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lundi 15 février 2016

Le Voile: Parlons-en !


«Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux autres ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre!», George Orwell.

Plus je pense à mes filles et à l’environnement que je vais leur laisser après mon départ vers l’inconnu, plus j’ai honte! En effet, l’environnement que m’ont laissé mes parents était bien meilleur que celui dans lequel elles vivent actuellement. Je l’avoue très humblement: j’ai échoué, nous avons tous échoué! Ce n’est pas possible qu’après 60 ans de lutte acharnée pour garantir les droits des femmes, nous en soyons encore là! Qu’aurait-il fallu faire de plus ou différemment que nous n’ayons pas fait? Est-il imaginable que nous ayons encore besoin d’expliquer que les femmes constituent 50% de toutes les sociétés et qu’il n’y a absolument pas de différence qu’on soit né(e) de sexe féminin ou masculin!

Mais encore, est-il possible, durant les 5 ou 10 prochaines années, de redresser la barre et d’arriver enfin à faire comprendre aux Tunisien(es), qu’il est de l’intérêt des hommes, des enfants, des familles et de toute la société de garantir que les femmes soient des citoyennes à part entière, heureuses, épanouies et bénéficiant des mêmes choix et opportunités que les hommes?

Ces cinq dernières années, la Tunisie, où auparavant, la majorité des femmes n’éprouvait ni l’envie ni le besoin de couvrir leur tête, a insidieusement basculé vers une majorité inverse. Cette majorité peut atteindre 85% dans les petites villes et villages où des petites filles commencent aussi à se voiler la tête.

Ce qui me rend perplexe, c’est cette hypocrisie ambiante où les uns et les autres font semblant de ne pas remarquer ce changement sociétal. La majorité parait ne pas être intéressée ni vouloir chercher à comprendre ce changement radical. Les citoyens ont-ils perdu le courage même de poser les vraies questions ou sont-ils passés maîtres dans la censure ou plutôt l’autocensure?

J’appartiens à cette génération qui est née avec une grand-mère, mère, tantes et cousines etc, sans voile. Mes souvenirs d’enfance sont remplis d’images de jolis «Séfsaris» blancs ordinaires ou en soie, en fonction des événements. Durant mon adolescence, ce séfsari a disparu et ma mère l’a troqué contre des robes, des tailleurs et des foulards de toutes les couleurs, choisis avec une grande attention et goût.

J’appartiens aussi à cette génération qui, à l’exception de la Tunisie, a vu, en l’espace de 30 ans, plus de 150 millions de femmes de la région Arabe se couvrir la tête au début, puis s’habiller de noir de la tête aux pieds et certaines d’entre elles, ne garder de visible qu’une paire de yeux, qu’elles couvrent parfois, de fausses lunettes de vue. Ces femmes, qui auparavant avaient des tenues appartenant à leur culture ancestrale, permettant de différencier la Mauritanienne de la Soudanaise, ou de la Yéménite….ont contribué à l’uniformisation des tenues vestimentaires. Les femmes, dont les maris travaillaient dans les pays du Golfe, et voulant ressembler aux femmes riches du Golfe, ont remplacé leur habits culturels par ces longues Abeyyas noires. Certaines Jordaniennes, Palestiniennes, Syriennes et Yéménites ont adopté un long imperméable bleu marine ou kaki qui m’a toujours interpellée car ressemblant à un certain uniforme imposé par un quelconque mot d’ordre dont je n’arrive toujours pas à déchiffrer le code.

Si certains prétendent que l’origine du voile est un précepte religieux, cela voudra dire que la génération de ma grand-mère et de ma mère (ainsi que tous nos exégètes) n’avait pas compris les textes religieux! Quelle offense à la mémoire de ces femmes profondément pieuses qui priaient, jeûnaient et étaient même allées à la Mecque. Que s’est-il passé depuis cette fameuse journée où Bourguiba, devant les médias, a ôté le séfsari de cette militante, qui la caché quand il fuyait le colon français et qui se trouve être aussi l’arrière-grand-mère paternelle de mes propres filles?

Je ne suis ni anthropologue, sociologue, ou psychologue et pourtant, j’ai le droit, en tant que citoyenne tunisienne, de poser au moins la question: Pourquoi la Tunisie, après avoir résisté plus de 60 ans, a-t-elle fini par basculer et se laisser envahir par cette marée noire, ce deuil collectif sans fin?

Le voile doit se remettre sous le feu des projecteurs afin de sortir de la «normalité» dans laquelle il semble s’être sournoisement glissé. Pour cela, je me propose d’esquisser 7 pistes de réflexion dans l’espoir que cela incitera toutes les expertises à apporter leur pierre à cet édifice qui nous aidera à mieux nous comprendre les uns les autres afin de nous opposer à la division de la nation Tunisienne en deux groupes antagonistes, qui font semblant de s’ignorer tout en dissimulant mal leur hostilité, animosité et aversion réciproques!

La piste religieuse: Beaucoup d’experts des religions, de toutes nationalités, se sont évertué à expliquer que le Coran n’a jamais exigé le port du voile pour la femme. Ils argumentent d’ailleurs leur thèse, analysant le contexte de certains versets et hadiths que je n’ai nul besoin de rappeler ici. Leurs arguments sont très convaincants sauf pour celles et ceux qui s’évertuent à ne pas vouloir les admettre, affichant un entêtement suspect. Donc si le voile n’est pas un précepte religieux, qu’est ce qui explique son port quasi-généralisé?

La piste historique: Au-delà de la génération de ma mère, j’aurai pu parler aussi du public féminin de la grande diva Om Kalthoum qui à 99% n’était pas voilé. Plusieurs photos ont aussi circulé sur le net d’étudiantes, au Caire, des années 50 à 80 démontrant qu’au début, aucune d’entre elles n’était voilée et puis chaque année, certaines ont commencé à le faire pour arriver à aujourd’hui, où, à part les Égyptiennes chrétiennes et quelques irréductibles, 95% des femmes le sont. Peut-on croire que ces générations de femmes auraient pu enfreindre un précepte sacré ou que le Sheikh Al-Azhar de l’époque aurait pu oublier de parler d’une prescription aussi sérieuse?

La piste Wahhabite: Qu’un idéologue propose une nouvelle lecture des textes religieux et invente de nouveaux préceptes, je peux le comprendre, mais ce que je n’arrive pas à saisir, c’est la facilité avec laquelle, lui et ses adeptes ont pu convaincre ces 150 millions de femmes Arabes, (je ne parle même pas des Indonésiennes, Malaisiennes, Africaines et autres musulmanes), d’abandonner leur propre lecture et celle de leurs ancêtres des textes sacrés, pour la remplacer par la thèse wahhabite. D’autres personnages ont aussi joué un rôle majeur dans cette généralisation du port du voile. J’ai moi-même eu une réunion de plus de deux heures avec l’Egyptien Amr Khaled, pour essayer de comprendre, pourquoi et comment a-t-il pu séduire tellement de jeunes filles, de par le monde Arabe, pour les convaincre de couvrir leur tête. Je suis même allée plusieurs fois dans l’église où Amr Khaled a appris la manière dont ils faisaient leur prêche. Rien de tout ce que j’ai découvert n’a pu me convaincre de cette fascination, au contraire, j’avoue que son sourire artificiel et son manque d’authenticité m’ont assez déplus et ont représenté, pour moi, une insulte à l’intelligence de toutes les femmes.

La piste psychologique: Il est impératif que les psychologues nous expliquent le comportement de certains hommes qui exigent que leur femme se voile par peur du regard des autres hommes. Ou encore qu’ils expliquent le comportement de ces femmes, qui, sans y être obligées, décident elles-mêmes de se couvrir la tête. En faisant cela, quel message veulent-elles faire passer à la société? Ont-elles réellement cru le mensonge que leurs cheveux sont d’une telle beauté que tous les hommes vont y succomber? Pour ma part, chaque fois que j’en ai eu l’opportunité, j’ai toujours demandé aux hommes si réellement les cheveux de la femme avaient un quelconque effet sur eux ? Sans exception, ils m’ont répondu que non. Les psychologues devront aussi analyser l’impact sur les enfants de ce changement sociétal. Par ailleurs, l’hypocrisie qui me gêne c’est que, d’une part, ces femmes prétendent cacher leurs cheveux mais s’évertuent à décorer leurs longues robes et voiles de strasses qui vont à l’encontre de ce besoin de se cacher du regard des hommes. Je ne trouve aucune explication à cette contradiction doublée d’une injure à la beauté et à l’esthétique.

La piste de soumission de la femme: En quoi convaincre ou obliger les femmes à se voiler serait un signe de leur soumission? Que gagnent les hommes qui l’exigent? Que gagnent les femmes qui le font délibérément et qui poussent d’autres femmes à le faire? Que gagne la société? La Tunisie a-t-elle réussi à devenir plus développée grâce à la propagation du voile? Couvrir de noir la région Arabe a-t-il rendu ses citoyens plus heureux, plus productifs, plus démocrates? Ce choix a-t-il ramené la paix et la sécurité dans la région? La piste de l’esclavage mental: Les relations hommes-femmes sont les mêmes partout. Voilées ou pas voilées, les sociétés ont les mêmes comportements qu’elles veuillent le reconnaître ou pas. La seule différence c’est qu’il existe des sociétés plus hypocrites que d’autres. Elles se livrent d’ailleurs à la même fausse compétition de vouloir faire croire aux autres qu’ils sont les plus pieux. L’Orient a toujours vécu dans le mensonge et l’illusion de vouloir faire croire qu’il est plus conservateur que l’Occident. Même les femmes qui prétendent être modernes, en acceptant le voile, ne voient en la femme qu’un corps dénudé de tout esprit et de toute intelligence qu’il faut camoufler à tout prix. Les hommes qui se prétendent progressistes, par leur silence complice, ont l’air d’avoir complètement démissionné, donnant l’impression que c’est un problème de femmes et non pas de société. Les gouvernants, confus et sans projet, ne savent plus s’il faut autoriser ou condamner le port du voile à l’école ou dans l’administration!

Une médiocrité ambiante s’est abattue sur la société Arabe qui les laisse sans voie ni vision, comme si tout d’un coup, le cerveau des 370 millions de cette population, s’était arrêté de fonctionner. L’Occident se débat lui-même dans la même problématique et semble avoir perdu le nord car la même médiocrité parait s’être abattue sur ses hommes et ses femmes d’Etat. Quelle ironie de l’histoire que le monde développé et sous-développé habitent dans le même navire sans capitaine! Les vrais Leaders sont-ils devenus une espèce en voie de disparition ?

Pour conclure, le temps est venu de mettre ce sujet sur le tapis dans le cadre d’un débat plus vaste sur l’importance du choix de la laïcité de l’Etat Tunisien et de l’impératif de la séparation de la religion et de l’Etat. 60 ans après son indépendance, la Tunisie se doit d’être pionnière de cette nouvelle bataille, sans laquelle, n’importe quel rêve de Développement serait illusoire!

Khadija Moalla, PhD
Dr. in International Law

mercredi 18 mars 2015

URGENT : Tunisie attaque en cours au Parlement

Selon l'agence de presse tunisienne Tap, des tirs d'armes à feu ont été entendus dans le bâtiment du parlement tunisien où une attaque est cours...

Plus d'info ici



Fin de la prise d'otages meurtrière dans un musée de Tunis, les deux assaillants tués (France 24)

vendredi 12 avril 2013

Mufti de Tunis : "sauvez-nous du chaos des fatwas"!!



Le mufti de Tunisie a lancé un appel de pied pour les autorités empêchent la diffusion à tors et à travers des fatwas !

Cheikh Othman Batbakh a demandé aux chaines de télévision tunisiennes à prévoir des émissions hebdomadaires où les dignitaires religieux puissent s'exprimer et émettre leurs fatwas pour sauver " les tunisiens de ce flots d'ordonnances religieuses qui s'abattent sur eux via les chaines satellitaires "!! " Je propos que les fatwas soient diffusées sur deux chaines d'état. Nous souhaitons immuniser la société contre le chaos provoqué par autant de fatwas. Nous souhaitons une unité de verbe et de vision et la fin des divergences" le mufti s'est insurgé ensuite contre les "fatwas saugrenues" qui ne relève ni de la raison ni de la logique , qui sont contraire même de la religion. " les fatwas misogyne ou hostiles à l'opposition compromettent le vivre ensemble et vicient les moeurs de la société "le mufti n'a pas été tendre à l'adresse des ONG qui "financées par les pays du golfe Persique, prêchent le wahhabisme au lieu d'un sunnisme rationnel et modéré."

mercredi 6 février 2013

Figure de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd a été assassiné à Tunis


Le leader du Front populaire, Chokri Belaïd, a été tué de plusieurs balles alors qu'il se trouvait devant son domicile, à Tunis.

Il était l'une des figures de l'opposition tunisienne. Le leader du Front populaire, Chokri Belaïd, a été tué ce mercredi matin à Tunis.

"Mon frère a été assassiné, je suis plus que désespéré et déprimé", a indiqué à l'AFP Abdelmajid Belaïd. Selon l'épouse de l'opposant qui s'est exprimée à la radio Mosaïque, Chokri Belaïd a été touché par deux balles alors qu'il sortait de chez lui.

Selon les médias tunisiens, il a été atteint de plusieurs balles devant son domicile. Transporté dans un état critique à la clinique de la cité Ennasr, il aurait succombé à ses blessures lors de son transfert. Son frère a immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, d'être responsable du meurtre.

"J'emmerde tout le mouvement Ennahda et j'accuse (son chef), Rached Ghannouchi, d'avoir fait assassiner mon frère", a-t-il déclaré, sans plus d'explication.

Chokri Belaïd, figure de l'opposition de gauche et critique acerbe du gouvernement actuel, avait rejoint une coalition de partis, le Front populaire, qui se pose en alternative au pouvoir en place.

La Tunisie a vu se multiplier les violences sociales et politiques ces derniers mois. Plusieurs partis d'opposition et des syndicalistes ont accusé des milices pro-islamistes d’orchestrer des heurts ou des attaques contre les opposants ou leurs bureaux.

FRANCE 24 

dimanche 20 janvier 2013

Les terroristes salafistes: après la Syrie les voila en Algérie


Les salafistes Tunisiens qui partaient en Syrie maintenant ils le font pour l’Algérie, 11 terroristes de ceux qui ont attaqué la base algérienne étaient des Tunisiens, le fruit de la politique de leur nouveau leader salafiste Al Ghanouchi, où va la Tunisie comme ça ?

mardi 14 août 2012

Debout ma Tunisienne !


Des manifestations remarquables et brillantes pour ce 13 Août, fête de la Femme !

Tes grand-mères, et tes arrières grand-mères ont tracé la route dans les années 20 et 30, elles sont sorties dans la rue, elles ont milité, elles ont résisté, elles ont évincé les colons ! Elles ont mérité leur citoyenneté à part entière et égale à leurs hommes. Tahar Haddad l’a demandé, Bourguiba l’a fait. Tu as été à l’école, tu as intégré les meilleures universités, tu as brillé dans le monde entier ! Brave, intelligente et surdouée, tu as attiré l’admiration des humanistes et des féministes, mais tu t’es attirée la foudre et la haine des misogynes obscurantistes. Dans ce monde rien n’est acquis et ton statut que tu voulais améliorer risque d’être effacé. Aujourd’hui tu dois faire face à ton destin, tu dois prouver à tes détracteurs que ce que tu es n’est pas une faveur accordée par des illuminés mais un mérite et un droit que tu t’es appropriée. Tu dois à nouveau sortir et batailler pour ta survie, ta pérennité dans ce monde qui ne cesse de renier tout ce que tu fais pour l’améliorer. Ce soir tu dois faire face aux forces rétrogrades et affronter les monceaux de bêtise et d’ignorance qu’elles véhiculent. Ce soir tu dois prouver, encore une fois que la petite fille de la Kahina et de Elyssa est aussi valeureuse que ses ancêtres. Ce soir, demain et ta vie durant tu devras non pas préserver tes acquis mais œuvrer à les améliorer, en hommage à toutes les femmes qui t’ont précédée, à toutes les Taouhida bent echikh, Aziza Othamana, Saida elManoubia, Fatima elFehria, Nabiha ben Miled, la sultane Atef, Mahria l’aghlabide, Asyllia Pollia, Umm Milal… La liste est longue et de nos jours elle continue de s’allonger. Tunisienne tu as toujours existé pleinement et tu as marqué de ton empreinte toutes les époques par lesquelles tu es passée. Ton histoire est celle de la Tunisie et les 3000 ans qui t’ont faite continueront à te porter. Avance la tête haute, le regard fier, ton objectif est le futur vers les étoiles et la lumière ! Bonne Fête ma Tunisienne !
Sonia Harzallah Debbabi

Photo : Credits to Hamideddine Bouali, Temeraire Mirage, Tunisia Tourism Board, Nisfor, Francois Laffite, Abid Samoud, Le courrier de l'Atlas, Roland Macri :photo


Islamisme : les femmes tunisiennes en colère


Les Tunisiennes ont fêté lundi la Journée de la femme avec amertume. Le 13 août 1956 était promulgué le Code du statut personnel (CSP), une série de lois leur accordant plus de droits. Depuis, cette date est devenue leur journée. Mais, lundi, plus que d’une commémoration, il s’agissait surtout d’une protestation. Contre un article de la future Constitution présenté par Ennahda (le parti islamiste au pouvoir).

Le 1er août dernier, la commission droits et libertés de l’Assemblée nationale constituante (ANC) adoptait un texte dans lequel deux expressions ont provoqué la colère de citoyens et de citoyennes, de militants des droits humains ou encore de représentants de la société civile et de la classe politique : « complémentarité » et « au sein de la famille ». La femme ne serait donc pas l’égale de l’homme et n’existerait pas si elle n’est pas mariée. Sur les réseaux sociaux ou dans la presse, femmes et hommes ont dénoncé la « régression » engagée par cette commission majoritairement Ennahda.


Des rassemblements et des pétitions pour éviter tout retour en arrière ont été initiés. « Je pense que la femme est attaquée, pense la comédienne Leïla Toubel, parce qu’elle représente un barrage face à l’obscurantisme et au projet social d’Ennahda. Ils feraient mieux de s’occuper de faire un peu plus de politique. » Des mots qui prennent une résonance toute particulière alors que le gouvernement subit de nombreuses critiques sur sa gestion du pays.


vendredi 6 juillet 2012

L'extradition de Baghdadi Mahmoudi et les inextricables intérêts Paris/Tunis/ Tripoli!



L'extradition de Baghdadi Mahmoudi arrange les gouvernements de trois pays:
l'ex-gouvernement Sarkozy pour la France et les deux actuels gouvernements «révolutionnaires» de Tunisie et de Libye.La  crise politique en Tunisie a atteint son paroxysme depuis l'extradition du premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi et les députés de l'opposition, et même certains députés de la «troïka» au pouvoir (CpR et Ettakattol), ont même tenté déposer vendredi une motion de censure contre le gouvernement dominé par les islamistes, qui a opéré en catimini, dimanche à 5 heures du matin, sans obtenir la signature du président Marzouki et sans l'assentiment de l'Assemblée nationale constituante (Anc).

Les ténors du parti Ennahdha (au pouvoir) ont justifié par des arguments cousus de fil blanc le timing, affirmant que le président Marzouki n'était pas joignable au sud dans une zone de non couverture Gsm et, le comble, est que M. Mahmoudi a été extradé d'un aéroport militaire, qui dépend normalement de Marzouki, chef suprême des armées (probablement la seule prérogative qui lui a été laissée par le parti islamiste Ennahdha agissant en pays conquis et ne respectant ni l'opposition ni ses partenaires ni aucune institution).

Le plus grave est qu'il devient évident que dans les trois pays concernés par cette affaire (la  France, la Tunisie et la Libye), tout est affaire  de gros sous.En France, bien-sûr, où il y a de fortes présomptions de financement occulte de la campagne électorale de l'ex-président de la république française Sarkozy. Je ne m'étalerais pas là-dessus car cela a été traité par d'excellents billets parus sur le site Médiapart.En Tunisie, des documents font état d'une transaction portant en contrepartie de cette extradition de:
- l'octroi par la Libye d'un don de 100 millions de dollars;
- l'octroi d'un crédit d'un montant équivalent sans intérêts;
- la fourniture du gaz à tarif préférentiel.
Le chantage halal version Ennahdha
Le comble est que le ministre des Finances sur un plateau télé et à une heure de grande écoute a reconnu explicitement la transaction ayant même le culot et l'effronterie d'affirmer que la politique n'est pas une question de morale mais d'intérêts!Cela avait déjà commencé quand  un  membre du bureau politique d'Ennahdha, Saïd Ferjani, s'est déplacé personnellement en France pour essayer de faire un deal dans ce sens (voir l'article de Médiapart ''Chantage d'Etat autour de fond secrets libyens'' qui note qu'un leader islamiste tunisien a rendu visite, le 5 mai, à Paris, à Me Marcel Ceccaldi pour lui proposer une «négociation globale»).

Ce même Saïd Ferjani a reconnu les faits et affirmé aux médias qu'il a agi de son propre chef (sic!), ce qui prouve que chez les islamistes d'obédience wahhabite (Arabie Saoudite), l'argent même sale extorqué par le chantage n'est pas tabou pourvu qu'il soit blanchi pour devenir halal surtout si on envisage de renflouer une cagnotte en vue de la prochaine campagne électorale d'Ennahdha, cette fois-ci après le financement présumé de la campagne de Sarkozy.

Les membres du gouvernement tunisien nous prennent pour des idiots en parlant d'indépendance de la justice en Libye ou de garantie d'un procès juste et équitable, surtout que l'on connaît l'absence d'institutions dans ce pays, à part les comités populaires de Kadhafi. Pour ne prendre que deux exemples qui illustrent le chaos en Libye: les détenteurs du fils de Kadhafi, Seif El Islam, refusent de le transférer à la partie censée le juger légalement et des membres du Tribunal pénal international (Cpi) sont arrêtés par des  milices pour une raison obscure.Les militants d'Ennahdha savent pourtant que des pays comme la France ou l'Angleterre et j'en passe, s'ils les avaient extradés vers la Tunisie sous le régime de Ben Ali, les exilés parmi eux auraient croupi longtemps dans les prisons tunisiennes après d'ignobles tortures.

En Libye enfin, il n'échappe à personne c'est que la révolution-Otan-Bhl n'est qu'un coup d'Etat sous la houlette de l'ami Abdeljalil, ex-ministre de la Justice de Kadhafi et président du Conseil national de transition (Cnt) libyen, et que les intérêts bien compris énoncés, bien avant l'intervention armée des maîtres France-Angleterre-Usa, étaient l'ossature du deal pour un nouveau partage des richesses pétrolières et gazières de la Libye.Tout le monde sait aussi que Baghdadi Mahmoudi dispose, outre des codes des fonds secrets libyens, des preuves de corruption de la majorité des successeurs de Kadhafi actuellement au pouvoir.Il y a fort à parier que l'ancien Premier ministre de Kadhafi (dont il ne s'agit pas d'excuser les crimes avérés) va subir les pires tortures et sévices qui vont  permettre d'un côté de faire avouer à un cercle restreint du Cnt tout ce qui est utile aux nouveaux maîtres du pays, et, de l'autre, d'être empêché d'avouer ce que le commun des mortels ne doit pas savoir sur ces mêmes nouveaux maîtres.

Donc, l'extradition de Baghdadi Mahmoudi (il est plus approprié de parler de rapt tant les conditions n'ont respecté aucun aspect juridique national ou international), induisant une omerta et des aveux forcés, arrange les gouvernements des trois pays: l'ex-gouvernement Sarkozy pour la France et les deux actuels gouvernements «révolutionnaires» de Tunisie et de Libye.

 Abderrazak Lejri

mercredi 27 juin 2012

Un bateau de pêche tunisien a été attaqué



Sans doute en représailles à l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen (Al Baghdadi al Mahmoudi) par la Tunisie, un bateau de pêche tunisien a été attaqué par un groupe de militants libyens en pleine mer. Confirmation de la mort de l'un des tunisiens et la détention de 17 autres otages, tous des Tunisiens.

mercredi 14 mars 2012

La Tunisie en voie d'islamisation


La Tunisie, jadis le pays du Maghreb le plus avancé, le plus engagé sur les voies du progrès et des libertés pour les femmes, un pays où la religion islamique n'avait pas l'importance qu'on lui connaissait chez ses voisins, est en passe de devenir un pays rétrograde.

Le printemps arabe et le départ du président Zine el-Abidine Ben Ali a vu l'arrivée des islamistes au pouvoir, et un pays noyauté par les groupes salafistes, qui sont en train de mettre fin à la libéralisation de la Tunisie.

Hier, je lisais une alerte indiquant que des salafistes avait agressé un jeune homme de 18 ans, réputé turbulent et chapardeur, ils lui ont appliquer les lois de la charia, en essayant de lui couper la main, le jeune homme est gravement blessé...

Et ce matin, le site Islam & info se félicite de la création d'une police religieuse en Tunisie " Voici une bonne nouvelle pour la Tunisie. Il faut savoir être critique mais aussi montrer les choses qui vont dans le bon sens. L’Etat Tunisien semble bloqué dans son envie de libéralisation par un peuple qui a soif d’Islam al Hamdullilah.

L’Instance de la promotion de la vertu et la prévention du vice, plus connue sous le nom de « police religieuse » a obtenu, vendredi 17 février 2012, l’autorisation d’exercer son activité politique en Tunisie. Elle avait déposé une demande de visa auparavant.
Créée depuis 1940 en Arabie Saoudite, la formation est une police d’État qui a pour but d’appliquer à la lettre les règles et principes religieux en vigueur."

Les Tunisiens se sont révoltés, je pensais que c'était pour plus de justice et de liberté, mais  non c'est pour plus de répression et d'oppression. 

La Tunisie devient l'Arabie Saoudite du Maghreb, ils vont se mettre bientôt, eux aussi à lapider les femmes.

samedi 4 février 2012

Le mariage coutumier avilit la femme, légitime la prostitution et favorise l'inceste. Il est mortel pour la famille et l'enfance



Les dérives morales, hérétiques et sectaires de l'islamisme ne sont un secret pour personne depuis Ibn Taymya, le vrai père-fondateur de l'islamisme moderne, mort en prison pour apostasie au début du 14ème siècle. Les électeurs tunisiens qui ont voté pour Ennahdha dont beaucoup d'entre eux contre leur gré et avec la bénédiction de cette instance de croque-la mort de la démocratie, ils participent inconsciemment à la mise en musique du projet de société de cette secte pour la Tunisie. Un projet criminel, rétrograde et barbare. Ennahdha n'a plus le choix que dévoiler son programme politique, quel vilain mot pour une secte apostate: la guerre aux femmes célibataires, la stigmatisation des enfants élevés par ces mères. Ses desseins pour la Tunisien portent en eux le poison mortel pour les droits fodamentaux et l'éthique sociale. Elle propose aux Tunisiens qui souffrent de troubles psycho-affectifs et tous ces misogynes phallocrates l'union libre à la sauce islamique. Une sorte de mariage hyper précaire, le temps de l'acte sexuel lui-même revêtu du prétendu sceau immonde du sacré. Les futures esclaves sexuelles du macho tunisien qui vont immanquablement se retrouver seules une fois que leurs prédateurs les auraient dépecées, les risques de grossesse sont inévitables n'est-ce pas ? L'islamisme interdit les rapports protégés et l'avortement. La virilité d'un homme chez les islamistes se juge à l'aune de sa nombreuse progéniture et des femmes consommées. Nonobstant les M.S.T. et le sida mais pas seulement, quel sera le statut social et juridique de ces femmes contraintes à une forme de prostitution déguisée qui bien souvent pour échapper à leurs conditions matérielles misérables ? La société islamisée condamne ce qu'elle autorise au nom de sa religion. Une véritable schizophrénie socio-juridique. Outre le fait que le droit canon, la charia reconnaît et encourage la pratique de ce type d'union, une façon habile et pernicieuse pour ré-instaurer la polygmaie, réprouvée pénalement par le C.S.P. nonobstant son carcatère avilissant pour la condition féminine, réduisant la femme à sa seule fonction d'assouvir les pulsions sexuelles du pervers sexuel tunisien le maître du corps de la femme et le roi de sa volonté. Quel statut cette société de zoophilie, de nécrophilie, pédophilie, de kamikazes, de zombies, de violeurs, de charlatans, d'illusionnistes, d'escrocs de la foi, va-t-elle octroyer à ces enfants dont la conception est légitimée par la religion mais qui elle-même les stigmatise assimilés au fruit du pêché de leurs mères, mais rejetés par la société, leur accordera-t-elle, alors qu'ils sont nés de pères inconnus mais seulement reconnus par la mère qui n' a pas pourtant la capacité juridique de transmettre son nom dans le droit musulman ? C'est un vrai casse-tête juridique qui ne relève pas du positivisme juridique. Le droit humain est simple et limpide. Une femme transmet sa filiation. Et pourtant ces mères-célibataires créées en toute pièce par le droit canon islamique, n'échapperont pas non plus au statut de l'infamie que les islamistes vont forcément leur octroyer. L'image du père finira par disparaître aussi. Imaginez enfin les dizaines des milliers d'enfants qui naîtront sans père, ils seront comme ces enfants égyptiens qu'on désigne par le prénom de leurs mères. Enfin, ce type de relations n'est pas sans conséquence sur le développement de l'inceste. Comme ils seront tous les fils et filles de leurs mères, il n' y aura plus d'interdit sexuel. Les islamistes ne connaissent pas la génétique et le statut juridique de la filiation en droit posif et ses conséquences parce qu'ils sont rationnels pour des esprits noyés dans la fumée sombre qui obstruent leurs neurones.
En conclusion afin que les Tunisiens sachent où un tel modèle de société va les mener, je les invite à scruter le cas turc: le mariage coutumier répandu en Turquie depuis l'arrivée d'Erdogan au pouvoir a favorisé le développement de la prostitution, la polygamie, de la violence faite aux femmes plus de 1600% et l'explosion exponentielle de la courbe des enfants des rues.35 000 rien qu'à Istanboul. Eux-mêmes abandonnés par leurs mères qui n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins. Le sexe islamiste est un sida génétique, social, psychologique, humain. Diagnostic, la morale sociale et le sexe islamiste sont un couple divergent. Avec l'islamisme, l'immoral est moral tant que que les actes accomplis sont légalisés par la charia. L'indignité humaine et l'ignominie sont tolérables tant qu'ils répondent à la volonté de Dieu. Ce qui est licite dans la charia est illégal et condamnable par la justice républicaine.

Salem Benammar

NB
L'union libre est par définition l'expression de la volonté consentie entre les parties qui donnent à leur relation un cadre juridique informel. Dès lors que l'on cherche à la formaliser, elle cesse d'être libre et se trouve régie par le droit commun.Le code civil. Dans sa conception islamiste, c'est une façon perverse pour contourner la loi tunisienne qui réprime pénalement ce genre de pratique aux conséquences incommensurables sur les droits de la femme et des enfants. On ferme les bordels, et on ouvre des camps sexuels, c'est ça la vraie définition des mariages coutumiers. PS Les filles de l'iinnombable et dévergondé Ghannouchi ont conclu des actes de mariage de droit civil!