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jeudi 6 février 2014

Sondage "caché", révélé par Valeurs Actuelles


Lu sur Internet:

Une véritable bombe : la publication des résultats de l’enquête annuelle publiée chaque année dans le Monde, menée par l’institut Opinionway et le Centre de Recherche Politique de Sciences Po, intitulé "Baromètre de la confiance politique".

C’ est la 5e édition mais, pour la première fois cette année, le 13 janvier, la presse n’en a dévoilé que 41 pages sur 84.

Cela a mis la puce à l’oreille de Valeurs actuelles qui s’est demandé ce qu’ on voulait nous cacher, et s’est procuré les résultats de l’ enquête, qu’ elle publie dans son n° 4026 (de Valeurs actuelles).

Les résultats sont stupéfiants, c’ est un séisme politique.

En voici le résumé fidèle :

75% des Français ne font plus confiance à l’Etat,ni à la république.
88% rejettent catégoriquement les partis politiques.
87% jugent que Hollande n’a pas l’étoffe d’un président, ça c’est moins étonnant.
61% sont prêts à manifester, alors qu’ils n’étaient que 30% en 2010 !!
71% ne font pas confiance aux syndicats.
Mais la stupeur :

50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête du pays "un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections".
Traduction en clair : un roi ou un dictateur, ou du moins un pouvoir personnel fort.

12% souhaitent même que l’armée dirige le pays !!
Cela c’ est du jamais vu depuis 200 ans et ça montre la crise où ces gouvernements d’énarques coupés du pays réel, et d’hommes politiques profiteurs de droite ou de gauche ont plongé le pays.

Sans surprise :

36% placent Sarkozy en tête,
34% Marine Le Pen, tous les autres hommes politiques de tous bords sont très loin derrière.
67% pensent qu’il y trop d’immigrés en France,
50% sont pour le rétablissement de la peine de mort (ils n’étaient que 35% en 2011).
Quelles que soient les réflexions que nous suggèrent ces résultats, on voit en tout cas à quel degré de crise profonde nous a mené la politique de ces dernières décennies.

:
les Français ne veulent plus être gouvernés par les énarques, ils aspirent à un changement radical.

http://renovons.wordpress.com/2014/02/04/sondage-cache-revele-par-valeurs-actuelles/​

Sondage cinglant : les Français boudent la République

Ils en ont soupé de cette République bourrée de sacro-saintes valeurs dont on ne sait si elles étaient plus performantes avant 1958 ou après. L’éventuelle proclamation de la VIème République tant rêvée par le Front de gauche n’y fera stricto rien dans la mesure où nous entrons dans une phase de déception extrême liée à deux types de crise interconnectés : crise politique au sein des partis dominants, crise existentielle au sein de la population. Un fossé abyssal sépare les élites politiques de la population, pourtant, à l’origine, ils partagent un malaise commun. Voyons donc lequel.


Bravo à Valeurs actuels, hebdomadaire aimant manifestement les chiffres (normal il reprenait dans le temps le contenu de l’hebdomadaire Finances), qui dans son numéro 4026 a publié les résultats d’un sondage annuellement mené par l’institut Opinionway ainsi que le Centre de Recherche Politique de Sciences Po. Ce sondage est plus éloquent que d’autres dans la mesure où il s’intitule « Baromètre de la confiance politique » et vise de cette façon à refléter la crédibilité réelle de la classe dirigeante aux yeux des Français. Or, cette fois-ci, les notes sont tellement au-dessous de la moyenne que nos cancres ambulants ont demandé à la presse de passer sous silence une partie assez peu glorieuse du bulletin. Bien malheureusement pour eux, des Snowden non moins ambulants, il y en a partout … même à Opinionway, même à Sciences Po. Voici, en toute beauté, un rapport qui laisse pour le peu songeur :
75% des Français ne font plus confiance ni à l’Etat, ni à la République.
88% rejettent les partis politiques.
50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent être gouvernés par « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections ».
12% vont même jusqu’à espérer que l’armée prendra les rênes du pouvoir.

Ces quatre résultats, en outre plus significatifs et inespérés que d’autres, ont été censurés. Que montrent-ils vraiment ?

- Au mieux, le modèle républicain est en panne. Au pire, il se meurt, car, pour exister et perdurer, une valeur a besoin d’adeptes. L’effondrement latent de l’URSS a commencé au moment où les valeurs communistes ont donné leurs premières fissures, que la désillusion a commencé à l’emporter sur l’utopie. Naturellement, il a fallu des décennies pour que cette désillusion finisse par aboutir. Que constate-t-on aujourd’hui, par raisonnement analogique ? Les Français n’ont plus que très peu d’estime vis-à-vis de l’idéal républicain, donc, de la démocratie. Pourquoi ? Parce que, devenue socio-totalitaire, celle-ci a engendré son contraire. Résultat : la liberté d’expression est devenue presque nulle, les notions d’éthique les plus élémentaires sont sacrifiées au nom d’une idéologie prônant l’avènement d’un nouvel Homme incompatible avec l’idée de nation ou de spiritualité. Si les Français s’y opposent, c’est bien qu’ils n’ont pas encore perdu ce que l’on appelle primitivement l’instinct de survie.

- On pourrait être amené à croire que les Français sont anarchiques puisque 9 sondés sur 10 se disent hostiles aux partis. Ceci dit, le même sondage révèle que 36% des personnes interrogées verraient d’un bon œil le retour en politique de Nicolas Sarkozy et que 34% sont prêts à voter MLP, un départage qui dément l’hypothèse relative à l’anarchie tout en révélant que 70% de la population est résolument de droite. Oui, la France se droitise et cette droitisation éloigne de plus en plus l’UMP du PS, réconciliant tacitement la droite sarkozyste avec la droite lepeniste. On comprend dès lors mieux pourquoi Manuel Valls s’en est pris à l’UMP, l’accusant d’entretenir un « climat malsain ». Cette prise à partie intervient après le Jour de Colère et les Manifs pour tous du week-end dernier, des évènements qui ont presque miraculeusement sondé des mouvances ayant jusqu’ici très peu de choses en commun mais qui, selon la formule recherchée de sieur Julien Dray, ont toutes été fourrées dans l’abject panier des « forces les plus obscurantistes ». En réalité, s’il est évident que le PS a déjà perdu sur tous les fronts, il est non moins patent que le prestige de la droite indifférenciée (UMP et FN confondus) ne tient que fort peu au charisme des partis qui la représente. S’il faut une preuve pêchée sur le terrain : le Jour de Colère a mis côte à côte des dieudonnistes de couleur confessant un islam modéré de type (par exemple) chiite et des Français blancs, catholiques et nationalistes. Autre preuve, plus parlante car plus conceptuelle : 50% des Français sont favorables à un pouvoir fort, voire dictatorial, aspiration inouïe il y a à peine quelques années. 12% d’entre eux se prononcent pour une dictature militaire. On est loin, très loin de la querelle classique des partis où le politiquement correct était une borne indépassable.

- Les résultats obtenus, affligeants pour le PS tout en étant hautement pertinents, tiennent entre autres au fait que l’oligarchie est toujours en retard d’une guerre par rapport à l’évolution de l’opinion publique. L’équipe de Hollande illustre on ne peut mieux cet axiome. Au lieu de prêter une oreille attentive aux revendications des Français, M. Valls préfère s’indigner contre le surgissement d’une espèce de Tea Party frondeuse et donc antirépublicaine. Pourtant, ce ne sont pas ces anti-tout et ces anti-rien qui divisent mais le fait que la gauche soit déconnectée de l’opinion publique. C’est exactement de cette façon-là qu’elle se tire une balle dans le pied puisqu’elle pousse les Français à surmonter leurs contradictions en s’alliant contre le parti dominant.

La méthode de la chape de plomb ne passe plus. Les Français commencent à s’organiser hors partis ce qui fait croire que le pays est entré dans une période transitoire où l’esprit collectif se fait particulièrement critique. Reste à savoir où cette prise de conscience nous conduira d’ici 2017.

04/02/14
Françoise Compoint

vendredi 18 janvier 2013

Le chiffre du jour


Une enquête du CEVIPOF indique que 52% des Français assurent "n'avoir confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays".


mardi 13 mars 2012

Un nouveau sondage met Hollande largement devant Sarkozy



Un nouveau sondage TNS pour i-Télé et Le Nouvel Obs réalisé le 12 mars - soit après le meeting de Villepinte - dit que : François Hollande est toujours à un haut niveau au premier tour (30%, stable), Nicolas Sarkozy baisse à 26% (-2 points), Marine Le Pen à 16 (-1), François Bayrou à 11,5 (+1) et Jean-Luc Mélenchon à 10 (+0,5). Au second tour, le candidat socialiste l'emporte largement (58 %, +1) sur le candidat sortant (42%, -1).

jeudi 1 décembre 2011

Sondage : un Français sur deux ne choisit ni M. Hollande, ni M. Sarkozy


47% pour cent des Français ne souhaitent ni la victoire de François Hollande ni celle de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, selon un sondage BVA publié mardi 29 novembre. Dans cette enquête, la cote de M. Sarkozy remonte de 6 points.
Daprès le baromètre BVA -Orange-L'Express-France Inter, diffusé mardi, 30% des personnes interrogées souhaitent une victoire du candidat socialiste François Hollande en 2012, contre 23% qui souhaitent celle de Nicolas Sarkozy, toujours pas officiellement déclaré candidat de l'UMP.
L'autre enseignement de ce sondage est que près d'un électeur sur deux (43%) souhaiterait voir élu "un autre candidat" plutôt que François Hollande ou Nicolas Sarkozy.
Dans ce sondage, Nicolas Sarkozy demeure très impopulaire, 61% des Français ayant une mauvaise opinion de lui ("très mauvaise" pour 29%, "plutôt mauvaise" pour 32%), soit cinq points de moins que le mois dernier.
38% des personnes interrogées (+6) ont une bonne opinion du chef de l'Etat (7% "très bonne", 31% "plutôt bonne").
La cote présidentielle remonte en période de "crises aigües"
La cote de M. Sarkozy se redresse de 5% auprès de l'électorat de gauche à 16% de bonnes opinions, et reste stable à 71% auprès de celui de droite (-1% ).
L'institut BVA souligne que depuis 2008, la cote présidentielle a progressé à chaque fois dans les "moments d'angoisses et de crises aiguës".
La cote du premier ministre François Fillon est stable (48% de bonnes opinions, inchangé, 50% de mauvaises, soit +1).
Avec 53% de cote d'avenir (+2 sur un mois), François Hollande demeure de loin la personnalité que les Français souhaiteraient le plus voir "jouer un
plus grand rôle dans la vie politique".

A gauche, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, gagne six points à 29%. La candidate EELV, Eva Joly, en perd six également à 24%.
Progression de six points aussi à droite pour les ministres Alain Juppé et Bruno Le Maire.
Enfin, 29% des sondés déclarent qu'ils pourraient voter pour François Bayrou en avril prochain : 6% ont répondu  "oui, certainement" et 23% "oui, probablement". L'institut fait valoir qu'il s'agit d'un "potentiel de vote élevé", mais très inférieur à celui de fin 2006 (43%).
Sondage réalisé les 25 et 26 novembre par téléphone auprès d'un échantillon de 980 personnes, sélectionné par quota et représentatif de la population française de 18 ans et plus

samedi 2 juillet 2011

Eva Joly fait mentir les sondages

Il y a quelques jours (20 juin) Libé titrait à sa une : « D'après leur sondage exclusif, "Chez les sympathisants écologistes, le score de Hulot atteint 63% (contre 28% à l’ancienne magistrate)". » 
Mais la réalité de l’élection chez Europe Ecologie (EELV), après le dépouillement de 25 000 bulletins, Eva Joly obtient 49,75% des voix contre 40,22% pour Nicolas Hulot, à 63 voix  l’ancienne magistrate est passé à côté   de la victoire au premier tour.
Certains y voient une surprise dans ces résultats, mais nous savons tous que les sondages ne font pas l’élection, mais servent de plus en plus à les influencer, de même que les éditeurs  et commentateurs politiques, dont le travail ou son relatement ne reflète  pas une réalité sociocritique de la France, mais vendent à leurs lecteurs les vues de leurs employeurs, de leur propre idéologie  ou les intérêts de la Secte.
A tout seigneur tout honneur
Cela va faire des lustres que c’est ainsi, que le système tourne ainsi, que les mass-médias manipulent  les foules avec un réel talent, il faut dire que tous ces gens s’appuient sur les travaux de sociologie de l’Ecole de Chicago, mais cela ne marche pas tout le temps, il arrive qu’il y ait des ratés.
L’encensement de Nicolas Hulot, comme nous pouvons le voir sur cette vidéo, n’a pas fonctionné, du moins pour l’instant, ils peuvent toujours se rattraper au deuxième tour. Toutefois écouter la façon dont Alain Duhamel démonise la juge Eva Joly, il l'a pare de toutes les antipathies.
Voilà un de ces analystes politiques à qui  on accorde plus d’importance, qu’ils ne valent, ils ne brillent pas par leur intelligence ni par leurs analyses, mais bénéficient d’un système de cooptation ou peut-être d’une hérédité qui font qu’ils se trouvent à ces positions.
Cela en est risible tant qu’ils sont caricaturaux, mais c'est la France, et sans doute aussi ailleurs.

Evariste Zéphyrin