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samedi 1 février 2014

Pétition à l’attention de: Les parlementaires européens


Madame, Monsieur le député du Parlement européen,
Le 4 février, vous allez être invité(e) à voter sur le rapport Lunacek.
Ce rapport a été préparé et promue par ILGA Europe, c’est-à-dire par la LGBTI (lesbiennes-gays-bisexuels-transsexuels-intersexes) au niveau européen. Ce lobby ultra-minoritaire ne représente en rien l’ensemble des personnes homosexuelles puisqu’il rassemble à peine quelques milliers de personnes pour l’ensemble de l’Union européenne.
Le rapport Lunacek constitue une tentative extraordinairement éhontée de la part des militants LGBTI de dévoyer le sens des droits fondamentaux de la personne humaine. La référence faite à la « feuille de route de l'UE », outil qui visait au départ à répondre aux besoins et difficultés des personnes handicapées, est éminemment trompeuse. Elle détourne une politique de non discrimination pour créer des privilèges au profit de certains citoyens sur la base de leur sexualité.
En lisant le rapport dans sa totalité, il apparaît clairement que le projet de résolution n'a qu'un seul objectif : « le détournement des droits de l'homme au profit des militants LGBTI » par la voie institutionnelle autoritaire. C'est du jamais vu jusqu'à maintenant.
En légiférant suivant le rapport Lunacek, le Parlement européen exigerait que l'UE et ses Etats membres appliquent deux poids et deux mesures : une liberté d'expression totale pour les militants LGBTI, mais des restrictions, ordonnées par voie institutionnelle, portant sur l'expression de toute éventuelle critique des revendications du lobby LGBTI. Aucune disposition ne prévoit de protéger le droit qu'ont les personnes de s'auto-déterminer, le droit qu'ont les parents d'éduquer leurs enfants et de les protéger de toute propagande LGBTI si tel est leur bon vouloir, le droit à l'objection de conscience.
S'il est adopté, le rapport Lunacek ne laissera aucun autre choix aux institutions de l'UE et aux Etats membres que d'incorporer l'agenda LGBTI à la conception de politiques publiques, notamment dans des domaines qui sont en réalité de la compétence des gouvernements nationaux : famille, santé et éducation. L'agenda LGBTI va également s'imposer sur des sujets comme l'emploi, le droit d'asile, et les affaires étrangères.
Qui plus est, la feuille de route de l'UE ainsi détournée fera l'objet d'une utilisation orientant les Etat membres vers la légalisation du mariage , de l’adoption, de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui (mères porteuses) pour les couples de même sexe, comme l’attestent les articles qu'elle contient à propos de la citoyenneté et de la liberté de circulation.
La loyauté de l'UE et des Etats membres au droit européen ne peut pas conduire à la création de droits spécifiques.
Je dénonce aussi l’objectif financier de ce rapport : alors que ILGA Europe a été financée à hauteur de 1,408 millions d’euros en 2012, ce rapport conduira à un financement encore bien plus important. ILGA Europe n’est pas une ONG et les citoyens européens n’ont pas à la financer par leurs impôts.
Par conséquent, je vous invite à rejeter le Rapport Lunacek ou à lui substituer une autre résolution.
Je vous saurai gré, également, de réclamer un vote nominatitf, car je désire connaître la teneur du vôtre sur cette résolution. Elle servira de critère de vote lors des élections européennes qui se tiendront le dimanche 25 mai 2014.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, ma sincère considération,

A propos du rapport Lunacek

Beaucoup d’entre vous l’ont noté avec effarement : faisant fi du rejet du rapport Estrela, les lobbies, soutenus par un certain nombre de parlementaires européens, persistent à vouloir imposer leur idéologie délétère. À l’heure où l’Union européenne, au plus bas dans l’affection des citoyens européens, devrait relever les défis du déclin et de la désintégration économique et sociale, cet acharnement communautariste est scandaleux. Il n’est plus une session où l’on ne tente de forcer la main aux députés européens.
En décembre, c’était le deuxième examen d’un rapport Estrela à peine modifié. En janvier, une déclaration de la Commission, sous prétexte de réagir aux réformes en cours en Espagne. Cette déclaration n’avait pas été suivie d’un texte, puisque le rapport Lunacek était déjà programmé pour la première session de février.
Ce rapport est pire que le rapport Estrela. D’abord parce qu’il réclame une « feuille de route », c’est-à-dire un programme comportant des objectifs et des mesures concrets assortis d’un calendrier, afin de lutter contre les prétendues discriminations à raison des orientations sexuelles. Ensuite, parce que non seulement il reprend les grandes lignes du rapport Estrela, mais qu’il va beaucoup plus loin : prise en compte de l’identité de genre, donc reconnaissance officielle d’une ou plusieurs « catégories » supplémentaires (neutre ? inter ?) en plus des hommes et des femmes ; reconnaissance mutuelle des actes de mariage, adoption, filiation, etc… pour les couples homosexuels, ce qui revient à terme à forcer les États à adopter des législations dont ils ne veulent pas ; droits exorbitants du droit commun privilégiant les minorités tonitruantes et muselant toute opposition ou même simple objection ; octroi d’une protection internationale à raison de l’orientation sexuelle… Seule bonne nouvelle dans ce sombre tableau : la Commission a indiqué qu’elle ne travaillerait pas sur une telle feuille de route. Pour combien de temps ?
L’ordre du jour a été modifié : le rapport Lunacek est désormais inscrit lundi pour une brève présentation (procédure qui prévoit que seuls cinq députés pourront parler, choisis par le président de séance parmi les députés présents qui lèvent la main). Comme vous le voyez, un débat volontairement tronqué.
Le règlement intérieur ne permet pas aux députés « non-inscrits » de demander un vote nominatif, mais j’ose espérer que les membres de groupes parlementaires, qui y sont habilités, le feront. Ne ménagez pas vos légitimes pressions à leur égard (députés UMP, centristes, libéraux…).
Quoi qu’il en soit, ma position est claire et plus déterminée que jamais : le rejet, par tous les moyens.
Vous remerciant de votre mobilisation et de la constance de votre engagement, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, dans l’assurance de mon soutien.
Bruno Gollnisch

Le sexe à l’école, c’est maintenant


Vincent Peillon est inquiet. Ici et là, des parents d’élèves – souvent de très jeunes élèves – se sont montrés indignés il y a quelques jours par l’introduction dans les écoles d’une matière assez étrange scientifiquement dénommée « théorie du genre ». Inutile d’étaler des laïus sophistiqués pour vous expliquer ce que sous-entend cette théorie. Depuis le temps qu’on en parle, sans doute êtes-vous autant, sinon plus avisés que moi.

Ceci dit, ce qui aujourd’hui apparaît comique, c’est le zèle extraordinaire avec lequel le ministre de l’Education nationale essaye de dédiaboliser une créature qui, tout en étant loin de lui appartenir, restera néanmoins liée à son nom. Voici donc un extrait de courrier envoyé par le roi du genre aux chefs d’établissement, suite au boycotte provisoire des cours initié par un grand nombre de parents engagés : « Face à ces actions inadmissibles (la décision des parents de ne pas envoyer leur progéniture en cours), il est nécessaire d’une part de rassurer les parents d’élèves qui ont pu être la cible de tentatives de déstabilisation et d’autre part de rappeler fermement les règles de l’école républicaine. Je vous demande donc de tout mettre en œuvre pour informer les parents de la réalité des programmes et des contenus des enseignements sur ces sujets ».
La plus grande ruse du diable, dit-on, c’est de nous faire croire qu’il n’existe pas. Quelle théorie du genre ? Vous voulez rire ? Voici la première réaction de M. Peillon qui est une réaction de déni total au moins douée, à court terme, de cohérence. Ce qu’aurait voulu faire valoir l’équipe pédagogique, des inspecteurs aux plus modestes instits, c’est l’égalité entre les sexes. Ce bouclier brodé de bonnes intentions aurait été peut-être efficace si septembre 2014 n’allait pas révéler une autre dimension de la réalité. Que fait donc M. Peillon ? Il passe du mensonge à l’ostentation. Tenez, voyez donc ce que nous entendons enseigner à vos petits. On ne vous cache rien, libre à vous de vous instruire. En revanche, s’il s’avère que vous rejetez les paradigmes révolutionnaires de ces cours, vous êtes, chers parents, des extrémistes. Si en plus vous refusez d’envoyer vos enfants dans cette école républicaine truffée de vertus, vous violez la loi sur « l’obligation scolaire » en vous mettant par conséquent hors-la-loi. On sait déjà ce que cela donne en Allemagne où des mamans et des papas opposés d’une manière plus ou moins aberrante à l’éducation sexuelle sont envoyés en prison. Après tout, la démocratie demande aussi un peu de victimes.
Lorsque M. Peillon, soutenu dans ses nobles entreprises par Najat Vallaud-Belkacem, prétend asseoir et conceptualiser l’idée d’égalité à travers l’étude du genre, formellement, il n’a pas tort. Il veut, à cor et à cri, usant de tous les moyens cognitifs possibles, faire connaître aux jeunes générations ce qu’est l’égalité dans un sens absolu, irréfragable car juridiquement consacré comme tel. Simplement, surtout ne vous leurrez pas, il ne s’agira pas de l’égalité entre hommes et femmes. Vous n’imaginez quand même pas qu’un débat de ce type ressurgisse en France au XXI siècle après quarante ans d’oubli ? Non, bien sûr, ce passé est heureusement passé. En fait, M. Peillon et un grand nombre d’enseignants socialisants manifestement conquis par le triomphe d’un post-modernisme débridé veulent démontrer à des gamins de 6, 10, 15 ans, que le genre est une forme de déterminisme, donc, d’anti-liberté à maîtriser. Au même titre, les pulsions sexuelles d’un individu, quelles qu’elles soient, sont incontrôlables dans la mesure où la nature l’emporte toujours sur le social. C’est ainsi que, développant une pensée a priori banale, on en arrive à comprendre pourquoi les Pays-Bas ont autorisé en 2006 la création d’un parti fondé par des pédophiles et militant mordicus pour les droits de cette minorité « discriminée ». Qu’on m’accuse de paranoïa, de propos discriminatoires ou déplacés, mais il se trouverait (je conserve pour l’instant le conditionnel) que les discours homophiles tenus par les gourous de l’éducation nationale dissimulent une rhétorique bien plus désagréable que celle qui transparaît actuellement.
Un peu d’histoire.
Pour être sincère, avant d’avoir visualisé l’intervention de Mme Farida Belghoul, écrivain, fondatrice du mouvement Convergence 84 et de l’association du soutien éducatif REID, j’ignorais qui était le véritable fondateur ou idéologue de l’éducation sexuelle à l’école. Ravie de vous présenter ce brave homme : il s’agit d’un certain Alfred Kinsey, né aux USA à la fin du XIX siècle, décédé en 1956 d’une mort peu glorieuse. Financé par la fondation Rockefeller, cet apprenti sorcier s’est livré à des travaux de recherche prétendument scientifiques visant à mettre en évidence la sexualité enfantine. Les enfants, disait-il, sont à 100 % orgasmiques dès leur naissance. Cela signifie que la pédophilie est une notion dépouillée de sens. Mais il va encore plus loin en postulant que l’inceste n’est aucunement répréhensible du moment qu’il familiarise l’enfant ou l’ado à la sexualité. Il convient donc, primo, de diminuer l’âge de consentement, secundo, de dépénaliser l’inceste. On sait aujourd’hui que le dispositif « ABCD de l’égalité » s’inspire des théories de Kinsey. Le mode de suicide de cet homme est d’ailleurs à la hauteur de sa personnalité … il arrive en effet rarement qu’un homme sain d’esprit se pende, pardonnez-moi ma crudité, par les testicules.

Les références freudiennes déballées par les peillonistes peuvent elles aussi être considérées comme peu recommandables sachant que M. Freud, tout en ayant élaboré une méthode efficace et intéressante, avait cependant le plus grand mal à proposer des interprétations plus ou moins raisonnables à ses expériences étant lui-même enclin à l’inceste, à l’usage de la cocaïne et au spiritisme.
On voit donc que l’héritage pour le peu spécial dont se réclame dès lors l’éducation nationale fait pendant au choix récent de la nouvelle Marianne : une FEMEN hystérique, esclave de ses instincts, christianophobe et surtout rebelle à toute norme sociale. Faut-il s’étonner que Jack Lang fasse encore partie de l’élite politique nationale ? Faut-il s’étonner que Gabriel Matzneff, écrivain titulaire du prix Renaudot, puisse dire impunément de la pédophilie qu’elle est, ni plus ni moins, « un style de vie ».
La théorie du genre, cette matière moins innocente que Vincent Peillon ne veut le faire croire, poursuit un objectif terriblement concret : dénormaliser toute norme en mettant sur un piédestal les perversions les plus dégoûtantes. Le bien-être des homosexuels n’est en l’occurrence qu’un écran de fumée à en juger notamment par la composante très minoritaire des militants LGBT, très peu représentatifs des homos de France et plus largement d’Europe. Il suffit de voir que ces derniers ont été très réservés sur la question du mariage pour tous.
Arrivera-t-on à déconstruire des siècles d’éthique en imposant aux écoles une idéologie totalitaire dont les effets sociaux se manifesteront clairement au bout de deux générations ? Aux parents d’y remédier.
Françoise Compoint