


L'hypothèse est probable, d'autant que les deux conditions à ce déploiement militaire sont réunies. Face à l'avancée des islamistes qui ont conquis une nouvelle localité hier dans le centre du pays, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a demandé officiellement l'aide militaire de Paris. Deuxième condition remplie: le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunissait en urgence cette nuit, a demandé un "déploiement rapide" de la force internationale au Mali devant la "grave détérioration de la situation" sur le terrain. 

François Hollande fera connaitre sa décision dans la journée. Mais il devrait, selon toute vraisemblance  annoncer une intervention, d'autant que Paris n'a cessé ces derniers mois de demander une accélération du calendrier alors que l'intervention était programmée pour la fin 2013. 

Ce déploiement français pourrait même avoir déjà débuté. Hier soir, des avions militaires transportant des armes et des soldats étrangers sont arrivés à Sévaré (centre du Mali), où l'armée dispose d'un poste de commandement opérationnel proche de Konna, la localité prise quelques heures plus tôt par des islamistes. "J'ai vu atterrir des cargos C-160 Ils ont débarqué des armes et des hommes. Certains hommes avaient la peau blanche", a affirmé un employé de l'aéroport de Sévaré. 

Reste la question des otages français, au nombre desquels figure l'ingénieur martiniquais Thierry Dol. Comment vont réagir en cas d'intervention leurs ravisseurs d'Al-Qaïda qui les détiennent ? 

Les heures et les jours qui viennent seront encore plus angoissantes pour leurs familles.

S. Bile

Mali : Arrivée de soldats étrangers pour combattre les islamistes


Mali : Des avions militaires transportant des armes et des soldats… étrangers sont arrivés aujourd’hui à Sévaré, dans le centre du pays, où l'armée dispose d'un poste de commandement opérationnel et qui est proche d'une localité prise le même jour par des islamistes. Aucune indication précise n'avait toutefois pu être obtenue dans l'immédiat sur le nombre et la provenance de ces avions, armes, et soldats étrangers, un témoin ayant évoqué la présence de Blancs parmi les soldats. "J'ai vu atterrir des cargos C-160. Ils ont débarqué des armes et des hommes. Certains hommes avaient la peau blanche", a affirmé ce travailleur de l'aéroport. "Les avions ont fait plusieurs rotations à l'aéroport de Sévaré où ils ont déposé du matériel et des hommes", a expliqué un autre travailleur de l'aéroport

dimanche 21 octobre 2012

Des centaines de jihadistes étrangers affluent au Mali pour faire la guerre


Mali: Des centaines de jihadistes venus du Soudan et du Sahara occidental, sont arrivés ce week-end dans le nord du Mali occupé par des islamistes armés pour se battre à leur côté dans la perspective de l'envoi dans la région d'une force armée étrangère. Un habitant de Tombouctou a affirmé que plus de 150 islamistes soudanais sont arrivés en 48 heures dans la ville. Ils sont armés et ont expliqué qu'ils sont venus pour aider leurs frères musulmans contre les mécréants. L’information a été confirmée par une autre source proche d'une ONG. A Gao, depuis vendredi, il y a de nouveaux islamistes qui viennent et se rendent à la police islamique du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, qui contrôle la ville, a déclaré un témoin. Il a affirmé avoir vu dix véhicules pick-up remplis d'hommes armés venir à la police islamique. Habib Ould Issouf, l'un des dirigeants du Mujao à Gao, originaire du Niger, a confirmé l'arrivée de ces islamistes étrangers. "Ils veulent la guerre? On va faire la guerre. C'est pourquoi nos frères viennent de partout. Ils viennent des camps de Tindouf en Algérie, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, de partout", a-t-il affirmé. L'arrivée de renforts aux islamistes dans le Nord, intervient deux jours après une réunion internationale de haut niveau à Bamako qui a exprimé sa solidarité avec le Mali, lui demandant de redoubler d'efforts pour faciliter l'envoi d'une force armée ouest-africaine soutenue par l'ONU pour reconquérir cette région occupée depuis près de sept mois par des groupes armés emmenés par Aqmi.

jeudi 18 octobre 2012

Les islamistes armés détruisent de nouveaux mausolées à Tombouctou


Les islamistes armés qui contrôlent le nord du Mali détruisent aujourd’hui de nouveaux mausolées à Tombouctou, ville historique où ils avaient déjà procédé à de telles destructions en juillet, ont rapporté des témoins. "Actuellement, les islamistes sont en train de détruire les mausolées de Karaba", un quartier du sud de Tombouctou, a affirmé un témoin, propos confirmés par un autre habitant de la ville qui a précisé que les islamistes étaient arrivés à Karaba à bord "de trois véhicules, certains armés"

lundi 30 juillet 2012

MALI:LES ISLAMISTES TUENT UN COUPLE NON MARIÉ PAR LAPIDATION


On ne peut-être que triste et atterré par les évènements qui se déroulent au nord du Mali, des territoires dans les mains des islamistes, dont beaucoup viennent d'Algérie, de Libye.


Ces fanatiques religieux  à la foi assassine, tuent, lapident, ils appliquent la charia dans toute son horreur.

La dernière exaction  qui nous est parvenue font état :"Un couple non marié a été lapidé à mort par les islamistes dans le nord-est du Mali, devant une foule de quelque 200 à 300 personnes terrorisées, ont rapporté ce lundi deux élus locaux."

jeudi 19 juillet 2012

Abdoul Hakim l'islamiste



Abdoul Hakim, l’autoproclamé Émir Gao dans le nord du Mali ce mercredi 16 juillet 2012 au siège de la police islamiste de cette ville.