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mardi 14 août 2012

MURIELLE AHOURÉ BLOQUÉE À LONDRES,UN DES 3 FUYARDS DE LA DÉLÉGATION IVOIRIENNE A VOLÉ SES PAPIERS



L’athlète ivoirienne, Muriel Ahouré finaliste aux 100 mètres et 200 mètres est bloquée à Londres. Sans papiers. Sans passeport. Sans sa green card américaine. Sans documents d’identification. Impossible pour l’ivoirienne de voyager. 

La délégation ivoirienne doit quitter le village olympique ce mardi. Elle sera hébergée à l’ambassade de Côte d’Ivoire en Grande-Bretagne. Le temps de trouver une solution à son problème. 

Son problème justement, un des trois ivoiriens qui ont disparu à Londres après les jeux olympiques, lui a dérobé ses papiers. Elle s’en est aperçue dimanche, au moment où elle s’apprêtait à quitter Londres pour les Etats-unis.

La flamme olympique s'est éteinte !


Cette flamme peu de spectateur pourtant présent à Londres n'ont pu la voir car elle était confinée dans le stade d'athlétisme. Pour ceux qui ont vu la Tour de couleur rouge, celle de Laskmi Mittal, l'entrepreneur indien magnant de l'acier mondial, elle devait être mise en haut la pour être vu de la ville comme le veut la tradition olympique. Mais il est inacceptable dans les consciences britanniques que le feu sacré aurait pu être porté par un ancien sujet de l'empire colonial. 

La fête fut très britannique, une véritable discothèque et un show de mode clin pour dire aussi que Londres est la capital du design et aussi - je m'adresse aux femmes- la capitale du chic masculin. J'ai pu me régaler dans les costumes très classe que j'ai pu voir ça et là porté par des hommes classe.... 

Pour revenir à la compétition, le marathon a été gagné par un Ougandais Kiprotich assez moqueur des Keynan qui pour moi ont été les grands battus du grand fond. 

Le record du monde de Rudisha au 800 m montre à quel point ces coureurs présents sur toutes les compétitions pour des raisons financières sont incapables d'arriver frais et prêts à des échéances tel les jeux olympiques et les championnats de monde. 

Les experts en handball ont triomphé en remportant un deuxième titre olympique. Ils entrent dans la légende de leurs discipline qui reste avant tout une compétition euro-européenne.

Le Basket féminin en argent aura eu la chance de subir la dure loi américaine car en regardant cette discipline, c'est bien là leur chasse gardée car la bande à Lebron James Kobbe Bryant, Kevin Durant ont montré leur supériorité face à une Espagne tenace! 

Pour conclure, la fin des jeux est un peu triste pour un passionné comme moi. 

Londres a réussit son pari les anglais sont troisième. J'ai vu aussi à quel point la Caraïbe est présente! 

La Grenade sort première nation per capita. 
Le jamaîcain Bolt rentre dans une dimension légendaire comme Bob Marley. Nous en Guadeloupe des questions demeure ! 
J'attends Rio et je suis heureux. 

 Harry Méphon

lundi 13 août 2012

BRAVO ET MERCI MESSIEURS LES “BRITISH”, POUR CETTE GRANDE MESSE DE LA FRATERNITE...!


Tout cela a été parfaitement organisé...

Ce fut grandiose, passionnant, beau et émouvant, et cette grande manifestation nous a rappelé que nous autres les humains, nous pouvons faire de belles choses sur notre bonne vielle Terre, et que c’est précisément pour cela que nous nous y trouvons...

Même la surprenante concurrente saoudienne, jeune enfant otage d’une situation qui la dépassait, où un interdit prétendument religieux s’est trouvé réaffirmé avec force par les siens, afin que puisse en être aboli un autre bien plus pénalisant et tout aussi irrationnel, qui ne lui aurait même par permis de participer, s’est déclarée heureuse d’avoir été là, et de fait pour une fois, toute notre humanité était là...

Tout ceci confère aux jeux, il ne faut pas se le cacher, par le fait qu’ils permettent d’atteindre un “au-delà” des choses habituelles et des singularités réductrices, et qu’ils sont l’occasion d’une humanité rassemblée communiant dans un même idéal, un caractère “sacré”. C’est ce que traduit d’ailleurs bien, tout le cérémoniel parfaitement réglé qui conduit cet événement. Il s’agit d’une véritable “liturgie” qui va jusqu’à un engagement d’excellence selon une prestation de serment, des concurrents et des arbitres, laquelle sans bien sûr le dire, suppose qu’une autorité suprême sera juge de leur accomplissement...

Toute cette mise en scène montre bien, qu’il ne s’agit plus en cet événement, d’une simple manifestation sportive...

Il est remarquable en effet à ce sujet, qu’en plus des exploits sportifs qui constituent l’objet premier des jeux, et des exploits techniques que nécessite leur organisation par la nation d’accueil, les grandioses cérémonies d’ouverture et de clôture de ces jeux, constituent de magnifiques catalogues culturels disant tout à la fois “l’héritage” dont dispose cette nation, et la force créatrice de son génie artistique.

Observons bien maintenant que c’est à ses frais, lesquels sont devenus considérables, que la nation organisatrice se met entièrement au service des autres nations de notre humanité, pour les accueillir et les rassembler chez elle. Or, il s’agit là en ce don de soi aux autres, d’un geste dont la recommandation constitue un des principaux enseignements religieux, et qui, concernant les relations habituelles existantes entre les nations, est absolument exceptionnel. Car on ne le trouve qu’à l’occasion de ces jeux, et de cet autre événement de même dimension que constitue la coupe du monde de football.

Tout ceci signifie que par delà ces prétextes sportifs, ce à quoi nous assistons en ces événements, c’est à des actes de “rédemption”, dans le sens christique même du terme, c’est à dire des actes par lesquels le bien se trouve rendu pour le mal, et par lesquels finalement, toute l’agressivité naturelle des humains, toutes les rivalités et toutes les volontés de capture et de domination des uns sur les autres, se trouvent “sublimées” au travers d’exploits sportifs.

En ce sens, le caractère “religieux” de ces manifestations est indéniable. Les rages s’expriment alors contre le chronomètre, les dominations se traduisent simplement par la plus haute marche du podium, et après les applaudissements fournis, ce sont quelques médailles, des émotions, de la fierté et de la gloire, lesquelles valent bien mieux que l’or, quant à la félicité des nations, qui constituent les gains des vainqueurs.

Ailleurs qu’en ces espaces, ce sont des guerres qui traduisent la rivalité entre les nations, la soumission de peuples entiers qui traduit les volontés de domination, et le pillage des ressources naturelles des pays vaincus, qui traduit la volonté de capture des nations prédatrices. Nous pouvons mesurer ainsi tout le bonheur que nous avons par tout ce que cela nous épargne, dans l’existence des jeux olympiques qui, dans l’antiquité déjà, sonnaient précisément une période de trêve guerrière. Il en est de même pour et cette autre grande messe de la paix, par codification d’une expression pacifique et apaisée des rivalités, que constitue la coupe du monde de football.

Pour la plupart d’entre nous, nous demeurons persuadés a priori, qu’il ne s’agit en ces événements, que de simples manifestations sportives “civiles”, issues d’une concertation entre les humains. Ceci, parce qu’à cause de la déviation sémantique qu’à subie au cours des siècles le terme traduisant ce fait, et à cause de tous les crimes et tous les abus qui furent commis sous couvert de celle-ci, nous manquons d’observer que la concertation entre les humains, quel qu’en soit l’objet, constitue en elle-même par définition, un fait de “religion”.

Cependant, ceux qui s’intéressent à ces questions ne manqueront pas de remarquer que ces grands rassemblements qu’il convient bien de dire religieux, se font forcément comme tels selon des “dieux“, c’est-à-dire selon des faits de “transcendance” de la singularité des individus et des peuples, mais que ces dieux ne sont jamais “nommés”. Personne ne viendra dire en effet, que l’établissement des règlements des jeux olympiques, et la fervente participation, en acteurs ou en spectateurs, de tous à ceux-ci, se font “au nom” d’un dieu.

Or, un des tout premiers enseignements de la grande tradition ésotérique, qui se trouve à l’origine de l’invention du “tétragramme”, le fameux “JWHW”, c’est qu’il est justement interdit de “nommer” le dieu, celui selon lequel s’exerce la concertation entre les humains, et qui n’est bien sûr “unique”, que si cette concertation concerne notre humanité tout entière... Par cette interdiction qui était faite de nommer le dieu, les rédacteurs de la grande tradition ésotérique rappelaient ainsi que rien ne peut se prétendre au nom d’un dieu, et encore moins au nom du dieu “un”, qui ne procède de la libre concertation entre les humains, et qu’en conséquence, rien de ce qu’ils n’agréent librement, ne peut leur être imposé comme étant la volonté d’un dieu, puisqu’il n’existe justement de dieu, que selon cette concertation.

Il est clair de ce point de vue que pour la plupart d’entre elles, par leur prétention à dire le “convenable” hors de toute “convention” établie entre les humains, et parlant au nom d’une “transcendance” de ces humains en se passant de consulter leur avis, voire en les contraignant, comme si cette transcendance pouvait manquer d’être “la leur”, autrement dit, comme si elle se pouvait dégagée d’eux et exprimer des volontés sans rapport avec leur souhaits, les religions d’aujourd’hui constituent autant de “trahisons” de l’idée religieuse authentique...

On surprendra alors beaucoup en disant que curieusement, c’est à travers le sport, certaines institutions humanitaires, ou encore certaines manifestations culturelles, que se réinvente aujourd’hui la véritable religion, et qu’en ce sens, les jeux olympiques constituent bien une manifestation religieuse, dans le sens fondamental du terme…

Bien sûr il faudrait développer davantage... Une prochaine fois peut-être...

Paris, le 13 août 2012 
Richard Pulvar

dimanche 12 août 2012

Quand l'excès d'olympisme ne paie pas



Il reste un peu moins d’un jour avant la clôture des JO de Londres et pendant que les sportifs se disputent les derniers lots de médailles, les journalistes dressent le bilan préliminaire. Jeux chauvins, concours des annonceurs, échec économique, telles sont les réactions désobligeantes non seulement des touristes et des médias mais encore d’un bon nombre de Britanniques.

Londres est la première ville dans l’histoire ou les JO se tiennent pour la 3e fois. Les JO actuels devaient devenir les plus économiques, écologiques et sécurisés. En effet, le budget initial ne dépassait guère 4 milliards de livres mais finalement on a dépensé le double rien qu’en construction de sites et d’infrastructures. Le caractère écologique s’est également révélé être une fiction. Pendant la période préparatoire, les écolos n’avaient de cesse de reprocher aux autorités leur impréparation dans l’éventualité d’un smog et n’ont pas remarqué que le contrat pour la décoration du grand stade olympique a été remporté par la société impliquée dans la catastrophe de Bhopal en Inde. Plus de 18 mille personnes avaient alors péri à la suite d’un accident dans une usine chimique.

La sécurité des Jeux était assurée par presque 24 mille agents, soit le double du quota initial. Les toits des maisons de Londres se sont hérissés de canons de la DCA. Ces mesures ont permis d’éviter les attentats mais des milliers de londoniens ont préféré quitter la ville pour la durée des Jeux. Il y a eu pourtant des incidents, comme ce jet de bouteille qui a failli mettre en échec la course de sprinters avec la participation de Hussein Bolt. En revanche, un autre spectateur a souffert d’un excès de zèle. Comme il ne manifestait aucune émotion pendant les compétitions, le service de sécurité a jugé bon de le retenir pendant plusieurs heures. On a appris plus tard que l’homme était atteint de maladie de Parkinson et ne pouvait pas rire ou crier bien fort. L’excès de vigilance a également joué un mauvais tour au champion olympique du lancer du disque Robert Harting. On lui a subtilisé sa carte d’accréditation sous la barbe de nombreux policiers et le sportif était obligé de dormir à la gare. A propos, le régime de sécurité spécial était également appliqué en dehors du village olympique ce qui compliquait fortement le travail et la vie, - a raconté le journaliste Andreï Mitkov dans son interview à notre radio :
Le parc olympique de Londres donnait une impression sinistre en comparaison de Pékin. Si en Chine on pouvait se déplacer librement entre les sites olympiques, il y avait une foule de gens et on pouvait profiter pleinement de la fête, c’était tout le contraire à Londres. On avait même l’impression que ces JO étaient pour la Grande Bretagne le dernier grand évènement vraiment positif dans son histoire.

Les étrangers ne sont pas seuls à pointer du doit l’excès du patriotisme. Le chanteur Morrisey de rayonnement international a baptisé les Jeux de chauvins. L’ex-vocaliste du groupe The Smiths avait écrit dans sa lettre ouverte qu’il était indigné par les débordements d’un patriotisme de clocher. On avait l’impression que l’esprit d’une Allemagne de 1939 planait au-dessus de la Grande Bretagne scandant Team Great Britain. De surcroît, Londres était positionné comme une marque destinée aux riches au moment ou le reste du pays souffre des licenciements et des catastrophes économiques, - note le chanteur.

En même temps, les échecs commerciaux ont fait du tort à Londres parce que, contrairement aux prévisions, les JO ont dissuadé les touristes. Les propriétaires d’hôtels et de restaurants ont été les premiers à encaisser le coup mais d’autres secteurs d’activité n’ont pas été épargnés non plus, a raconté à la Voix de la Russie Chantal, la barmaid dans un pub londonien.

Les affaires marchent mal depuis le début des JO et je ne constate un début de reprise que depuis 3 ou 4 jours. De nombreux employés ont été invités à travailler à distance ou envoyés en congé et la ville s’est vidée. Il n’y avait pas du tout de clients pendant la première semaine et la ville paraissait morte. Il y avait un tel tapage autour des JO et des problèmes de transport que de nombreux clients m’ont dit qu’ils voulaient partir pour ne pas voir cette frénésie.

Mais c’est le scandale des billets qui a porté le plus grand ombrage aux JO. Les compétitions sur les sites olympiques coûteux se déroulaient dvant les tribunes quasiment vides parce que les revendeurs ont acheté plus de 250 mille billets. Étaient également vides les places réservées aux sélections nationales. C’est ainsi que le CNO français n’a commencé à vendre son quota qu’il y a deux jours, c’est-à-dire tout à la fin des compétitions.

Il y a eu aussi des scandales d’arbitrage et le sort de plusieurs médailles se décidait à coups de protestations et de réclamations, le fait que ne s’est jamais produit jusqu’ici. Les designers et les psychologues discutent de la bavure commise par les concepteurs du style olympique londonien. La couleur rose qui signale à Londres tout ce qui a rapport aux JO est plus que la marque d’un mauvais goût, affirment les spécialistes. Elle tapait sur la psychique et empêchait de se concentrer et des sportifs s’en sont déjà plaints. Le dernier scandale a éclaté le 8 août, quand les autorités britanniques ont fermé à cause des factures impayées le pavillon olympique africain construit grâce aux fonds collectés par 53 pays du continent. En plus d’expositions, on y célébrait les victoires des sportifs et organisait des réceptions de délégations. Les amphitryons des JO sont allés trop vite en besogne croyant sans doute que les athlètes africains n’allait plus remporter aucune médaille en deux jours restants.

samedi 11 août 2012

‎36"84 Coup de foudre

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36"84 Coup de foudre encore à l'Olympic Park : Bolt a amené la Jamaïque sous barrière des 37'' entraînant aussi la sélection américaine dans son record national avec une Trinidad en bronze (une fois de plus). Le sprint national doit se poser de bonnes questions, un 4x400m féminin à la traîne, voir un Pognon (premier français sous les 10 ") courir de la sorte est navrant car le relais 4x100 français est potentiellement plus fort que la bande à Marie-Rose et Sangouma. Caler au pied du podium soufflé par la fougue de Trinidad dans une course aussi rapide sont des signes d’insuffisances de certaines méthodes sous la pression qui ne trompent pas. Le matin, Diniz au 50km marche s'est pris les pieds dans les barrières puis s'est vu disqualifié pour un ravitaillement........ hors zone ! On se croirait dans un mauvais film comique à 4 sous..... Cette journée a encore affirmée l'accomplissement Caraïbe! Bolt a un réel impact de leader qui transcende ses jeunes sprinters. Je sais aussi qu'Ato Boldon se dévoue corps et âme pour les plans de développement de Trinidad consacrés avec Walcott Keshorn, un junior au javelot. Ces îles démontrent qu'elles ont travaillées en profondeurs leurs bases et elles sont bien présentes au moment où il faut. 

 Harry Mephon

jeudi 9 août 2012

Un lobby politique derrière la critique des athlètes chinois aux Jeux Olympiques



Les records marqués par les athlètes chinois agacent les équipes olympiques adversaires. Ainsi, la nageuse Ye Shiwen se retrouve à nouveau au centre du scandale. Les responsables sportifs australiens ont exprimé leur mécontentement par le fait que la nageuse s’entraîne sous la direction des entraîneurs australiens.

Et elle améliore constamment ses résultats, alors que les résultats des l’équipe australienne à Londres sont plus que médiocres. Un autre scandale est lié aux soupçons de dopage de Ye Shiwen. Des spéculations sur ce sujet ne s’arrêtent pas, même après que les tests se sont révélés négatifs.
Plus de sept jours sont passés depuis le 400 m nage femmes, mais les médias continuent à publier des enquêtes, essayant de comprendre comment le record mondial a pu être amélioré d’une seconde sans dopage. Les commentateurs sportifs n’ont pas d’explication comment la nageuse a pu améliorer son record personnel de cinq secondes. L’entraîneur américain John Leonard a été le premier à accuser Ye Shiwen de dopage. Mais comme les tests ont prouvé le contraire, a confirmé le chef de l'Association olympique britannique Colin Moynihan.

C’est devenu une vraie tendance d’associer le dopage aux athlètes chinois. Cependant, dans le cas de Ye Shiwen, sa victoire pourrait être expliquée par son jeune âge. Ainsi, le légendaire nageur australien Ian Thorpe a également amélioré ses propres résultats seconde par seconde, lorsqu’il était adolescent. La nageuse chinoise a grandi de 2 cm depuis qu’elle a marqué le dernier record, et sa constitution musculaire a changé. Par ailleurs, on ne peut exclure le facteur hormonal, souligne Larissa Iltchenko, huit fois championne du monde en nage libre.

« L’organisme de chacun est différent, et les changements hormonaux de chacun sont individuels. Cela peut évidemment aider à marquer de nouveaux records, car avec l’âge, l’organisme se reconstruit. Quant au dopage, cela peut être vérifié au moyen d’un test. Si le test est négatif, je pense que cela n’a aucun sens de se lancer dans ce genre de discussions. Les nageuses de brasse – des jeunes filles – nagent en général plus vite que leurs adversaires, plus âgées qu’elles. Nous avons un excellent exemple qui illustre cela – la nouvelle championne olympique de Lituanie Ruta Meilutyte ».

Meylutite a un an de moins que la nageuse chinoise. Personne n’a accusé la jeune lituanienne de 15 ans de dopage, du moins publiquement. Les médias ont ironisé à ce propos, car elle vit et s’entraîne en Grande-Bretagne depuis l’âge de 3 ans. Son entraîneur, John Rudd a été catégorique: l’athlète est très talentueuse et s’entraîne beaucoup. Quant à l’assiduité des sportifs chinois, elle est perçue différemment par les médias européens.

Le scandale se développe sur fond de la rivalité de la Chine et des Etats-Unis dans le classement général. Les Américains essaient de rétablir le status quo des années 2000, ou d’obtenir des résultats comparables aux réalisations olympiques de la Chine. Dans le même temps, ces médailles ne sont pas obtenues de façon « olympique », soulignent les experts, en particulier là où ils ne peuvent pas dépasser directement les Chinois. Lors des compétitions aux barres fixes, un Néerlandais Epke Zonderland a été déclaré vainqueur, alors que par complexité du programme, sa performance était comparable aux athlètes chinois. Toutefois, le Chinois a terminé troisième: un sportif allemand l’a dépassé et a décroché une médaille d’argent. Après les compétitions les médias ont à nouveau exprimé des doutes concernant l’objectivité du jugement. Cela dépend de la manière dont les juges écoutent les opinions d'une telle ou telle fédération sportive, note l’expert sportif Nicolas Petrossian.

« Prenons le comme un fait : le sport et la politique sont inséparables. Et tous ces slogans que le sport n’est pas lié à la politique, n'ont rien à avoir avec ce qui se passe aux Jeux olympiques. Généralement, s’il y a un lobby lors des compétitions, il est occidental. Ils ont un lobby plus fort ».
Le jugement en compétition de gymnastique parmi les femmes a été sans doute le plus scandaleux des Jeux olympiques 2012. Par ses appels, l'équipe américaine a pu récupérer quelques médailles. Par exemple ce mardi, la médaille de bronze en gymnastique est allée à Alexandra Raisman, et non pas à la gymnaste roumaine.

Anastasiya Barycheva