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jeudi 17 janvier 2013

Communiqué de Al-Shabaab : Denis Allex, un agent trahi



L’organisation islamiste Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen a publié aujourd’hui sur ses canaux habituels un long communiqué daté du 15 janvier, où ses dirigeants indiquent avoir « pris la décision unanime d’exécuter l’officier du renseignement français Denis Allex ». Le document se compose en quatre parties, que nous plaçons dans son intégralité, hormis quelques éléments relatifs à Denis Allex.

Bulo-Marer 15/01/2013 Bismi Allāhi Ar-Raĥmāni Ar-Raĥīm
I. La capture :
Le 14 juillet 2009, les Mujahideen ont capturé un officier des renseignements français, Denis Allex, qui travaillait alors pour la DGSE. Se faisant passer pour un journaliste, Allex a été envoyé à Mogadiscio avec la tâche de former les forces de renseignement du régime fantoche et de recueillir des renseignements sur les Mujahideen, cela au nom du gouvernement Français. Après sa capture, Allex a été gardé en captivité pendant plus de trois ans et demi par les Mujahideen. (…) La DGSE a été dument informée peu de temps après son enlèvement qu’il pourrait, à discrétion du chef des Mujahideen, être racheté ou libéré en échange de prisonniers musulmans.
(…)
II. Les négociations :
Contrairement aux affirmations faites par le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, qui a indiqué que les Mujahideen avaient refusé de négocier et contraint les forces françaises à se lancer dans une opération de libération, Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen confirme par le présent communiqué avoir toujours été ouvert aux discussions. Les Mujahideen n’ont jamais, pendant ces trois dernières années et demie, cesser de communiquer avec les Français pour arriver à un compromis. Malgré cela tous nos efforts ont été vain et la DGSE s’est, dès le départ, montrée peu coopérative.
A intervalle réguliers, la DGSE a exigé une « preuve de vie » de l’otage afin que les négociations se poursuivent. Les Mujahideen ont publiés deux courtes vidéos de l’otage. La première en Juin 2010, adressée à Nicols Sarkozy, et la seconde en Octobre 2012, à l’attention du nouveau président François Hollande. Nous pensions naïvement que la mise en place de ce nouveau gouvernement serait de nature à faire évoluer la situation pour trouver un accord, mais nos espoirs ont été rapidement déçus.
Pendant ces trois dernières années et demie, la DGSE a même a enjoint les Mujahideen à « aller de l’avant et de tuer Denis Allex si vous le voulez », cela dans le but de minimiser la valeur de l’otage et d’entraver délibérément le processus de négociation en cours.
Egalement, la DGSE a contacté Harka Al-Shabaab Al-Mujahideen juste une semaine avant sa tentative de libération infructueuse, le 12 janvier dernier, qui s’est soldée par un échec, cela afin d’assurer les Mujahideen qu’un accord serait finalisé « très prochainement ». Une semaine plus tard, les faits ont démontrés qu’il ne s’agissait que d’un mensonge supplémentaire.
III. L’exploitation :
Au cours de ces trois trois dernières années et demie, la DGSE a continué volontairement à prolonger le processus de négociation dans le seul but de gagner du temps et de préparer, par la force une opération de libération, plutôt que de négocier sur des bases équitables.
Conscient du jeu de la France, Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen a pris toutes les mesures afin que Denis Allex ne soit jamais localisable, dans le but de déjouer les opérations de libération en préparation.
L’opération de libération de samedi dernier a été un échec lamentable, tant sur le plan du renseignement que de l’action au sol. Les forces françaises, égarées par des informations tronquées, ont atterris à quelque kilomètre de Bulo-Marer et sont dirigées vers une cible qui n’était qu’un leurre, tuant tous les villageois qu’ils ont trouvé sur leur chemin. Plusieurs de ces villageois, dont une femme âgée, ont été retrouvé avec la gorge tranchée et d’autres criblés de balles. Les Mujahideen de Bulo-Marer ont immédiatement prévenu Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen de la présence des forces françaises.
Après trois heures de bataille, les forces françaises ont du se replier en se faisant évacuer par un hélicoptère de secours.
(…)
IV. Le verdict :
La mort des deux soldats français devient dérisoire à coté des dizaines de civils musulmans tués sans raison par les forces françaises lors de cette opération. Afin de venger la mort des civils et en prenant en considération la persécution croissante de la France envers les musulmans du monde entier, la politique d’oppression islamophobe sur son sol, ses opérations militaires dans la guerre contre nos frères en Afghanistan et, aujourd’hui, au Mali, ainsi que la poursuite de son assistance économique, politique et militaire envers les envahisseurs africains dans les pays musulmans, Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen a pris la décision unanime d’exécuter l’officier du renseignement français Denis Allex.
(…)
Les Mujahideen ont pris cette décision après trois ans de tentatives infructueuses dans ses négociations avec la DGSE. La France s’est avérée être un partenaire déloyal, qui a non seulement trahi la confiance des Mujahideen, mais aussi celle de son agent (…).
Nous conseillons vivement le peuple de France de faire preuve de plus de discernement à l’avenir dans le choix de leur gouvernement, et de choisir des hommes plus pragmatiques et plus sages que le président François Hollande.
Organe de communication
Harakat Al-Shabaab Al-Mujahideen

Les islamistes somaliens annoncent avoir exécuté l'otage Denis Allex


Denis Allex agent de la DGSE  tenu en otage par les Shebab, donné pour mort depuis le raid raté des commandos français pour le libérer, a été exécuté par les Shebab. 

C'est par un message posté sur leur compte twitter qu'ils l'ont annoncé, par ailleurs, selon  un des responsables de cette milice :"   a ajouté que l'agent de la DGSE -les services secrets français- avait été exécuté à Bulomarer, dans le Sud de la Somalie. "Des documents audio et vidéo sont disponibles et seront rendus publics quand nous le déciderons".

Voilà la triste conclusion d'une affaire  ayant débuté en 2009, aucun des gouvernements successifs n'ayant réussi à négocier en vue de la libération de l'otage  Denis Allex (certainement un pseudonyme), la tentative  de le libérer par la force s'étant soldé par la mort de deux officiers des services français et de celui de l'otage.

Pour un ratage, c'est un ratage.

Quant aux otages tenus par les insurgés maliens, souhaitons qu'ils ne subissent pas le même sort que leur compatriote Denis Allex.



lundi 14 janvier 2013

Somalie : un commando français succombe à ses blessures



Un commando français capturé en Somalie a succombé à ses blessures, ont communiqué les représentants du groupe islamiste Al Chabaab ayant promis de présenter prochainement les corps des deux militaires français morts pendant l'opération qui visait à libérer l'agent de la DGSE nommé Denis Allex pris en otage en 2009.

L'opération visant à libérer l'otage a échoué. Des commandos français appuyés par l'aviation ont débarqué près de la ville de Bulomarer au sud de la capitale Mogadiscio sans réussir à libérer Allex. 17 terroristes et un militaire français ont été tués pendant l'assaut. Un autre militaire français blessé a été capturé et succombé à ses blessures.

Les combattants d'Al Chabaab affirment que Denis Allex est vivant et en bonne santé et qu'il sera transféré dans un autre endroit où il sera jugé.

samedi 12 janvier 2013

Somalie/Otages : quand les soldats français abandonnent le corps de leur camarade!!!



Les chebaab ont démenti la mort de Denis Alex, orage français qu'ils détiennent.

Il a été enlevé en 2009 dans le sud de la Somalie. Un commando français a tenté de le libérer dans la nuit de vendredi à samedi dans le cadre dune opération qui a échoué. 

Le porte parole des Chebaabs, Abdel Aziz Abou Mossab a annoncé cet échec. " Les français ont échoué puisque l'otage ne se trouvait pas dans la région où le commando a fait sa descente" selon le porte parole du groupe terroriste " les soldats français ont abandonné le corps de l'un de leurs camarade et ont préféré prendre la fuite" selon le ministère français de la Défense, l'opération a fait deux morts dans les rangs du commando français. 

Le porte parole des Cheebab laissent entendre que le bilan des pertes françaises est plus lourd.

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La DGSE a tenté de libérer cette nuit Denis Allex, otage en Somalie depuis 2009. L'opération a échoué et l'otage a été tué par ses geôliers 


IRIB- Al Chebaab font état du raid d'un commando français dans la nuit de vendredi à samedi contre une région du sud de la Somalie où est détenu l'un des otages français.

Ce raid se serait soldé par la mort des membres d'Al Chebaab qui se gardent de commenter davantage cette intervention. Selon le commandant militaire de la ville de Bolomar là où cette intervention vient d'avoir lieu  " le raid des soldats français a échoué et sur les lieux , on a trouvé les corps des soldats français " Edris Youssef , l'un des habitants de la région a confirmé aussi le raid du commando qui " s'est produit vendredi soir et qui s'est soldé par un échec . Un blanc se trouve parmi les victimes". " trois civils ont également perdu la vie" a-t-il poursuivi. les autorités françaises n'ont pas réagi à cette information. Al Chebaab ont enlevé le 14 juillet 2009 l'un des agents du renseignement français, du nom de Deinis Alex.

mercredi 3 août 2011

SOMALIE. L'enfer à ciel ouvert


"Si tu n’es pas d’accord avec eux, ils te coupent les mains et les pieds". L’Onu et les humanitaires sont débordés, les milices s’infiltrent et les réfugiés retrouvent la faim et la peur.

Surgissant comme des fantômes, ils marchent mécaniquement sur une piste défoncée de sable ocre, écrasés sous un soleil de plomb, le poids de leurs bagages et de la fatalité. Un vieil homme est courbé sur sa brouette chargée de farine, d’un matelas et d’ustensiles de cuisine. Une femme ploie sous un baluchon de plusieurs kilos de nourriture. Les enfants ne pleurent pas. Tous suent à grosses gouttes sous les rayons ardents. Ils avaient des chameaux, ils avaient des moutons. Tout leur bétail est mort. Eux, ils ont marché une semaine.
Parfois, les Somaliens mettent plus de 60 jours pour arriver. Ici, à Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, à l’est du Kenya, près de la frontière somalienne. Conçu pour moins de 100.000 personnes, il y a 20 ans au début du conflit en Somalie, il en compte aujourd’hui près de 400.000 et devrait atteindre les 500.000 d’ici la fin de l’année. Car fuyant la sécheresse (la pire en 60 ans selon l’ONU) et la famine qui frappe la Corne de l’Afrique, mais aussi la guerre qui ravage la Somalie, les réfugiés continent d’affluer au rythme de près de 1.300 par jour. Ceux qui ont de la chance.
Arrivé il y a deux jours, Mohamed Abdi, 42 ans, montre le petit monticule de terre surmonté d’une branche d’épineux où il a enterré sa fille de deux ans, près de sa hutte. "Elle est morte hier, dit-il, nous n’avions rien à lui donner à manger". Un peu plus loin, un de ses voisins creuse une tombe minuscule. Un bébé de huit mois est décédé. Les réfugiés enterrent les leurs avant même d’être enregistrés au camp. Difficile dans ces conditions de connaitre le taux de mortalité mais il semble élevé. En Somalie même, "le taux de malnutrition a dépassé les 11%, dit Yves van Loo du Comité international de la Croix rouge international (CICR), ce qui est deux fois supérieur au seuil d’alarme. La saison des pluies de l’an dernier a été un échec. La situation est grave".
Crise nutritionnelle sévère
A Dadaad, le taux de malnutrition des enfants est tel que, sans vouloir prononcer le mot très controversé de "famine", Emilie Castaignet, responsable de terrain à Médecins sans frontières (MSF), parle de "crise nutritionnelle sévère". "Ce qui n’est pas normal dans un camp de réfugiés", ajoute-t-elle. Le plus étonnant est que les réfugiés qui fuient la famine, la sécheresse et les milices islamistes Shebabs qui tiennent le sud de la Somalie, trouvent ici des conditions à peine meilleures que celles qu’ils ont quittées. Dans l’hôpital des MSF, parmi les enfants squelettiques placés en nutrition intensive se trouvent aussi bien de nouveaux arrivants que des réfugiés de plus longue date. "La distribution de nourriture par le Programme alimentaire mondial [des Nations unies] n’est pas adaptée", commente Emilie Castaignet de MSF. Pas surprenant : entre 2008 et aujourd’hui, le budget du Programme alimentaire mondial (PAM) a été divisé par deux, passant de 6 milliards de dollars à 3,2 milliards.
Beaucoup de réfugiés se plaignent du manque de nourriture : "On vient d’arriver après 10 jours de marche. Beaucoup sont morts de faim sur la route et ici, on ne nous donne rien. On dort même sous un arbre", dit Kahi Isaka Ahamed, 27 ans, 5 enfants. Les nouveaux arrivants s’installent souvent sous des huttes de branches, sans accès à l’eau, sans sanitaire. Ceux qui ont reçu de l’aide se plaignent aussi : "On nous a donné 15 kilos de farine pour cinq personnes pour 15 jours, ce n’est vraiment pas assez", dit une femme. La crise s’amplifie. MSF n’en finit plus d’agrandir son hôpital. Pour éviter que les adultes affamés ne mangent les aliments thérapeutiques de leurs enfants dénutris, l’ONG va distribuer des rations familiales. C’est une course contre la montre pour sauver des vies.
Shebabs
Mais certains pensent que la sécheresse et la famine ont bon dos. "Si tous les circuits de distribution, les marchés, les voies de communication n’étaient pas désorganisés dans la zone contrôlée par les Shebabs, la crise serait beaucoup moins grave", estime un humanitaire qui travaille depuis cinq ans sur la Somalie. Beaucoup d’organisations humanitaires, parce qu’elles travaillent en zone contrôlée par les milices islamistes ou parce que, expulsées, elles espèrent y retourner, gardent le silence sur la responsabilité des Shebabs dans le désastre. Mais les réfugiés, eux, sont plus prolixes : "On fuit les Shebabs et la faim. Les Shebabs, parce que si tu n’es pas d’accord avec eux, ils te coupent les mains et les pieds", dit un réfugié. Ils font ce qu’ils veulent. Si tu as une femme jeune et jolie, ils la prennent." "Ils prennent aussi les enfants pour les envoyer sur la ligne de front. On ne les revoie jamais", ajoute un autre.
Ali Useni Muhamudu, 52 ans, 4 enfants, n’a pas fui la famine. Il a fait l’amère expérience de ce qui arrive lorsqu’on désobéit aux Shebabs. Il parle à voix basse, à l’écart. Il soulève son pagne traditionnel et montre ses deux jambes munies de deux prothèses au niveau des genoux. "Ils m’ont amputé en public en 2008", raconte-t-il. "J’étais un ancien employé du gouvernement. Ils voulaient que je travaille pour eux. J’ai refusé. Maintenant, poursuit-il, j’ai peur qu’ils me prennent. Ils me recherchent. Ils sont ici. C’est un réseau, ils sont partout." Arrivé il y a deux mois et demi, son voisin, Mohamud Abdulahi Abdule, 35 ans, pharmacien, a, lui aussi, peur que les Shebabs ne le retrouvent. Ils lui ont brulé le biceps gauche au fer rouge avant de lui dire : "Comme ça, on te retrouvera toujours !". Et de lui tirer une balle dans le pied qui a laissé deux grosses cicatrices de chaque côté. Son crime ? Refus de collaborer. "Ils voulaient que je jette des bombes sur des innocents, j’ai refusé", dit-il. Puis les Shebabs ont tué toute sa famille. "Quand je suis rentré de la pharmacie à 14 heures, ils étaient tous mort, ma femme, mes deux garçons, ma fille. Alors j’ai fui, raconte-t-il. Depuis je ne dors pas la nuit ou alors je rêve de ma femme et de mes enfants. Et quand je me réveille, je suis tout seul. Maintenant, j’ai peur de mourir à n’importe quel moment. J’ai peur, même ici. Ils sont ici."
Un véritable trafic
"Ils" ne se cachent même pas, poursuivent leur emprise sur la population. Ainsi, ce jour-là, l’imam du camp procède à une généreuse distribution d’aide humanitaire payée, dit-il en restant vague, par la "communauté islamique". Patiemment assis par terre, les femmes, enveloppées dans de grands foulards bleus, attendent. "Cet imam est avec les Shebabs", glisse un réfugié de longue date qui connait les dessous des cartes de Dadaab. "Les Shebabs, ajoute-t-il, tiennent aussi 80% du marché" qui s’est installé dans le camp devenue une véritable ville. "Il y a un véritable trafic entre la Somalie et Dadaab", confirme un humanitaire. "Les Shebabs s’infiltrent ici", reconnait un officier de police kenyan. Les Somaliens qui croyaient atteindre le paradis se retrouvent ici dans un nouvel enfer. Dadaab, prison à ciel ouvert, est juste un peu moins pire que la Somalie où, dit un réfugié, "il n’y a pas de nourriture, que des balles".
Jean-Baptiste Naudet - Le Nouvel Observateur


vendredi 10 juin 2011

Le ministre somalien de l'Intérieur Abdishakur Cheikh Hassan est mort




Le ministre somalien de l'Intérieur Abdishakur Cheikh Hassan  est mort des suites de ses blessures.


Il a été victime d'un attentat suicide d'un kamikaze, à son domicile, la personne ayant déclenché les explosifs serait la propre nièce du ministre. L'attaque a eu lieu quand il recevait d'autres responsables chez lui, toutefois on ne connaît pas le nombre de victimes que l'attentat a causé. 

C'est la troisième attaque de ce genre à Mogadiscio, les deux autres revendiquées par les islamistes Shebab, opposé au gouvernement de transition.