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mardi 26 juin 2012

LETTRE DE LA SECRETAIRE GENERALE DE LA LIGUE DE DEFENSE DES CONDUCTEURS AU SUJET DE L’OBLIGATION DANS LA VOITURE DES ETHYLOTESTS


Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest enfin deux, l'un pour se tester en cas de doute, et l'autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle. Officiellement, le but est de lutter contre l'alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l'alcool, c'est incontestable. Mais je vais vous montrer qu'il s'agit de bien autre chose ici...

Alors, voilà ce qui se passe : En juillet, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d'éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et hop, quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef.

Quand on sait qu'il faut des années d'habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité !

Vous le savez, ici à la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses !

Qui sont les membres de cette "association" ? S'agit-il, comme on aurait pu le croire, d'un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d'un chauffard qui avait trop bu ?

Pas du tout : ce sont tout simplement... des fabricants d'éthylotests ! Le Président de "l'association" est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d'éthylotests chimiques (les fameux "ballons").

Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures !

Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1 pièce = 76 millions d'euros garantis dès l'application du décret en juillet prochain. Mieux : le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests... norme que cette entreprise est la seule à avoir !

Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions à une grosse entreprise...Et nous, on vient nous dire que c'est pour notre sécurité ? Et que si l'éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu'on devrait payer une amende ?

Franchement, de qui se moque-t-on ?

M'aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en transférant ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues. Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux. Je vous remercie.

Bien cordialement,
Christiane Bayard
Secrétaire Générale
LIGUE DE DEFENSE DES CONDUCTEURS
116, rue de Charenton 75012 PARIS

Quand on sait que les éthylotests ont une date d'utilisation d'environ 6 mois, on voit le bénéfice pour cette société... De plus, en regardant de plus près, on s'aperçoit que les éthylotests doivent être conservés entre 10 et 40 degré maxi...Quand on connaît la température qu'il fait dans un véhicule en pleine chaleur... autant dire que l'on nous fait jeter notre argent par les fenêtres pour engraisser les copains de Monsieur GUEANT !!!

jeudi 29 décembre 2011

Google condamné pour injures publiques


La fonctionnalité "Suggest" du moteur de recherche accolait le terme "escroc" au nom d'une société française.

Une entreprise française, auquel le moteur de recherche Google suggérait d'accoler, par le biais de la fonctionnalité "Suggest", le terme "escroc", a fait condamner le 14 décembre le géant de l'internet devant la Cour d'appel de Paris pour injures publiques. Une décision qui pourrait ouvrir la voie à de nombreux procès pour atteinte à l'image et repose la question de l'oubli numérique.
"La justice a reconnu que ce rapprochement fortuit entre ces deux termes constituait une injure publique. Nous espérons que cela va contribuer à une prise de conscience", a expliqué Me Pierre Buisson, l'avocat de la société plaignante, confirmant une information donnée mercredi 28 décembre par Le Monde.
La Cour d'appel a confirmé la condamnation en première instance de Google et de son président exécutif Eric Schmidt à verser notamment 50.000 euros de dommages et intérêts, selon un arrêt publié sur legalis.net. Le tribunal a également ordonné la publication de la condamnation sur la page d'accueil de Google.fr, sous peine d'une astreinte de 5 000 euros par jour de retard.
Google France a affirmé "analyser la décision" et "continuer (...) d'étudier toutes les options."
Google doit exercer une surveillance humaine, selon la Cour
La société Lyonnaise de Garantie avait saisi les tribunaux civils en janvier après avoir constaté que la fonctionnalité Google Suggest proposait d'accoler à son nom le qualificatif "escroc", ce qui constituait, selon elle, une "injure publique" et une atteinte à sa réputation. En défense, Google avait rétorqué que cet agrégat de mots-clefs n'était pas "l'expression d'une pensée humaine", d'une "opinion" ou d'"un jugement de valeur ou une critique" et qu'elle résultait d'un simple "algorithme fonctionnant de manière automatique".
Dans son arrêt, la Cour a d'abord jugé que "l'adjonction de l'épithète 'escroc' (était) outrageante envers la société Lyonnaise de Garantie en ce qu'elle la dévalorise" et a estimé que Google avait le devoir d'exercer un "contrôle humain" sur cette fonctionnalité. Google Suggest "par sa soudaineté, imprévue pour l'internaute, impose cette expression en elle-même injurieuse" et les sociétés en charge de communication sur le Net ne peuvent l'ignorer sous "prétexte d'évolution technologique". Le Monde rappelle pourtant que le moteur de recherche intervient manuellement dans cette fonctionnalité "pour éviter notamment l'apparition de suggestions pornographiques".
Des rapprochements stigmatisants ?
En septembre 2010, Google avait été condamné à Paris pour diffamation envers un particulier, dont le nom tapé sur le moteur de recherche suggérait les qualificatifs de "violeur". Le groupe avait annoncé son intention de faire appel.
Google Suggest est souvent critiqué pour ses rapprochements douteux, notamment pour accoler aux noms de certaines personnalités le mot "juif" - conséquence automatique des recherches des internautes.
(Avec AFP)